Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani

AudioSauti

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

  1. Le Beau Bizarre #83 avec Floriane Facchini

    May 29

    Le Beau Bizarre #83 avec Floriane Facchini

    Et si la résistance avait parfois la forme d’un plat de pâtes ? Pour ce nouvel épisode du Beau Bizarre, j’ai retrouvé Floriane Facchini à Cavaillon, au cœur du Festival Confit, autour de sa création La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi. Nous avons parlé de pâtes fraîches façonnées à la main, de récits populaires, de savoir-faire invisibilisés, de corps fascistes et de corps qui résistent, de paysages que l’on mange, de territoires que l’on absorbe, de cuisine comme pratique politique et de joie comme force collective. Car il est question ici d’un geste simple et immense : en juillet 1943, au lendemain de la chute de Mussolini, la famille Cervi cuisine des pâtes pour tout un village. En temps de guerre, de pénurie et de fascisme, offrir un repas devient une manière de célébrer la liberté retrouvée et un acte de dissidence joyeuse ! Dans cette conversation, il est aussi question de sfogline, de démocratie alimentaire, d’hospitalité, d’anthropologie culinaire, de tables qui ne tiennent debout qu’à condition que chacun accepte de les porter ensemble. Autour de Floriane Facchini, la précieuse participation de Clarisse Le Bas et de Chloé Tournier, ainsi que les voix de Nadia Sammut et Corine Pelluchon pour prolonger le dialogue. Une conversation sur les nourritures visibles et invisibles, sur ce qui nous relie, sur ce qui nous constitue, et sur la possibilité, peut-être, de faire encore monde commun autour d’une table. La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi de Floriane Facchini a été créée à Cavaillon le 19 mai dernier. Le projet part en tournée à Marseille avec le Zef du 29 au 31 mai, à Calais avec le Channel du 4 au 7 juin, et du 11 au 13 juin à l’Agora, scène nationale de l’Essonne. Et pour une lecture tendre au creux de la sieste digestive, sachez que Clarisse Le Bas a publié chez Actes Sud Le Temps du végétal et que vous pouvez la suivre lors de ses multiples balades-cueillettes… c’est la saison ! Lien vers l’article du Quotidien de l’art (PDF fourni sur demande) : https://www.lequotidiendelart.com/articles/25941-l-art-%C3%A0-table-espace-des-possibles.html Pour suivre les projets de Floriane : https://www.florianefacchini.com/ Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram

    1h 22m
  2. Le Beau Bizarre #82 avec Katerina Andreou et Mélissa Guex

    Apr 28

    Le Beau Bizarre #82 avec Katerina Andreou et Mélissa Guex

    Il y a des rencontres qui arrivent comme une suite logique, presque en retard sur elles-mêmes, mais dans la patience de l’évidence. Katerina Andreou et Mélissa Guex travaillent depuis des années à déplacer le centre de gravité du corps vers plus de tension, plus de risque, plus de friction, avec du tonus, en embrassant le chaos. Les voir aujourd’hui réunies au Théâtre Vidy-Lausanne pour co-signer SHOUT TWICE relève moins de la surprise que d’une évidence joyeuse, construite dans le temps. Tout part d’un geste minimal : crier. Un cri qui n’explose pas, mais s’organise. Il circule, parfois à bas bruit, discret. Il devient énergie, rythme, relais, contamination. Ce qui se joue là, c’est une puissance de transformation : défaire les contours, travailler l’anonymat, s’autoriser à devenir multiple, à se déplacer d’un état à l’autre sans se fixer. Rester fluide. La métamorphose n’est pas un effet, mais une méthode. Quelque chose passe d’un corps à l’autre, se déplace, insiste, jusqu’à produire une joie étrange, libératrice, parfois collective qui s’amplifie. Katerina Andreou et Mélissa Guex créent un terrain de jeu à leur mesure, où la limite est celle de l’imaginaire et, pour notre plus grande joie, cet imaginaire est fécond et infini. Un épisode au présent, au plus près d’un travail en train de trouver sa forme. J’ai eu le plaisir de les rencontrer à J+2 de la création, à Vidy-Lausanne, dans le cadre de Tempo Forte. Avec la participation généreuse de Lou Colombani, les apports de Meredith Monk, Nicolas Donin et Florian Gaité, et la convocation d’êtres précieux comme Maud Blondel et Latifa Laâbissi. SHOUT TWICE sera repris du 4 au 6 juin au Pavillon ADC à Genève, et les 25 et 26 septembre à la Fondation Fiminco, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris et du Centre national de la danse - CN D. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram

    49 min
  3. Le Beau Bizarre #80 avec Sonia Recasens

    11/27/2025

    Le Beau Bizarre #80 avec Sonia Recasens

    Dans cet épisode du Beau Bizarre, nous suivons Sonia Recasens au cœur de son exposition Aïta, fragments poétiques d’une scène marocaine, présentée au FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA. Avec elle, impossible de rester à la surface : chaque œuvre devient un éclat d’histoire, un chant, une blessure, une joie transmise d’une voix à l’autre. Sonia ne “montre” pas : elle tisse. Elle fait résonner les cheikhates — Kharboucha, Mririda, Haja El Hamdaouia — dont les cris poétiques traversent le temps, et les met en dialogue avec trois générations d’artistes marocain·es qui réinventent aujourd’hui l’oralité, la mémoire et les gestes du quotidien. Ici, le musée se laisse contaminer par la place publique : la halka, la fête, la transe, la prière. Les œuvres deviennent des voix, les voix deviennent des paysages. De Malika et Amina Agueznay à Soukaina Joual, de M’Barek Bouhchichi à Sido Lansari, de Mohssin Harraki à Meriem Bennani, Aïta compose une polyphonie de voix : celle des récits minorés, des corps en lutte, des archives sans archives. Une exposition qui n’enterre pas une tradition — elle l’active, la trouble, la relance. Un épisode qui écoute autant qu’il regarde. Et où l’on comprend, avec Sonia, que la poésie est parfois une manière de refaire monde. Avec les généreux apports de Ghassan El Hakim, Bouchra Khalili, M’Barek Bouhchichi et Sido Lansari. Aïta, fragments poétiques d’une scène marocaine, présentée au FRAC Nouvelle-Aquitaine MÉCA jusqu’au 4 janvier 2026. Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram

    54 min
  4. Le Beau Bizarre #78 avec Belinda Mathieu, Samuel Gleyze-Esteban et Caroline Châtelet depuis Avignon

    07/23/2025

    Le Beau Bizarre #78 avec Belinda Mathieu, Samuel Gleyze-Esteban et Caroline Châtelet depuis Avignon

    Épisode critique en public – Festival d’Avignon 2025 Qu’est-ce que la critique peut encore ? Peut-elle créer, interroger, résister ? Peut-elle – par sa parole même – devenir espace ? C’est avec ces questions en tête que nous avons réuni trois voix critiques à l’occasion de ce nouvel épisode du Beau Bizarre, enregistré en public depuis la calade de la Maison Jean Vilar, au cœur du Festival d’Avignon. Une table ronde généreuse, pensée comme un espace de résonance, d’écoute et de friction. À mes côtés : – Belinda Mathieu, critique spécialisée en danse contemporaine (Télérama, Mouvement, Sceneweb) – Samuel Gleyze-Esteban, journaliste pour L’Humanité – Caroline Châtelet, plume engagée pour Frictions, Jeu, Théâtre(s) et Sceneweb Trois regards, trois sensibilités, un même désir d’arpenter ce territoire mouvant qu’est l’expérience scénique. Nous ouvrons la discussion avec des archives critiques d’Oscar Wilde et de Marcel Pagnol, pour poser les termes du débat : la critique est-elle une forme de création ? Peut-elle elle-même être soumise à l’épreuve du regard ? Puis, nous entrons dans le vif du festival avec trois propositions chorégraphiques puissantes, contrastées, profondément politiques : NÔT de Marlène Monteiro Freitas – une ouverture vertigineuse dans la Cour d’honneur, où le corps devient flux, rituel et excès. When I saw the Sea d’Ali Chahrour – un chœur de femmes rescapées du système Kafala, pour une scène habitée par le témoignage, la douleur et la dignité. Turn On de Soraya Leila Emery – un manifeste chorégraphique sur le plaisir féminin comme force ambiguë, sensuelle et décoloniale. À travers ces œuvres, nous interrogeons : – Ce que le rituel fait à la dramaturgie – Comment le politique peut traverser le sensible – Et comment la critique, en miroir, peut devenir expérience partagée Un épisode comme un essai polyphonique : à la fois lecture, analyse et trace. En public, Maison Jean Vilar, juillet 2025. Avec le soutien technique de L’Écho des Planches Suivez nous sur les réseaux, abonnez vous sur les plateformes d’écoute ! Facebook Linkedin Instagram

    1h 5m

About

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

You Might Also Like