Le Podcast des Légendes

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Le Podcast des Légendes, c'est une discussion au coin du feu avec une légende du foot. On parlera de ses débuts, de sa passion, de ses doutes, de ses plus belles victoires. On rencontrera l'humain derrière le footballeur. Sans langue de bois et avec bienveillance, Mick & GuB vous emmèneront dans les coulisses des Légendes, pour (re)découvrir les petites histoires derrière la grande Histoire et revivre les frissons, les anecdotes, les exploits. Retrouvez nos épisodes avec Joël Bats, Yannick Stopyra, Dominique Baratelli, Olivier Dacourt, Christian Lopez, Maxime Bossis, Alain Giresse, Dominique Bathenay, William Prunier, Georges Carnus et bien d'autres encore.*** Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire sur votre plateforme de podcast préférée, c'est gratuit et ça nous aidera énormément. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Promesse Tenue - Jean Gallice (1ère partie)

    4D AGO

    Promesse Tenue - Jean Gallice (1ère partie)

    Jean Gallice grandit dans l'ombre du parc Lescure, fils de René Gallice — résistant, champion de France 1950 avec les Girondins. Un père taiseux qui laisse son fils enfiler le maillot bleu une seule fois, dans le jardin, avec une condition. Ce jour-là, Jean se fait une promesse discrète. C'est le chemin parcouru pour la tenir que Jean Gallice raconte dans cet épisode exceptionnel du Podcast des Légendes. Les Girondins ne veulent pas de lui à prix correct. Il part donc à Angoulême en 1969 avec un contrat de stagiaire pro, tout en poursuivant ses études — ce qui l'empêche de s'entraîner avec ses coéquipiers, à part pendant les vacances scolaires. Une anomalie qu'il compense par 35 heures de sport hebdomadaires. Résultat : il fait un festival à Angoulême, 13 buts en première division dès sa première saison, une quatrième place historique, et même une Coupe d'Europe. Le vestiaire, lui, réserve quelques surprises — dont un verre de vin rouge qui finit sur le crépi du mur ! En 1971, il revient enfin à Bordeaux. Mais avant même son premier match, un journaliste — en cheville avec le président du club — publie le détail de son contrat sur quatre ans. La réaction de Jean, et ce qu'il en fait sur le terrain pendant six saisons, en dit long sur son caractère. Avec en prime son frère André en défense, la pince à crampons à la main dans les couloirs après les matchs chauds, pour dissuader quiconque de s'en prendre à l'aîné. Sa première sélection en 1974, sous Stefan Kovacs, il l'apprend dans le journal. Pas d'appel du club — qui avait d'ailleurs de bonnes raisons de rester discret. Il ne jouera que quelques minutes à Bruxelles, mais c'est suffisant pour que résonne en lui une pensée très particulière sur son père. Deuxième match, face à la RDA au Parc des Princes, il entre à la mi-temps — et il marque. Le lendemain, il aurait bien aimé pouvoir le crier sur les toits mais les journaux sont en grève ! Son septième et dernier match, c'est le fameux Bulgarie-France, marqué par l'arbitrage très controversé de M. Foote. Hidalgo lui confie une mission ingrate que Jean remplit scrupuleusement. La note reçue dans la presse lui restera longtemps en travers de la gorge. Un épisode fabuleux avec une légende bordelaise qui nous rappelle, avec élégance et humilité, tout ce que le football français a su produire de beau. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 5m
  2. Dans la Peau de Philippe Anziani - Philippe Anziani (2e partie)

    FEB 18

    Dans la Peau de Philippe Anziani - Philippe Anziani (2e partie)

    Que se passe-t-il quand on annonce à son président qu'on veut partir… le soir même d'une victoire en Coupe de France ? Pourquoi Bernard Tapie appelle-t-il Anziani pour lui tripler, puis lui quadrupler, son salaire — et que lui répond Philippe ? Comment Rolland Courbis donnait-il la composition d'équipe depuis sa cellule de prison ? Et que faisait Pascal Olmeta avec du Dolipic dans le slip de David Ginola ? Dans cette deuxième partie, Philippe Anziani nous emmène de Monaco à la Corse en passant par ses plus belles années à Nantes sous Suaudeau, le naufrage d'un vestiaire de stars au Matra Racing sous Artur Jorge, et l'ambiance unique de Toulon avec Courbis et sa bande de caractères. Il revient aussi sur l'épisode absurde de son contrôle positif au Di-Antalvic — lui, premier "dopé" du football français pour un simple antidouleur — et livre une réflexion passionnante sur la formation : pourquoi la France ne produit-elle plus autant de magiciens ? Qu'est-ce que Cherki et Ménez nous disent sur le système actuel ? Philippe nous parle aussi de Platini, un phénomène selon lui trop oublié aujourd'hui malgré ses trois Ballons d'Or ; d'El Hadji Diouf, "un monstre" qui à 17 ans lui annonce qu'il va manger tout le monde pour son premier match pro — et qui tient parole ; de Carlos Mozer, le boucher le plus méchant qu'il ait affronté ; de Waldemar Kita, qui le supplie de prendre les rênes du FC Nantes alors que tout le vestiaire le réclame comme entraîneur; du regretté Rolland Courbis qui emmenait tout le monde au café quand l'ambiance était morose. Et surtout, le fil rouge de cet épisode : pourquoi Artur Jorge, Kita et Casoni lui ont-ils tous posé la même question — "Mais qui es-tu vraiment, Philippe ?" Un joueur immense qui assume avec lucidité ne pas avoir poussé ses limites assez loin. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 45m
  3. Sous le Soleil de Sochaux - Philippe Anziani (1ère partie)

    FEB 11

    Sous le Soleil de Sochaux - Philippe Anziani (1ère partie)

    Né en Algérie, forgé à Casablanca, révélé à Sochaux — Philippe Anziani nous ouvre les portes de ses souvenirs dans cette première partie d'un entretien exceptionnel. D'une très grande sensibilité et désarmant de franchise, celui que Just Fontaine considérait comme son successeur raconte une trajectoire fulgurante : une enfance bercée par le ballon dans les rues de Casablanca, un oncle qui détecte son talent en Corse, un déracinement douloureux vers Château-Thierry à 15 ans, puis l'intégration au centre de formation du FC Sochaux, où tout s'accélère. Philippe revient sur son escape à Bastia qui a failli tout gâcher mais aussi sur l'épopée européenne inoubliable des Lionceaux en Coupe de l'UEFA : la remontada héroïque à Francfort sous la neige face à des Allemands hilares dans le tunnel, l'euphorie de Montbéliard pavoisée de fanions, l'influence décisive de Patrick Revelli sur les jeunes joueurs — et la cruelle blessure qui le prive d'un match crucial. Il évoque aussi ses premières sélections en Équipe de France junior, la génération dorée sochalienne des Stopyra, Genghini et autres Bats, et le vertige d'un gamin de 19 ans propulsé chez les Bleus sans vraiment s'en rendre compte. Avec le bénéfice de son introspection et son expérience de formateur et entraîneur, qu'aurait-il fait différemment ? Que conseillerait-il à cet adolescent timide arrivé tellement (trop?) vite ? La suite la semaine prochaine, avec Monaco, le Matra Racing, Toulon sous Rolland Courbis, et bien d'autres histoires. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 36m
  4. Le Coeur Marseillais - Bruno Germain (2ème partie)

    FEB 4

    Le Coeur Marseillais - Bruno Germain (2ème partie)

    Dans cette deuxième partie, Bruno Germain nous ouvre son cœur — et ce cœur bat au rythme du Vélodrome. De la folie des soirées européennes aux larmes cachées après la finale de Belgrade, du départ forcé au PSG au retour en D2 pour sauver son club, tout ramène toujours Bruno à Marseille. L'extase marseillaise — Le doublé Championnat-Coupe de France avec cette finale légendaire contre Monaco (4-3, triplé de JPP). Les nuits européennes inoubliables : la demi-finale cruelle contre Benfica et la main de Vata, le quart de finale homérique contre le Milan AC où Bruno sort avec l'impression de "sortir d'un ring de boxe". Et puis la finale perdue aux tirs au but contre l'Étoile Rouge — Bruno se cache pour pleurer. Un déchirement que seule la victoire de 93, deux ans plus tard, viendra "adoucir un peu". L'exil parisien — Bruno supplie Tapie de le garder. La réponse tombe le lendemain : "Tu peux partir." Il rejoint le PSG les larmes aux yeux, en est nommé capitaine, s'y impose immédiatement — mais quelque chose manque malgré une magnifique campagne européenne et une élimination contre la Juventus. "J'avais encore les années de l'OM dans la tête." Émotionnellement, Marseille lui manque Le retour au bercail — Après un passage sans flamme à Angers, Tapie rappelle Bruno pour aider l'OM relégué en D2. Réponse instantanée : "Heureux et ravi." Mission accomplie, remontée immédiate. Bruno aurait voulu continuer, mais l'instabilité post-Tapie en décide autrement. Il raccroche les crampons à 35 ans, sans avoir jamais retrouvé ailleurs ce que Marseille lui avait donné. Ce que vous découvrirez dans cet épisode :Pourquoi Tapie a-t-il laissé partir Bruno alors qu'un an plus tôt, il avait refusé de le céder à Arsène Wenger ?Quel gardien de l'OM a quitté ses buts en plein match pour aller aux toilettes ?Quel joueur du vestiaire marseillais avait vraiment 33-34 ans alors que ses papiers en affichaient 26 ?Qu'est-ce que Goethals marmonnait sur son banc, cigarette à la main, que personne ne comprenait ?Quel "extraterrestre" du championnat de France a donné le plus de fil à retordre à Bruno ?Comment les Marseillais intimidaient-ils leurs adversaires avant même d'entrer sur la pelouse ? Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    54 min
  5. La Locomotive - Bruno Germain (1ère partie)

    JAN 28

    La Locomotive - Bruno Germain (1ère partie)

    Comment un fils de cheminot des HLM d'Orléans devient-il titulaire inamovible de l'OM de Tapie ? Pourquoi un joueur présent dans toutes les grandes équipes françaises des années 80-90 n'a-t-il qu'une seule sélection en Bleu ? Et que s'est-il vraiment passé dans ce vestiaire du Matra Racing où la mayonnaise n'a jamais pris ? Dans ce premier volet, Bruno Germain revient sur ses origines et son parcours jusqu'à l'Olympique de Marseille. À 16 ans, il s'impose déjà en troisième division face à des trentenaires aguerris — sa véritable école de formation. Que fait-il de son premier vrai salaire de pro ? Il achète une maison à ses parents. Une brève escapade à Valenciennes tourne court : promesses non tenues et mal du pays le ramènent à Orléans, où il mènera le club jusqu'en finale de Coupe de France 1980 contre Monaco. À Nancy, il croise un jeune entraîneur révolutionnaire : Arsène Wenger. Qu'est-ce qui rendait ses méthodes si différentes ? "Des entraînements sous forme de jeu, du football offensif, un dialogue permanent... On sentait déjà les codes de la nouvelle génération." Au Matra Racing, il côtoie Fernandez, Bossis, Francescoli. Pourquoi cette dream team n'a-t-elle jamais décollé ? Bruno lève le voile sur les deux clans qui divisaient le vestiaire. Et puis il y a cette unique sélection en Bleu, contre la RDA en 1987. Comment expliquer qu'un titulaire indiscutable des plus grands clubs français ne soit jamais rappelé ? Tapie aurait-il bloqué sa sélection auprès de Platini ? Après un passage éclair à Toulon — marqué par un geste qu'il regrette encore — Bruno signe à l'OM en quelques heures. Que lui dit Tapie pour le convaincre ? Et quelle est la clé pour survivre à la pression du Vélodrome ? "Tu peux louper un ballon, mais si tu donnes tout, ils te pardonnent tout." 📖 Suite la semaine prochaine : les campagnes européennes de l'OM, le PSG, et les coulisses d'une époque dorée. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    55 min
  6. Deuxième Jeunesse, Nouveaux Frissons - Sylvain Kastendeuch (2e partie)

    JAN 21

    Deuxième Jeunesse, Nouveaux Frissons - Sylvain Kastendeuch (2e partie)

    Dans ce deuxième volet de notre entretien avec Sylvain Kastendeuch, l'ancien international français partage avec émotion les sommets et les épreuves d'une carrière exceptionnelle. Il évoque d'abord sa fierté intacte d'avoir porté le maillot bleu : "Chaque nouvelle sélection, c'est un recommencement de bonheur", confie-t-il, encore marqué par l'intensité des entraînements en équipe de France et le niveau stratosphérique de ses coéquipiers. Un privilège qu'il n'a jamais considéré comme acquis, contrairement à certains qui "y allaient à reculons". Son passage sous Henri Michel puis Michel Platini — avec qui les longs trajets en voiture vers Metz se faisaient dans un silence révélateur — se termine prématurément. Mais Sylvain ne garde aucune amertume. À Saint-Étienne, malgré un but contre son camp lors de son premier derby et un départ forcé orchestré par Jean-Michel Larqué, il découvre une fraternité unique qui le marque encore aujourd'hui. Après une saison douloureuse à Toulouse, c'est le retour au bercail messin. Et là, la magie opère. La saison 1997-98 reste gravée : "Une forme d'épanouissement, d'aboutissement collectif. On avait l'impression d'être invincibles, de voler sur le terrain." Vice-champion de France pour cinq buts, vainqueur de la Coupe de la Ligue contre Lyon en 1996 — malgré un penalty raté, le premier de sa carrière sur 24 tentatives ! — Sylvain savoure pleinement ces années dorées. Il lève aussi le voile sur les méthodes de l'OM des années Tapie : un dirigeant marseillais l'appelle avant un match pour lui faire miroiter un transfert... à condition de jouer arrière droit. Résultat ? Les dirigeants messins tombent dans le panneau, Sylvain est repositionné, Metz perd le match. Une manœuvre de déstabilisation qui illustre l'envers du décor de cette époque et la naïveté du club grenat. Il rend aussi un hommage vibrant à Robert Pirès, "le meilleur joueur qui ait jamais joué à Metz" : talentueux du matin au soir, décisif à chaque opposition, et "une crème" en dehors du terrain. Un témoignage lumineux sur le football français des années 80-90, porté par un homme qui n'a jamais cessé de se pincer face à sa chance. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 17m
  7. La Flamme - Sylvain Kastendeuch (1ère partie)

    JAN 14

    La Flamme - Sylvain Kastendeuch (1ère partie)

    Coïncidant avec la sortie de son excellente biographie "Derrière le masque" (Éditions des Paraiges), le Podcast des Légendes reçoit cette semaine un défenseur à la longévité aussi exemplaire que son fair-play : Sylvain Kastendeuch. 578 matchs en Ligue 1, zéro carton rouge. Comment un gamin recalé à 13 ans pour son physique devient-il l'un des défenseurs les plus capés de l'histoire du championnat de France ? La réponse tient en un mot : la flamme. Cette flamme, c'est celle qui brûlait déjà chez le petit Sylvain dans son village d'Alsace Bossue, 300 habitants, pas de terrain de football. Il jouait dans les prés avec une poignée de copains, improvisant des buts avec des vêtements. C'est cette même flamme qui l'a porté quand le sélectionneur alsacien lui a dit qu'un défenseur devait être "beaucoup plus physique" que lui. Et c'est encore elle qui l'a maintenu debout face au bizutage – moral et physique – qu'il a subi à l'internat du lycée Robert Schumann par ses camarades. Peut-on garder cette flamme intacte quand les anciens du vestiaire professionnel vous interdisent d'y entrer ? Quand on vous prête au Red Star et qu'on vous loge dans un appartement sans meubles, un simple matelas par terre ? Kastendeuch l'a fait, sans jamais songer à renoncer. Au bataillon de Joinville, il partage sa chambrée avec un certain Éric Cantona. Quel "secret défense" les lie depuis cette époque ? Et comment leur rivalité a-t-elle resurgi des années plus tard lors d'un match explosif à Nîmes – au point que Cantona l'attende dans un couloir sombre pour lui "en filer une" ? Ironie de l'histoire : cet incident aurait lancé la carrière anglaise du King. Mais la flamme de Kastendeuch, c'est aussi celle du fair-play absolu. Lors de sa première sélection en Bleu contre la RDA, un attaquant le déborde dans les dernières secondes et marque le but de l'élimination. On lui reproche de ne pas l'avoir "séché". Sa réponse est sans appel : "C'était inenvisageable. Je ne peux pas raisonner comme ça." Peut-on rester élégant quand le destin de l'équipe de France se joue sur une action ? Pour Kastendeuch, la question ne se pose même pas. L'épisode culmine avec la finale de Coupe de France 1988 face à Sochaux. Aux tirs au but, il demande à être le cinquième tireur. Il marque. Metz triomphe. La flamme, intacte. Un épisode exceptionnel! Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 18m
  8. En Pleine Lumière  – Gérard Soler (2ᵉ partie)

    JAN 1

    En Pleine Lumière – Gérard Soler (2ᵉ partie)

    Dans ce deuxième volet avec Gérard Soler, l’ancien attaquant des Bleus se replonge sans filtre dans l’été 1982, ses lendemains parfois amers, et une carrière guidée autant par la loyauté que par le plaisir de jouer. Après un premier tour délicat, l’équipe de France vit un deuxième tour presque irréel. Les femmes rejoignent le groupe, l’euphorie gagne Madrid, la pression se relâche : les Bleus appartiennent enfin aux Français. L’objectif initial est atteint, et désormais, c’est la finale qui s’invite dans les têtes. Mais à Séville, tout bascule. Gérard Soler apprend par sa femme qu’il ne sera pas titulaire contre l’Allemagne — Didier Six est préféré. Depuis le banc, il assiste, impuissant, à l’un des moments les plus sombres de l’histoire du football français : l’agression de Patrick Battiston par Harald Schumacher. « Il y a eu une vraie panique. Une panique médicale, humaine. Tout le monde se demandait ce qui se passait. » Ce choc, selon lui, coûte aux Bleus une part de leur lucidité. Soler analyse avec recul ce match devenu mythique : une équipe encore trop tendre, privée d’un milieu de terrain sur le banc, emportée par l’émotion et le bonheur de toucher la finale du doigt. « Quatre ans plus tard, cette même équipe aurait gagné. » Dans les vestiaires, après la défaite, une image ne le quittera jamais : Marius Trésor sous la douche, en larmes — « ses larmes étaient plus grosses que les gouttes de la douche ». Suit la petite finale, jouée sans âme contre la Pologne, puis l’après-Mondial. Malgré les sollicitations, Gérard Soler respecte sa parole et rejoint Toulouse. Un choix de fidélité plus que de carrière. Strasbourg ensuite, où la greffe ne prend pas avec l’entraîneur allemand Sundermann. Bastia, surtout, restera à part : un club en dépôt de bilan, des salaires impayés… mais une solidarité et une joie de vivre inoubliables. « On n’était pas payés, mais qu’est-ce qu'on a ri. Cet esprit, cette fraternité… » Rennes, Lille, les années passent. Puis la reconversion, comme président délégué à Saint-Étienne. Une autre facette du football, plus rude encore : « Quand tu gagnes, tout le monde s’accapare la victoire. Quand tu perds, tu es seul. » Entre anecdotes savoureuses (ses joutes verbales avec Maxime Bossis, ses superstitions avant match), moments d’une profonde pudeur (la mort de son frère, celle d’Omar Sahnoun) et réflexions lucides sur le football d’hier et d’aujourd’hui, Gérard Soler livre un témoignage rare. Celui d’un homme fidèle à ses valeurs, attaché au collectif, et conscient d’avoir, avec sa génération, laissé au football français un héritage essentiel : le droit de rêver. Le Podcast des Légendes est produit par Michel Werthenschlag Tous Droits Réservés - ©️ Le Podcast du Sport LLC 2025 Musique: The Tartan Rascals Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    59 min

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