Les Détours de France du Chef Albert

Nostalgie Belgique

Ancien chef cuisinier sur le Tour de France, Chef Albert vous dévoile ses meilleures recettes et ses anecdotes lors de son détour de France. Entre le 5 juillet et le 3 août, découvrez les spécialités culinaires et gastronomiques des régions dans lesquelles le Tour de France 2025 fera étape ainsi que les meilleures astuces du chef. Ce podcast concerne: la cuisine, la gastronomie, la cuisine française, les recettes, le Tour de France, le cyclisme, les régions de France, les spécialités culinaires, Lille, les cuisiniers, les produits locaux, les anecdotes, les astuces du chef.

  1. Aug 9

    Voici pourquoi il est formellement interdit de dire « Pain » Bagnat à Nice

    L’aventure des « Détours de France » s'achève en apothéose ce dimanche 9 août sur la Côte d'Azur. Pour cette neuvième et dernière étape, les organisateurs ont concocté un final spectaculaire sous forme de circuit de 99 kilomètres serpentant dans et autour de la ville de Nice. C'est un épilogue ensoleillé pour le peloton féminin qui, après avoir parcouru un tracé particulièrement difficile et exigeant cette année, va enfin pouvoir savourer l'arrivée sur la Promenade des Anglais. Comme le souligne Julien, ce chiffre 9 semble porter la journée : 9e étape, 99 kilomètres et nous sommes le 9 août. Pour célébrer ce dénouement, le Chef Albert met à l'honneur l'icône absolue de la gastronomie niçoise : le Pan Bagnat. Le chef insiste d'emblée sur un point de vocabulaire crucial pour respecter la tradition locale : on ne dit pas « Pain » Bagnat, mais bien « Pan » Bagnat, en hommage au dialecte de la région. Ce sandwich, qui est bien plus qu'un simple casse-croûte, est une véritable institution que l'on peut d'ailleurs préparer très facilement chez soi, même en Belgique, car on trouve désormais les pains spécifiques en grande surface. Le secret d'un bon Pan Bagnat commence par la préparation du pain. Même s'il est acheté dans le commerce, le chef conseille de le frotter avec de l'huile d'olive et de l'ail (si vous aimez cela) avant même de commencer la composition. Pour le garnir, la liste des ingrédients du « véritable » Pan Bagnat est précise : de belles tomates, des oignons, des poivrons verts et des radis. Sur ce dernier point, le chef précise que la tradition veut que l'on utilise des radis allongés, qui sont plus tendres, croquants et légèrement piquants que les radis ronds que l'on trouve plus fréquemment chez nous. La pièce maîtresse du sandwich reste le thon, accompagné impérativement d'anchois et des célèbres petites olives noires de la région. On y ajoute également des œufs durs (avec parcimonie) et un assaisonnement généreux à l'huile d'olive et au vinaigre. Pour la touche finale, certains ajoutent une feuille de basilic ou un peu de poivron supplémentaire, mais le chef recommande de ne plus rien ajouter d'autre pour rester fidèle à la recette originelle. Ce plat est indissociable des souvenirs d'enfance du Chef Albert. Il raconte avec émotion avoir dégusté son tout premier Pan Bagnat vers l'âge de 11 ou 12 ans, non pas à Nice mais tout près, à Monaco, en compagnie de son frère. C'est à cette occasion qu'il a également goûté pour la toute première fois de sa vie à la bière de son père, un moment qui l'a marqué à jamais. Le chef s'amuse d'ailleurs du fait qu'un Pan Bagnat ou un verre de rosé dégusté face à la Méditerranée n'aura jamais tout à fait le même goût qu'à Bruxelles, tant l'atmosphère et la chaleur de la Côte d'Azur sont uniques. Alors que les championnes de la Grande Boucle tirent leur révérence auprès des « Nice People », cette chronique marque aussi la fin d'une belle collaboration estivale. Le rendez-vous est pris pour de futures aventures, mais en attendant, l'intégralité des secrets du chef reste disponible pour accompagner votre été. C'est sur ces notes parfumées à l'huile d'olive et au basilic que se referment les Détours de France 2026.

    Voici pourquoi il est formellement interdit de dire « Pain » Bagnat à Nice
  2. Aug 8

    Savez-vous ce que signifie couper des légumes « en rouelles » pour une vraie salade niçoise ?

    L’aventure des « Détours de France » approche de son dénouement en ce samedi 8 août avec l'avant-dernière étape de cette édition 2026. Le peloton féminin s'élance de Sisteron pour un périple de 175 kilomètres qui marquera l'arrivée solennelle sur la Côte d'Azur. Pour les coureuses, c'est le moment de sentir l'air marin de la « Belle Bleue » après des jours d'efforts intenses, avant le grand final prévu demain,. Pour le Chef Albert, cette arrivée à Nice est un véritable pèlerinage émotionnel. Il confie avec nostalgie y avoir passé une grande partie de son enfance avec son frère. Il reste aujourd'hui encore enchanté par cette ville et particulièrement par son célèbre marché du Cours Saleya, un lieu vibrant de couleurs et de saveurs typiquement provençales. C'est dans ce cadre qu'il nous invite à découvrir la véritable pissaladière, une spécialité qui, bien qu'elle ressemble à une pizza, s'en distingue par une règle d'or : l'absence totale de tomates,. La pissaladière est avant tout une tarte dont la réussite repose sur la qualité de ses oignons,. Le chef recommande d'utiliser un mélange d'oignons rouges et d'oignons blancs. Le secret réside dans la patience : il faut les laisser suer et confire dans du beurre jusqu'à obtenir une véritable compotée d'oignons bien dorée et fondante. Une fois cette base prête, on y dépose des filets d'anchois et des olives noires, idéalement les petites olives cailletiers de la région niçoise. C'est un plat d'une « simplicité notoire », mais le chef nous met en garde : ce n'est pas parce qu'une recette est facile qu'on ne peut pas la rater. Pour ceux qui souhaitent gagner du temps ou économiser de l'énergie en évitant de faire tourner le four trop longtemps, le chef valide sans hésiter l'utilisation d'un fond de tarte du commerce,. Selon lui, ces produits sont aujourd'hui très efficaces et délicieux, permettant de se concentrer sur la garniture pour un plaisir partagé entre amis à l'apéro,. On peut la déguster chaude, tiède ou même froide à n'importe quel moment de la journée. Le chef profite de cette escale pour rappeler l'importance du respect des traditions locales. Si vous ajoutez des tomates à une pissaladière à Nice, les habitants ne seront pas « contents ». Il en va de même pour la salade niçoise, où l'ajout de haricots verts est proscrit. À ce sujet, il livre une technique de découpe ancestrale : tous les légumes (oignons, poivrons, etc.) doivent impérativement être coupés « en rouelles ». Cela signifie qu'ils doivent être tranchés de manière à former des ronds parfaits, comme des roues de vélo, et non pas être hachés ou émincés. Alors que les championnes s'apprêtent à longer la Méditerranée, cette étape nous rappelle que la cuisine, tout comme le cyclisme, est une affaire de précision et de respect du terroir. Le rendez-vous est pris demain pour la toute dernière étape de ce Tour de France féminin, toujours à Nice, pour conclure cette magnifique épopée. Retrouvez le Chef Albert chaque jour à 11h30 sur Nostalgie pour de nouveaux secrets gourmands.

    Savez-vous ce que signifie couper des légumes « en rouelles » pour une vraie salade niçoise ?
  3. Aug 7

    Savez-vous ce qu'est « l'oise » et pourquoi cette petite peau change tout à la cuisson de votre gigot ?

    C'est un rendez-vous que tous les passionnés de cyclisme attendent avec impatience : en ce vendredi 7 août, le Tour de France féminin s'attaque à l'un des monuments les plus célèbres de l'histoire du sport : le Mont Ventoux. Cette 7e étape, qui relie La Voulte-sur-Rhône au « Géant de Provence », promet un spectacle grandiose. L’ascension finale se fera par le versant de Bédoin, après une mise en jambe éprouvante sur les routes accidentées de la Drôme. Comme le rappelle le Chef Albert, le Ventoux est au Tour de France ce que la Tour Eiffel est à Paris : une icône absolue, un passage obligé qui consacre les plus grandes grimpeuses. Le chef connaît bien ces routes pour les avoir sillonnées pendant plus d'une décennie au sein du staff de la Grande Boucle, aux commandes de camions-cuisines pour plusieurs équipes. Il partage d'ailleurs une anecdote mémorable illustrant la ferveur unique qui entoure cette montagne. À l’époque où il conduisait son imposant camion, il fut littéralement « intercepté » dans un virage par une marée de supporters hollandais. Ces fans, qui s’installent souvent une semaine à l’avance pour vivre et dormir sur les pentes du « mont chauve », ont obligé le chef à couper le moteur et à serrer le frein à main. Entre deux séances de photos avec son camion alors très célèbre dans le peloton, le chef a dû partager une bière avec eux dans une ambiance de fête totale. C’est là toute la magie du Tour : un spectacle gratuit où le public peut voir les athlètes souffrir et s'exprimer en plein effort, à seulement quelques centimètres d'eux. Mais le Ventoux est aussi une terre de gastronomie, célèbre notamment pour l'agneau de Sisteron. Pour honorer ce produit d'exception, le chef livre une astuce technique fondamentale, souvent ignorée des cuisiniers amateurs, pour sublimer toutes les viandes cuites sur l'os. Son secret repose sur une petite incision précise à faire avec la pointe d’un couteau entre le muscle (la chair) et l’os. À cet endroit précis se trouve une fine membrane appelée « l’oise ». En pratiquant ces incisions, on clarifie et on facilite grandement la cuisson. Cette technique ne s’applique pas seulement au gigot d’agneau ; elle est tout aussi efficace pour une côte à l’os ou même pour de la volaille comme le poulet. Le résultat est double : la cuisson est un peu plus rapide et, surtout, la chair devient beaucoup plus goûteuse car elle n'est plus contrainte par cette peau pendant la montée en température. C’est une astuce de pro, forgée par des années d'expérience dans les cuisines mobiles du Tour, qui permet de transformer un plat classique en une véritable réussite savoureuse. Alors que les images du Géant de Provence s’apprêtent à faire le tour du monde, le chef nous rappelle que ces étapes mythiques sont le cœur battant de la course. Le rendez-vous est pris demain pour la suite de ces aventures au sommet, car le Tour féminin continue de nous faire découvrir des ascensions légendaires. Retrouvez le Chef Albert chaque jour à 11h30 sur Nostalgie pour de nouveaux « Détours de France ».

    Savez-vous ce qu'est « l'oise » et pourquoi cette petite peau change tout à la cuisson de votre gigot ?
  4. Aug 6

    Saviez-vous que la cuisson parfaite d’une raviole de Tournon ne dure qu’une seule petite minute ?

    L’aventure des « Détours de France » se poursuit en ce 6 août avec une sixième étape de 153 kilomètres reliant Montbrison à Tournon-sur-Rhône. Pour les coureuses du peloton féminin, cette journée s'annonce particulièrement animée. Le profil de l'étape, parsemé de côtes et de cols, est une véritable invitation à l'offensive. Comme le souligne Julien, c'est un terrain qui devrait plaire aux baroudeuses, ces cyclistes courageuses capables de s'extirper du peloton pour tenter leur chance en solitaire ou en petit groupe avant l'arrivée dans la majestueuse Vallée du Rhône. Alors que la course se dirige vers les rives du fleuve, l'escale du jour nous permet de mettre à l'honneur une spécialité culinaire qui fait la fierté de la région : les ravioles de Tournon-sur-Rhône. Ces petits trésors de pâte sont d'une finesse incomparable. Le Chef Albert les décrit avec enthousiasme : ce sont de tout petits raviolis, pas plus gros que l'ongle du pouce. Traditionnellement, ces ravioles sont généreusement farcies d'un mélange de fromage blanc, de Comté ou d'Emmental, d'œufs et de persil frais. La particularité de ces ravioles réside également dans leur présentation. Elles ne se vendent pas à l'unité mais se présentent sous forme de plaques, un peu comme des gaufres, où les pièces se détachent les unes des autres. On les trouve généralement par paquets de vingt ou trente pièces. C’est un produit d'une « simplicité notoire », mais qui demande une attention particulière lors de la préparation pour en préserver toute la délicatesse. Le secret de la réussite, selon le chef, tient en deux points : le liquide de cuisson et le timing. La cuisson est extrêmement rapide, elle ne doit pas excéder une minute. Mais surtout, l'astuce de pro consiste à ne pas les pocher simplement dans de l'eau salée. Le chef conseille vivement d'utiliser un bouillon de volaille ou un bouillon de légumes. Ce bouillon va infuser la fine pellicule de pâte et sublimer le goût de la farce au fromage durant cette minute de pochage express. Une fois pochées, les possibilités sont multiples pour les déguster. On peut les servir très simplement avec un filet d'huile, en salade tiède, ou même les proposer en amuse-bouche original. Pour plus de gourmandise, le chef suggère de les napper de crème fraîche ou de les passer quelques minutes au four pour les faire gratiner. L'important est de « rester simple » et de les manger comme là-bas, dans la région. Pour accompagner ce plat typique, un verre de Saint-Joseph, le vin emblématique de la région, sera le compagnon idéal. Cette étape gourmande et sportive marque la transition vers un moment très attendu de la compétition. Demain, vendredi, le Tour s'attaquera au mythique Mont Ventoux, un géant de Provence qui fait rêver (et trembler) tous les passionnés de cyclisme. En attendant ce sommet, le rendez-vous est pris, comme chaque jour à 11h30 sur Nostalgie, pour continuer à explorer les richesses de nos terroirs avec le Chef Albert.

    Saviez-vous que la cuisson parfaite d’une raviole de Tournon ne dure qu’une seule petite minute ?
  5. Aug 5

    Pourquoi faut-il impérativement laisser reposer une tarte à la praline toute une nuit au frigo ?

    L'aventure des « Détours de France » se poursuit en ce mercredi 5 août avec une cinquième étape qui promet d'être particulièrement nerveuse pour le peloton féminin. Les coureuses s'élancent de Mâcon pour rejoindre Belleville-en-Beaujolais. Si le décor de vignobles peut ressembler à celui de la veille en Bourgogne, nous changeons de terroir pour entrer dans le Beaujolais. C'est une étape que le Chef Albert qualifie de « casse-pattes », car le relief y est incessant et ne laissera aucun répit aux organismes. Le final de cette journée s'annonce dantesque avec deux difficultés majeures. Le peloton devra d'abord franchir le col de Gerbet, une ascension de 4,6 kilomètres à 6,5 % de moyenne. Mais le véritable « morceau de bravoure » arrive à seulement 10 kilomètres de l'arrivée : le Mont Brouilly,. Avec ses 3 kilomètres à une pente moyenne de 7,7 %, cette ascension est décrite par le chef comme « un truc de fou » qui va mettre les jambes des coureuses à rude épreuve juste avant de plonger vers la ligne d'arrivée,. Pour récompenser ces efforts, le chef nous emmène à la découverte d'une spécialité emblématique de la région lyonnaise et du Beaujolais : la tarte à la praline rose. La praline rose, c'est avant tout une amande soigneusement enrobée d'un caramel rose craquant. Habituellement consommées comme des bonbons pour le plaisir, ces pralines deviennent ici l'ingrédient central d'un dessert à la couleur sublime et au goût unique,. La réalisation de cette tarte est d'une simplicité déroutante, à condition de respecter les étapes de cuisson. Le chef recommande d'abord de cuire la pâte sablée à part, à blanc, pendant environ une demi-heure. Pour l'appareil, il utilise une technique fascinante : le mélange des jaunes d'œufs et du sucre pour former un « ruban ». Dans ce processus, c'est le sucre qui vient littéralement « cuire » le jaune d'œuf. On y ajoute ensuite de la crème fraîche épaisse et les pralines roses, que le chef conseille de mixer légèrement au préalable,. Le mélange est chauffé doucement pendant environ cinq minutes. C'est alors que la magie opère : sous l'action de la chaleur, de la crème et du sucre, l'appareil s'épaissit et se lie tout seul, de manière totalement naturelle. Une fois cette crème onctueuse obtenue, il suffit de la badigeonner sur la pâte sablée déjà cuite. Le secret final réside dans la patience : la tarte doit impérativement passer quelques heures au réfrigérateur. Le lendemain, elle se découpe parfaitement, comme un flan, révélant une texture fondante et une couleur magnifique,. Contrairement aux idées reçues, ce dessert n'est pas écoeurant. L'équilibre entre le sucre et une légère pointe salée en fait une gourmandise très fine. Comme le dit si bien le Chef Albert : « si moi je sais le faire, tout le monde sait le faire ». Alors que les championnes récupèrent de leur passage au Mont Brouilly, le rendez-vous est déjà pris demain à 11h30 sur Nostalgie pour une nouvelle escale gourmande et sportive des « Détours de France ».

    Pourquoi faut-il impérativement laisser reposer une tarte à la praline toute une nuit au frigo ?
  6. Aug 4

    Voici comment préparer votre propre crème de cassis artisanale en seulement 5 jours

    Les « Détours de France » se poursuivent en ce mardi 4 août avec la quatrième étape du Tour de France féminin 2026. Après les reliefs jurassiens, le peloton change radicalement de rythme pour un exercice de style particulièrement exigeant : un contre-la-montre individuel. Le parcours relie Gevrey-Chambertin, une appellation village mondialement célèbre pour ses grands crus, à la ville de Dijon. Petite anecdote de coulisses : cet effort solitaire était initialement proposé lors du passage en Suisse, mais les autorités helvètes, y compris à Genève, ont décliné l'offre, préférant des étapes en ligne. Pour les spectateurs et les passionnées de cyclisme, cette étape promet des images grandioses. Les coureuses vont traverser pendant plus de 20 kilomètres le cœur des vignobles bourguignons, un décor somptueux qui rappelle le passage des hommes dans la région il y a deux ans. Le Chef Albert avoue d'ailleurs que s'il était lui-même à vélo ou à moto sur ce tracé, il aurait bien du mal à ne pas s'arrêter pour admirer la beauté de ces paysages viticoles. Mais qui dit Dijon et Bourgogne, dit forcément crème de cassis. Ce nectar à la robe rouge profonde est le pilier d'une tradition française bien connue : le Kir. Si tout le monde connaît le mélange classique avec du vin blanc ou le Kir Royal avec une coupe de champagne, le chef souligne qu'il est également excellent d'agrémenter un vin rouge avec une touche de cette liqueur. Avant de se lancer dans sa préparation, le chef nous met toutefois en garde : manipuler le cassis demande de la précaution, car les taches de baies écrasées sur une chemise sont un véritable cauchemar, tout comme le chocolat. Le chef nous livre ensuite son secret pour réaliser sa propre liqueur de cassis maison, une méthode qu'il a lui-même expérimentée chez un producteur local. La recette commence par écraser soigneusement les baies de cassis, auxquelles on ajoute des feuilles de cassissier, du vin rouge et du sucre. Il faut ensuite laisser macérer ce mélange au réfrigérateur pendant cinq jours, en prenant soin de remuer la préparation une fois par jour. Une fois la macération terminée, on passe le tout au tamis ou au pressoir pour en extraire tout le jus. On ajoute alors l'autre moitié du sucre et on porte l'ensemble à ébullition. Attention, dès que le mélange commence à bouillir, il faut impérativement le retirer du feu. Après avoir laissé refroidir la liqueur, on peut la mettre en bouteille, en y ajoutant éventuellement une petite goutte d'alcool plus fort, comme du genièvre, pour lui donner du caractère. Au-delà de l'apéritif, la crème de cassis est une alliée précieuse en cuisine. Elle fait des merveilles dans de nombreux desserts, mais le chef recommande surtout de l'oser pour accompagner du gibier, où sa sucrosité et son acidité créent un équilibre délicieux. Alors que les championnes terminent leur effort solitaire à Dijon, le chef nous donne déjà rendez-vous pour demain. Nous serons entre Mâcon et Belleville-en-Beaujolais, au cœur de nouveaux vignobles, pour continuer à parler de vin et de terroir. Le rendez-vous est pris, comme chaque jour à 11h30 sur Nostalgie.

    Voici comment préparer votre propre crème de cassis artisanale en seulement 5 jours
  7. Aug 3

    Que signifie vraiment « singer » une volaille en cuisine ?

    L'aventure des « Détours de France » se poursuit en ce 3 août avec une étape qui marque un tournant symbolique : le Tour de France féminin fait son entrée officielle sur le territoire français. Après deux journées en terre helvétique, le peloton quitte Genève pour rejoindre Poligny sur une distance de 157 kilomètres. Ce parcours escarpé traverse d'abord l'Ain avant de s'enfoncer dans les reliefs du Jura. Avec des difficultés notables comme le Col de la Faucille (12 km à 6,5 %) et la Côte de Chapagne, cette étape est taillée pour les baroudeuses audacieuses. Comme le souligne Julien, ces montées pourraient bien faire de la casse dans le peloton et permettre à certaines coureuses de chiper le maillot jaune. Pour accompagner cet effort en montagne, le Chef Albert nous emmène au cœur des saveurs jurassiennes avec un monument de la gastronomie française : le poulet au vin jaune et aux morilles. Avant de passer aux fourneaux, le chef tient à lever une ambiguïté fréquente : le vin jaune du Jura n'a rien à voir avec des vins liquoreux comme le Monbazillac. C'est un vin sec, typé et puissant, qui exprime toute la richesse de son terroir. La star de ce plat, outre la volaille, est la morille. Le chef nous livre une astuce précieuse pour ceux qui utilisent des champignons séchés, souvent de très bonne qualité et plus abordables que les frais. Il faut les laisser tremper dans de l'eau froide pendant au moins une demi-heure avant de bien les éponger. Mais attention, ne jetez surtout pas l'eau de trempage ! C'est un véritable trésor aromatique. Le secret du chef est de la filtrer soigneusement une, deux, voire trois fois, pour l'incorporer ensuite à la sauce. La préparation commence par des cuisses de volaille que l'on fait bien colorer dans une cocotte avec des oignons et du persil. C’est à ce moment qu’intervient un terme technique que tout apprenti cuisinier devrait connaître : le « singer ». Loin de toute grimace, singer consiste à saupoudrer la viande de farine et à bien mélanger. Cette étape est essentielle car, au contact du bouillon de volaille, du jus des morilles et de la crème, la farine va permettre de lier la sauce tout doucement durant la cuisson. Le plat doit ensuite mijoter tranquillement pendant 30 à 35 minutes. Un dernier secret de timing est crucial pour la texture des champignons : il ne faut rajouter les morilles que cinq minutes avant la fin de la cuisson. Cela évite qu'elles ne s'effritent et permet de conserver toute leur tenue en bouche. Pour l'accompagnement, si la tradition locale suggère souvent du riz, le chef rappelle que pour les championnes de la Grande Boucle, la pomme de terre reste l'alliée incontournable du quotidien, que ce soit en purée ou rissolée. Alors que les coureuses se préparent à affronter les pentes du Jura, le chef nous donne déjà rendez-vous pour demain. Nous quitterons le Jura pour la prestigieuse région de la Bourgogne, avec une escale prévue du côté de Gevrey-Chambertin. Un programme qui s'annonce, selon les mots du chef, absolument délicieux. Le rendez-vous est pris, comme chaque jour à 11h30 sur Nostalgie.

    Que signifie vraiment « singer » une volaille en cuisine ?
  8. Aug 2

    Pourquoi faut-il plus de deux heures pour cuire la Longeole, cette saucisse genevoise au fenouil ?

    L’aventure des « Détours de France » se poursuit en ce dimanche 2 août avec la deuxième étape du Tour de France féminin. Les coureuses s’élancent d’Aigle, une ville stratégique située au pied des stations de ski, pour un périple de 149 kilomètres qui les mènera jusqu’à la cité internationale de Genève. C’est une étape qui offre des paysages spectaculaires, longeant les reliefs suisses pour aboutir sur les rives du lac Léman, dans une ville mondialement connue pour accueillir le siège européen de l'ONU. Genève est indissociable de son célèbre Jet d'Eau, un monument qui fascine tant par sa beauté que par son histoire insolite. Le Chef Albert rappelle d'ailleurs que ce jet n'était au départ qu'un simple accident technique. À l'origine, il s'agissait d'une vérification de plomberie lors de travaux qui a fini par devenir l'emblème de la ville. Aujourd'hui, l'eau y est propulsée à une vitesse impressionnante de plus de 220 km/h, créant un spectacle visible même depuis le hublot d'un avion. C’est un lieu de rassemblement privilégié pour les jeunes Genevois qui aiment s’y retrouver pour partager un verre et profiter du soleil dans une ambiance très sympathique. Côté gastronomie, après avoir exploré le Papet Vaudois la veille, le chef nous emmène à la découverte d'un autre trésor charcutier de la région : la Longeole. Il s'agit d'une saucisse typiquement genevoise réalisée à base de viande de porc et, surtout, de fenouil. Cette particularité aromatique la rapproche de certaines chairs à saucisse italiennes que l'on retrouve dans la cuisine transalpine. Cependant, la Longeole impose un rythme bien particulier en cuisine, exigeant une patience digne des plus grands amateurs de cyclisme. Le secret de sa préparation réside dans une cuisson lente et progressive. Le chef recommande de la couvrir d'eau froide et de la laisser monter en température pendant environ 45 minutes, avant d'entamer une phase de frémissement qui doit durer pas moins de 2h15. C’est une cuisson « bien suisse », très douce, qui laisse le temps de regarder un épisode de Colombo ou l'intégralité d'une étape du Tour de France. Pour le service, la Longeole s'accompagne idéalement d'une salade fraîche, d'un gratin de pommes de terre ou de pommes de terre sautées. L'astuce de pro du Chef Albert pour sublimer ce plat est de ne pas se contenter du pochage. Une fois la saucisse cuite à cœur, il conseille de la faire légèrement colorer à la poêle. Ce petit passage par la chaleur vive permet d'améliorer la présentation, de renforcer le goût et d'apporter une texture plus gourmande à l'ensemble. Le chef invite d'ailleurs chaleureusement les auditeurs à découvrir les nombreux excellents restaurants de Genève qui mettent ce patrimoine à l'honneur. Cette étape helvétique touche bientôt à sa fin, car dès demain, le peloton fera son entrée sur le territoire français en direction de Poligny. Le rendez-vous est pris, comme chaque jour à 11h30 sur Nostalgie, pour découvrir de nouvelles recettes et continuer à suivre les championnes de la Grande Boucle.

    Pourquoi faut-il plus de deux heures pour cuire la Longeole, cette saucisse genevoise au fenouil ?

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