Zarboutans passeurs de mémoire

Zarboutans passeurs de mémoire

Ce projet est né lors d’une balade à Salazie. Au retour, nous nous sommes arrêtés en bord de route chez un vendeur de fruits et de tisanes. Après quelques minutes de discussion, il nous propose de faire une visite de sa case recouverte de paille et de sa petite cuisine en bois sous tôle. Ce qu’il nous raconte est vraiment passionnant. On constate à ce moment qu’il est indispensable de sauvegarder cette mémoire vivante. Nous lui proposons de revenir pour le photographier et surtout… l’enregistrer. Il accepte. Ce fut le début de l’aventure.

  1. Le projet: Zarboutans Passeurs de Mémoire

    12/16/2021

    Le projet: Zarboutans Passeurs de Mémoire

    Pourquoi zarboutans passeurs de mémoire ? Ce projet, Zarboutans passeurs de mémoire, découle d’un constat. En  effet, nous sommes nombreux à entendre très régulièrement, si ce n’est  chaque jour, que «c’était mieux avant ! » Peut-être même faisons-nous  partie de ceux qui le disent ? Ce constat nous a amené à nous poser plusieurs questions: Cet «avant» souvent fantasmé, de quoi était-il fait ? Pourquoi n’est-il plus ? Souhaitons-nous y revenir ? Et, si la réponse est oui, que voulons-nous en garder et de quelle manière ? Se pose là, peut-être, en partie, la question de l’identité réunionnaise… Un bien vaste chantier… Aussi, ce projet se concentrera, pour l’instant, sur la première question uniquement. Pour tenter d‘y répondre, l’un des moyens qui nous est apparu comme  le plus évident et le plus intéressant était d’aller à la rencontre de  ceux qui ont vécu en ces temps révolus et qui continuent parfois à  perpétuer des traditions aujourd’hui menacées. Ils seront sans doute les  plus à même de nous raconter, de nous expliquer, voire de nous montrer  de quoi était constitué cette vie d’avant. Ce projet, dans sa phase actuelle, s’est donc donné pour objectif la  captation et la transmission de témoignages de zarboutans réunionnais. A l’aide de divers médiums, la voix principalement, mais aussi,  accessoirement, la photographie, la vidéo ou encore l’écriture, nous  tenterons de transmettre quelques traits caractéristiques de la vie  réunionnaise d’avant dans les domaines que nos interlocuteurs ont bien  voulu évoqués. Nous faisons le souhait que ce projet puisse perdurer, s’étoffer et  évoluer car il s’intéresse de près au travail de la transmission  culturelle et que ce dernier est pour la société réunionnaise, aussi  vital que titanesque. Rendez vous sur notre site pour en savoir plus

    3 min
  2. 12/15/2021

    Qu’est-ce qu’un zarboutan ?

    En architecture, un arc-boutant est une pièce très importante garantissant la solidité d’une construction. Sur l’ile, ce terme est utilisé pour certaines pièces qui servent de soutien dans les cases créoles en bois. Depuis peu, ce mot, prononcé «zarboutan», est utilisé pour définir une personne. On peut donc poser l'hypothèse que le zarboutan est une personne qui sert de soutien et garantit la solidité d’un groupe social donné. Nous avons posé la question de sa définition à celles et ceux que nous avons interrogés. Nous avons également été attentifs à l’emploi de ce mot dans les témoignages reçus pour mieux en comprendre le sens. Le zarboutan est perçu, parfois, comme étant le pilier d’une famille, mais, le plus souvent, il est considéré comme celui qui transmet un savoir dans un domaine précis (exemple: un zarboutan du maloya) Le zarboutan serait donc, avant tout, une personne permettant la transmission d’une partie d’une culture d’une génération aux générations suivantes. Comment imaginer que la culture réunionnaise puisse se passer de zarboutan ? Il nous faut des zarboutans pour chacun des domaines de notre culture: la langue de tous les jours la littérature, l’histoire, les diverses pratiques religieuses, les musiques, les danses, la cuisine, l’architecture, la connaissances des tisanes, l’agriculture et de tout ce qui fait de la culture de la Réunion… une culture unique. Plus d'infos ici

    2 min

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Ce projet est né lors d’une balade à Salazie. Au retour, nous nous sommes arrêtés en bord de route chez un vendeur de fruits et de tisanes. Après quelques minutes de discussion, il nous propose de faire une visite de sa case recouverte de paille et de sa petite cuisine en bois sous tôle. Ce qu’il nous raconte est vraiment passionnant. On constate à ce moment qu’il est indispensable de sauvegarder cette mémoire vivante. Nous lui proposons de revenir pour le photographier et surtout… l’enregistrer. Il accepte. Ce fut le début de l’aventure.