Impact.info en français

Impact Info

Impact.info Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Pourquoi permettre aux filles de mieux choisir leur avenir ?

    2d ago

    Pourquoi permettre aux filles de mieux choisir leur avenir ?

    Aujourd’hui encore, les stéréotypes influencent fortement les parcours. Les filles sont davantage orientées vers des métiers liés au soin, à l’éducation ou aux services à la personne, tandis que les secteurs d’avenir comme la tech, le numérique, l’ingénierie ou le bâtiment restent largement masculins. Sur les 82 familles de métiers recensées par l’Insee, les femmes sont majoritaires dans seulement 12 d’entre elles. Pour agir contre cette autocensure et ouvrir le champ des possibles, Capital Filles intervient directement dans les lycées. L’association organise des ateliers permettant aux jeunes filles de prendre conscience des stéréotypes, de mieux identifier leurs compétences et de se projeter dans des carrières auxquelles elles n’auraient pas forcément pensé. Le deuxième pilier du dispositif repose sur le mentorat. Chaque jeune fille accompagnée peut être mise en relation avec une marraine professionnelle issue d’une entreprise partenaire ou du monde indépendant. Cette relation permet d’échanger sur les choix d’orientation, de découvrir de nouveaux métiers et surtout de gagner en confiance. "Ce qu’on essaie de faire, c’est de leur montrer ce qu’elles ne connaissent pas. Une jeune fille qui découvre les métiers de la cybersécurité, de l’ingénierie ou du numérique peut alors envisager une voie qu’elle n’aurait jamais imaginée", souligne Laurence Beldowski. L’impact du programme se mesure dans les trajectoires : 93% des filleules accompagnées poursuivent des études supérieures et l’association observe une hausse des ambitions dans leurs choix d’orientation. Au-delà des parcours individuels, Capital Filles accompagne également les entreprises dans leurs enjeux de diversité et d’inclusion. "Ces filles qui viennent de milieux plutôt populaires, en ruralité, vont aussi se destiner à des carrières à responsabilités et c'est aussi leur dire qu'elles sont la valeur de demain de la société", conclut Laurence Beldowski. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  2. Pourquoi encourager les femmes dans la tech ?

    3d ago

    Pourquoi encourager les femmes dans la tech ?

    Né d’un simple dîner réunissant 12 femmes à Bordeaux, le réseau rassemble aujourd’hui plus de 275 professionnelles de la tech autour d’un objectif commun : créer un espace d’entraide, de visibilité et d’action pour faire progresser la mixité dans un secteur encore largement masculin. Le constat à l’origine du projet est préoccupant : les femmes représentent moins de 25 % des effectifs dans la tech. Un déséquilibre qui commence dès la formation, avec encore trop peu de jeunes filles qui choisissent les filières scientifiques et numériques, et qui se poursuit dans les entreprises. Une femme sur deux quitterait ainsi le secteur après 8 ans de carrière. Pour Vanessa Portois-Wermter et Caroline Ramade, le problème ne vient pas uniquement du recrutement, mais aussi de la capacité des entreprises à retenir ces talents : manque de légitimité, biais dans les évaluations, difficultés d’accès aux promotions ou aux postes à responsabilité. No Women No Tech agit donc comme un accélérateur collectif. Le réseau organise régulièrement des rencontres, des conférences et des ateliers permettant aux membres d’échanger entre pairs, de développer leur réseau professionnel et de partager leurs expériences. Développeuses, entrepreneures, salariées, freelances, responsables marketing ou RH, toutes les professions de la tech y sont représentées. "Les femmes n’ont pas toujours les mêmes réflexes de réseautage que les hommes. Notre rôle est aussi de leur donner les clés pour comprendre ces codes et avancer ensemble", expliquent-elles. Face aux nouveaux défis liés à l’intelligence artificielle, l’enjeu devient encore plus stratégique. Les femmes restent aujourd’hui très minoritaires dans ce domaine, alors même que l’IA va transformer de nombreux métiers où elles sont fortement représentées. À travers des ateliers dédiés à l’IA et à l’innovation, No Women No Tech souhaite ainsi donner aux femmes les moyens de prendre part aux transformations technologiques à venir. Au-delà d’un réseau professionnel, le mouvement a pour ambition de faire émerger davantage de rôles modèles féminins dans la tech et montrer que les femmes ont toute leur place dans les métiers qui construiront le monde de demain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  3. Pourquoi prendre le pouvoir sur l'avenir ?

    4d ago

    Pourquoi prendre le pouvoir sur l'avenir ?

    "Les enfants d’ouvriers sont quatre fois moins nombreux que les enfants de cadres à aller à l’université", insiste Régis Thibault, en s’appuyant sur les données de l’Observatoire des inégalités. Ainsi, Article 1 s'est donné pour mission, afin de casser ces chiffres, de chaque année accompagner des milliers de jeunes lycéens et étudiants issus de milieux populaires autour de trois enjeux majeurs : l’orientation, la réussite des études supérieures et l’insertion professionnelle. Le manque d’information constitue en effet souvent le premier obstacle. Certains ignorent les formations, les métiers ou les opportunités qui pourraient leur être accessibles. À cela s’ajoutent des difficultés pratiques, comme les coûts de déplacement, mais aussi des barrières plus invisibles liées aux codes sociaux et professionnels. Article 1 s’appuie sur un réseau de plus de 170 salariés répartis dans 11 antennes territoriales, mais aussi sur l’engagement de 26 000 bénévoles et de plus de 170 partenaires éducatifs, institutionnels et économiques. L’association développe plusieurs formes d’accompagnement : des ateliers dans les établissements scolaires, des rencontres avec des professionnels et surtout du mentorat. Des milliers de bénévoles accompagnent ainsi individuellement des jeunes sur la durée pour les aider dans leurs choix d’orientation, leurs études ou leur entrée dans la vie professionnelle. Article 1 a également développé deux plateformes numériques : Inspire Orientation, destinée aux lycéens pour faciliter l’accès à l’information, et Dema1n, qui met en relation étudiants et mentors tout en proposant des ressources sur les codes professionnels et les compétences comportementales. "L’enjeu est de faire comprendre aux jeunes qu’au-delà de leur quartier ou de leur milieu social, ils ont leur place dans tous les environnements", souligne Régis Thibault. Article 1 agit également auprès des entreprises afin de favoriser une véritable inclusion. "Le combat est gagné lorsqu’il n’y a plus de différence entre un collaborateur issu d’un milieu favorisé et celui que nous avons accompagné. Chacun doit être reconnu à la hauteur de ses compétences et de ses performances", conclut Régis Thibault. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  4. Pourquoi innover dans la modération ?

    5d ago

    Pourquoi innover dans la modération ?

    "Au début d’Internet, chacun faisait un peu comme il voulait. C’était aux plateformes de s’organiser pour contrôler les contenus envoyés par les utilisateurs," explique Alexandre Sossou. Avec l’évolution des réglementations européennes et l’augmentation des contenus problématiques, comme le harcèlement, les fake news, les contenus pédocriminels ou encore les appels à la haine, les plateformes doivent désormais renforcer leurs dispositifs de contrôle. Pourtant, la plupart du temps, cette mission est confiée à des intelligences artificielles généralistes, qui ne sont pas toujours suffisamment adaptées aux enjeux spécifiques de la modération. Moderering développe des agents IA spécialisés, qui peuvent se décliner selon les différentes problématiques rencontrées, notamment celles de la protection des mineurs, de la lutte contre le harcèlement ou encore la détection de contenus illégaux. L’entreprise travaille notamment sur la détection de comportements dangereux comme lorsque des adultes tentent d’entrer en contact avec des mineurs, mais aussi sur des contenus plus subtils qui échappent parfois aux systèmes traditionnels. "Ce qui fait la grande différence, c’est qu’on a basé notre technologie depuis le début sur les lois européennes et françaises," explique Alexandre Sossou. Une approche qui pourrait permettre à l’Europe de développer ses propres solutions face aux géants technologiques internationaux. Prochaine étape pour Moderering : commercialiser ses agents IA et lancer un réseau social entièrement modéré par ses propres technologies à l'été 2026, afin de démontrer qu’un Internet plus sécurisé est possible. "Il y a des solutions qui existent, mais il faut accélérer," conclut Alexandre Sossou. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  5. Pourquoi anticiper les risques climatiques ?

    Jun 11

    Pourquoi anticiper les risques climatiques ?

    « J’ai toujours été attirée par les bâtiments. Je me suis toujours demandé comment on pouvait concevoir des lieux de vie capables d’accueillir durablement les habitants et de permettre à chacun de cohabiter dans de bonnes conditions », explique Fanny Fanou. Au fil de son expérience de géomètre et de ses missions en bureau d’études, elle observe toutefois une réalité préoccupante : de nombreux logements ne sont pas préparés aux conséquences du dérèglement climatique. L’entrée en vigueur de nouvelles réglementations, notamment en matière de performance énergétique ou d’études géotechniques pour les constructions neuves, renforce sa conviction qu’il manque encore un maillon essentiel dans la chaîne de l’adaptation des bâtiments. « Nous avons mis en place des dispositifs pour encourager la rénovation énergétique, mais nous ne parlons pas suffisamment de l’adaptation des logements aux risques climatiques. Pourtant, plus de 80 % du parc immobilier existait déjà avant ces nouvelles obligations », souligne-t-elle. C’est de ce constat qu’est née Geominnov. L’ambition de l’entreprise est d’aller au-delà du simple diagnostic de risque pour accompagner concrètement les propriétaires dans la sécurisation et la valorisation de leur patrimoine. Pour y parvenir, la start-up a développé une solution numérique destinée notamment aux assureurs. Celle-ci permet d’identifier avec précision les vulnérabilités d’un logement en croisant les caractéristiques du bâtiment avec les habitudes de vie de ses occupants. « Un logement n’est pas seulement une structure. Derrière chaque bien immobilier, il y a une famille, un mode de vie et un projet de vie. Comprendre la manière dont les habitants utilisent leur logement permet de proposer des solutions réellement adaptées », explique Fanny Fanou. Une fois les risques identifiés, Geominnov accompagne les propriétaires dans la mise en œuvre des travaux recommandés grâce à une plateforme qui facilite la mise en relation avec les professionnels concernés. Geomminov s’appuie également sur les dispositifs existants de financement de la rénovation afin de limiter le reste à charge pour les particuliers.Pour Fanny Fanou, les enjeux dépassent largement la seule question immobilière. Elle considère le logement comme un élément fondamental de la résilience des sociétés face aux bouleversements climatiques. « Lorsqu’une famille perd son logement ou vit dans un habitat fragilisé, les conséquences vont bien au-delà du bâtiment lui-même. Cela impacte la santé, l’équilibre familial et la capacité des personnes à poursuivre leur vie dans de bonnes conditions ». « Beaucoup d’outils se contentent aujourd’hui de produire un score de risque. Chez Geominnov, nous voulons aller plus loin : aider les personnes à comprendre leur situation et les accompagner concrètement dans l’adaptation de leur logement. C’est là que réside notre impact », conclut Fanny Fanou. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  6. Pourquoi mettre ses compétences au service d'une société plus juste ?

    Jun 11

    Pourquoi mettre ses compétences au service d'une société plus juste ?

    Day One permet aux collaborateurs de mettre leurs compétences, leur temps ou leurs ressources au service de projets d’intérêt général Concrètement, les entreprises adhèrent à la plateforme et donnent à leurs salariés la possibilité de participer à des actions solidaires sur leur temps de travail ou en dehors. Les missions proposées sont variées : mentorat, aide administrative, formation, jardinage solidaire, distribution alimentaire ou encore accompagnement stratégique d’associations. L’entreprise développe également des dispositifs de mécénat de compétences à plus grande échelle. Lors de périodes de moindre activité, certaines organisations mettent temporairement leurs experts à disposition du monde associatif afin de répondre à des besoins spécifiques. « Nous avons des développeurs qui travaillent sur des projets liés à la recherche médicale, des ingénieurs qui participent à la construction d’habitats solidaires ou encore des experts métiers qui accompagnent des associations dans leur transformation. L’idée est toujours la même : mettre les compétences là où elles sont les plus utiles. » Pour les salariés, l’expérience constitue souvent une opportunité de développer de nouvelles compétences tout en retrouvant du sens dans leur activité professionnelle. Selon les données recueillies par Day One, 94 % des participants déclarent avoir acquis de nouveaux savoir-faire grâce à leur engagement. L’impact est également tangible pour les entreprises. Les programmes d’engagement favorisent la cohésion des équipes, renforcent le sentiment d’appartenance et contribuent à améliorer le bien-être au travail. « Plus de 70 % des collaborateurs nous disent se sentir plus fiers de leur entreprise et plus enclins à y rester après avoir participé à une action solidaire. » Les associations, quant à elles, bénéficient gratuitement de ressources humaines, d’expertises parfois difficiles à financer et, dans certains cas, de soutiens matériels ou financiers complémentaires. Depuis sa création, Day One a accompagné près de 250 entreprises, mobilisé plus de 40 000 volontaires et soutenu plus de 2 000 associations chaque année. Au total, plus de 120 000 journées de mécénat de compétences ont été réalisées, représentant l’équivalent de plusieurs millions d’euros de soutien apportés au secteur associatif. Aujourd’hui, l’entreprise poursuit son développement en France et commence à étendre son action à l’échelle européenne. Son ambition est à la hauteur des enjeux : atteindre un million de journées de mécénat de compétences. « Notre objectif est de changer d’échelle et de faire du mécénat de compétences un réflexe pour les entreprises comme pour les salariés. Nous sommes convaincus que chacun a quelque chose à apporter et que l’engagement peut devenir une composante naturelle de la vie professionnelle », conclut Élise Thibault-Gondré. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  7. Pourquoi la neuroatypie est une chance pour l'entreprise ?

    Jun 8

    Pourquoi la neuroatypie est une chance pour l'entreprise ?

    Selon les estimations, entre 15 et 20 % de la population mondiale présente une forme de neuroatypie. Cela regroupe notamment les troubles du spectre de l’autisme, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) ainsi que les troubles DYS. Pourtant, malgré leur présence dans tous les secteurs d’activité, les personnes concernées restent encore largement invisibles dans le monde professionnel. « Être neuroatypique, c’est évoluer dans un monde qui n’a pas été pensé pour notre fonctionnement. Très souvent, nous passons notre temps à nous adapter à des codes qui ne sont pas les nôtres pour paraître les plus “normaux” possible », explique Mara Staub. Cette adaptation permanente, souvent appelée « masking », consiste à apprendre et reproduire les comportements attendus socialement afin d’éviter les jugements ou l’exclusion. Un effort quotidien qui mobilise une énergie considérable. Face à ce constat, Autypik est né avec une double ambition : faciliter l’accès à l’emploi des personnes neuroatypiques et aider les entreprises à créer des environnements de travail plus inclusifs. L’entreprise accompagne aujourd’hui plus de 35 organisations à travers des actions de sensibilisation, des formations destinées aux ressources humaines et aux managers, ainsi que des ateliers permettant de revoir certains processus internes. « La première étape consiste à déconstruire les idées reçues. Beaucoup d’entreprises ont déjà des collaborateurs neuroatypiques dans leurs équipes, mais ces personnes n’osent pas forcément en parler par peur d’être stigmatisées ou incomprises », souligne la fondatrice. Pour Mara Staub, la neuro-inclusion ne doit pas se limiter à quelques aménagements individuels. Elle passe avant tout par une évolution globale des pratiques de management et d’organisation. Horaires plus flexibles, processus mieux documentés, communication plus explicite ou encore adaptation des méthodes de travail : autant de changements qui bénéficient non seulement aux personnes neuroatypiques, mais à l’ensemble des salariés. « Tout ce que l’on met en place pour mieux inclure les neuroatypiques améliore en réalité le fonctionnement de toute l’entreprise. On constate souvent une meilleure communication, davantage de bien-être au travail et une efficacité collective renforcée », affirme-t-elle. Le cœur de l’activité d’Autypik repose également sur sa plateforme de recrutement. Celle-ci propose une approche différente des méthodes traditionnelles, souvent jugées trop centrées sur les codes sociaux et les compétences relationnelles. Les offres d’emploi y sont présentées de manière plus détaillée et plus explicite, tandis que les candidats peuvent mettre en avant leurs compétences, leurs besoins et leurs modes de fonctionnement sans passer nécessairement par les formats habituels du CV et de l’entretien classique.Pour les entreprises, les enjeux dépassent largement les questions de diversité ou de responsabilité sociale. Selon la fondatrice, la neuro-inclusion constitue également un levier de performance et de fidélisation des talents.Afin d’accélérer le changement à plus grande échelle, Autypik vient également de lancer Autypik Inclusion, le premier fonds de dotation dédié à la neuro-inclusion dans le monde du travail. L’objectif est de financer des outils pédagogiques, des actions de sensibilisation et des dispositifs d’accessibilité destinés au plus grand nombre. « La neuro-inclusion progresse dans le débat public, mais il faut désormais la rendre concrète et accessible. Certains outils doivent être considérés comme des biens d’intérêt général et ne pas dépendre uniquement des moyens financiers des entreprises », conclut Mara Staub. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  8. Pourquoi la cuisine permet d'aller à la rencontre de l'autre  ?

    Jun 8

    Pourquoi la cuisine permet d'aller à la rencontre de l'autre ?

    Refugee Food est aujourd’hui à la fois une association, un organisme de formation et une entreprise d’insertion. Sa mission repose sur une conviction simple : la rencontre est l’un des meilleurs moyens de lutter contre les préjugés. « Notre objectif est de changer le regard sur les personnes réfugiées tout en favorisant leur insertion socioprofessionnelle dans les métiers de la restauration », explique Julia Colin. L’aventure débute en 2016, dans un contexte marqué par l’arrivée de nombreux réfugiés syriens en Europe. Face aux discours anxiogènes qui entourent alors les migrations, les fondateurs de Refugee Food choisissent de créer des espaces de rencontre autour d’un langage universel : la cuisine. C’est ainsi qu’est né le Refugee Food Festival, organisé chaque année au mois de juin. Le principe est simple : des chefs réfugiés collaborent avec des restaurateurs locaux, qu’il s’agisse de petites cantines de quartier ou d’établissements gastronomiques. À travers ces créations culinaires, le public découvre à la fois des saveurs venues d’ailleurs et les histoires de celles et ceux qui les portent. Rapidement, l’association constate toutefois qu’au-delà de la sensibilisation, un autre besoin s’impose : celui de l’accès à l’emploi. La restauration apparaît alors comme un secteur particulièrement pertinent. D’un côté, les entreprises peinent à recruter. De l’autre, de nombreuses personnes réfugiées cherchent à construire une nouvelle vie professionnelle en France. Refugee Food crée alors sa propre école de cuisine afin de proposer des formations préqualifiantes et qualifiantes adaptées aux besoins du secteur. « La cuisine permet de conserver un lien avec son histoire, sa culture et son patrimoine culinaire, tout en s’insérant dans un métier qui recrute », explique Julia Colin. Depuis 2017, plus de 500 personnes réfugiées ont été formées grâce à ce programme. Une nouvelle école ouvrira ses portes dans le 20e arrondissement de Paris au début de l’année 2027 afin de renforcer encore cette dynamique. La crise sanitaire de 2020 marque une nouvelle étape dans le développement de l’organisation. Face aux difficultés alimentaires croissantes et aux stocks de produits inutilisés dans les restaurants fermés, Refugee Food imagine une troisième activité centrée sur l’alimentation solidaire. L’objectif est de proposer aux personnes en situation de précarité des repas préparés à partir de produits bruts et de qualité, loin des aliments ultra-transformés souvent distribués dans les dispositifs d’aide alimentaire.Au-delà de l’alimentation et de l’emploi, Refugee Food intervient également dans les collèges grâce au programme « Le Goût des Autres ». Destiné principalement aux élèves de quatrième, ce dispositif associe ateliers philosophiques, éducation aux médias et découverte culinaire afin de sensibiliser les jeunes aux réalités des migrations et à la lutte contre les idées reçues.« La cuisine est un formidable outil pédagogique. Elle permet de parler d’identité, de culture, de transmission et d’ouverture à l’autre », estime Julia Colin. L’impact de ces actions se mesure d’abord à travers les parcours des personnes accompagnées. Grâce à un suivi global intégrant les questions de logement, d’apprentissage du français, de scolarisation des enfants et d’accès à l’emploi, Refugee Food affiche un taux d’insertion durable compris entre 75 et 80 %. « Retrouver un espace où l’on est reconnu, où l’on peut contribuer à la société et construire de nouvelles relations humaines est essentiel. C’est ce qui permet aux personnes réfugiées de retrouver leur place et leur dignité », conclut Julia Colin. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min

About

Impact.info Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

You Might Also Like