Equi/Libre - L'espace où la santé mentale rencontre nos réalités sociales

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Oubliez la psychologie de comptoir qui vous dit de "juste penser positif". Dans Equi/libre, on regarde la santé mentale à travers le prisme de la société, de l'intersectionnalité et de la pop culture. Animé par Ramona Bonvicini, psychopraticienne située, ce podcast est un espace féministe, queer et intersectionnel où l'on décortique nos angoisses, nos relations et nos traumas en s'attaquant aussi aux injonctions systémiques. Installez-vous confortablement, prenez une tasse de votre the ou café préfère, on va déconstruire tout ça ensemble, sans tabou et sans culpabilité.

  1. Portrait de la jeune fille en feu : Etre vue, pour apprendre à se voir

    Jun 1

    Portrait de la jeune fille en feu : Etre vue, pour apprendre à se voir

    Il y a des films qu'on repose, et qui continuent à travailler en nous sans qu'on leur ait rien demandé. Portrait de la jeune fille en feu, je l'ai vu en 2019. J'en suis sortie avec quelque chose dans le corps que j'ai mis des semaines à nommer. Pas une émotion claire, pas un concept — quelque chose de plus physique que ça. Comme si le film avait mis le doigt sur une question que je me posais depuis longtemps dans mon cabinet sans avoir su la formuler. Cette question, c'est celle-ci : qu'est-ce qu'on fait, psychiquement, quand on regarde quelqu'un ? Parce que regarder n'est pas un acte neutre. Ça construit ou ça détruit. Ça rencontre ou ça capture. Et dans mon travail, je vois tous les jours ce que certains regards ont laissé derrière eux — dans les corps, dans les façons de prendre de la place, dans la difficulté à se sentir réelle. Ce que Sciamma fabrique dans ce film, c'est exactement ce qu'on essaie de construire en thérapie : un regard qui voit sans saisir. Un regard qui n'évalue pas — qui rencontre. La scène où Héloïse retourne le regard vers Marianne et lui dit "si vous me regardez, qui vous regarde, vous ?" — je ne peux pas l'entendre autrement qu'en clinicienne. Dans cet épisode, on traverse le film à travers trois concepts cliniques qui m'importent profondément : la self-objectification et ce qu'elle produit sur les femmes lesbiennes et bisexuelles quand leur désir n'a jamais existé dans aucun miroir culturel ; la co-régulation par le regard, et ce que ça veut dire d'être vraiment vue ; et l'homonégativité intériorisée — ce que des décennies de personnages lesbiens punis au cinéma ont construit dans les psychés, et ce que Sciamma refuse en laissant Héloïse vivante. On parle aussi du walkout des Césars 2020. Parce que la cohérence entre une œuvre et une position publique, ce n'est pas un détail — c'est la condition pour que l'œuvre tienne. Qu'est ce que vous avez pensé de ce film? Venez m'en parler sur Instagram! @equilibre.therapie.paris Sources : Fredrickson, B. L., & Roberts, T. A. (1997). Objectification theory. Psychology of Women Quarterly, 21(2), 173–206. Feldman Barrett, L. (2017). How Emotions Are Made. Houghton Mifflin Harcourt. [trad. fr. Odile Jacob, 2020] Winnicott, D. W. (1971). Playing and Reality. Tavistock. [trad. fr. Gallimard, 1975] Neff, K. (2011). Self-Compassion. William Morrow. [trad. fr. Belfond, 2013] Strauss, P. et al. (2020). Mental health of transgender, non-binary and gender diverse people. JAMA Pediatrics. Autostraddle / Riese. (2016). Bury Your Gays. autostraddle.com Mulvey, L. (1975). Visual pleasure and narrative cinema. Screen, 16(3). Sciamma, C. Entretiens : Little White Lies, Télérama, Libération, 2019–2020. portrait de la jeune fille en feu psychologie · female gaze thérapie · self-objectification femmes · homonégativité intériorisée · bury your gays santé mentale · regard thérapeutique · Céline Sciamma féminisme · psychologie LGBTQIA+ · thérapie affirmante Paris

    31 min
  2. Abolition psychiatrique : de l'isolement aux soins communautaires

    May 18

    Abolition psychiatrique : de l'isolement aux soins communautaires

    La psychiatrie se présente comme un espace de soin. Mais pour de nombreuses personnes qui en sont revenues, ce qu'elles ont vécu ressemble davantage à une privation de liberté qu'à une thérapie. Chambres d'isolement, hospitalisations sous contrainte, traitements imposés sans consentement — ces pratiques sont légales en France. Et elles continuent. Dans cet épisode, je plonge dans le mouvement pour l'abolition psychiatrique — pas pour dire que la souffrance psychique intense n'existe pas, mais pour poser la question que ce mouvement pose depuis des décennies : est-ce que la coercition peut être du soin ? Je reviens sur les travaux de Tina Minkowitz et sur ce que la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées dit sur les traitements forcés. J'explore pourquoi la réforme de l'institution — des chambres plus humaines, des durées plus courtes — ne touche pas à ce qui pose problème au fondement. Et surtout, je présente ce qui existe déjà comme alternatives : le modèle Soteria, l'Open Dialogue finlandais, le mouvement Entendre des Voix, les maisons de répit communautaires. Un épisode dense, situé politiquement, qui ne simplifie pas les tensions réelles — parce qu'elles existent — mais qui refuse aussi que ces tensions servent à maintenir le statu quo. Références citées : Minkowitz, T. (2006-2014). Travaux au sein du Comité de la CDPH / Convention relative aux droits des personnes handicapées, Nations Unies. Articles 12 et 14. Foucault, M. (1961). Histoire de la folie à l'âge classique. Gallimard. Mosher, L. R., & Menn, A. Z. (1978). Community residential treatment for schizophrenia: Two-year follow-up data. Hospital & Community Psychiatry, 29(11), 715–723. Seikkula, J., & Arnkil, T. E. (2006). Dialogical Meetings in Social Networks. Karnac Books. Romme, M., & Escher, S. (1993). Accepting Voices. Mind Publications. Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Rapports annuels sur les établissements psychiatriques. Disponibles sur cglpl.fr. Basaglia, F. (1968). L'institution en négation. Éditions du Seuil. Ben-Moshe, L. (2020). Decarcerating Disability: Deinstitutionalization and Prison Abolition. University of Minnesota Press. Venez continuer la conversation sur @equilibre.therapie.paris — vos expériences, vos réactions, vos questions. Et si cet épisode a résonné, partagez-le à quelqu'un qui en a besoin. abolition psychiatrique, soins communautaires santé mentale, hospitalisation sous contrainte France, alternatives psychiatrie coercitive, Tina Minkowitz CDPH, Open Dialogue Finlande, Soteria maison, chambres isolement psychiatrique, droits patients psychiatriques, Mad Pride France, survivants psychiatrie, désinstitutionnalisation psychiatrie

    35 min
  3. Dissocier pour survivre, dissocier pour produire : Ce que Severance dit de l'injonction à aller bien

    May 4

    Dissocier pour survivre, dissocier pour produire : Ce que Severance dit de l'injonction à aller bien

    Il y a une scène dans Severance qui m'a arrêtée net. Pas parce qu'elle est spectaculaire. Parce qu'elle est familière. Une entreprise qui découpe chirurgicalement l'identité de ses employé·es pour extraire leur force de travail. Un dispositif qui permet de ne jamais ramener chez soi ce qu'on a vécu au bureau. Deux personnes dans un seul corps — l'une qui travaille, l'autre qui rentre le soir et n'a aucun souvenir de sa journée. De la science-fiction. Et pourtant. Parce que cette coupure — se présenter fonctionnel·le indépendamment de ce qu'on ressent, sourire à ce qui nous blesse, laisser à la porte ce qu'on est vraiment pour pouvoir entrer — la plupart d'entre nous la font déjà. Sans procédure. Sans puce. Sans l'avoir vraiment choisi. Lumon Industries n'a rien inventé. Elle a juste eu l'honnêteté de le nommer. Dans cet épisode, j'utilise Severance comme ce qu'elle est : un instrument d'analyse. Pour parler de ce que la dissociation au travail fait aux corps, aux identités, aux vies. De pourquoi elle n'est pas un dysfonctionnement individuel — mais la réponse la plus rationnelle qu'un système nerveux puisse donner à des conditions qui rendent l'intégrité impossible. De qui en paie le prix le plus lourd, et pourquoi ce n'est pas distribué équitablement. Et de ce que ça veut dire de soigner des personnes dans ce contexte sans reproduire l'idéologie qui leur a fait croire qu'elles étaient le problème. On y parle de théorie polyvagale et de shutdown dorsal. Du marché du bien-être comme outil d'optimisation du capital humain — et de ce que l'OMS inscrit noir sur blanc dans sa définition de la santé mentale. De charge allostatique et de ce que Meyer a documenté sur qui supporte vraiment le poids du travail de façade. D'Helly R. et de ce que sa scène dit du consentement — et de l'intériorisation progressive d'une coupure qu'on finit par confondre avec soi-même. Et d'une question que je me pose régulièrement sur mon propre travail : est-ce que la thérapie, quand elle n'est pas politiquement consciente, peut devenir l'un des outils de ce système ? Cet épisode sort à l'occasion du 1er mai... Et ce n'est pas un hasard ! Si quelque chose a résonné — si tu as reconnu quelque chose dans ce que tu viens d'entendre, ou si tu veux prolonger la conversation — viens me retrouver sur Instagram @equilibre.therapie.paris. Et si cet épisode a parlé à quelqu'un dans ton entourage.. tu sais ce qu'il te reste à faire! Références citées Dejours, C. (1998). Souffrance en France : La banalisation de l'injustice sociale. Éditions du Seuil. Hayes, S. C., Strosahl, K. D., & Wilson, K. G. (1999). Acceptance and Commitment Therapy. Guilford Press. Linehan, M. M. (1993). Cognitive-Behavioral Treatment of Borderline Personality Disorder.  Guilford Press.Meyer, I. H. (2003). Prejudice, social stress, and mental health in lesbian, gay, and bisexual populations. Psychological Bulletin, 129(5), 674–697. Organisation Mondiale de la Santé. (2022). Définition de la santé mentale. who.int Porges, S. W. (2011). The Polyvagal Theory. W. W. Norton & Company.Van der Kolk, B. A. (2014). The Body Keeps the Score. Viking. [Trad. fr. : Le corps n'oublie rien, Albin Michel, 2018] Severance dissociation au travail injonction à aller bien capitalisme et santé mentale psychologie féministe stress minoritairec harge allostatique théorie polyvagale burn-out systémique psychodynamique du travail TCC · ACT · DBT thérapie féministe Paris 13 1er mai

    43 min
  4. Le mythe sexiste et hétéronormé de la "dépendance affective"

    Apr 20

    Le mythe sexiste et hétéronormé de la "dépendance affective"

    « Laisse tomber, elle est complètement dépendante affective ! »Combien de fois avez-vous entendu cette phrase jetée comme une insulte ? Aujourd'hui, dans Équi/Libre, nous allons déconstruire l'une des plus grandes arnaques de la pop-psychologie moderne. Souvent utilisée pour pathologiser les femmes cisgenres ou les personnes minorisées qui réclament de la sécurité, l'étiquette de la "dépendance affective" excuse et glorifie l'indisponibilité émotionnelle (historiquement assignée au masculin). Et si votre angoisse face à un partenaire fuyant n'était pas une maladie, mais une réaction neurobiologique parfaitement normale ? Dans cet épisode résolument clinique, féministe et queer, je vous explique comment la société cis-hétéropatriarcale a "scripté" notre système nerveux d'attachement. En nous appuyant sur l'essai brillant de Chloé Thibault (Désirer la violence), sur la Théorie Polyvagale et sur l'expérience redoutable de Skinner, nous allons repolitiser le besoin d'amour et apprendre à sortir de l'emprise. 🎧 Au programme de cet épisode : La fabrication des rôles : Comment l'éducation genrée et la pop-culture créent des femmes cis anxieuses et des hommes cis évitants (et érotisent l'indisponibilité). Sortir du script binaire : Les réalités de la femme cis évitante (punie par la société), de l'homme cis anxieux (qui cache sa peur sous le contrôle), et l'impact du trauma minoritaire (LGBTQIA+) sur l'attachement. Corégulation vs. Addiction : La différence cruciale entre un besoin sain de sécurité et le piège du "renforcement intermittent" (le sevrage à la dopamine). La boîte à outils psy (TCC & ACT) : 3 exercices cliniques (restructuration des scripts, défusion cognitive et interdépendance saine) pour reprendre le pouvoir sur vos relations et éteindre la honte. Prenez de quoi noter, mettez vos écouteurs, et autorisez-vous enfin à revendiquer vos besoins émotionnels. 💬 Venez prolonger la discussion sur Instagram : Est-ce que cet épisode a résonné avec vos propres relations ? Avez-vous déjà été qualifié·e à tort de "dépendant·e" ? Venez m'en parler ! @equilibre.therapie.paris ⭐ Soutenez la rébellion thérapeutique : N'hésitez pas à vous abonner, à laisser 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. Pensez aussi à partager cet épisode à cette personne qui s'épuise face à un partenaire distant et qui pense que "le problème, c'est elle". Dépendance affective, Attachement anxieux, Attachement évitant, Psychologie, Santé mentale, Féminisme, Relations Queer, LGBTQIA+, Trauma minoritaire, Théorie Polyvagale, TCC, Thérapie ACT, Chloé Thibault, Renforcement intermittent, Équilibre, Emprise.

    26 min
  5. Le complexe Amélie Poulain : une fabuleuse histoire d’évitement

    Apr 6

    Le complexe Amélie Poulain : une fabuleuse histoire d’évitement

    Derrière le filtre jaune, la poésie montmartroise et la musique de Yann Tiersen, se cache l'un des portraits psychiatriques les plus fascinants du cinéma français. Et si Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain était en réalité un manuel clinique sur l'anxiété sociale ? Aujourd'hui, on passe ce film culte à la loupe de la psychologie cognitive ! On trouve souvent les stratagèmes d'Amélie "mignons" ou "romantiques" (les jeux de piste, les photos déchirées, les mots découpés). Mais d'un point de vue psychologique, ce sont de magistrales conduites d'évitement. Des mécanismes de défense redoutables pour interagir avec le monde... sans jamais s'exposer au risque terrifiant du rejet. Amélie passe son temps à réparer la vie des autres (le syndrome du sauveur) pour avoir une excuse parfaite de ne pas affronter la sienne. Et si la solution la plus directe vous terrifie, rassurez-vous : nous avons tou·te·s, à notre échelle, nos propres masques de Zorro. Dans cet épisode, en nous appuyant sur l'ouvrage 10 films pour comprendre la psychologie cognitive, nous allons décortiquer : Les 3 types d'évitement (comportemental, émotionnel et cognitif) : Pourquoi fuir ce qui nous angoisse nous rend en réalité de plus en plus anxieuses (le piège du renforcement négatif). L'apprentissage de l'anxiété : Comment nos parents et notre environnement modèlent nos peurs. Le syndrome de l'infirmière : Aider les autres pour fuir son propre vide affectif. Le syndrome des os en verre : Comment la thérapie ACT nous aide, comme Amélie, à accepter de "se cogner à la vie". La Boîte à Outils Psy : 3 exercices concrets (restructuration cognitive, exposition graduelle et habituation) pour enfin sortir de votre cabine de photomaton. Si tu as toi aussi tendance à te réfugier dans ton imaginaire, à sur-intellectualiser tes relations ou à fuir les conflits par peur du rejet... cet épisode va te faire l'effet d'un miroir (très bienveillant). Il est temps de te cogner à la vie. 💥 💬 Viens prolonger la discussion sur Instagram : Est-ce que tu avais déjà vu Amélie Poulain sous cet angle ? Quels sont tes propres "jeux de piste" et stratégies d'évitement au quotidien ? @equilibre.therapie.paris ⭐ Si cet épisode t'a fait du bien : Pense à t'abonner au podcast, à laisser 5 étoiles et un commentaire (ça aide énormément l'algorithme à faire découvrir le podcast à d'autres personnes qui en ont besoin !). Et surtout, partage-le à cette amie qui s'épuise à sauver le monde pour fuir sa propre histoire. Amélie Poulain, Anxiété sociale, Psychologie cognitive, Conduite d'évitement, Phobie sociale, Peur du rejet, Syndrome du sauveur, Thérapie ACT, TCC, Vulnérabilité, Santé mentale, Introversion, Habituation, Restructuration cognitive, Psychopraticienne.

    21 min
  6. TDAH : Pourquoi la médecine a oublié les femmes ?

    Mar 23

    TDAH : Pourquoi la médecine a oublié les femmes ?

    Combien d'énergie dépenses-tu chaque jour pour avoir l'air de tout maîtriser ? En surface, tu sembles glisser paisiblement. Tu gères ta carrière, tes relations, ton quotidien d'une main de maître. Mais sous l'eau... tu pédales à une vitesse folle dans un chaos total, juste pour t'empêcher de couler. Pour ce deuxième épisode de notre série spéciale du mois des luttes, on s'attaque à l'un des plus grands scandales de la psychiatrie moderne : l'errance médicale des femmes neuroatypiques. Pendant des décennies, le TDAH (Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) a été étudié exclusivement sur des petits garçons turbulents. Résultat ? Parce que notre hyperactivité à nous est invisible et cognitive (l'équivalent de 50 onglets web ouverts en permanence dans le cerveau), nous sommes passées sous les radars. Au lieu de recevoir le bon diagnostic, on nous a qualifiées de "trop sensibles", de "dépressives chroniques" ou de "grandes anxieuses". Pour survivre dans ce monde neurotypique, nous avons construit un masque de perfection épuisant : le Masking. Dans cet épisode très personnel, je te raconte mon histoire. Je t'explique pourquoi tu n'es ni "cassée" ni "fainéante", et je te donne les outils cliniques pour enfin débrancher cette armure qui consume ton système nerveux. 🎧 Au programme de cet épisode : Le biais médical : Pourquoi la psychiatrie a ignoré les filles et comment se manifeste l'hyperactivité interne (les fameux 50 onglets ouverts). L'angle mort absolu : Le lien explosif et invisibilisé entre nos hormones (œstrogènes) et la dopamine. Le Masking et la Suradaptation : Pourquoi l'hyper-organisation et le "people-pleasing" sont en réalité des stratégies de survie. La RSD (Dysphorie Sensible au Rejet) : Cette douleur émotionnelle foudroyante face à la moindre critique. La boîte à outils (TCC & ACT) : 4 pistes cliniques concrètes pour pirater ton environnement, pratiquer la défusion cognitive, et t'autoriser un repos radical et dénué de honte. Il est temps de récupérer le manuel d'utilisation de ton magnifique cerveau, et d'arrêter de t'excuser d'exister. 💬 Viens prolonger la discussion sur Instagram : Dis-moi en commentaire combien d'onglets sont ouverts dans ton cerveau aujourd'hui, et si cet épisode a mis des mots sur ton propre parcours ! @equilibre.therapie.paris ⭐ Si cet épisode t'a fait du bien : Pense à t'abonner au podcast, à laisser 5 étoiles et un commentaire (ça aide énormément l'algorithme à faire découvrir le podcast à d'autres femmes qui en ont besoin !). Et surtout, partage-le à cette amie, cette sœur ou cette collègue qui s'épuise à pédaler sous l'eau. TDAH femme, TDAH adulte, Neuroatypique, Neurodivergence, Masking, Santé mentale, Épuisement, Burn-out autistique, Syndrome du canard, Charge mentale, TCC, Thérapie ACT, Psychologie, Féminisme, Hormones et TDAH, Hyperactivité interne, Équilibre.

    25 min
  7. Oser faire du bruit : Le rap féminin contre le syndrome de la "bonne élève"

    Mar 9

    Oser faire du bruit : Le rap féminin contre le syndrome de la "bonne élève"

    Êtes-vous du genre à demander pardon quand quelqu'un vous bouscule dans la rue ? À sourire face à une remarque déplacée pour "ne pas plomber l'ambiance" ? À baisser la voix pour ne surtout pas déranger ? Bienvenue dans le syndrome de la "bonne élève". Un épuisement sournois, invisible, qui pousse des milliers de femmes à la suradaptation et au burn-out social. Pour ouvrir cette série spéciale consacrée au mois des luttes pour les droits des femmes, Équi/Libre s'attaque à notre droit le plus fondamental : celui de prendre de la place et de faire du bruit. Dans cet épisode très personnel, je vous explique pourquoi comprendre intellectuellement ce conditionnement ne suffit pas toujours, et comment un électrochoc émotionnel inattendu peut tout changer. Mon outil clinique préféré pour déprogrammer la "petite fille sage" qui est en vous ? Le rap féminin. À travers les punchlines de Diam's, Shay, Morgan et Théodora, nous allons décortiquer comment la société a dressé nos voix, et surtout, comment récupérer notre territoire émotionnel. 🎧 Dans cet épisode, vous découvrirez : L'anatomie d'un dressage : Pourquoi le syndrome de la bonne élève n'est pas un "manque de confiance en soi" mais un conditionnement systémique. Le "Fawning" (la suradaptation) : La 4ème réaction de survie de notre système nerveux (Théorie polyvagale) face à la menace du rejet social. La socialisation vocale : Pourquoi les femmes rapetissent naturellement leur voix (et la fameuse "insulte de la masculinité"). Le rap comme thérapie : Comment l'egotrip et la colère saine des rappeuses peuvent réparer notre estime de nous. La boîte à outils psy (TCC & ACT) : 3 exercices concrets (défusion cognitive, micro-rébellion et ancrage somatique) pour arrêter de vous excuser d'exister. Prenez votre boisson préférée, mettez vos écouteurs, et préparez-vous à faire du bruit. 💬 Venez prolonger la discussion sur Instagram : Dites-moi en commentaire quelle phrase ou quel son vous fait passer de "petite fille sage" à "louve qui prend sa place" ! [@equilibre.therapie.paris] ⭐ Si cet épisode a résonné en vous : N'hésitez pas à vous abonner, à laisser 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. C'est le meilleur moyen de soutenir le podcast et d'aider d'autres femmes à faire tomber le masque ! Pensez aussi à le partager à l'amie, la sœur ou la collègue qui a besoin de l'entendre aujourd'hui.

    27 min

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Oubliez la psychologie de comptoir qui vous dit de "juste penser positif". Dans Equi/libre, on regarde la santé mentale à travers le prisme de la société, de l'intersectionnalité et de la pop culture. Animé par Ramona Bonvicini, psychopraticienne située, ce podcast est un espace féministe, queer et intersectionnel où l'on décortique nos angoisses, nos relations et nos traumas en s'attaquant aussi aux injonctions systémiques. Installez-vous confortablement, prenez une tasse de votre the ou café préfère, on va déconstruire tout ça ensemble, sans tabou et sans culpabilité.

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