DESCRIPTION DE L'ÉPISODELignée familiale : comprendre l’impact invisibleMarie-Agnès Chauvin ouvre l’épisode en posant les bases du transgénérationnel relationnel : ce que nos ancêtres ont vécu continue d’agir en nous, souvent à notre insu. L’épigénétique apporte un cadre scientifique à ces transmissions qui s’impriment dans le corps, la psyché et les comportements. Elle éclaire comment l’histoire familiale influence nos relations, nos choix, nos réactions, et parfois même nos symptômes physiques. Cette prise de conscience agit comme une déculpabilisation : je ne suis pas uniquement le produit de ma vie, mais aussi d’une lignée qui me précède. Fiertés, fardeaux et héritages ambivalentsLa discussion explore les deux faces de l’héritage transgénérationnel : les lignées qui élèvent (artistes, résistants, figures inspirantes) et celles qui plombent (violences, collaboration, faillite morale, secrets). Marie-Agnès montre comment la fierté peut renforcer une identité, mais aussi comment une lignée honteuse ou violente peut devenir un poids écrasant si elle n’est pas travaillée. Les exemples extrêmes évoqués – notamment les descendants de dignitaires nazis – illustrent la nécessité de pacifier ce qui a été transmis pour ne pas en être prisonnier. Les secrets : la patate chaude psychiqueLe cœur de l’épisode s’enfonce dans la mécanique des secrets familiaux : omerta, loyautés déformantes, tabous, réécritures du réel. Marie-Agnès raconte deux secrets fondateurs dans sa propre lignée : la mort déguisée de sa grand-mère et les actes incestueux du grand-père. Ces révélations, longtemps tues, contaminent les générations suivantes, créant symptomatologie, comportements répétitifs, honte, peurs, ou infertilités symboliques. Travailler ces secrets, c’est briser la chaîne et redevenir un chaînon conscient de la transmission. La mission de réparation et la pacification intérieurePour Marie-Agnès, identifier l’héritage ne suffit pas : l’enjeu est d’activer ce qu’elle appelle une « mission de réparation ». Cet acte rétablit la continuité familiale sans la subir. Il permet de clarifier, de pacifier, de transformer le plomb en ressource. Devenir un « bon ancêtre », c’est assumer une responsabilité relationnelle envers ceux qui viendront après nous, en montrant qu’une autre voie est possible, notamment autour de la vieillesse apaisée, du pardon symbolique et de la libération de la parole. L’inconscient familial : une boîte psychique autonomeMarie-Agnès détaille la notion d’inconscient familial, distinct de l’inconscient individuel et du collectif jungien. C’est un réservoir de drames, mais aussi de talents, qui se transmet indépendamment de ce que chacun vit consciemment. Cet inconscient modèle les comportements : conduites de fuite, répétitions affectives, addictions, symptômes physiques, phobies. L’enjeu est d’en prendre conscience pour cesser de rejouer ce qui ne nous appartient pas. Rituels de réparation : quand les ancêtres deviennent ressourcesL’épisode propose des rituels concrets : constellations familiales, psychodrame, géno-sociogramme enrichi, rituels symboliques (autel, photos, bougies), dialogues imaginaires avec les ancêtres, actes psychomagiques (mettre un ancêtre dans du coton pour pardonner sans excuser). L'objectif : réintégrer la lignée de manière choisie, et récupérer les forces disponibles dans les générations précédentes. Le rôle des coachs et thérapeutes : finesse, prudence et limites déontologiquesMarie-Agnès insiste sur la responsabilité des accompagnants : ne pas imposer une interprétation, respecter le rythme du client, ne pas « ajouter un traumatisme » par une hypothèse prématurée. Elle décrit comment un coach peut repérer sans nommer, suggérer sans brusquer, orienter vers un thérapeute quand la question dépasse son mandat. Le travail autour du transgénérationnel relationnel exige tact, éthique, présence et humilité. Sortir du qu’en-dira-t-on : la colère contre les apparencesL’un des passages les plus forts concerne la colère de Marie-Agnès contre l’emprise des normes sociales et familiales : les apparences qui sacrifient les individus, les injonctions à taire, les exclusions de clan, la loyauté toxique, la honte imposée, le « dans notre famille ça ne se fait pas ». Pour elle, c’est un enjeu politique et spirituel : sortir de ces carcans permet de redonner souffle et liberté aux générations futures. Pour ALLER PLUS LOINPour plus d'informations sur Marie-Agnès Chauvin, vous pouvez : visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/profile-MACconsulter son site internet : www.solea-conseil.comlui écrire via achauvin@soleaconseil.comvous abonner à sa lettre d'information Lunêtre - La petite lettre sous la luneparticiper à l'un de ses stages sur le Dialogue Intérieur ou la Spirale Dynamique ou weekend de supervisionécouter son Parcours de Coachs® : https://tinyurl.com/PDC-38acheter l'un de ses livres qu'elle évoque dans certains épisodes Cette série de podcast a été réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© SOLEA Conseil - www.solea-conseil.com - 2026