INSISTANCE Art Psychanalyse et Politique

INSISTANCE Bruxelles

INSISTANCE est un dialogue avec un/une penseur(se) : psychanalyste, philosophe, sociologue, artiste ... qui témoigne de son engagement à travers son oeuvre et/ou sa pratique. Un échange qui cherche à libérer la vie, à donner du souffle, à transmette au-delà du refoulement - un reste insensé- un moment de rencontre avec l'infini d'une échappée. Création du mouvement Insistance, fondé en 2002 par Alain Didier-Weill (Paris) et Pascale Champagne (Bruxelles). Animé par Pascale Champagne psychanalyste, metteuse en scène et comédienne

  1. Jul 6

    Jean-Marie Ghislain - L'eau nous rappelle la fragilité du monde ! PARTIE 2

    Jean-Marie Ghislain est né en 1955 en Belgique. En 2009, il décide d’affronter sa peur et commence à plonger aux côtés des requins.  Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de leur espace vital. Son histoire est avant tout celle – inspirante – d’une peur surmontée. Toute sa vie durant il a eu peur de l’eau, des requins surtout. En 2009, la cinquantaine entamée, il se décide enfin à vaincre ses phobies et apprend à plonger. Un courage auréolé de succès puisqu’entre-temps il est devenu l’homme le plus célèbre du monde « murmurant à l’ouïe des requins ». En effet, la presse internationale a vite eu vent de son travail, et ses impressionnantes photographies ont depuis été publiées dans de nombreux ouvrages. Sa nouvelle activité lui a permis de trouver un regain de plaisir à la vie, un calme intérieur ; il a même fini par reconnaître que derrière ses frayeurs se cachait en vérité sa plus grande passion. Ce chemin, Jean-Marie Ghislain le décrit dans son autobiographie Peur bleue. Selon lui, il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à de nouvelles choses et trouver sa voie. Ce n’est pas uniquement son chemin qui touche, mais la qualité de ses œuvres. Il photographie différentes espèces de requins : il réalise des images noir et blanc sensibles et chargées d’ambiance, qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. Les prédateurs sont montrés sous une perspective inédite. Ses oeuvres nous permettent de jeter un regard presque tendre sur ces prétendus monstres attisant la peur collective. Influencée par des légendes, des films, notre vision du requin n’est souvent autre que celle d’une bête sanguinaire menaçant l’homme. Mais aucun animal n’est par nature méchant. Grâce à Jean-Marie Ghislain, ces créatures deviennent soudain gracieuses et dignes d’être protégées, tout comme leur espace naturel, très menacé. À travers le détail des prises de vue, nous découvrons la finesse de leur physionomie. Il travaille exclusivement sans flash. Il peut ainsi approcher les prédateurs de très près sans les effrayer et trouver des angles de vue exceptionnels. Sa passion pour la nature et le respect des requins trouve écho dans des photographies certes minimalistes mais pleines d’atmosphère, desquelles émane un calme frisant la contemplation. Mais il ne compte pas en rester là. Une de ses préoccupations majeures est d’éveiller les consciences sur les espèces menacées par l’Homme et de briser les préjugés à leur encontre. Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de la mer en tant qu’espace de vie. Il invite, chacun de nous, à s’engager pour le vivant et les vivants non-humains. De regarder l’esprit ouvert la beauté de tous ces êtres qui comme nous partagent cette terre si extraordinaire. Il nous appelle pour que nous ne cédions pas à nos peurs et que nous puissions suivre le fil de notre désir profond !

    Jean-Marie Ghislain - L'eau nous rappelle la fragilité du monde ! PARTIE 2
  2. Jul 6

    Jean-Marie Ghislain - L'amour des requins. PARTIE 1

    Jean-Marie Ghislain est né en 1955 en Belgique. En 2009, il décide d’affronter sa peur et commence à plonger aux côtés des requins.  Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de leur espace vital. Son histoire est avant tout celle – inspirante – d’une peur surmontée. Toute sa vie durant il a eu peur de l’eau, des requins surtout. En 2009, la cinquantaine entamée, il se décide enfin à vaincre ses phobies et apprend à plonger. Un courage auréolé de succès puisqu’entre-temps il est devenu l’homme le plus célèbre du monde « murmurant à l’ouïe des requins ». En effet, la presse internationale a vite eu vent de son travail, et ses impressionnantes photographies ont depuis été publiées dans de nombreux ouvrages. Sa nouvelle activité lui a permis de trouver un regain de plaisir à la vie, un calme intérieur ; il a même fini par reconnaître que derrière ses frayeurs se cachait en vérité sa plus grande passion. Ce chemin, Jean-Marie Ghislain le décrit dans son autobiographie Peur bleue. Selon lui, il n’est jamais trop tard pour s’ouvrir à de nouvelles choses et trouver sa voie. Ce n’est pas uniquement son chemin qui touche, mais la qualité de ses œuvres. Il photographie différentes espèces de requins : il réalise des images noir et blanc sensibles et chargées d’ambiance, qui repoussent les frontières de la photographie sous-marine. Les prédateurs sont montrés sous une perspective inédite. Ses oeuvres nous permettent de jeter un regard presque tendre sur ces prétendus monstres attisant la peur collective. Influencée par des légendes, des films, notre vision du requin n’est souvent autre que celle d’une bête sanguinaire menaçant l’homme. Mais aucun animal n’est par nature méchant. Grâce à Jean-Marie Ghislain, ces créatures deviennent soudain gracieuses et dignes d’être protégées, tout comme leur espace naturel, très menacé. À travers le détail des prises de vue, nous découvrons la finesse de leur physionomie. Il travaille exclusivement sans flash. Il peut ainsi approcher les prédateurs de très près sans les effrayer et trouver des angles de vue exceptionnels. Sa passion pour la nature et le respect des requins trouve écho dans des photographies certes minimalistes mais pleines d’atmosphère, desquelles émane un calme frisant la contemplation. Mais il ne compte pas en rester là. Une de ses préoccupations majeures est d’éveiller les consciences sur les espèces menacées par l’Homme et de briser les préjugés à leur encontre. Avec son travail, il s’engage pour la protection des espèces et la préservation de la mer en tant qu’espace de vie. Il invite, chacun de nous, à s’engager pour le vivant et les vivants non-humains. De regarder l’esprit ouvert la beauté de tous ces êtres qui comme nous partagent cette terre si extraordinaire. Il nous appelle pour que nous ne cédions pas à nos peurs et que nous puissions suivre le fil de notre désir profond !

    Jean-Marie Ghislain - L'amour des requins. PARTIE 1
  3. Jun 9

    Adam Eder Saïti - Poésie métissée pour vie partagée. PARTIE 2

    Adam Eder Saïti, a 31 ans, il est d’origine marocaine et basque. Son père, bibliothécaire et conteur, lui a donné le goût des livres et des histoires ; sa mère, chercheuse en ethnologie et psychologue scolaire, lui a transmis la curiosité pour les cultures et les récits de vie. Il a grandi quelque part entre ces deux influences, bercé tour à tour par « Les Mille et Une Nuits », grâce auxquelles il a appris à lire et a été enrichi par des conversations sur les pratiques et les traditions ou sur la notion de beauté universelle. Il a passé son bac par correspondance à 19 ans, suite à une phobie scolaire.  Travaillant à côté comme animateur périscolaire depuis ses 17 ans, finissant de grandir au contact de ces gamins ; il se réconcilie alors avec les humains. Durant cette période, les fulgurances, la justesse, la lucidité et la tyrannie inhérente aux enfants lui firent comprendre que, pour atteindre leur état de grâce permanent, aucun compromis, aucun mensonge, aucune veulerie n’était acceptable. Trahir, c’est salir ; mentir, c’est trahir.La radicalité, voici le cadeau que lui ont fait ces petits monstres, celle-là même qui s’est muée avec le temps en profonde aversion envers celles et ceux qui jouent à être et dont les atermoiements sont la cause de tant de souffrances.Une fois ce chapitre refermé, il a fait un détour par les Compagnons du Tour de France en tant qu’apprenti charpentier avant de tenter le concours des Beaux-Arts de Paris en candidat libre. Après avoir obtenu le précieux sésame, il a passé 3 ans dans cette magnifique école pour finir fâché avec elle. Sa phobie scolaire n’ayant pas été réglée, il a fait ce qu’il a pu avec qui il était à ce moment, c’est-à-dire un jeune adulte de 25 ans bossant la nuit pour payer son loyer à Paris et ses projets artistiques sans aucune aide de personne. À l’aube de ses 26 ans, il prend la décision de quitter Paris pour venir s’installer à Bruxelles et répondre à l’appel des Chanoirs : un mouvement artistique regroupant des artistes français et belges qui fait la connexion Paris-Bruxelles. Depuis, il travaille sur ses sculptures ainsi que sur ses divers projets d’écriture. Son amour des mots le pousse à chercher la formule magique : ces phrases qui sonnent ou qui tonnent et foudroient l’esprit. Les mots sont ses compagnons, ses génies qui le font chanter de l’intérieur et être à l’écoute de cette petite musique en lui qu’il s’agit de laisser jouer à la lumière du jour tout en ne fermant pas la nuit étoilée… Adam se répare avec ses mots sauvages pour tendre vers une rigueur qui lui permettra d’ouvrir sa création au grand large. Sa passion folle doit juste trouver une voie/voix qui lui tiendra lieu de cadre dans lequel il pourra décoller avec toute sa force de vie.  Passer de la survie à la vie libre, inspirante, apaisée, variée et variante, chantée et chantante….

    Adam Eder Saïti - Poésie métissée pour vie partagée. PARTIE 2
  4. Jun 9

    Adam Eder Saïti - Fait du vide un diamant. PARTIE 1

    Adam Eder Saïti a 31 ans, il est d’origine marocaine et basque. Son père, bibliothécaire et conteur, lui a donné le goût des livres et des histoires ; sa mère, chercheuse en ethnologie et psychologue scolaire, lui a transmis la curiosité pour les cultures et les récits de vie. Il a grandi quelque part entre ces deux influences, bercé tour à tour par « Les Mille et Une Nuits », grâce auxquelles il a appris à lire et a été enrichi par des conversations sur les pratiques et les traditions ou sur la notion de beauté universelle.Il a passé son bac par correspondance à 19 ans, suite à une phobie scolaire.  Travaillant à côté comme animateur périscolaire depuis ses 17 ans, finissant de grandir au contact de ces gamins ; il se réconcilie alors avec les humains. Durant cette période, les fulgurances, la justesse, la lucidité et la tyrannie inhérente aux enfants lui firent comprendre que, pour atteindre leur état de grâce permanent, aucun compromis, aucun mensonge, aucune veulerie n’était acceptable. Trahir, c’est salir ; mentir, c’est trahir. La radicalité, voici le cadeau que lui ont fait ces petits monstres, celle-là même qui s’est muée avec le temps en profonde aversion envers celles et ceux qui jouent à être et dont les atermoiements sont la cause de tant de souffrances. Une fois ce chapitre refermé, il a fait un détour par les Compagnons du Tour de France en tant qu’apprenti charpentier avant de tenter le concours des Beaux-Arts de Paris en candidat libre. Après avoir obtenu le précieux sésame, il a passé 3 ans dans cette magnifique école pour finir fâché avec elle. Sa phobie scolaire n’ayant pas été réglée, il a fait ce qu’il a pu avec qui il était à ce moment là, c’est-à-dire un jeune adulte de 25 ans bossant la nuit pour payer son loyer à Paris et ses projets artistiques sans aucune aide de personne. À l’aube de ses 26 ans, il prend la décision de quitter Paris pour venir s’installer à Bruxelles et répondre à l’appel des Chanoirs : un mouvement artistique regroupant des artistes français et belges qui fait la connexion Paris-Bruxelles. Depuis, il travaille sur ses sculptures ainsi que sur ses divers projets d’écriture. Son amour des mots le pousse à chercher la formule magique : ces phrases qui sonnent ou qui tonnent et foudroient l’esprit. Les mots sont ses compagnons, ses génies qui le font chanter de l’intérieur et être à l’écoute de cette petite musique en lui qu’il s’agit de laisser jouer à la lumière du jour tout en ne fermant pas la nuit étoilée… Adam se répare avec ses mots sauvages pour tendre vers une rigueur qui lui permettra d’ouvrir sa création au grand large. Sa passion folle doit juste trouver une voie/voix qui lui tiendra lieu de cadre dans lequel il pourra décoller avec toute sa force de vie.  Passer de la survie à la vie libre, inspirante, apaisée, variée et variante, chantée et chantante…. sans compromis!

    Adam Eder Saïti - Fait du vide un diamant. PARTIE 1
  5. May 11

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 2

    Marie Morel est née à Paris. Sa mère, Odette Ducarre, est peintre et architecte, son père, Robert Morel, est écrivain et éditeur ; dès l’enfance, Marie dessine, peint, écrit, tout naturellement dans ce terreau familial ; elle ne s’arrêtera plus jamais. En 1962, la famille s’installe dans un hameau très isolé, « le Jas », dans les Alpes de Haute-Provence, où ses parents installent leur maison d’édition. Le climat familial est d’une grande richesse intellectuelle et artistique, avec beaucoup de rencontres et d’ouverture sur l’art, la littérature, la musique…Marie grandit dans une vie de création et de liberté, tout simplement. Le contact avec la nature est très important. A 9 ans, ses parents l’emmènent à la Biennale de peinture à Venise ; en sortant de là, Marie déclare qu’elle sera peintre. Vers 12 ans, Marie découvre la musique avec passion. Elle jouera de la flûte traversière et du piano ; par la suite, elle essaiera l’accordéon et la batterie. Depuis elle se consacre au violoncelle. Elle prend aussi plaisir à faire du plongeon acrobatique, du ski et beaucoup de natation, mais la plupart de son temps elle le passe à peindre, à écrire et à réfléchir. Marie entre à l’école nationale du cirque à Paris ; en même temps, elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts.« Elle avait déjà tout ce qu’il fallait, ils auraient pu l’abîmer ! » disaient-ils. Elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977. A 20 ans, Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus. Elle publie, parallèlement à son travail de peintre, une petite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime. Elle vit et travaille, depuis 1988, dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey. Sa liberté d’être et de penser se déplie dans tout ce qu’elle fait : la peinture bien sûr mais l’écriture, la musique, le film, l’édition… à travers lesquels elle défend le vivant, elle remercie la nature et les non humains qui nous ont portés jusqu’ici nous humains. Son engagement se dit dans tout son travail : les femmes, l’érotisme, les animaux, la vieillesse, la mort, la vie, la forêt, la voûte céleste, les fleurs, la résistance, la shoah… Son exigence d’être en lien avec la vérité estessentiel, au sens philosophique. Elle cherche à rester accordée à qui elle est dans tout ce qu’elle fait. C’est l’Art de Vivre ! Mais cette passion du travail demande une grande rigueur. Une attention permanente à ce que la vie donne.

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 2
  6. May 11

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 1

    Marie Morel est née à Paris. Sa mère, Odette Ducarre, est peintre et architecte, son père, Robert Morel, est écrivain et éditeur ; dès l’enfance, Marie dessine, peint, écrit, tout naturellement dans ce terreau familial ; elle ne s’arrêtera plusjamais. En 1962, la famille s’installe dans un hameau très isolé, « le Jas », dans les Alpes de Haute-Provence, où ses parents installent leur maison d’édition. Le climat familial est d’une grande richesse intellectuelle et artistique, avec beaucoup de rencontres et d’ouverture sur l’art, la littérature, la musique… Marie grandit dans une vie de création et de liberté, tout simplement. Le contact avec la nature est très important. A 9 ans, ses parents l’emmènent à la Biennale de peinture à Venise ; en sortant de là, Marie déclare qu’elle sera peintre. Vers 12 ans, Marie découvre la musique avec passion. Elle jouera de la flûte traversière et du piano ; par la suite, elle essaiera l’accordéon et la batterie. Depuis elle se consacre auvioloncelle. Elle prend aussi plaisir à faire du plongeon acrobatique, du ski et beaucoup de natation, mais la plupart de son temps elle le passe à peindre, à écrire et à réfléchir. Marie entre à l’école nationale du cirque à Paris ; en même temps, elle va au conservatoire de musique, car ses parents refusent qu’elle entre à l’école des Beaux-Arts.« Elle avait déjà tout ce qu’il fallait, ils auraient pu l’abîmer ! » disaient-ils. Elle continue à peindre et à dessiner en même temps ; et fait sa première exposition en 1977. A 20 ans, Marie décide de faire essentiellement de la peinture, elle expose son travail de plus en plus. Elle publie, parallèlement à son travail de peintre, unepetite revue d’art : « Regard », consacrée aux peintres et aux artistes qu’elle aime. Elle vit et travaille, depuis 1988, dans un petit village calme et isolé, dans les monts du Valromey. Sa liberté d’être et de penser se déplie dans tout ce qu’elle fait : la peinture bien sûr mais l’écriture, la musique, le film, l’édition… à travers lesquels elle défend le vivant, et remercie la nature et les non humains qui nous ont portés jusqu’ici nous humains. Son engagement se dit dans tout son travail : les femmes, l’érotisme, les animaux, la vieillesse, la mort, la vie, la forêt, la voûte céleste, les fleurs, la résistance, la shoah… Son exigence d’être en lien avec la vérité est essentiel, au sens philosophique.Elle cherche à rester accordée à qui elle est dans tout ce qu’elle fait. C’est l’Art de Vivre ! Mais cette passion du travail demande une grande rigueur. Une attention permanente à ce que la vie donne.

    Marie Morel - L'Art de Vivre. PARTIE 1
  7. Apr 17

    Patrice Ponza - Nous faisons partie d'un tout. Partie 2

    Patrice Ponza s'est formé au journalisme puis à la sociologie et répond très tôt à l’appel du monde.À 24 ans, nommé Ambassadeur de la Jeunesse francophone, il part pour un tour du globe à vélo : trois ans, cinquante-deux pays et autant de rencontres nourries par des missions pédagogiques menées sous l'égide de l’Organisation Internationale de la Francophonie.Sa route le conduit ensuite au Cameroun, où il dirige une Alliance Française, avant un retour en France marqué par une vie professionnelle aussi variée que foisonnante.En 2019, il opère un pas de côté en devenant berger en Suisse. La marche s’impose alors comme un langage, un rythme intérieur, une manière d’écouter le monde autrement.Et puis en  2025, il traverse seul les Alpes, une quête à la fois géographique et intime.Aujourd’hui, Patrice se consacre pleinement à la marche au long cours et à l’écriture, cherchant dans chaque pas un espace de vérité, de silence et de liberté. Son premier  livre est à la fois un voyage photographique et le récit incarné d’une aventure consacrée à la traversée intégrale de l’arc alpin à pied, du littoral adriatique jusqu’à la Méditerranée, sur plus de 2 000 km, 8 pays, 120 000 m de dénivelé.A travers ses diverses expériences de vie ce que cherche Patrice c’est surtout de rencontrer l’altérité en lui et hors de lui. Que ce soit avec l’arbre, la feuille, la fleur, le ciel, le vent, l’eau, l’animal, l’humain … il se frotte à ce qui lui échappe pour tenter de se saisir ou de saisir quelque chose du plus vivant. C’est un chemin de vie particulier que celui de marcher pour parler juste mais la philosophie est née de cela, les péripatéticiens grecs déambulaient en discutant. Dès 335 avant notre ère, Aristote observait, sur la base de sa propre expérience, que le mouvement stimule l'esprit et favorise l’émergence des idées. Pour Patrice la marche est donc une quête de sens pour lui et pour autrui ainsi qu'à travers l’écriture qui semble résonner avec chacun de ses pas. La montagne offre et donne des limites qui permettent une grande liberté, c'est un lieu de culte intime qui ouvre l'esprit au dénuement et à l'invisible qui palpite entre les arbres. Elle nous décape de tout le superflu et de tout ce qui brille pour nous rendre à la simplicité du geste. Avec elle il a rencontré la justesse d'être et le silence si nécessaire.

    Patrice Ponza - Nous faisons partie d'un tout. Partie 2
  8. Apr 14

    Patrice Ponza - Chaque pas nous enseigne le réel. Partie 1

    Patrice Ponza s'est formé au journalisme puis à la sociologie et répond très tôt à l’appel du monde. À 24 ans, nommé Ambassadeur de la Jeunesse francophone, il part pour un tour du globe à vélo : trois ans, cinquante-deux pays et autant de rencontres nourries par des missions pédagogiques menées sous l'égide de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Sa route le conduit ensuite au Cameroun, où il dirige une Alliance Française, avant un retour en France marqué par une vie professionnelle aussi variée que foisonnante. En 2019, il opère un pas de côté en devenant berger en Suisse. La marche s’impose alors comme un langage, un rythme intérieur, une manière d’écouter le monde autrement. Et puis en  2025, il traverse seul les Alpes, une quête à la fois géographique et intime. Aujourd’hui, Patrice se consacre pleinement à la marche au long cours et à l’écriture, cherchant dans chaque pas un espace de vérité, de silence et de liberté. Son premier  livre "Via Alpina" aux éditions La trace est à la fois un voyage photographique et le récit incarné d’une aventure consacrée à la traversée intégrale de l’arc alpin à pied, du littoral adriatique jusqu’à la Méditerranée, sur plus de 2 000 km, 8 pays, 120 000 m de dénivelé. A travers ses diverses expériences de vie ce que cherche Patrice c’est surtout de rencontrer l’altérité en lui et hors de lui. Que ce soit avec l’arbre, la feuille, la fleur, le ciel, le vent, l’eau, l’animal, l’humain … il se frotte à ce qui lui échappe pour tenter de se saisir ou de saisir quelque chose du plus vivant. C’est un chemin de vie particulier que celui de marcher pour parler juste. Mais la philosophie est née de cela, les péripatéticiens grecs déambulaient en discutant. Dès 335 avant notre ère, Aristote observait, sur la base de sa propre expérience, que le mouvement stimule l'esprit et favorise l’émergence des idées. La marche de Patrice est donc une quête de sens pour lui et pour autrui à travers l’écriture qui semble résonner avec chacun de ses pas. Le regard sensible qu’il porte sur le monde nous offre une fenêtre pour y voir sa beauté si fragile et si essentielle, sans oublier de nous ouvrir les yeux sur sa destruction voire son extermination par l’homme. La poésie du fugace est un appel à résister à tout ce qui détruit le vivant. Elle cherche à proposer un tournant essentiel pour l'humanité.

    Patrice Ponza - Chaque pas nous enseigne le réel. Partie 1

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INSISTANCE est un dialogue avec un/une penseur(se) : psychanalyste, philosophe, sociologue, artiste ... qui témoigne de son engagement à travers son oeuvre et/ou sa pratique. Un échange qui cherche à libérer la vie, à donner du souffle, à transmette au-delà du refoulement - un reste insensé- un moment de rencontre avec l'infini d'une échappée. Création du mouvement Insistance, fondé en 2002 par Alain Didier-Weill (Paris) et Pascale Champagne (Bruxelles). Animé par Pascale Champagne psychanalyste, metteuse en scène et comédienne