La Voix de la résilience et du respect : Te Faatura en Polynésie

En Terre Indigene

Longtemps résignées, ignorées, méprisées, ces femmes victimes de violences témoignent d’une résilience unique. Aujourd’hui, elles ne sont plus seules : institutions et associations se mobilisent et agissent pour que la violence ne soit plus une fatalité. Des mots pour dire stop : “Vous ne pouvez pas rester comme ça madame” “Sortir du silence” Des mots pour agir  Tolérance zéro Priorité pays.. Des chiffres  1500 femmes victimes par an en Polynésie de violences intrafamiliales  Deux fois plus de victimes que dans l’Hexagone.  Des femmes, qui sont des modèles de résilience pour que d’autres femmes puissent s’en inspirer et qui luttent au quotidien contre les violences intrafamiliales. Ces femmes sont nos mères, nos soeurs, notre passé et notre avenir. Ne pas les respecter, c’est perdre notre humanité.   La Voix de la Résilience et du respect est une boîte à outils en faveur des femmes victimes de violences conjugales pour mieux les accompagner dans leur parcours de reconstruction. En s’inspirant de leur culture de l’oralité, à partir de témoignages enregistrés de femmes et de professionnelles, accompagnés de fiches (20 au total), cet outil a vocation à être écouté en podcast sur internet ou téléphone mobile ou à être utilisé par les professionnelles dans les structures ou associations de lutte contre les violences afin de faciliter la parole et dans des ateliers de partage d’expériences afin que d’autres puissent s’en inspirer. Cette boîte a été conçue par l’association En Terre Indigène avec et pour les femmes à la demande du Conseil des Femmes de Polynésie dans le cadre de l’appel à projet “tous mobilisés contre les violences subies par les femmes” du Ministère des Outre-mer. Elle a recu le soutien du  Haut Commissariat, de la Communauté du Pacifique et du ministère des solidarités, du logement, des droits des femmes, de la famille et des personnes non autonomes. Réalisation: Studio En Terre Indigene  Anne Pastor: autrice et productrice Habillage sonore Noé Philibert. @Photos :Danee Hazama et service de l'artisanat traditionnel 

  1. 03/07/2024

    Au Bonheur retrouvé : le documentaire des femmes du foyer Pu O Te Hau

    « La femme en détresse existe dans le monde. Il faut que nous soyons toutes solidaires pour aller de l’avant. Alors tenons nous toutes la main et marchons ensemble vers un avenir meilleur » selon Maeva. Dans le cadre d'un atelier radiophonique au foyer Pu O Te Hau de Papeete, huit femmes ont souhaité réaliser un documentaire qui leur ressemble. Chacune a choisi un sujet qui lui est chèr. Micro en main, la voix bien placée, chaque question est nourrie de sincérité et de générosité. A travers leurs reportages, se dessinent la puissance, la beauté mais aussi la sagesse de ces femmes résilientes qui se reconstruisent jour après jour. Maeva, Michelle, Viviane, Terei, Jenny, Athena, Lesline et Thérèse témoignent de leurs rêves et de leur bonheur retrouvé. « Le bonheur retrouvé c’est être comme le rayon de soleil » Viviane Oh Bonheur retrouvé ; c’est ce que nous les femmes du foyer ressentons après des années de souffrance. Ensemble nous nous relevons, nous nous reconstruisons ici dans ce havre de paix. Certaines sont ici depuis un mois, d’autres depuis bientôt deux ans et que nous soyons des îles ou de Tahiti, nous avançons ensemble main dans la main vers un avenir meilleur. Aujourd’hui nous souhaitons vous faire partager nos petits bonheurs et vous montrer que nous aussi nous sommes capables. « Nous les femmes avons une grande valeur et personne ne doit dire le contraire» Et comme notre culture est si riche, nous avons choisi de la partager avec vous. C’est elle qui nous permet de bien nous sentir et de reprendre confiance en nous. Voici nos petits bonheurs.

    Au Bonheur retrouvé : le documentaire des femmes du foyer Pu O Te Hau
  2. 03/07/2024

    la poesie comme exutoire : les cartons pleins

    Esméralda Puairau,, originaire de Faa'a Tahiti, est une éducatrice spécialisée en protection de l’enfance. Confrontée régulièrement à la violence et à la détresse dont souffrent les familles, l’écriture est pour elle un exutoire. Elle utilise sa plume pour libérer la parole et redonner de l’espoir, grâce aux mots. J’ai compris récemment que mon grand-père qui m’a transmis cette fibre sociale. Pour moi, écrire ces textes, c'est comme une libération de ma propre parole. On a besoin d’un espace pour pouvoir mettre des mots sur les personnes que nous rencontrons et sur ce que nous vivons. J'aimerai beaucoup que ces mots puissent être lus et répandus, parce que ça arrive à n’importe qui de lire un texte et de se dire “tiens, c’est ma vie c’est ma situation, c’est mon mari, c’est mon enfant, c’est moi, c’est de ma soeur dont on parle”. Donc oui, j’aimerai beaucoup les répandre. Je pense que c’est comme le début d'un lien social, tu te sens moins seul dans ton humanité. Alors s'ils pouvaient être lus, je pense qu’ils pourraient faire du bien, j’en suis convaincue. “Les cartons pleins d’une vie enfermée”, ce poème est inspiré par une dame qui approche les 70 ans et qui vivait depuis de longues années sous l'empirisme et la violence de son conjoint. Elle a réussi à sortir de là et elle a voulu qu’on l'aide à récupérer des affaires.

    la poesie comme exutoire : les cartons pleins

About

Longtemps résignées, ignorées, méprisées, ces femmes victimes de violences témoignent d’une résilience unique. Aujourd’hui, elles ne sont plus seules : institutions et associations se mobilisent et agissent pour que la violence ne soit plus une fatalité. Des mots pour dire stop : “Vous ne pouvez pas rester comme ça madame” “Sortir du silence” Des mots pour agir  Tolérance zéro Priorité pays.. Des chiffres  1500 femmes victimes par an en Polynésie de violences intrafamiliales  Deux fois plus de victimes que dans l’Hexagone.  Des femmes, qui sont des modèles de résilience pour que d’autres femmes puissent s’en inspirer et qui luttent au quotidien contre les violences intrafamiliales. Ces femmes sont nos mères, nos soeurs, notre passé et notre avenir. Ne pas les respecter, c’est perdre notre humanité.   La Voix de la Résilience et du respect est une boîte à outils en faveur des femmes victimes de violences conjugales pour mieux les accompagner dans leur parcours de reconstruction. En s’inspirant de leur culture de l’oralité, à partir de témoignages enregistrés de femmes et de professionnelles, accompagnés de fiches (20 au total), cet outil a vocation à être écouté en podcast sur internet ou téléphone mobile ou à être utilisé par les professionnelles dans les structures ou associations de lutte contre les violences afin de faciliter la parole et dans des ateliers de partage d’expériences afin que d’autres puissent s’en inspirer. Cette boîte a été conçue par l’association En Terre Indigène avec et pour les femmes à la demande du Conseil des Femmes de Polynésie dans le cadre de l’appel à projet “tous mobilisés contre les violences subies par les femmes” du Ministère des Outre-mer. Elle a recu le soutien du  Haut Commissariat, de la Communauté du Pacifique et du ministère des solidarités, du logement, des droits des femmes, de la famille et des personnes non autonomes. Réalisation: Studio En Terre Indigene  Anne Pastor: autrice et productrice Habillage sonore Noé Philibert. @Photos :Danee Hazama et service de l'artisanat traditionnel