I Tréma

Claret Sébastien

I Tréma traite de l'actualité littéraire au travers de chroniques et d'interviews. L'objectif est de donner la parole à ceux et celles qui font vivre le livre.

  1. Oct 19

    Jérôme Leroy : Pourquoi l'affaire Violette Nozière nous fascine encore

    En 1933, Violette Nozière empoisonne sesparents. Son père meurt. Sa mère survit. Lorsqu’elle accuse sonpère d’inceste, l’affaire dépasse encore davantage la chroniquecriminelle. Que choisit-on de croire ? Que préfère-t-on ne pas entendre ?Dans Violette Nozière, icône et criminelle, Jérôme Leroyrelit les journaux de l’époque pour suivre la transformation d’unejeune femme en figure publique. Invité d’ïtréma, le poète et romancier présente cerécit publié aux éditions de l’Aube, dans une série conçueavec RetroNews, le site de presse de la BnF, sous la direction deMichèle Pedinielli. Dans cet entretien : Plusieurs mois dans les archives pour retrouver l’affaire telle que les lecteurs la découvraient. Aragon défend Violette, mais refuse de croire son accusation d’inceste : les limites d’une lecture politique. Roger Vailland enquête auprès de la jeunesse du Quartier latin. Le soutien des surréalistes et la place qu’ils accordent à la parole de Violette. Jérôme Leroy explique aussi ce qu’ildoit à Simenon et pourquoi il assume une part de subjectivité dansson interprétation. Son regard sur le traitement médiatique del’affaire ouvre une discussion sur notre manière de lire les faitsdivers aujourd’hui. Livre : Violette Nozière, icône et criminelle, JérômeLeroy, éditions de l’Aube, collection Aube noire, en partenariatavec RetroNews. Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers.Entretien enregistré dans les conditions du direct au festivalCadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontreslittéraires.

    Jérôme Leroy : Pourquoi l'affaire Violette Nozière nous fascine encore
  2. Oct 14

    Deuil de sel : Cécile Baudin rouvre les secrets de Salins-les-Bains

    Elle cherche des héritiers. Ses recherches vont remettre en question une ancienne affaire criminelle. En 1960, Salins-les-Bains est secouée par des lettres anonymes, puis par un meurtre. Un coupable est arrêté. Christian Roche, le jeune curé de la paroisse, doute de la version retenue. En 2025, Claire Le Vaillant, généalogiste successorale à Lyon, doit reconstituer la famille d’une défunte sans héritiers connus. Avec son assistant Junior, elle revient sur les traces de cet été-là. Dans ïtréma, Cécile Baudin présente Deuil de sel, publié aux Presses de la Cité, première enquête de Claire Le Vaillant. Dans cet échange : Pourquoi raconter la même affaire depuis deux époques ?Les archives familiales et les données génétiques : ce qui peut échapper au secret le mieux gardé.Salins-les-Bains et le déclin d’une industrie. Les Trente Glorieuses ont aussi laissé des villes en difficulté.Le poids des notables dans la vie quotidienne de 1960.L’autrice revient sur son parcours dans les ressources humaines et sur son attachement aux métiers ouvriers. Une expérience qui nourrit ses romans depuis Marques de fabrique. La résolution de l’intrigue reste à découvrir à la lecture. Livre : Deuil de sel, Cécile Baudin, Presses de la Cité, collection Noir.Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers.Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres littéraires.

    Deuil de sel : Cécile Baudin rouvre les secrets de Salins-les-Bains
  3. Oct 13

    Le Pavillon des fièvres : La parole des femmes défie la médecine du Grand Siècle

    Elle prétendait être malade pour attirer l’attention. Lorsqu’elle veut donner l’alerte, sa parole ne suffit plus. Paris, août 1690. Envoyée à Pincourt, Madeleine Timbert découvre une maison de santé où des femmes souffrent de maux inexpliqués. Près des pensionnaires, on retrouve des merles morts. Elle décide d’enquêter avec Antoine Lestang, son ami d’enfance devenu chirurgien. Dans cet épisode d’ïtréma, Noémie Adenis présente Le Pavillon des fièvres, son troisième roman, publié chez Robert Laffont dans la collection La Bête noire. Dans cet échange : Madeleine, une héroïne née du sentiment de ne pas être entendue.Pincourt a existé. Pourquoi son fondateur, Nicolas de Blégny, a donné à l’autrice l’envie d’en faire un décor de thriller.Des merles observés depuis une fenêtre aux oiseaux morts du roman : la naissance d’une image.Antoine Lestang cherche des faits ; Madeleine suit son intuition, parfois à ses dépens.L’autrice revient aussi sur son envie de donner davantage de place aux personnages féminins après Le Jardin des anatomistes. Elle évoque les échos actuels de son sujet, sans confondre les époques. Le dénouement reste à découvrir dans le livre. Livre : Le Pavillon des fièvres, Noémie Adenis, Robert Laffont, collection La Bête noire. Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers. Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres littéraires.

    Le Pavillon des fièvres : La parole des femmes défie la médecine du Grand Siècle
  4. Oct 9

    La Taupe de l’Élysée : quand le soupçon visait Mitterrand

    En 1954, François Mitterrand est ministre de l’Intérieur. Et le voilà soupçonné dans une affaire de fuites qui atteint le sommet de l’État. Pierre Mendès France demande à la DST d’enquêter. Son directeur, Roger Wybot, doit retrouver l’origine d’informations confidentielles, dans une France où la guerre froide alimente la peur de l’infiltration communiste. Invité d’ïtréma, Frédéric Potier présente La Taupe de l’Élysée, publié aux éditions de l’Aube et disponible en poche dans la collection Mikros noir. Ce roman inspiré de faits réels revient sur l’affaire des fuites de 1954. Dans cet entretien : Les sources du livre : ce que les récits contradictoires des protagonistes permettent de reconstruire.Roger Wybot, patron méthodique du contre-espionnage, qui consulte aussi l’astrologie.Mitterrand face à une rumeur dont ses démentis ne suffisent pas à le débarrasser.André Baranès. Le journaliste et indicateur se dit patriote : quels intérêts sert-il ?Frédéric Potier évoque également sa dette envers John le Carré et le rôle des archives tchèques dans la compréhension de l’affaire. L’identité de la taupe reste à découvrir dans le livre. Livre : La Taupe de l’Élysée, Frédéric Potier, éditions de l’Aube ; poche, collection Mikros noir. Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers. Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres littéraires.

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  5. Oct 7

    Dossiers secrets du SOE : quand Renaud Leblond déterre les exploits clandestins de sa propre famille

    Il connaissait l’engagement de son grand-oncle dans la Résistance. Celui de Thérèse, sa grande-tante, restait une question. Un déjeuner en 2005 aurait pu ouvrir la conversation. Ils devaient se revoir pour prendre le temps de parler. Des années plus tard, Renaud Leblond découvre dans les archives militaires son appartenance au service action du SOE, l’organisation britannique chargée de soutenir la lutte clandestine. Dans Les âmes combattantes, publié aux éditions de l’Archipel, l’auteur du Nageur d’Auschwitz retrouve le parcours de Thérèse et de son mari René Piercy. Leur ami Pierre de Vomécourt, alias Lucas, les entraîne dans l’organisation d’un réseau à Lyon. Dans cet épisode d’ïtréma : Une mention dans un dossier de Vincennes change le regard sur une histoire familiale.Thérèse, mère de deux enfants, engagée dans l’action clandestine. Puis les lettres pour retrouver son mari.Pourquoi Pierre de Vomécourt choisit les Britanniques.Le piège de Mathilde Carré, dite « la Chatte », et la décision de lui transmettre de fausses informations.Renaud Leblond revient aussi sur la diversité politique des premiers résistants. La fin du livre reste à découvrir à la lecture. Livre : Les âmes combattantes, Renaud Leblond, éditions de l’Archipel. Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers. Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres littéraires.

    Dossiers secrets du SOE : quand Renaud Leblond déterre les exploits clandestins de sa propre famille
  6. Oct 6

    Police scientifique : Christel Sire-Coupet dévoile les secrets et les limites des experts de l'ombre

    Un profil ADN correspond. Peut-on en déduire toute l’histoire ? « L’ADN, ce n’est pas la reine des preuves. » Christel Sire-Coupet invite à regarder de plus près le travail de la police scientifique. Directrice du laboratoire parisien, qui compte 170 agents, cette docteure en biologie connaît la distance entre une analyse et ce qu’on voudrait lui faire dire. Dans ïtréma, elle présente Le crime parfait n’existe pas. 100 ans de police scientifique… Les plus grandes affaires !, écrit avec Danielle Thiéry et publié aux éditions du Rocher. Dans cet entretien : Pourquoi l’expert capable de tout faire appartient surtout aux séries.Une trace ADN doit être interprétée dans le contexte de l’enquête. Ce qu’elle permet d’établir a des limites.Les véhicules connectés ouvrent de nouvelles pistes à la criminalistique numérique.Retour à la barre pour une expertise de 2017 : expliquer son travail, longtemps après les faits.Christel Sire-Coupet raconte aussi son entrée dans la police en 2003, après un doctorat de biologie. Une offre d’emploi transmise par sa belle-sœur a changé son parcours. Livre : Le crime parfait n’existe pas, Christel Sire-Coupet, avec Danielle Thiéry, éditions du Rocher. Les droits d’auteur sont intégralement reversés à Orphéopolis, au bénéfice des orphelins de la police nationale. Émission : ïtréma — Radio 2 L’Hers. Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres.

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  7. Oct 5

    Congo, mercenaires et fin de vie : le tête-à-tête toxique de Paul Colize

    Théo Delcourt va mourir. Il veut parler. Le pardon ne l’intéresse pas. Claire, bénévole en soins palliatifs, accepte d’écouter cet ancien mercenaire. Ses confidences la conduisent au Congo, dans les années de la décolonisation. Elle voudrait comprendre. Elle ignore encore ce qu’il attend d’elle. Dans cet épisode d’ïtréma, Paul Colize présente La Saison des pluies, publié aux éditions Hervé Chopin. Le romancier belge raconte comment il a réuni des événements documentés dans le parcours d’un personnage fictif, sans lui chercher d’excuses. Dans cet échange : Pourquoi revenir au Congo pour raconter une affaire belge ?Théo Delcourt, un mercenaire qui assume ses actes. Sa fin prochaine peut-elle modifier notre regard ?Écouter jusqu’où ? Le malaise de Claire prend peu à peu toute la place.Ce que l’auteur emprunte à l’Histoire — et les décisions qui relèvent de la fiction.Paul Colize revient aussi sur ses débuts : une expérience professionnelle qu’il voulait raconter, puis le plaisir d’écrire qui ne l’a plus quitté. Le dénouement du roman n’est pas révélé. Émission : ïtréma, Radio 2 L’Hers. Entretien enregistré dans les conditions du direct au festival Cadavres Exquis, à Vigoulet-Auzil. Livre : La Saison des pluies, Paul Colize, éditions Hervé Chopin. Abonnez-vous au podcast pour retrouver nos prochaines rencontres littéraires.

    Congo, mercenaires et fin de vie : le tête-à-tête toxique de Paul Colize

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