HAÏKU GÉANT

Dominic Vallée

Qui es-tu, toi, sinon un glorieux poème cosmique? Un fabuleux mystère? Une énigme TERRIFIANTE, capable de l’AMOUR le plus pur? Un bout du grand Tout! Et cette parcelle de conscience que tu es, est dotée d’une curiosité... une curiosité sacrée. En ces temps houleux, c’est elle qui t’ouvre grande la porte aux questions les plus fondamentales, celles dont les réponses sont de GÉANTS HAÏKU! Et il nous appartient, à toutes et à tous, d’explorer ensemble ces questions pour préserver notre humanité, notre flamme divine. HAÏKU GÉANT arrive donc comme une gigantesque tempête: pour souffler le vieux et enflammer ta curiosité, ta passion de vivre. Ensemble, on va chercher, déconstruire, expérimenter, bâtir, partager. On va être une belle gang... peut-être même une famille. Des portails vont s’ouvrir sous formes de discussions et entrevues, chroniques, articles de blog, exercices pratiques et tellement plus! Tout ça sous l’auspice de nos plus précieux enseignants: l’art, la spiritualité, la philosophie, la connaissance et la sagesse. Ah et l’humour! C’est plus sain avec l’humour.  Go! Sois game et viens briller! Après tout, y’a jamais eu de moment plus crucial pour donner, découvrir ou créer un sens à notre vie.

Episodes

  1. Alt-Discipline ou l'art de la manifestation sans but

    07/05/2023

    Alt-Discipline ou l'art de la manifestation sans but

    Pour les esprits « non duels », la productivité est souvent problématique, quand ce n'est pas carrément une forme de torture. Peut-on vraiment n'avoir aucun objectif et persister à bâtir sur une pulsion créative à plus long terme ? Je dis "Clairement!".Oh comme il semble, bien que ce ne soit pas le cas, que ce monde soit plus facile pour les fonceurs et les proactifs parmi nous. Vous savez, le type "Pas de gain sans douleur"….. ceux que nous considérons souvent comme étant disciplinés. Mais pour certains autres, ceux qui demandent plus souvent "pourquoi?" et son rarement satisfaits par un oui ou un non, la soi-disant manifestation peut être perçue comme un véritable calvaire. Les actions concrètes et la réalisation de soi peuvent présenter un défi suffisamment grand pour maintenir ces "indécis chroniques" dans un état constant d'anxiété, voire de dégoût de soi. Cela dit, il arrive que ce type de personne trouve de l'espoir dans des traditions fondées sur des philosophies de non-dualisme et de non-agir. Pourtant, beaucoup ayant adopté ces philosophies demeureront hantés par la poussée de leur créativité et de leur épanouissement. Cette pulsion est souvent associée à l'ego, et donc une version pervertie de la discipline est nécessaire pour, le plus souvent, réprimer plutôt que transmuter l'envie obsessionnelle de faire, d'être productif. Dans d'autres cas, le non-agir se traduira par une attitude de "fais juste suivre le flow, man", attitude qui fait fi de notre propension naturelle et humaine pour la croissance et l'accomplissement. Ainsi, dans notre réalité axée sur la « binarité », la discipline est souvent considérée et/ou exprimée comme un comportement forcé et contraint, et pour toute personne soucieuse de la nature inter-relationnelle de son existence, cela pose un problème majeur. Malgré tout, sans jamais se pousser au changement, vers la nouveauté et l'évolution, un sentiment toujours croissant de stagnation aigrira très probablement l'adepte jusqu'à sa perte. Fondamentalement, l'action forcée procure à l'adepte un sentiment artificiel d'être vivant, tandis que les plus apathiques risquent de s'embourber dans un épais nihilisme. Ainsi, on pourrait conclure que la discipline, lorsqu'elle est définie par une action énergique, doit simplement être utilisée de manière équilibrée... en forçant parfois un peu les choses, et d'autres fois en lâchant prise. Bien que cette approche de compromis semble "saine", ou du moins souhaitable, elle est également irréaliste pour une très bonne raison: tout centre de gravité coincé entre "trop" et "pas assez", en plus d'être enraciné dans la dualité, est un modèle beaucoup trop simpliste pour être effectivement applicable à notre vie. En vérité, l'immuable centre de gravité de «l'action juste» ne peut être saisi mentalement et encore moins calculé. Développer sur ce sujet sortirait du cadre de ce texte, et donc pour l'instant je vous invite à y penser de cette manière; l'action n'est pas la non-action, mais la non-action n'est pas non plus l'inaction. Cela dit, existe-t-il une forme de discipline qui ne soit pas intrinsèquement dualiste ? Je veux dire... oui et non... après tout, cela demeure un mot que les gens transformeront en ce qui satisfait le mieux leur machine égoïque. Mais pour les besoins de cet argument, disons que la non-action exigerait donc plutôt une non-discipline. Et comme il s'agit d'un concept assez inutile (littéralement), j'appellerai cette "version" proposée de la discipline l'alt-discipline, parce que ça sonne weird et que je fais tellement génération X. Ok donc... l'alt-discipline. Tout d'abord, cela rejoint une idée que je rappelle souvent aux gens, à savoir que le contrôle et la maîtrise sont des concepts distincts, le premier nécessitant une posture d'opposition tandis que le second repose sur un état d'esprit coopératif. Une autre façon de distinguer les deux, et cela nous aidera dans notre révision de la discipline, est de considérer les implications de la violence. Le contrôle est toujours violent, même lorsqu'il est appliqué avec soi-disant bonnes intentions, car le contrôle n'écoute pas. Il proscrit la réceptivité. Néanmoins, cela ne rend pas la maîtrise automatiquement douce et paisible pour autant. En effet, toujours métaphoriquement parlant, la maîtrise guérit autant qu'elle détruit. Elle pousse à un changement ― et cette partie suivante est importante ― tout en respectant la nature de ce qu'on souhaite changer. Et c'est pourquoi la maîtrise semble bien plus difficile que le contrôle, car le plus problématique, du moins du point de vue d'une machine égoïque, est de déterminer ce qui devrait et pourrait être changé, versus ce qui doit rester tel quel. En d'autres mots, marier le bourgeonnement de nos désirs de créativité au flux essentiel de la Nature, allier le « ce que je veux » au « ce qui Est ». Et donc pour en revenir à notre point principal, pour le dire en termes plus simples, la discipline (telle qu'elle est souvent comprise et exprimée) est basée sur le contrôle, tandis que l'alt-discipline se base sur la maîtrise. Je concèderais cependant que ce terme, maîtrise, peut sembler quelque peu effrayant. Je veux dire, cela semble inaccessible... parce que ça l'est! Rappelez-vous, l'alt-discipline ainsi que la maîtrise sont des concepts fondamentalement non-duels, et ne peuvent donc pas être considérés comme des objectifs autant qu'une attitude générale, une tendance, une "coloration" de notre comportement... et la clé requise pour les deux est très simple: l'écoute. Meh... le terme est un peu faible. Je suppose que "conscience" semble plus complète, moins mentale, mais l'écoute pointe vers une autre considération importante, que je décrirai un peu plus loin. Donc, avant de développer sur l'écoute/conscience, abordons ce qui pourrait être la principale raison pour laquelle vous lisez ceci. Comment utilise-t-on l’alt discipline pour répondre à son impulsion créative et générative? Hm... il y a tellement de détails qui ne vont pas avec cette question même, mais elle devra faire l'affaire pour l'instant. Je souhaite vraiment vous laisser avec quelque chose de concrètement praticable. Car oui, le principe d'action reste souvent très insaisissable pour le penseur non-duel, et croyez-moi, je sais comment cela peut conduire à la douleur et au désespoir existentiels les plus profonds. Mais attendez... il y a une bonne nouvelle: les actions réellement éclairées, des plus petites aux plus importantes, doivent émerger d'un paradoxe... alors, c'est déjà ça de prit! Mais reste la question du "comment"... essayons de l'explorer de la manière la plus concrète possible. Puisque la non-action ne peut être définie ni par l'action ni par l'inaction, un point central ne peut pas être discerné mentalement, car le processus intellectuel est désamorcé par les paradoxes. D'emblée, ça règle le cas de la forme "conventionnelle" de discipline qui nécessite l'application d'objectifs bien définis. Pour le penseur non-duel, cela est problématique car tout objectif fixe tend à se brouiller avec le temps, tout comme la motivation pour atteindre ledit objectif. L'alt-discipline n'est donc pas mise en œuvre sur des actions spécifiques en soi, et peut-être mieux considérée comme une présence volontairement soutenue. Fondamentalement, ça signifie demeurer à tout moment attentif à la fois à la route et à sa boussole intérieure. C'est à peu près tout. Vous pensez que c'est trop facile ? Allez-y! Essayez! La plupart des gens ne savent même pas qu'il existe une boussole intérieure, et le courage nécessaire pour suivre ses indications est en fait une qualité rare. Mais attendez... en quoi est-ce différent de l'attitude « fais juste suivre le flow, man » mentionnée au début ? Et plus précisément, comment l'alt-discipline aide-t-elle à résoudre le problème encore plus important de la persévérance? D'un effort soutenu? Eh bien, c'est précisément ce sur quoi je m'alignais tout ce temps, et je suis heureux que tu sois toujours avec moi pour le grand dévoilement dramatique. En observant simplement la forme conventionnelle de la discipline, celle basée sur le contrôle et le dévouement enrégimenté, nous pouvons facilement voir comment elle est issue d'une croyance que la Vie/la Nature/ l'Univers/Peu Importe est, au pire, une force qui travaille pour votre décrépitude, ou au mieux, une puissance amorale et stagnante où rien n’est généré qui n'est pas volontairement créé. Les fervents partisans du contrôle et de l'ordre, qu'ils soient considérés comme disciplinés ou qu'ils souhaiteraient l'être, se méfient essentiellement des forces génératives de la Nature. Cela dit, il n'est pas très difficile d'être témoin de ces immenses forces à l'œuvre. Elles se meuvent constamment dans chaque arbre, chaque fleur, chaque animal, s'efforcent sans relâche à la fois à croître et à tendre vers un équilibre à la fois macrocosmique et microcosmique, et c'est pourquoi Elles transcendent la vie et la mort. Cela signifie qu'il y a « en vous » une même et réelle volonté de vous épanouir et de créer à laquelle vous pouvez vous ouvrir. Une volonté significative, individuelle ― et plus particulièrement sacrée ― que « juste suivre le flow » ne permettra pas... et la force aveugle et brutale non plus. Et ainsi la non-action, reposant sur les épaules de la Nature, est potentiellement infiniment plus forte que l'action motivée par un processus dualiste. À ce stade, vous pourriez avoir l'impression que je m'éloigne du sujet initial de la productivité et de la persévérance dans l'action, mais pensez-y de cette façon : un arbre vieux de 1000 ans pousse-t-il... en un après-midi ? Eh bien... bien évide

    32 min
  2. Actes radicaux de quiétude

    06/20/2023

    Actes radicaux de quiétude

    Actes radicaux de quiétudeÉPISODE 4Avez-vous déjà entendu parler de Nigel Saunders? Laissez-moi deviner que non.Je veux dire, le gars dirige une chaîne Youtube sur la fabrication de bonsaïs, un sujet de niché s’il en est un. Plusieurs fois par semaine, le géant aux cheveux débraillés publie des vidéos de lui-même travaillant sur ses arbres tout en exprimant son processus de réflexion dans sa quête de miniaturisation. Pour chaque branche coupée, il explique sa raison. Il vous dira aussi quand il hésite. « Si je coupe cette branche, cette autre aura plus de soleil mais peut-être pousse-t-elle trop verticalement. Alors peut-être que c’est plutôt celle que je devrais couper. Décision difficile! » est le genre de chose que vous pourriez l’entendre dire. Personnellement, je m’identifie à son contenu car il y a quelques années, je me suis essayé à la fabrication de bonsaïs. Bien que j’en aie pas mal fini avec le meurtre en série arboricole (!), je regarde toujours religieusement l’homme souvent appelé le Bob Ross du nanisme des arbres. Mais non, cet article ne concerne pas que la fabrication de bonsaï en soi. En fait, j’ai été poussé à l’écrire car, comme vous le savez peut-être déjà, j’ai récemment créé un compte Twitter (pour l’instant, en anglais seulement). Comme je ne suis pas totalement nouveau sur la plate-forme (je l’ai visité occasionnellement il y a quelques années), je n’ai pas été entièrement surpris par le ton et l’ambiance de l’endroit. De plus, aussi déséquilibrée que puisse être cette plate-forme, c’est là que beaucoup des « cool kids » échangent et débattent d’idées, mais cette fois, quelque chose m’a immédiatement sauté au visage. Comme toujours ― et en fait peut-être maintenant plus que jamais ― les soi-disant rebelles et les figures de la contre-culture se livrent une guerre des mots, ce qui est, en prenant un certain recul recul, la manière la plus normale et usuelle de faire les choses. Qu’ils en soient conscients ou non, la plupart des leaders d’opinion se comportent essentiellement comme de parfaits apôtres du « penséisme », c’est-à-dire des personnes qui incarnent activement la conviction que la pensée, et peut-être la pensée seule, est salutaire pour l’humanité. Ainsi donc, ça me rappelle les « cool kids » de l’adolescence, les supposés outsiders qui considéraient leur beuverie comme des actes rebelles… même si les « fils/filles à papa » les plus conformistes faisaient tout autant la fête. Une différence dans l’emballage, mais pas les mêmes en action. À ce jour, je crois que, malheureusement peut-être, les plus vrais des vrais rebelles ont souvent été les plus silencieux. Les solitaires, les reclus, ceux qui partent d’Omelas. Ceux qui marche sur la ligne qui ne peut être parlée. Ils ne se considéreraient probablement pas non plus comme des rebelles. C’est généralement ceux qui, uniquement, font leurs petites affaires. Alors, qu’est-ce que Nigel Saunders et la fabrication de bonsaï ont à voir avec la « twittersphère »? Ou encore, qu’est-ce que les médias sociaux ont en commun avec tout ce qui nécessite de la concentration, une connexion? En surface, à peu près rien. Ce qui est bien plus frappant, c’est que les différences couramment observées dans leurs utilisations peuvent être résumées en un seul mot : appréhension, comme dans « la prise ». Plus précisément, l’appréhension du temps, ou plutôt de la temporalité. D’un point de vue temporel donc, les tweets sont enracinés (sans jeu de mots) dans un torrent incommensurable et susceptible d’induire un TDAH, de pensées et d’événements éphémères. Les « actions centrées », qu’on parle de la poterie, la cuisine, l’origami, la méditation, le yoga et bien sûr la fabrication de bonsaïs, sont des actes quant à eux exclusifs. La concentration qu’ils nécessitent en effet repousse la majeure partie de notre réalité commune, empêchant ainsi ― de manière forcée et artificielle ― l’intellect de vagabonder. Woah ! Maintenant, à ce stade, vous êtes peut-être un peu confus. Habituellement, dans ce genre d’essai, on verra l’auteur glorifier une idée plutôt qu’une autre, préconisant généralement la plus « calme » des deux. Je veux dire, j’ai la barbe et l’étiquette « mystique » après tout. Je devrais donc normalement vous vendre ma conviction que tout ce qui est considéré comme méditatif est systématiquement supérieur aux divagations sur les réseaux sociaux, n’est-ce pas? Permettez-moi une métaphore « full Zen »: la foudre est-elle essentiellement supérieure à la brise ? Je veux dire, pensez-y vraiment, ressentez une réponse… d’un point de vue archétypal, animiste même! Deux esprits, deux couleurs. Un débit rapide, un débit lent. Dans le temps, autour du temps. Reste quand même encore le titre même de cet essai, à savoir Actes radicaux de quiétude. Il relie implicitement l’idée d’actions conscientes et calmes à au moins une forme de rébellion. Ok donc, on continue. De manière générale, les rebelles visent à changer les choses. Ils (ré)agissent contre-culturellement. Ils se battent pour que le vent tourne, pour la mutation du statu quo plutôt que pour son éradication. Selon où se trouve le pôle dominant, ils optent pour le conservatisme ou le progressisme, pour plus de chaos ou plus d’ordre. Et aussi généralement ― si leurs querelles ne les ont pas rendus follement paranoïaques ― ils deviennent doux et confortables quand les choses finissent par aller dans leur sens. Ça pourrait en fait expliquer cette étrange tendance des manifestants les plus bruyants à finir par se retrouver dans des vêtements coûteux, étranglés par une gigantesque hypothèque, une situation souvent attribuée à la soi-disant maturité. Cela dit, les rebelles se battent-ils vraiment pour le changement, pour une révolution absolue? Ou plutôt pour museler et étouffer l’ennemi, que cet ennemi soit une personne, une organisation ou, encore plus probablement, une idée? À la fin de ce type de guerre, rien n’a changé. L’opposition et les alliances engendrent l’inimitié, et le serpent continue de se mordre la queue. Un réel changement peut-être, mais pas de changement véridique. … puis Twitter grandit, tout comme les bonsaïs. Les bases de données débordent de la sève de notre schizophrénie, et les petits arbres en ont rien à foutre de nos tweets. Alors, à quoi ressemblerait une véritable et totale révolution ? Comment des rebelles peuvent-ils se rebeller de manière désintéressée, sans maintenir l’humanité en spirale sans fin dans les bourbiers de la dualité, de la binarité ? Sortir de cette mécanicité ne représenterait-il pas un réel progrès? C’est, après tout, quelque chose que nous n’avons pas encore expérimenté en tant qu’espèce: l’individuation jungienne de masse. Mais revenons à mon explication du titre, et essayons de l’encadrer de la manière la plus simple. Pour comprendre ce qu’est cette rébellion silencieuse, on doit définir le terme «révolution». Tout simplement ― ou je l’admets, de façon un peu simpliste ― le mot décrit une transformation vers quelque chose de nouveau. Elle implique aussi un changement profond, voire fondamental. Et donc, quel changement pourrait être aussi fondamental pour l’humanité qu’une soustraction au dualisme, et donc, à la temporalité ? Notez que je n’ai pas dit « dualité », et je ne parle pas non plus de « la paix sur la Terre ». Qu’est-ce qui pourrait être aussi radical que d’être libre de notre obsession maniaque pour le contrôle? De notre haine de la mort ? Je vais dire ça comme ceci: à ce stade, le plus grand acte de rébellion que l’on puisse entreprendre est d’entrer dans l’intemporalité, non pas parce que c’est la « bonne » chose à faire, mais parce que c’est la nouvelle chose à faire. Poussant encore plus loin, non pas « nouveau » parce que ça n’a jamais été tenté auparavant, mais plutôt, parce qu’en entrant dans l’intemporalité, on entre aussi dans l’esprit de la nouveauté. Vous savez… cette vieille expression « l’esprit du débutant ». C’est ce qu’on n’a jamais vécu collectivement. Merde… on dirait qu’on n’a même jamais essayé ! Et donc si ma théorie selon laquelle les vrais rebelles n’adhèrent pas et encore moins promeuvent toute forme d’idéologie, pourquoi devraient-ils adopter une pratique ou un comportement particulier comme passer des moments calmes d’attention focalisée? Tous les amateurs de bonsaï sont-ils des non-dualistes radicaux? Bien sûr que non, mais certaines activités nécessitent absolument de se faire aveugle au temps qui passe, même pour de courtes périodes. Peut-être pensez-vous à des dizaines d’activités exigeant cette qualité d’attention… et vous avez tout à fait raison. La vraie présence n’est pas divisée en catégories spécifiques d’occupations: croyez-le ou non, même faire défiler Twitter peut être accompli dans cet état de conscience élargi! Je veux dire… peut être que ça serait un truc de niveau maître Jedi. Il demeure tout de même que les gens font plus souvent l’expérience de l’intemporalité dans la quiétude, en particulier lors des premières occasions, et à mesure que nos vies, nos pensées et nos émotions tournoient de plus en plus vite, ces moments deviennent exceptionnellement rares. Ainsi, se déposer dans l’éternel insaisissable est l’un des gestes les plus radicaux et les plus révolutionnaires que l’on puisse poser. Ok mais alors, pourquoi prendre l’exemple de la fabrication de bonsaï ? Un tas de raisons. Premièrement, j’ai tendance à parler de choses que j’ai vécues. J’aurais pu utiliser

    23 min
  3. Zinfaendel révélé *NOUVEAU LIVRE*

    03/30/2023

    Zinfaendel révélé *NOUVEAU LIVRE*

    Épisode 2:ZINFAENDEL RÉVÉLÉ Dominic Vallée nous parle de son tout premier livre: ZINFAENDEL, la voie mystique de la connaissance de soi. ***SORTIE OFFICIELLE LE 5 AVRIL*** Pour plus de renseignements et pour vous le procurer: https://www.haikugeant.com/livre/ DESCRIPTIF: "On dit parfois qu’au coeur de toutes les traditions spirituelles, on retrouve essentiellement les mêmes valeurs d’amour, de vertu et d’altruisme. Or, une notion revient de manière plus constante encore dans le discours des plus grands mystiques de l’histoire: celle de la connaissance de soi. Bien plus qu’une simple démarche psychologique, la voie de la révélation personnelle demeure néanmoins bien mystérieuse. Mis à part nos enveloppes charnelles, nos tragédies, extases et opinions, qu’y a-t-il à connaître? Vivons-nous simultanément sur plusieurs mondes, et si oui, comment faire pour s’enquérir de nos facettes les plus subtiles? Cette quête déconcertante nous mènerait-elle inexorablement à redéfinir pour soi-même le concept de réalité? Face à la turbulence de notre ère, plusieurs d’entre nous sont habités d’un sentiment grandissant de confusion. Cependant, ce sentiment s’avère un point d’amorce idéal pour la quête de connaissance de soi, car il facilite l’avènement de l’esprit inquisiteur du mystique. En s’explorant lui-même aux travers des filtres de la philosophie, de la méditation, de l’art, de la psychologie et de la divination, l’adepte introspectif s’expose à sa nature profonde. C’est ainsi que, par l’entremise de Zinfaendel, Dominic Vallée vous invite à l’aventure passionnante de la découverte de vos véritables repères, racines et identité."

    20 min

About

Qui es-tu, toi, sinon un glorieux poème cosmique? Un fabuleux mystère? Une énigme TERRIFIANTE, capable de l’AMOUR le plus pur? Un bout du grand Tout! Et cette parcelle de conscience que tu es, est dotée d’une curiosité... une curiosité sacrée. En ces temps houleux, c’est elle qui t’ouvre grande la porte aux questions les plus fondamentales, celles dont les réponses sont de GÉANTS HAÏKU! Et il nous appartient, à toutes et à tous, d’explorer ensemble ces questions pour préserver notre humanité, notre flamme divine. HAÏKU GÉANT arrive donc comme une gigantesque tempête: pour souffler le vieux et enflammer ta curiosité, ta passion de vivre. Ensemble, on va chercher, déconstruire, expérimenter, bâtir, partager. On va être une belle gang... peut-être même une famille. Des portails vont s’ouvrir sous formes de discussions et entrevues, chroniques, articles de blog, exercices pratiques et tellement plus! Tout ça sous l’auspice de nos plus précieux enseignants: l’art, la spiritualité, la philosophie, la connaissance et la sagesse. Ah et l’humour! C’est plus sain avec l’humour.  Go! Sois game et viens briller! Après tout, y’a jamais eu de moment plus crucial pour donner, découvrir ou créer un sens à notre vie.