Méditations quotidiennes - Centre Le Pèlerin

Centre Le Pèlerin

Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.

  1. 11h ago

    Le mystère du grain de blé – Évangile du jour et méditation du samedi 26 septembre 2026

    Évangile du samedi 26 septembre 2026 – S. Jean de Brébeuf et Isaac Jogues, prêtres, et leurs compagnons, martyrs « Si le grain de blé meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24-26) En ce temps-là,Jésus disait à ses disciples :« Amen, amen, je vous le dis :si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,il reste seul ;mais s’il meurt,il porte beaucoup de fruit.Qui aime sa viela perd ;qui s’en détache en ce mondela gardera pour la vie éternelle.Si quelqu’un veut me servir,qu’il me suive ;et là où moi je suis,là aussi sera mon serviteur.Si quelqu’un me sert,mon Père l’honorera. » Pour qu’un grain germe, son enveloppe doit se décomposer sous la terre. Si l'enveloppe ne se décompose pas ou ne se rompt pas, le grain reste en état de dormance et ne peut pas germer. Pour qu'une plante puisse se développer, l'enveloppe doit se fragiliser afin de laisser passer les éléments vitaux, l’eau et l’oxygène, pour la survie du grain. Sans eau, sans oxygène, le grain peut soit tomber en dormance prolongée, attendre des mois, voire des années, que les conditions de son environnement finissent par rompre son enveloppe, soit pourrir et mourir. Pour que le grain vive, l’enveloppe doit s’ouvrir à la Vie. L’image du grain de blé soulevée par Jésus est riche de sens pour saisir notre cheminement humain et spirituel. Le grain, c’est notre identité filiale, notre appel à devenir fils et fille bien-aimés de Dieu. Car Dieu nous appelle à la Vie, à naître à notre identité filiale unique, notre don unique qui Le révèle dans sa vie. Notre identité filiale est un don unique à chacun, reçu de Dieu, car Dieu nous a pensés de toute éternité. Dans cette perspective, notre identité filiale existe en Dieu de toute éternité et est présente dès les premiers signes de la genèse de l’enfant dans le sein maternel. Le Souffle, l’Esprit, est porteur de notre identité filiale qui nous est donnée. L’enveloppe, c’est la dynamique de chaque être humain, sa façon d’être, qui englobe son identité psychologique, les paroles intérieures introjectées à la suite d’une blessure relationnelle, les croyances qui poussent à jouer un rôle en relation, le mode d’être plus ou moins ajusté, parfois dysfonctionnel et blessé, pour se sentir exister humainement et spirituellement dans toutes nos relations : à soi, aux autres, à Dieu, à la création. La dynamique qui est blessée, en état de dormance, est plus ou moins transparente au Souffle de Vie, à l’action de l’Esprit, à cause des blessures relationnelles dans nos vies, des situations qui ont faussé notre identité et nous ont refermés sur nous-mêmes. Comme le grain de blé a besoin d’éléments vitaux pour se développer, pour sortir de l’état de dormance, l’ouverture au Souffle est vitale pour la naissance à notre identité filiale. Car le Souffle est porteur de notre identité filiale qui nous est donnée de Dieu gratuitement. Comme l’enveloppe qui se durcit et ne se rompt pas, si la dynamique reste fermée, blessée, l’appel va s’éteindre. En cherchant à naître, notre identité filiale suscitera donc un changement, une transformation intérieure faite de deuils et de renoncements. Cette transformation s’incarnera dans un nouvel agir, une réponse à l’appel de Dieu pour incarner notre identité filiale et entrer dans une fécondité d’être. La personne qui s’ouvre ainsi à son identité filiale entre dans une vie de communion avec Dieu et dans sa fécondité. Le mystère du grain de blé nous aide à comprendre le mystère d’incarnation de l’identité filiale qui s’incarne dans le monde, le temps et l’histoire de chaque personne, où Dieu marche avec nous, dans tout ce que nous vivons, à travers le temps, le quotidien propre à chacun.

  2. 1d ago

    Une réponse qui qualifie nos relations – Évangile du jour et méditation du vendredi 25 septembre 2026

    Évangile du vendredi 25 septembre 2026 – 25ème Semaine du Temps Ordinaire « Tu es le Christ, le Messie de Dieu. – Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup » (Lc 9, 18-22)     En ce jour-là, Jésus était en prière à l’écart.Comme ses disciples étaient là,il les interrogea :« Au dire des foules, qui suis-je ? »    Ils répondirent :« Jean le Baptiste ; mais pour d’autres, Élie ;et pour d’autres, un prophète d’autrefois qui serait ressuscité. »    Jésus leur demanda :« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »Alors Pierre prit la parole et dit :« Le Christ, le Messie de Dieu. »    Mais Jésus, avec autorité,leur défendit vivement de le dire à personne,    et déclara :« Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup,qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes,qu’il soit tué,et que, le troisième jour, il ressuscite. » Dans l’Évangile d’aujourd'hui, ce qui me frappe au début, c’est la prière de Jésus à l’écart. Il cherche ces moments d’intimité avec son Père. Comme Fils, il est déjà uni au Père par le fait d’être engendré par Lui, par sa filiation et par la vie du Père qui demeure en lui. Pourtant il le confirme toujours en restant en vif dialogue avec son Père. Par son incarnation dans ce monde, qui évolue dans les dimensions d’espace et de temps, il prend du temps pour prier à l’écart. Même avant son sacrifice, il prie et cherche la volonté du Père. En effet, l'obéissance à la volonté de Dieu était un élément central de sa mission, comme Il l’exprime : «je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma propre volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38). Son attitude suscite une question que je me pose moi-même : ai-je le temps pour prier, rester en silence, être à l’écart de tout ce qui avale mon temps et mon attention pour être présente, à l’exemple de Jésus, entièrement dans la relation avec mon Père céleste ? Quand je suis devant Dieu, je suis comme qui ? Une mendiante, une négociatrice ou une fille bien-aimée qui, dans le regard du Père, découvre toute sa valeur et sa beauté ? Est-ce que ma prière est seulement une liste de demandes, ou une liste d’achats, ou est-ce qu’elle inclut aussi une écoute de Dieu ?  Jésus sait qui Il est. Son identité de Fils est déjà confirmée dans la relation amoureuse avec son Père. Quand il pose la question : « Au dire des foules, qui suis-je ? », il ne se tourne pas vers l'opinion des autres pour affirmer son identité. Ce qui, d'ailleurs, est souvent ce que nous faisons en conséquence d'une blessure. Parfois nous nous soucions beaucoup de ce que les autres disent de nous, car nous nous identifions à cela. Nous faisons beaucoup d’effort pour mériter l'approbation, l'attention, l'amour… Nous oublions que notre vraie identité nous est donnée par Dieu et elle est inviolable.   « Pour vous, qui suis-je ? » demande Jésus aux apôtres qui le suivent et qui l’ont vu dans les différentes circonstances. Ils ont déjà assisté aux miracles, aux guérisons et même ils ont reçu de Lui « une force et un pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies » (Lc 9,1). Qui est-il enfin ? Pourquoi est-il tellement important de répondre à cette question ? À mon humble avis, la qualité de nos relations aux autres, mais également avec Dieu dépendra de la réponse à cette question. Combien de fois on traite Dieu comme un magicien qui doit satisfaire toutes nos caprices. Notre prière se réduit à des demandes ou à des suggestions très précises à Dieu sur ce qu'il doit faire. En réalité, nous sommes concentrés sur notre propre volonté, et non sur celle de connaître la volonté du Père. Les relations avec Dieu peuvent purement devenir utilitaires : nous restons avec Lui parce qu'il y a un certain avantage à cela, ou bien nous négocions avec Lui, en offrant quelque chose en échange de cette faveur que nous lui demandons.

  3. 2d ago

    La fermeture de coeur – Évangile du jour et méditation du jeudi 24 septembre 2026

    Évangile du jeudi 24 septembre 2026 – 25ème Semaine du Temps Ordinaire « Jean, je l’ai fait décapiter. Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? » (Lc 9, 7-9) En ce temps-là,    Hérode, qui était au pouvoir en Galilée,entendit parler de tout ce qui se passaitet il ne savait que penser.En effet, certains disaient que Jean le Baptisteétait ressuscité d’entre les morts.    D’autres disaient :« C’est le prophète Élie qui est apparu. »D’autres encore :« C’est un prophète d’autrefois qui est ressuscité. »    Quant à Hérode, il disait :« Jean, je l’ai fait décapiter.Mais qui est cet homme dont j’entends dire de telles choses ? »Et il cherchait à le voir. Que représente Hérode ? Hérode n’est-ce pas l’âme qui dégringole de désespoir en angoisse en se raccrochant à des illusions ? Comme lui, bien souvent, à la foi, nous préférons la frénésie. Nous délaissons l’amour pour le contrôle. Et alors… l’espérance se ferme comme une porte qui claque dans un vent glacé. Nous abritons tous un Hérode dans notre âme. Un petit Hérode qui sommeille… ou un gros Hérode au ventre lourd qui arrondit son oeil cruel. Comment une âme en vient-elle à éteindre la vie divine ? Comment s’endort-elle dans l’indifférence ? Face à l’assèchement du coeur, cette page d’évangile sonne comme un avertissement.      Hérode Antipas II (1), dont il est question ici, répudia sa première femme (2) pour épouser Hérodiade, qui était sa propre nièce, c’est-à-dire la fille de son demi-frère (3). Cette femme, Hérodiade, était la petite-fille d'Hérode le Grand, père d’Hérode Antipas II dont nous parlons. Hérodiade, seconde femme d’Hérode, était la femme de son demi-frère (4) qu’elle quitta de son vivant, ce qui fit scandale. Jean le Baptiste dénonça publiquement ce remariage incestueux. En réponse, Hérode Antipas II fit couper la tête du Baptiste. Hérode alla aussi loin que possible dans la manipulation. Mensonge et domination enduisirent son âme d’une couche si épaisse qu'il se rendit étanche à la grâce. « Hérode, qui était au pouvoir en Galilée » contrôlait son entourage. Pour déjouer les complots, il déplaçait les personnes comme des pions. Sur son échiquier, il éliminait l’un, ou poussait un autre dans les honneurs. Il tordait les lois selon la courbure de ses intérêts.  Soudain, un salut émergea en Palestine ! Sillonnant les routes, Jésus manifestait publiquement le don de Dieu. Quelle fut la réaction d’Hérode ? « Hérode (…) entendit parler de tout ce qui se passait et il ne savait que penser ». Lorsqu’il qui entendit parler du mouvement des foules soulevées par Jésus, Hérode prit peur. « Certains disaient que Jean le Baptiste était ressuscité d’entre les morts. » Voilà ce que nous dit cette page d’évangile. Comme c’est étrange ! Pourquoi évoquer un retour de ce Juste après sa mort ? Pourquoi Hérode accordait-il tant de crédit à cette rumeur ? Pourquoi reliait-il la venue de Jésus à l’assassinat de Jean Baptiste ? Si Hérode avait peur, c'est parce que, selon la mentalité de l'époque, un Juste exécuté qui revenait à la vie possédait une puissance divine décuplée pour accomplir des miracles. « Le roi Hérode entendit parler de Jésus, dont le nom était devenu célèbre. On disait : "Jean le Baptiseur est ressuscité d’entre les morts, et c’est pour cela que des forces miraculeuses agissent par lui." » (Mc 6,14). Jean Baptiste ne reviendrait-il pas de la mort pour se venger d’Hérode ? Méditation - La fermeture de coeur

  4. 3d ago

    Guérir sans bagage – Évangile du jour et méditation du mercredi 23 septembre 2026

    Évangile du mercredi 23 septembre 2026 – 25ème Semaine du Temps Ordinaire « Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades » (Lc 9, 1-6) En ce temps-là,    Jésus rassembla les Douze ;il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,et de même pour faire des guérisons ;    il les envoya proclamer le règne de Dieuet guérir les malades.    Il leur dit :« Ne prenez rien pour la route,ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ;n’ayez pas chacun une tunique de rechange.    Quand vous serez reçus dans une maison,restez-y ; c’est de là que vous repartirez.    Et si les gens ne vous accueillent pas,sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds :ce sera un témoignage contre eux. »    Ils partirentet ils allaient de village en village,annonçant la Bonne Nouvelleet faisant partout des guérisons. Guérir sans bagage  Ma voiture rend l'âme dans le stationnement de l'école, alors que je venais porter la boîte à lunch oubliée du petit dernier. Batterie à plat, sans doute. J'appelle le dépannage et j'attends sous un beau soleil, une heure, puis deux heures, puis presque trois... Ma patience, mise à rude épreuve, cède peu à peu la place à autre chose : le temps s'ouvre, et il n'y a plus rien à faire sinon attendre et prier.  Arrive le garagiste — appelons-le Louis — à bord de sa remorqueuse, l'air aussi sympathique que préoccupé, son grand cœur déjà alourdi. Il me demande comment je vais, où je vais. Je lui réponds que je suis ravie de le voir enfin, et que je souhaite rentrer à la maison, soulagée que le petit dernier n'ait pas le ventre creux toute la journée. Il sourit devant mon souci maternel, devant le moteur qui ne tourne plus, devant ma vieille carcasse roulante dont je m'excuse presque, moi qui l'étire tant bien que mal pour destiner la majeure partie des ressources gagnées aux besoins de mes enfants. Combien en as-tu, me demande-t-il. Quatre, je réponds. Il hoche la tête et me dit doucement « je comprends » ; il m'apprend alors qu'il en a six : un déficient intellectuel sévère, deux autistes, un autre qui traîne du côté de la délinquance — tous, dit-il simplement, sont des enfants qui pensent autrement parce qu'ils ont le cœur trop gros.  Les Douze, en ce jour d'évangile, partent sans bâton, sans sac, sans pain ni argent, dépendants entièrement des maisons qui voudront bien les recevoir (Lc 9, 3-4). Moi aussi, ce matin-là, j'étais immobilisée, dépendante d'un inconnu qui accepterait de venir à mon secours. Et voici que l'envoyé, c'est Louis, sans qu'il le sache lui-même — venu lui aussi les mains presque vides, sans autre bagage que sa remorqueuse et son cœur trop grand, toujours ouvert. Il me raconte, avec une espérance qui l'illumine, son projet de déménager en région, sur le bord du fleuve, près des siens. Il part, lui aussi, presque sans bagage : il laisse derrière une vie devenue trop étroite pour loger le cœur de ses enfants, il laisse tout ce qui pourrait le retenir pour ne garder que l'essentiel — l'amour qui espère un accueil qui ne manquera pas, là où enfin ses enfants trouveront ressources et considération. Il me parle du vent dans leurs cheveux, du calme de la mer qui envahira sa famille, d'un horizon qui s'ouvre, immense, parce qu'un accueil guérissant les attend.  On vit à la mesure de son espérance, écrit Christian Bobin (L'Autre Visage, 1991). Toute la scène tient dans cette phrase. Louis n'a rien proclamé au sens où on l'entend d'habitude ; il n'a pas cité un verset, il n'a pas prêché. Il a simplement dit ce qui le fait vivre, à voix haute, devant une inconnue au bord de la route. N'est-ce pas déjà l'annonce de la Bonne Nouvelle telle que Jésus l'envoie porter aux Douze (Lc 9, 2), non pas un discours mais une vie donnée à voir, une espérance qui se dit parce qu'elle déborde, met en marche, et dont l'horizon dessine un Royaume ?

  5. 4d ago

    L’importance de la Parole de Dieu dans notre vie – Évangile du jour et méditation du mardi 22 septembre 2026

    Évangile du mardi 22 septembre 2026 – 25ème Semaine du Temps Ordinaire « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique » (Lc 8, 19-21) En ce temps-là,    la mère et les frères de Jésus vinrent le trouver,mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à luià cause de la foule.    On le lui fit savoir :« Ta mère et tes frères sont là dehors,qui veulent te voir. »    Il leur répondit :« Ma mère et mes frèressont ceux qui écoutent la parole de Dieu,et qui la mettent en pratique. » Dans un premier temps, la façon dont Jésus répond à la foule peut nous apparaître surprenante. Certains pourraient même y voir un manque de considération envers les membres de sa famille. Or, connaissant les valeurs enseignées et vécues par Jésus, il est clair que cela ne peut être le cas. Jésus essaie plutôt de démontrer à la foule que son Père et sa Parole ont une importance capitale pour Lui et Il insiste pour qu’on n’en fasse tout autant. Souvenons-nous que, lorsque Dieu donne à Israël la Loi afin que le peuple trouve la vie, Il va insister sur l’importance de sa Parole. Il va dire : « Du milieu de tes frères, ton Dieu fera que se lève un Prophète et c’est Lui que vous écouterez. Je mettrai mes Paroles dans sa bouche… » (Dt 18, 15) Dieu reprend sensiblement la même chose lors de la transfiguration lorsqu’il dira : « Celui-ci est mon Fils, le Bien Aimé,… écoutez-le. » (Mt 17, 5) Après cela, il est difficile de nier toute l’importance de la Parole de Dieu et le fait que Jésus l’annoncera et l’incarnera au quotidien. Malheureusement, beaucoup de nos contemporains négligent encore d’entendre la Parole de Dieu et de la mettre en pratique. La conséquence inévitable, c’est qu’elle tombe dans l’oubli et l’homme en est privé. Comment vivre sans référence spirituelle et sans guide ? Et comment discerner ce qui relève de la vérité et ce qui se rapporte à des intérêts strictement humains ? Bien entendu il y a nos valeurs morales et les lois humaines qui nous aident. Mais combien de fois en relecture, avons-nous pris pour du bien ce qui était mal et pour du mal ce qui pouvait être bien ? Et combien de fois avons-nous répondu par le mal, au mal qu’on nous faisait vivre, au lieu de le combattre ? « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique. » (Jn 3, 16) Impossible de croire que sa Parole ne serait pas de même importance pour assurer notre bonheur. Possiblement que la Parole a mal été transmise, ou encore qu’elle n’a pas été bien comprise, ou mal enseignée. Toutefois, on ne peut passer sous silence le fait que ceux et celles qui la portent dans leur cœur et qui en font un soutien qui les guide tout au long de leur vie réussissent à traverser des évènements parfois insurmontables. Et à cela, les exemples ne manquent pas. La lecture de cet Évangile nous propose de reconsidérer l’importance de la Parole, de se l’approprier dans le sens profond de ce qu’elle veut nous dire et de la mettre en premier dans notre vie. Alors, nous découvrirons assez rapidement qu’elle n’est pas seulement un texte, une doctrine, et surtout pas une directive. Elle est une Personne qui se fait présente, qui nous nourrit spirituellement en parlant à notre âme assoiffée de Dieu et qui nous aide à incarner l’image que le Créateur a déposée en chacun et chacune de nous. Voilà un projet bien concret pour vivre l’expérience d’être un frère ou une sœur de Jésus et de faire partie de la grande famille des chrétiens et chrétiennes. Méditation - L’importance de la Parole de Dieu dans notre vie

  6. 5d ago

    Viens, je t’appelle ! – Évangile du jour et méditation du lundi 21 septembre 2026

    Évangile du lundi 21 septembre 2026 – Saint Matthieu, apôtre et évangéliste « Suis-moi. L’homme se leva et le suivit » (Mt 9, 9-13) En ce temps-là,    Jésus sortit de Capharnaümet vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,assis à son bureau de collecteur d’impôts.Il lui dit :« Suis-moi. »L’homme se leva et le suivit.     Comme Jésus était à table à la maison,voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)et beaucoup de pécheursvinrent prendre place avec lui et ses disciples.    Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :« Pourquoi votre maître mange-t-ilavec les publicains et les pécheurs ? »    Jésus, qui avait entendu, déclara :« Ce ne sont pas les gens bien portantsqui ont besoin du médecin,mais les malades.    Allez apprendre ce que signifie :Je veux la miséricorde, non le sacrifice.En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,mais des pécheurs. » Viens, je t’appelle !  Dans le nouveau testament, Jésus a invité plusieurs de ses contemporains à le suivre, entre autres, Phillippe en Jn 1,43 ; le jeune homme riche en Mc 10,2 ; Pierre et André en Mat 4, 18-19 ; ce « Suis-moi » qui se fait encore entendre aujourd’hui dans le cœur des hommes et des femmes de bonne volonté ; une invitation à Le rejoindre telle que nous sommes aujourd’hui, chacun.e selon sa condition.  Dans la série The Chosen, l’épisode où Matthieu nous est présenté, nous voyons un jeune homme à l’emploi des Romains, rejeté par ses contemporains en raison de son choix d’allégeance professionnelle, mais attiré par ce Jésus qu’il observe à distance. Après un certain temps, Jésus, le miséricordieux, l’appela, et Matthieu « se leva et le suivit », je dirais même d’un bond, et avec une telle joie manifeste, qu’un festin fut organisé en l’honneur de ce nouvel ami ; dès lors, Jésus nous rappelle dans l’évangile qu’il n’est « pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. », cela nous concerne personnellement !   Jésus-Christ ne cesse de nous inviter à le suivre, la vie des Saints sont des témoignages éloquents de pécheurs qui ont entendu le « Suis-moi », qui se sont convertis à la plus haute distinction divine, dont notre cher Matthieu, le collecteur d’impôts pour l’envahisseur ! Cela m’amène à réfléchir sur le 25e anniversaire du Pèlerin, ce « Suis-moi » qui a été entendu par ses fondateurs, à collaborer au projet du Royaume ici-bas, en formant des « appelés » à accompagner ceux et celles qui entendent ce « Suis-moi », cherchant la Vérité et la Miséricorde.  Viens, et « Suis-moi », d’un bond et dans la joie, comme Matthieu, accueillons cette invitation à vivre en V(v)érité sous la houlette du Bon Berger qui nous dit : « Ne te lasse pas sur la voie étroite : J’y suis passé avant toi ; Je suis la voie même et le guide. Je prends sur Moi celui que Je conduis, et Je le mène jusqu’à Moi » (St-Augustin), Amen !

  7. 6d ago

    Quand l’arbre de notre œuvre nous cache la forêt de son Amour ! – Évangile du jour et méditation du dimanche 20 septembre 2026

    Évangile du dimanche 20 septembre 2026 – 25ème dimanche du Temps Ordinaire « Ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ? » (Mt 20, 1-16) En ce temps-là,Jésus disait cette parabole à ses disciples :    « Le royaume des Cieux est comparableau maître d’un domaine qui sortit dès le matinafin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.    Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée :un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent,et il les envoya à sa vigne.    Sorti vers neuf heures,il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.    Et à ceux-là, il dit :‘Allez à ma vigne, vous aussi,et je vous donnerai ce qui est juste.’    Ils y allèrent.Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures,et fit de même.    Vers cinq heures, il sortit encore,en trouva d’autres qui étaient là et leur dit :‘Pourquoi êtes-vous restés là,toute la journée, sans rien faire ?’    Ils lui répondirent :‘Parce que personne ne nous a embauchés.’Il leur dit :‘Allez à ma vigne, vous aussi.’     Le soir venu,le maître de la vigne dit à son intendant :‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire,en commençant par les dernierspour finir par les premiers.’    Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrentet reçurent chacun une pièce d’un denier.    Quand vint le tour des premiers,ils pensaient recevoir davantage,mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.    En la recevant,ils récriminaient contre le maître du domaine :    ‘Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure,et tu les traites à l’égal de nous,qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !’    Mais le maître répondit à l’un d’entre eux :‘Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi.N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?    Prends ce qui te revient, et va-t’en.Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :    n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ?Ou alors ton regard est-il mauvaisparce que moi, je suis bon ?’     C’est ainsi que les derniers seront premiers,et les premiers seront derniers. » À première vue, nous voilà plongés dans le monde du travail. Le propre de cet univers est d’être très règlementé et encadré pour éviter les injustices, et la rétribution est en fonction du travail réalisé, de la compétence des personnes et de leur formation. Le patron a le souci de son profit et le travailleur a le souci de son salaire. Cette perspective fabrique un angle mort auquel Jésus justement veut nous éveiller. Dieu n’est pas le « boss » d’une entreprise dont l’objectif serait les profits à son compte.   Ici, en les embauchant, le maître appelle les ouvriers à devenir les jardiniers de sa vigne, en se mettant d’accord avec eux sur le salaire de la journée, soit une pièce d’argent, un denier. Il sort à 5 reprises, à différentes heures qui épousent la durée de la journée de travail.  À l’époque de Jésus, le « denier » correspondait à la somme qui convient pour bien faire vivre une famille pendant une journée. Il n’est pas là pour faire accroître nos « économies ». À la manière du « pain quotidien », il nous est donné pour chaque jour, nous faisant expérimenter que notre vie profonde ne repose pas sur nos « réserves accumulées », mais bien sur cette prévenance d’un Dieu qui nous donne ce dont nous avons besoin à chaque jour.   Ce don n’est pas fait en fonction du mérite des ouvriers, mais bien en fonction de ce dont ils ont besoin pour bien vivre. Dieu nous donne en fonction de ce dont nous avons besoin pour notre vie profonde. Ce « denier », c’est le Don que le Christ fait de sa Vie pour nous. Il ne s’agit pas d’un salaire en fonction du travail réalisé mais du Don que Dieu fait de Lui-même pour nous sauver. Il s’agit d’une plénitude de Vie et d’Amour donnée à tous sans partage et sans réserve, peu importe l’heure où notre vie se trouve.

  8. Sep 18

    La bonne terre – Évangile du jour et méditation du samedi 19 septembre 2026

    Évangile du samedi 19 septembre 2026 – 24ème Semaine du Temps Ordinaire « Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui retiennent la Parole et portent du fruit par leur persévérance » (Lc 8, 4-15) En ce temps-là,    comme une grande foule se rassemblait,et que de chaque ville on venait vers Jésus,il dit dans une parabole :    « Le semeur sortit pour semer la semence,et comme il semait, il en tomba au bord du chemin.Les passants la piétinèrent,et les oiseaux du ciel mangèrent tout.    Il en tomba aussi dans les pierres,elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.    Il en tomba aussi au milieu des ronces,et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.    Il en tomba enfin dans la bonne terre,elle poussa et elle donna du fruit au centuple. »Disant cela, il éleva la voix :« Celui qui a des oreilles pour entendre,qu’il entende ! »     Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.    Il leur déclara :« À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu,mais les autres n’ont que les paraboles.Ainsi, comme il est écrit :Ils regardent sans regarder,ils entendent sans comprendre.     Voici ce que signifie la parabole.La semence, c’est la parole de Dieu.    Il y a ceux qui sont au bord du chemin :ceux-là ont entendu ;puis le diable survientet il enlève de leur cœur la Parole,pour les empêcher de croire et d’être sauvés.    Il y a ceux qui sont dans les pierres :lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ;mais ils n’ont pas de racines,ils croient pour un momentet, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.    Ce qui est tombé dans les ronces,ce sont les gens qui ont entendu,mais qui sont étouffés, chemin faisant,par les soucis, la richesseet les plaisirs de la vie,et ne parviennent pas à maturité.    Et ce qui est tombé dans la bonne terre,ce sont les gens qui ont entendu la Paroledans un cœur bon et généreux,qui la retiennentet portent du fruit par leur persévérance. » Faisons ensemble un chemin à travers les différents terrains où sont tombées les graines du semeur, jusqu’à parvenir à la bonne terre. Commençons par le bord du chemin.La Parole est là. Je la lis dans l’Évangile, je l’entends à la messe, dans une homélie, dans une parole qui me rejoint. Je peux même avoir sur mon téléphone ou ma tablette, des dizaines de textes spirituels, des prières, des paroles de Jésus… que j’écoute ou que je lis. Mais le plus souvent, dès que je termine ma lecture ou mon écoute, je suis déjà passé à autre chose.J’ai entendu, mais je n’ai pas ouvert la porte.La Parole était là, mais elle n’est pas entrée dans ma vie. A moi maintenant de me questionner : Est-ce que j’écoute vraiment la Parole de Dieu, ou est-ce que je me contente d’accumuler des paroles sur Lui? Continuons notre chemin. Voici la terre pierreuse.Ici, la Parole me touche. Je suis profondément ému, je prends une décision : « Seigneur, cette fois, je vais changer! » Et je suis sincère. Mais quelques jours, quelques semaines passent… et la vie reprend son cours. Vient une difficulté, une épreuve, une déception… et tout s’effondre. Pourquoi? Parce que j’ai été touché, mais je ne me suis pas enraciné.Il y a une grande différence entre être ému par le Christ et prendre racine dans le Christ.L’émotion est belle, mais ne suffit pas. Ce sont les épreuves de la vie qui révèlent si la Parole a vraiment pris racine en moi. Avançons encore… voici les épines.Et celles-ci sont peut-être les plus difficiles à reconnaître, parce qu’elles ne sont pas forcément mauvaises. Il y a mon travail, mes responsabilités, ma famille, mes projets, mes soucis, mes obligations, mon désir de bien faire. Tout cela peut être bon. Mais à force de remplir ma vie de tant de choses, aussi bonnes soient-elles, je ne laisse plus de place à Dieu. Je ne lui dis pas « non ». Je lui dis simplement : « Oui, Seigneur… mais attend… pas maintenant…après tout le reste… »

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Une méditation quotidienne vous est offerte tous les matins à partir de l'Évangile du jour par le Centre Le Pèlerin, spécialisé en accompagnement psychospirituel. Par cette prière du matin, prenez quelques minutes pour nourrir votre foi. Un temps d'intériorité qui éclaire toute la journée! Le Pèlerin offre de l'accompagnement spirituel ainsi qu'une formation en accompagnement depuis près de 25 ans à Montréal. Son approche d'intégration psychospirituelle permet de vivre une expérience spirituelle transformante et libératrice. Le Pèlerin: Le savoir intérieur qui transforme la vie.