On se lève et on se casse

L'émission féministe des casseuses d'ambiance de Radio Campus Paris, à écouter un mardi sur quatre à 20h.

  1. APR 14

    Réseaux sociaux : comment Internet fabrique le genre dès l’adolescence

    Des heures et des heures à scroller... Sur des contenus que nous ne choisissons pas. Les réseaux sociaux sont aujourd'hui omniprésents dans nos vies. Ce sont des outils, dont nous ne sommes parfois même pas conscients de leur influence dans nos quotidiens. Il faut bien se l'avouer, à cause d'eux, nos temps d'écrans ont explosé. Mais pas seulement, sur ces réseaux sociaux, on parle à nos ami.e.s, à notre famille, on y drague parfois, mais on s'y informe aussi beaucoup, et ils participent aussi à construire notre image.  Derrière l'impression d'un univers libre et spontané, où chacun verrait des contenus aléatoires qui lui plaisent, il y a en réalité des logiques bien plus puissantes à l'oeuvre. Les réseaux ne sont pas neutres.  Ils orientent ce qu’on regarde, ce qu’on désire, ce qu’on croit possible pour nous, et ils le font aussi à travers le genre. Ils ne montrent pas la même chose à tout le monde, et certainement pas de la même manière selon qu’on est une fille, un garçon, ou qu’on ne rentre pas dans ces cases-là. Avec notre invitée, Pauline Ferrari, on se demande donc comment les réseaux sociaux façonnent notre rapport au genre, à notre corps, aux autres, à nous-mêmes ? Pourquoi est-ce un sujet politique et féministe ? Pauline Ferrari répond à ces questions dans son nouvel ouvrage, Mes réseaux, mon genre et moi, illustré par Mirion Malle, et disponible aux éditions La ville brûle, dans toutes les librairies, dès le 17 avril 2026.  Nos chroniqueuses Dans cette émission, notre chroniqueuse Chloé Perrot nous offre une relecture féministe du mythe de Prométhée, et par la même occasion une analyse des réseaux sociaux et de la Silicon Valley! De son côté, Alice Jehan nous offre une nouvelle chronique sur une lauréate du Prix Nobel de Littérature. Cette fois-ci, c'est au tour de Doris Lessing de passer sous sa plume. Le morceau diffusé en milieu d'émission est celui de la divine artiste londonienne RAYE, intitulé Life Boat, et issu de son dernier album This Music May Contain Hope, sorti en mars 2026. L'émission est présentée par Pauline Linard-Cazanave, et réalisée par Gabrielle Bayer.

  2. MAR 24

    Agricultrices : pourquoi la terre reste une affaire d'hommes

    Elles travaillent dans les champs, élèvent, sèment, récoltent. Elles participent pleinement à la production agricole. Et pourtant, elles restent minoritaires parmi les propriétaires de terres agricoles et dans les lieux de décision. À l’heure où l’agriculture revient au cœur de l’actualité, entre crises économiques, débats sur les accords commerciaux et transformations du modèle agricole, leur place reste largement mise de côté. Dans cet épisode de On se lève et on se casse, Pauline Linard-Cazanave reçoit Clotilde Bato, ingénieure agronome et autrice de Agricultrices. Semer, cultiver, résister aux éditions Les Pérégrines, mais aussi co-directrice générale de l'Association SOL. Ensemble, nous revenons sur les mécanismes très concrets qui structurent ces inégalités : l’accès au foncier, les logiques de transmission des exploitations, les difficultés à obtenir des financements, mais aussi les normes professionnelles qui continuent de définir l’agriculteur comme une figure masculine. Au fil de l’entretien, une idée se dessine : ces inégalités ne relèvent pas seulement de parcours individuels, mais d’un système agricole construit historiquement autour d’un modèle précis, celui du chef d’exploitation masculin, qui continue de peser sur l’accès aux ressources, à la reconnaissance et au pouvoir. Mais l’émission ne s’arrête pas au constat. Elle interroge aussi les leviers de transformation : accès à la terre, politiques agricoles, représentation dans les instances professionnelles. Que faudrait-il changer pour permettre aux femmes de s’installer, de développer leurs exploitations et d’accéder aux lieux de décision ? Une émission pour comprendre pourquoi, aujourd’hui encore, travailler la terre ne signifie pas forcément en avoir les clés. Nos chroniqueuses L’émission est également ponctuée de deux chroniques. Chloé Perrot propose une relecture féministe de l’Hymne homérique à Déméter, en écho aux questions de terre, de transmission et de pouvoir. Alice Jehan, dans sa chronique consacrée aux lauréates du prix Nobel de littérature, revient sur le parcours et l’œuvre d’Elfriede Jelinek. Cette émission est présentée par Pauline Linard-Cazanave, et réalisée par Gabrielle Bayer.

  3. JAN 27

    Inceste d'Etat : comment la justice française criminalise les mères qui protègent leurs enfants ?

    Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, le plus souvent dans le cadre familial. Pourtant, près de trois quarts des affaires sont classées sans suite, et seuls 1 % des cas d’inceste aboutissent à une condamnation, selon la CIIVISE. Dans cet épisode d’On se lève et on se casse, nous recevons la journaliste Romane Brisard, autrice de Inceste d’État (éditions Stock). Depuis 2021, elle a enquêté sur plus d’une centaine de dossiers d’enfants victimes d’inceste et de mères accusées à tort, souvent poursuivies ou privées de garde après avoir tenté de protéger leurs enfants. Au fil de la discussion, Romane Brisard décrit comment les défaillances de la police, de la justice et de la protection de l’enfance produisent une impunité massive, mais aussi une inversion de la culpabilité : les enfants deviennent suspects, et les mères protectrices sont criminalisées. Enquêtes bâclées, auditions mal menées, disparition des preuves, usage persistant de la notion d’« aliénation parentale » ou encore dogme du maintien du lien paternel : l’émission démonte les mécanismes institutionnels qui rendent ces violences presque impossibles à juger. Une conversation indispensable pour comprendre pourquoi l’inceste n’est pas seulement un crime individuel, mais un fait politique, et comment celles qui tentent de protéger leurs enfants se retrouvent parfois seules face à l’État.

  4. 12/16/2025

    Pourquoi les femmes ne gagnent jamais au travail ?

    Particulièrement depuis les années 1970, le travail est présenté aux femmes comme l'endroit idéal pour atteindre l'émancipation, l'épanouissement. Un lieu neutre, rationnel, où les logiques patriarcales seraient, sinon absentes, au moins atténuées.  Pourtant, le lieu de travail quel qu'il soit, est encore et toujours très structuré par le sexisme et les discriminations. Dans cet épisode d'On se lève et on se casse, Pauline reçoit la journaliste et coach Lucille Quillet, autrice de l'essai Les Méritantes, Comment le monde du travail trahit les femmes (éd. Les Liens qui libèrent). Avec elle, elle essaye de déconstruire les mécanisme d'un monde professionnel pensé par et pour les hommes, avant tout.  Pourquoi les femmes sont-elles moins payées, moins promues, plus précaires ? Pourquoi leur travail est-il sans cesse minimisé, dévalorisé ? Comment le sexisme s'incarne-t-il dans nos carrière, dans nos évaluations, dans nos salaires, dans nos promotions ?  A travers un angle féministe du travail, Lucille Quillet questionne ce système qui se prétend juste et qui reproduit massivement les inégalités de genre, de classe et d'origine sociale. Notre chroniqueuse Ce mois-ci, notre chroniqueuse Chloé Perrot (Dynamythe) commence à se pencher vers les contes anciens. Cette fois-ci, elle nous offre une relecture féministe de la Reine des neiges ... et pas celle de Disney! Le conte d'Andersen, sur deux amies d'enfances, dont l'un se fait enlever par la Reine des neiges. On se lève et on se casse est une émission féministe mensuelle diffusée sur Radio Campus Paris (93.9 FM). Chaque mois, Pauline reçoit des chercheuses, artistes, autrices et actrices engagées pour penser les discriminations de genre et les moyens d’y résister.

  5. 10/29/2025

    Amour et argent : comment le patriarcat se cache dans les finances d'un couple

    Il est souvent dit avec légèreté que l'amour et l'argent ne font pas ménage, ou encore, et c'est encore plus connu, que "quand on aime, on ne compte pas". Pourtant, dans la majorité des couples, qu'ils soient hétéros ou queer, l'argent est un fil rouge, et il structure la relation, parfois de manière silencieuse.  Qui paie quoi ? Qui fait les courses ? Qui achète l'appartement ou la voiture ? Qui renonce à sa carrière pour "le bien de sa famille" ? Derrière le mythe du grand amour, se cachent encore des inégalités économiques bien réelles.Alors comment faire pour atteindre une égalité et une transparence saine sur les questions financières dans son couple ?  Dans cet épisode, Marie-Lahya Simon, autrice du livre Ils vécurent heureux... et prirent un compte commun, publié aux éditions Eyrolles, et créatrice du compte Instagram @apartsegales explore avec nous ce tabou : celui des finances dans le couple. Dans cet ouvrage, elle nous donne aussi toutes les techniques qu'elle a trouvé dans sa propre expérience. On parle d’éducation genrée à la finance, de dépendance économique, de charge mentale, du piège du “compte commun”, mais aussi de féminisme économique et des nouvelles façons d’aimer sans se ruiner, ni se soumettre. Un échange pour comprendre pourquoi le privé est politique, jusque dans nos relevés bancaires.  Les chroniques du mois Dans cet épisode, Alice nous emmène en Pologne sur les traces de la poétesse Wisława Szymborska, prix Nobel de littérature, pour explorer une autre manière de parler de la vie, de la mort et de l’ironie du quotidien. Et Chloé, elle, revisite un conte russe : Le pêcheur et le poisson d’or. Une lecture féministe et sensible d’un récit ancien, où la soif de liberté d’une femme devient prétexte à réflexion sur le désir, l’ambition et la place qu’on laisse ou non aux femmes dans nos imaginaires.

  6. 10/07/2025

    Quand la mémoire et l'humour deviennent une arme politique, avec Aïda Amara

    🎙️Avec l'autrice et journaliste Aïda Amara Comment se reconstruire après les attentats du 13 novembre 2015, quand on découvre que son visage, son prénom, sa simple apparence parfois suffisent à susciter la méfiance ? Comment raconter le racisme sans s’y enfermer, et faire de la mémoire une force plutôt qu’un fardeau ? Dans cet épisode, nous recevons Aïda Amara, journaliste et autrice de Avec ma tête d’Arabe (aux éditions Hors d’Atteinte). Elle y raconte son expérience du 13 novembre 2015, en tant que victime, qui a bouleversé sa vie. Un choc qui a aussi ravivé ses questionnements concernant sa place dans ce pays à l'histoire coloniale encore trop mise sous le tapis, et l’histoire de sa famille marquée aussi par la colonisation de l’Algérie par la France. Ensemble, nous parlons de famille, de racines, de féminisme du quotidien, et de reconstruction : de ce que c’est que grandir et travailler en France quand on est une femme racisée, de l’humour comme une arme contre la bêtise, et de la nécessité de nommer le racisme pour mieux le combattre. Aïda Amara revient sur son parcours, sur la fatigue d’être “la caution diversité”, mais aussi sur la liberté d’écrire depuis sa propre place. À travers ce livre et cet échange, il s’agit moins de raconter une blessure que de reprendre la parole, pour soi, pour les autres, et contre le silence. ✏️ Les chroniques : Chloé Perrot revient sur Médée, naissance d’une sorcière (éditions Talents Hauts), son premier roman inspiré de la figure mythologique qu’elle revisite à travers un regard féministe. Le roman, c'est Médée, naissance d'une sorcière, aux éditions Talents Hauts. Alice Jehan nous parle de Toni Morrison, prix Nobel de littérature et autrice majeure des luttes afro-féministes. 🎵 Dans cet épisode, on diffuse le morceau Blessings de Naïka, chanteuse franco-haïtienne. Cette émission est présentée par Pauline Linard-Cazanave, avec à la réalisation Gabrielle Bayer. 📻 On se lève et on se casse, l’émission féministe des casseur.euses d’ambiance sur Radio Campus Paris, 93.9 FM.

  7. 06/17/2025

    La rando solo féministe, ou refuser de rester à sa place

    Pourquoi est-ce qu’on nous dit toujours qu’il faut être prudentes, mais aussi qu’il faut savoir lâcher prise ? Pourquoi marcher seule quand on est une femme reste un acte radical ? Et surtout : pourquoi est-ce qu’on a encore si peur de nos propres désirs de solitude, de liberté et d’air pur ? Ce mois-ci, On se lève et on se casse prend la tangente, met les pieds dans la boue, et parle randonnée, autonomie et féminisme avec Marie Albert, journaliste indépendante, militante écoféministe et autrice de Rando Solo, le guide féministe, publié chez Gallimard. Dans ce guide comme dans cet épisode, elle défend l’idée que marcher seule, c’est bien plus qu’un loisir : c’est une manière de se réapproprier son corps, son territoire, ses choix, et de désapprendre la peur. Avec elle, on parle de sentiers, d’émancipation, de solitude choisie, et du bonheur de poser sa tente très loin du regard des autres. Nos chroniqueuses Dans cet épisode, Chloé, notre experte en mythologie, relit pour nous le mythe de Psyché. Contrairement à Ulysse, Psyché ne conquiert rien : elle se transforme. Une héroïne voyageuse, patiente, curieuse, qui devient déesse après une errance semée d’épreuves. Une chronique sur les récits qui nous façonnent, les itinéraires en spirale, et ce que ça veut dire de voyager sans carte ni épée. Alice, elle, nous fait découvrir Nadine Gordimer, autrice sud-africaine et prix Nobel de littérature en 1991. Elle nous parle de Vivre à présent, roman testament sur l’après-Apartheid, les désillusions démocratiques, et les tensions intimes d’un couple mixte engagé. Une chronique politique et sensible sur l’héritage des luttes et les contradictions du réel. Dans cet épisode, vous entendrez le morceau classique Fast Car de Tracy Chapman, et Me & My dog de Boygenius, des morceaux pour vous faire voyager, justement.  Cet épisode est présenté par Pauline Linard-Cazanave.

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L'émission féministe des casseuses d'ambiance de Radio Campus Paris, à écouter un mardi sur quatre à 20h.

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