Les ingénieux

Bastien Tonnellier

Je suis Bastien, jeune ingénieur et je vous propose d'aller à la rencontre, chaque semaine, d'un invité au parcours inspirant. Tous issus d'une formation d'ingénieur, ces invités nous livrent des anecdotes, des conseils et nous dévoilent les challenges de leur métier.

  1. 5d ago

    114. Jean-Marc Pichenot : dans les coulisses de Renault Sport et de ses moteurs champions du monde

    🏎️ **Que se passe-t-il dans les coulisses d'une écurie de Formule 1 pour garantir qu'un moteur sera prêt à prendre le départ d'un Grand Prix ?** Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Jean-Marc Pichenot**, ancien expert en procédés spéciaux chez Renault Sport, devenu Alpine Racing, où il a passé plus de 30 ans au cœur du développement et de la fabrication des moteurs de Formule 1. Passionné de mécanique depuis son plus jeune âge, Jean-Marc commence sa carrière dans les ateliers de fabrication et de fonderie avant de rejoindre **Renault Sport en 1992**, en pleine période de domination des moteurs Renault en Formule 1. Une arrivée dont il se souvient encore parfaitement : les bancs d'essais moteurs, les ingénieurs, les pilotes qui passent dans les couloirs et surtout l'exigence permanente de la compétition automobile. Au fil des années, Jean-Marc prend des responsabilités dans le contrôle des pièces, la qualité et les procédés de fabrication. Son objectif : **garantir la fiabilité de moteurs poussés à leurs limites**, où le moindre défaut peut avoir des conséquences considérables. Car derrière les performances d'une Formule 1, il n'y a pas seulement des ingénieurs qui cherchent à gagner quelques chevaux. Il y a aussi tout un travail de précision, de contrôle et d'anticipation pour éviter qu'une pièce ne compromette une course. Et Jean-Marc ne manque pas d'anecdotes ! Il nous raconte notamment comment une simple erreur de nettoyage chez un fournisseur a provoqué la casse d'un moteur et menacé la préparation d'une saison entière. Une véritable enquête industrielle pour identifier la cause d'un problème qui semblait inexplicable. Avec lui, nous revenons également sur : - Ses débuts dans la mécanique et son arrivée chez Renault Sport dans les années 90. - Les coulisses de la fabrication et du contrôle des pièces des moteurs de Formule 1. - L'importance de la qualité et de la fiabilité dans une discipline où chaque détail compte. - Son passage dans l'aéronautique et les méthodes qu'il a ensuite introduites chez Renault Sport. - Les outils de résolution de problèmes, comme les 5 pourquoi, l'Ishikawa ou l'AMDEC. - Les anecdotes industrielles et les enquêtes techniques qui ont marqué sa carrière. - L'évolution des moteurs de F1, des moteurs atmosphériques aux motorisations hybrides et à la récupération d'énergie. - La collaboration entre ingénieurs, techniciens et fournisseurs pour repousser les limites de la performance. Nous découvrons également son engagement associatif depuis son départ de la Formule 1, notamment dans le monde de la voile et auprès de la SPA. **Un épisode passionnant pour découvrir l'envers du décor de la Formule 1**, mais aussi comprendre à quel point la rigueur industrielle, la fiabilité et le travail collectif sont indispensables pour atteindre les plus hauts niveaux de performance. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui de Jean-Marc : https://www.linkedin.com/in/jean-marc-pichenot-447aa796/ Lien vers la SPA : https://www.la-spa.fr/ 🎧 Bonne écoute !

    114. Jean-Marc Pichenot : dans les coulisses de Renault Sport et de ses moteurs champions du monde
  2. Oct 20

    113. Élodie Morgan : voir sous terre pour mieux stocker le CO₂

    Et si l'on pouvait observer ce qui se passe à plusieurs kilomètres sous nos pieds, sans avoir besoin de creuser ? Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Élodie Morgan**, ingénieure en géophysique, diplômée de Polytech Sorbonne et cofondatrice de **Spotlight**, une startup française spécialisée dans la surveillance du sous-sol. Après ses études en sciences de la Terre, Élodie commence sa carrière dans l'industrie pétrolière et gazière, où elle travaille sur l'imagerie sismique. Son métier consiste alors à comprendre ce qui se passe à plusieurs kilomètres de profondeur grâce à des ondes, un peu comme une **IRM du sous-sol**. C'est au cours de cette première expérience professionnelle qu'elle rencontre son futur associé et participe au développement d'une innovation permettant de surveiller des zones précises du sous-sol avec des équipements beaucoup plus légers que les systèmes traditionnels. Convaincus du potentiel de cette technologie, ils décident de quitter leur entreprise pour créer **Spotlight en 2016**. Dix ans plus tard, leur innovation a trouvé une nouvelle application : **la surveillance du stockage souterrain de CO₂**. Car si l'on parle souvent de capturer le dioxyde de carbone émis par certaines industries, on connaît beaucoup moins les défis liés à son stockage. Où peut-on injecter ce CO₂ ? Comment s'assurer qu'il reste bien sous terre ? Quels sont les risques de fuite ? Et surtout, comment surveiller ces installations pendant plusieurs décennies ? Avec Élodie, nous découvrons les coulisses de cette technologie et les enjeux du **CCS (Carbon Capture and Storage)**, une filière qui cherche à contribuer à la décarbonation de certaines activités industrielles. Mais cet épisode est aussi une plongée dans l'entrepreneuriat et la French Tech. Nous revenons notamment sur : - Son parcours d'ingénieure en géophysique et ses premières expériences dans le pétrole et le gaz. - Le fonctionnement de l'imagerie sismique et la manière dont on peut observer le sous-sol. - La naissance de Spotlight et les défis rencontrés lors de la création d'une startup technologique. - Le fonctionnement de la capture et du stockage souterrain de CO₂. - L'importance de surveiller ces installations sur des périodes pouvant atteindre plusieurs décennies. - Les étapes de développement de Spotlight, jusqu'à une levée de fonds de **6,2 millions d'euros en 2023**. - Les défis économiques, industriels et réglementaires auxquels fait face le secteur du stockage de carbone. Un échange passionnant qui montre comment **une expertise technique développée dans l'industrie pétrolière peut trouver de nouvelles applications dans la transition énergétique**, et comment une idée née au sein d'un grand groupe peut devenir une entreprise innovante. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui d'Elodie : https://www.linkedin.com/in/spotelodie/ Spotlight Earth : https://spotlight-earth.com/ Polytech Sorbonne : https://www.polytech.sorbonne-universite.fr/ 🎧 Bonne écoute !

    113. Élodie Morgan : voir sous terre pour mieux stocker le CO₂
  3. Oct 13

    112. Sarah Hery : comment forme-t-on les ingénieurs de demain ?

    Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Sarah Hery**, ingénieure pédagogique à Polytech Sorbonne, où elle accompagne les enseignants dans l'évolution de leurs pratiques et la mise en place de l'approche par compétences. Mais au fait, **comment forme-t-on les ingénieurs de demain ?** On parle souvent des écoles d'ingénieurs, de leurs spécialités, de leurs projets ou des débouchés qu'elles offrent. Mais beaucoup plus rarement de ce qui se passe en coulisses pour concevoir les formations et permettre aux étudiants d'apprendre efficacement. Et c'est justement le métier de Sarah ! Initialement destinée à devenir enseignante d'anglais, elle découvre l'ingénierie pédagogique pendant ses études en didactique. Une première expérience à l'Université de Sherbrooke, au Canada, lui fait découvrir une autre manière d'accompagner les étudiants et confirme son intérêt pour ce métier encore méconnu. Aujourd'hui, à **Polytech Sorbonne**, elle travaille aux côtés des équipes pédagogiques pour faire évoluer les enseignements et mieux accompagner le développement des compétences des futurs ingénieurs. Avec elle, nous découvrons notamment **l'approche par compétences**, une manière de penser la formation qui ne se limite plus à transmettre des connaissances, mais cherche aussi à s'assurer que les étudiants savent les mobiliser dans des situations concrètes. Car finalement, **avoir 18/20 à un examen signifie-t-il vraiment que l'on sait appliquer ce que l'on a appris ?** Nous échangeons également sur : - Le métier d'ingénieur pédagogique et son rôle auprès des enseignants. - Les différences entre les méthodes d'enseignement et la manière dont elles doivent s'adapter aux étudiants. - L'importance des projets, des travaux pratiques et des expériences professionnelles. - La place des notes, des évaluations et du feedback dans l'apprentissage. - Les difficultés rencontrées lorsqu'on cherche à faire évoluer des pratiques pédagogiques. - Le développement de l'esprit critique, de l'autonomie et des compétences humaines chez les futurs ingénieurs. Sarah nous partage également ses conseils pour mieux réussir ses études : apprendre à comprendre sa propre manière de travailler, oser poser des questions et ne pas hésiter à demander de l'aide. Un épisode qui permet de découvrir **les coulisses de la formation des ingénieurs**, mais aussi de réfléchir plus largement à notre manière d'apprendre, d'enseigner et de développer nos compétences tout au long de notre parcours. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui de Sarah : https://www.linkedin.com/in/sarah-hery-18685571/ Polytech Sorbonne : https://www.polytech.sorbonne-universite.fr/

    112. Sarah Hery : comment forme-t-on les ingénieurs de demain ?
  4. Oct 12

    111. Virgile Legendre : du climat aux neurosciences, comprendre pour mieux agir

    Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Virgile Legendre**, ingénieur spécialisé dans les domaines de l’eau et de l’environnement, passé par la recherche sur le climat, l’Institut Max Planck, les Terres australes… avant de reprendre ses études en neurosciences. Un parcours difficile à résumer en quelques mots, mais avec un fil rouge : **la curiosité et l’envie de comprendre les grands défis environnementaux sous différents angles.** Après des études d’ingénieur dans le domaine de l’eau, Virgile travaille au Canada sur la prévision de la demande en eau grâce aux réseaux de neurones artificiels, puis part en Mongolie étudier des problématiques d’assainissement et de toilettes sèches. Il rejoint ensuite la recherche sur les **gaz à effet de serre et la chimie atmosphérique**, d’abord en France puis en Allemagne, à l’Institut Max Planck. Il participe notamment au développement de systèmes permettant de mieux mesurer et comprendre l’origine des émissions de CO₂. Mais Virgile poursuit en parallèle un autre objectif : partir vivre une mission scientifique dans les **Terres australes et antarctiques françaises**. Après plusieurs candidatures infructueuses, il finit par réaliser ce projet et part pendant plus d’un an sur l’île d’Amsterdam. Une expérience scientifique, mais surtout humaine : une petite communauté isolée pendant des mois, des tempêtes, des animaux par dizaines de milliers, des formations médicales pour pouvoir assister le seul médecin de la base… et une vie complètement coupée du quotidien que nous connaissons. À son retour, Virgile décide pourtant de reprendre ses études. Direction Londres pour étudier les **neurosciences**. Pourquoi ? Parce qu’après plusieurs années passées à travailler sur le climat, une conviction commence à émerger : les solutions aux défis environnementaux ne sont peut-être plus uniquement technologiques. Une partie du problème se trouve aussi dans nos comportements, nos émotions, notre perception du risque et notre manière de prendre des décisions. Nous parlons donc de **climat, de neurosciences, de biais cognitifs, de nudges environnementaux, d’éco-anxiété et de la place des émotions dans notre capacité à changer.** Aujourd’hui, Virgile continue de faire le lien entre ces différents univers, tout en travaillant de nouveau sur les problématiques liées à l’eau et à l’assainissement. Un épisode sur **l’ingénierie, la curiosité, l’aventure scientifique et notre capacité à changer face aux défis climatiques.** Et avec une idée qui traverse toute notre discussion : face à l’état du monde, **l’optimisme peut aussi être un choix.** Lien du podcast Unplugging the Brain :https://open.spotify.com/show/73YXZgVPpwAdfsWffXBm9o
Livre d'Etty Hillesum: une vie bouleversée. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui de Virgile : https://www.linkedin.com/in/virgile-l-b77046151/

    111. Virgile Legendre : du climat aux neurosciences, comprendre pour mieux agir
  5. Sep 29

    110. Anna Creton : une serre pour former les ingénieurs de demain

    Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Anna Creton**, ingénieure en agroalimentaire et ingénieure de recherche à Polytech Sorbonne, où elle coordonne des projets autour de la transition écologique. Son parcours l’a pourtant rapidement éloignée de l’agroalimentaire traditionnel. Après une expérience dans une pépinière urbaine, Anna découvre l’agriculture urbaine, la végétalisation et surtout la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Avec elle, nous parlons de ce que signifie réellement faire de l’agriculture en pleine ville : faire pousser des plantes avec très peu d’espace, favoriser la biodiversité, créer du lien social… mais aussi transformer nos déchets organiques en ressources grâce au compostage partagé. Aujourd’hui, Anna est retournée dans l’école où elle a elle-même étudié, mais cette fois de l’autre côté du bureau. À Polytech Sorbonne, elle participe notamment au développement d’une **serre expérimentale et téléopérable** devenue un véritable terrain de jeu pédagogique pour les étudiants. Agroalimentaire, matériaux, électronique, informatique, robotique ou encore mécanique : plusieurs spécialités travaillent ensemble sur des projets allant de capteurs installés dans la terre à la conception de matériaux capables de réguler l’humidité, en passant par la robotique, l’IA ou la dépollution des sols. L'objectif : confronter les futurs ingénieurs à des problématiques concrètes et les amener à intégrer dès la conception des questions de ressources, de matériaux, de consommation énergétique et plus largement de transition écologique. Nous discutons ainsi de **pédagogie par projet, d'interdisciplinarité, d'agriculture urbaine, de compostage et de la manière dont la formation des ingénieurs doit évoluer face aux enjeux environnementaux.** Un épisode qui montre aussi qu’être ingénieur peut mener sur des chemins très différents de ceux que l’on imaginait en entrant en école. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui d'Anna : https://www.linkedin.com/in/anna-creton-b8369712b/ Lien vers Polytech Sorbonne : https://www.polytech.sorbonne-universite.fr

    110. Anna Creton : une serre pour former les ingénieurs de demain
  6. Sep 22

    109. Frédéric Justet : de la Formule 1 aux sommets de l’Himalaya

    Dans ce nouvel épisode des Ingénieux, je reçois Frédéric Justet, ingénieur passé par l’INSA Toulouse et près de 30 ans d’aventures techniques au sein du groupe Renault. Passionné de sport automobile depuis son enfance dans les Cévennes, Frédéric rêvait de travailler dans cet univers. Après une première expérience dans les turbomachines, il saisit sa chance et rejoint Renault Sport F1 en 1995. Il découvre alors un monde où chaque pièce est poussée à ses limites, où une casse doit être comprise et corrigée en quelques jours et où le véritable examen a lieu le dimanche, lorsque les moteurs prennent le départ d’un Grand Prix. Au fil de l’épisode, Frédéric nous emmène dans les coulisses de la Formule 1 : développement et fiabilité des moteurs, pression des courses, importance du team spirit et cette fameuse course de Monaco 1996 où quatre voitures motorisées par Renault abandonnent successivement à cause du même problème. Nous revenons également sur la suite de sa carrière : la conception avec une toute petite équipe d’un moteur expérimental ayant donné lieu à une trentaine de brevets, son retour en Formule 1 comme responsable des études mécaniques et son travail actuel sur la réduction des frottements et l’amélioration des rendements des véhicules électriques. Mais l’ingénierie n’est qu’une partie de son histoire. Frédéric est aussi passionné d’aventure : chasseur d’éruptions volcaniques, expéditions polaires, paramoteur, Aconcagua… jusqu’à l’ascension d’un sommet de plus de 8 000 mètres dans l’Himalaya. Une expérience qui a également changé son rapport au risque et au stress. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui de Frederic : https://www.linkedin.com/in/fred%C3%A9ric-justet-a171244a/

    109. Frédéric Justet : de la Formule 1 aux sommets de l’Himalaya
  7. Sep 15

    108. Pauline Meriot Lambert : Pokawa - le quotidien d’une directrice QHSE dans la restauration

    Dans ce nouvel épisode des Ingénieux, je reçois Pauline Meriot Lambert, ingénieure agroalimentaire diplômée de Polytech Sorbonne et directrice QHSE chez Pokawa. Son métier, elle le résume simplement : faire en sorte que les clients ressortent des restaurants sans être malades. Mais derrière cette phrase se cache une organisation particulièrement complexe. Comment garantir les mêmes standards d'hygiène et de qualité dans près de 140 restaurants ? Comment former les équipes malgré le turnover ? Comment contrôler les fournisseurs ? Et jusqu'où peut-on aller lorsqu'un restaurant ne respecte plus suffisamment les standards ? Avec Pauline, nous découvrons les coulisses d'un métier que les clients voient rarement, mais qui conditionne directement ce qu'ils retrouvent dans leur assiette. Nous parlons notamment de microbiologie et de bactéries, des risques parfois insoupçonnés liés au riz ou au poisson cru, des audits sanitaires, des certifications ASC et MSC, de la gestion des franchisés et des différences de réglementation à l'international. Pauline revient également sur son évolution de responsable hygiène à directrice QHSE, son approche du management et les nouveaux défis qui apparaissent à la frontière entre hygiène et environnement, notamment avec le développement du réemploi. Un épisode très concret pour découvrir tout ce qui se passe en coulisses avant qu'un plat puisse arriver, en toute sécurité, jusqu'au client. Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/ Celui de Pauline : https://www.linkedin.com/in/pauline-meriot-lambert-752995108/ Site de Polytech Sorbonne : https://www.polytech.sorbonne-universite.fr/

    108. Pauline Meriot Lambert : Pokawa - le quotidien d’une directrice QHSE dans la restauration

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