La vie des communes

Claret Sébastien

La vie des commune est une émission qui vise à vous faire découvrir des communes du Sicoval, l'agglomération du Sud est toulousain. Cette découverte se fait grâce à des reportages ou des interview sur des lieux, des activités associatives ou encore des portrait d'habitants.

  1. Jun 10

    La Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et Arbres et Paysages d’Autan au cœur des actions biodiversité

    La Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne (FDC31) structure et renforce ses actions en faveur de la biodiversité à travers un partenariat historique avec Arbres et Paysages d’Autan. Une convention qui vient formaliser plus de quinze ans de coopération sur le terrain, autour d’un objectif commun : restaurer, reconnecter et préserver les habitats naturels en milieu rural. Au cœur de cette dynamique, la plantation de haies champêtres constitue un pilier central. Ces infrastructures écologiques jouent un rôle multifonctionnel : elles servent à la fois de refuge, de zone de reproduction et d’alimentation pour la faune, tout en assurant des fonctions essentielles de corridors écologiques et de protection des sols contre l’érosion. Pour Romain Da Costa, technicien environnement à la FDC31, cette formalisation ne change pas la nature du travail engagé, mais en renforce la lisibilité : « Le partenariat est déjà existant depuis de nombreuses années, plus de 15 ans. Aujourd’hui, il s’agissait de formaliser celui-ci en signant cette convention. » Cette convention permet surtout de clarifier les rôles. La Fédération des chasseurs s’appuie sur son réseau de terrain pour identifier les porteurs de projets — agriculteurs, collectivités ou associations de chasse — tandis qu’Arbres et Paysages d’Autan apporte l’expertise technique, depuis le choix des essences jusqu’au suivi des plantations. Le dispositif s’inscrit notamment dans le programme national Sensibilis'haie, financé par la Fédération Nationale des Chasseurs et l’Office français de la biodiversité. Il permet de soutenir des projets de plantation de haies, généralement à hauteur de 50 mètres linéaires par opération, parfois complétés par des financements locaux. Comme le précise Romain Da Costa : « Arbres et Paysages d’Autan intervient pour la fourniture des plants et le conseil technique. Il y a ensuite un suivi terrain, avec un passage juste après la plantation puis un contrôle à deux ans pour vérifier la reprise. » Une action territoriale structurée autour de la Trame verte et bleue Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de restauration des continuités écologiques portée par la démarche de Trame verte et bleue. En Haute-Garonne, plusieurs secteurs sont concernés, notamment entre Villemur-sur-Tarn et Laréole ou encore entre Revel et Cintegabelle. Sur ces territoires, les actions combinent plantation de haies, maintien des jachères et développement de couverts végétaux, avec un impact direct sur la biodiversité ordinaire et les espèces de plaine. En 2025, près de 700 hectares ont été contractualisés ou aménagés dans le département, un volume qui témoigne d’une dynamique de terrain installée dans la durée. « Pour nous, c’est environ 700 hectares contractualisés l’année passée », indique Romain Da Costa. « Et le projet repart pour 2026–2028 avec de nouvelles contractualisations. » Haies, mares et biodiversité : une stratégie globale portée par la FDC31 Au-delà des haies, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe également un important volet de restauration des mares, dans le cadre de la trame dite “bleue”. Ces petites zones humides, souvent abandonnées avec la disparition des usages agricoles traditionnels, jouent pourtant un rôle écologique majeur. Plus de 147 mares ont déjà été restaurées en quinze ans dans le département, et une cinquantaine supplémentaire est programmée d’ici 2027–2028. Les opérations reposent sur un travail d’inventaire, de diagnostic écologique et de concertation avec les propriétaires. La Fédération rappelle également un point important de sensibilisation : les mares ne favorisent pas les moustiques, mais participent au contraire à leur régulation naturelle grâce aux amphibiens et aux chauves-souris. Enfin, cette dynamique s’inscrit dans une coopération plus large avec le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, autour de la protection des pollinisateurs, de la gestion forestière, des pratiques agro-environnementales et de la réduction des collisions entre faune et infrastructures. Dans cette approche globale, la Fédération des chasseurs revendique un rôle d’acteur de terrain de la biodiversité, au croisement des enjeux agricoles et écologiques. « Aujourd’hui, tout ce qu’on mène a des bénéfices communs pour l’ensemble de la biodiversité », résume Romain Da Costa. Une vision intégrée qui place la gestion des milieux naturels au cœur des équilibres territoriaux en Haute-Garonne.

    La Fédération des chasseurs de Haute-Garonne et Arbres et Paysages d’Autan au cœur des actions biodiversité
  2. May 29

    Ramonville:« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin » : entretien avec Shania Coulson (FDC31)

    À Ramonville-Saint-Agne, comme dans plusieurs villes voisines de l’agglomération toulousaine, les habitants constatent une augmentation régulière des nuisances liées au grand gibier. Depuis quelques années, les sangliers s’installent durablement dans certains secteurs devenus très favorables à leur présence. En effet, les friches urbaines se multiplient autour de Toulouse. Ces terrains peu entretenus, souvent envahis par une végétation dense, offrent des refuges idéaux aux animaux. Résultat : les collectivités locales doivent désormais gérer des dégâts de plus en plus fréquents, mais aussi des impacts sur la biodiversité. « Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin : des zones de refuge, de la tranquillité et de la nourriture facilement accessible », explique Shania Coulson. Plusieurs communes sont concernées par cette situation, notamment Ramonville-Saint-Agne, Balma, Blagnac, L’Union ou encore Saint-Orens-de-Gameville. Par ailleurs, l’urbanisation continue réduit progressivement les espaces naturels et les zones chassables. Les animaux se rapprochent donc naturellement des habitations. « On retrouve parfois des friches au milieu des maisons. Les sangliers s’y installent durablement, surtout lorsqu’ils trouvent également de la nourriture dans les jardins ou les potagers voisins », précise la chargée de mission environnement. Une menace croissante pour la biodiversité localeÀ Ramonville, les conséquences dépassent largement les simples dégâts dans les jardins privés. Certaines espèces sensibles souffrent directement de la présence du sanglier. C’est notamment le cas de la Jacinthe de Rome, une plante protégée dont les bulbes attirent les animaux. De plus, les sangliers dégradent les prairies et les zones humides lorsqu’ils retournent les sols pour chercher de la nourriture. Cette activité perturbe fortement certains milieux naturels. « Il y a aussi de la prédation sur des œufs d’amphibiens et de reptiles », souligne Shania Coulson. Les nuisances touchent également les équipements publics. Dans plusieurs communes autour de Toulouse, des clôtures sont endommagées, des terrains de sport sont dégradés et des espaces verts sont régulièrement retournés. En parallèle, les collisions routières et ferroviaires augmentent dans certains secteurs. Pourquoi la chasse ne suffit plus autour de ToulouseDans les zones urbaines, organiser des opérations de chasse reste extrêmement compliqué. La proximité des habitations impose des règles de sécurité très strictes. Même si des interventions de louvetterie existent, elles ne permettent plus de répondre seules à l’ampleur du phénomène. « Les louvetiers sont des bénévoles avec des secteurs très importants à gérer. Aujourd’hui, la gestion de l’espèce seule montre ses limites », reconnaît Shania Coulson. Face à cette situation, la Fédération Départementale des Chasseurs de la Haute-Garonne développe une autre stratégie. Désormais, l’objectif consiste aussi à agir directement sur les habitats favorables au sanglier. Transformer les friches urbaines en prairies bocagèresLa solution envisagée repose sur la réouverture des milieux embroussaillés. Concrètement, les équipes cherchent à transformer certaines friches urbaines en prairies bocagères. Ces espaces restent favorables à la biodiversité, mais attirent beaucoup moins les sangliers. « Le sanglier pourra toujours passer, mais il ne trouvera plus les conditions favorables pour s’y installer durablement », explique Shania Coulson. À Ramonville, plusieurs secteurs ont déjà été identifiés. C’est notamment le cas d’une zone située sous une ligne haute tension exploitée par RTE. La commune, la Fédération des chasseurs et le gestionnaire du réseau électrique travaillent actuellement ensemble afin de mettre en place un plan de gestion adapté. Les travaux prévus sont relativement simples. Ils consistent notamment à broyer la végétation dense, recréer des haies, conserver certains arbres et semer des mélanges mellifères favorables aux insectes pollinisateurs. Le projet Oc’Sanglier et le Fonds Vert PollinisateursCette démarche s’inscrit dans le cadre du projet régional Oc’Sanglier, porté par la Fédération Régionale des Chasseurs d’Occitanie. Depuis plusieurs années, ce programme accompagne les collectivités confrontées aux problèmes liés aux sangliers et aux friches urbaines. En parallèle, le dispositif « Fonds Vert Pollinisateurs », soutenu par l’État, finance désormais une grande partie des travaux de réouverture des milieux. « Le Fonds Vert prend en charge jusqu’à 85 % du coût des travaux. Cela permet de créer des milieux plus favorables aux pollinisateurs et à la petite faune tout en limitant les nuisances liées aux sangliers », détaille Shania Coulson. Au-delà de la seule question de la régulation animale, ces projets montrent une nouvelle manière de gérer les territoires périurbains. Les collectivités cherchent désormais à concilier biodiversité, sécurité et aménagement du territoire.

    Ramonville:« Les sangliers retrouvent en ville tout ce dont ils ont besoin » : entretien avec Shania Coulson (FDC31)
  3. May 27

    Escalquens : entre biodiversité et urbanisation, la stratégie écologique de Jean-Luc Tronco

    Une Fête de la Nature pour sensibiliser les habitants Le 30 mai prochain, Escalquens célébrera la 5e édition de la Fête de la Nature. Organisé place de l’Enclos, l’événement proposera une journée entièrement dédiée à la biodiversité et à la sensibilisation environnementale. Balades guidées, ateliers autour de la faune et de la flore, conférences, expositions, lectures, stands associatifs ou encore animations pédagogiques rythmeront cette manifestation gratuite et ouverte à tous. Parmi les temps forts annoncés, le botaniste et auteur toulousain Boris Presseq partagera son regard sur la place de la végétation en ville, un sujet au cœur des réflexions actuelles sur l’aménagement urbain. Le public pourra également participer à des ateliers originaux comme la dissection de pelotes de rapaces ou découvrir les enjeux liés à la pollution lumineuse. La journée se conclura avec la remise des prix du concours photo « Objectif Nature » puis un spectacle en plein air de la compagnie Belle Pagaille dans le Petit Bois. Pour Jean-Luc Tronco, cette manifestation dépasse largement le simple cadre festif. « Cet événement vient illustrer une politique que nous avons mise en place depuis 2020 », explique l’élu. « C’est avant tout une démarche pédagogique pour permettre aux habitants de mieux comprendre les enjeux liés à la biodiversité et à la protection de l’environnement. » Une politique environnementale pensée sur le long terme Depuis son arrivée à la mairie en 2020 puis sa réélection, la municipalité a multiplié les initiatives en faveur de l’environnement. Parmi les mesures mises en avant : la révision du Plan local d’urbanisme (PLU), la protection des continuités écologiques, le classement des arbres remarquables et des espaces boisés ou encore la limitation de l’étalement urbain. « Ce sont des outils juridiques essentiels pour protéger l’environnement », insiste le maire. La commune a également engagé une transformation importante de son éclairage public avec le passage intégral en LED. Une mesure qui permettrait, selon la municipalité, de réduire de 80 % la consommation énergétique tout en limitant les nuisances lumineuses pour la faune nocturne. « Nous avons choisi une solution technologique qui permet de concilier protection de la biodiversité et sentiment de sécurité des habitants », précise Jean-Luc Tronco. La ville poursuit aussi un vaste programme de végétalisation avec entre 200 et 300 arbres plantés chaque année. Un choix présenté comme un investissement pour l’avenir face au réchauffement climatique. « Dans vingt ans, nous voulons une ville à l’ombre. Et une ville arborée, c’est aussi une ville plus agréable à vivre », affirme l’édile. Une écologie “pragmatique et scientifique” Au cours de l’entretien, le maire d’Escalquens revendique une approche qu’il qualifie de « pragmatique » de l’écologie. « Pour moi, protéger l’environnement ne doit pas être une idéologie mais une approche scientifique », explique-t-il. « Les meilleures réponses ne sont ni de droite ni de gauche, elles doivent être efficaces et adaptées aux réalités. » Une vision qui se traduit, selon lui, par des politiques concrètes : rénovation énergétique des bâtiments communaux, électrification progressive des véhicules municipaux ou encore développement des circuits courts dans la restauration scolaire via l’application de la loi Egalim. La municipalité met également en avant le rôle des associations locales, notamment Escale Nature Environnement, partenaire majeur de la Fête de la Nature et acteur engagé dans la découverte de la biodiversité locale. Construire une ville sans sacrifier le cadre de vie Mais le principal défi écologique d’Escalquens reste sans doute son développement urbain. Située dans l’aire d’influence toulousaine, la commune fait face à une forte pression démographique et à une demande croissante de logements. Pour Jean-Luc Tronco, la question n’est pas de choisir entre urbanisation et environnement mais de trouver un équilibre. « Il faut loger les jeunes et accueillir de nouveaux habitants, mais sans faire n’importe quoi en urbanisme », résume-t-il. La municipalité assume ainsi une stratégie de densification ciblée. Certaines zones seront urbanisées davantage tandis que d’autres, notamment pavillonnaires, resteront protégées. Le futur centre-ville constitue l’un des grands projets du mandat. Aujourd’hui dépourvue de véritable cœur de ville, la commune souhaite créer un espace plus vivant mêlant logements, commerces, équipements publics et espaces végétalisés. « Le centre-ville ne sera pas qu’une succession d’immeubles. Nous voulons une grande place arborée, des commerces de proximité et des espaces publics agréables », assure le maire. Le projet, élaboré après plusieurs réunions publiques et un référendum local, prévoit également le déplacement et la rénovation des équipements sportifs actuels. Deux grands projets pour les années à venir Parmi les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur, Jean-Luc Tronco cite d’abord la création d’un grand parc urbain autour de la mairie, de l’église et du Petit Bois. L’objectif : relier plusieurs espaces naturels grâce à des cheminements piétons, des plantations et des aménagements paysagers. Le second projet se veut plus innovant encore : la création d’une réserve de biodiversité communale sur d’anciens terrains agricoles laissés en friche. « Nous voulons y développer des plantations, des refuges pour les insectes et des actions concrètes en faveur de la biodiversité », explique le maire. Une manière pour la commune de poursuivre sa stratégie environnementale tout en préparant l’Escalquens de demain.

    Escalquens : entre biodiversité et urbanisation, la stratégie écologique de Jean-Luc Tronco
  4. May 7

    Salon des Vins des Coteaux 2026 0 Pechbusque : une immersion conviviale au cœur des terroirs français

    Un rendez-vous œnologique qui s’installe dans le paysage local Le samedi 30 mai 2026, la commune de Pechbusque, aux portes de Toulouse, accueillera la deuxième édition du Salon des Vins des Coteaux. Fort du succès de sa première édition ayant réuni près de 400 visiteurs, l’événement revient avec une ambition claire : proposer une rencontre accessible et authentique entre le grand public et des vignerons indépendants venus de toute la France. Durant toute la journée, de 10h à 19h, la salle polyvalente se transformera en véritable vitrine des terroirs français, avec 27 producteurs présents et plus d’une centaine de références à découvrir. Un format volontairement à taille humaine, qui privilégie les échanges directs et la découverte. Une dégustation au plus près des producteurs Le Salon des Vins des Coteaux se distingue par son approche directe : ici, pas d’intermédiaire. Les visiteurs peuvent échanger avec les vignerons eux-mêmes, comprendre leur travail, leurs choix culturaux et les spécificités de leurs appellations. Des régions emblématiques seront représentées, de la Bourgogne au Languedoc, en passant par la vallée du Rhône, la Loire ou encore le Roussillon. Une diversité qui permet d’explorer une large palette de styles et de cépages, dans un cadre pédagogique et convivial. L’entrée, fixée à 4 euros avec verre inclus, permet d’accéder librement aux dégustations, rendant l’événement accessible au plus grand nombre. Des vignerons engagés et des profils variés Parmi les exposants, plusieurs domaines illustrent la richesse et la diversité de la viticulture française : Domaine de la Solitude (Châteauneuf-du-Pape) : exploitation familiale engagée en agriculture biologique et biodynamique, ce domaine privilégie une expression fidèle du terroir à travers des assemblages de Syrah, Grenache ou Mourvèdre.Domaine Plaisance Penavayre (Fronton) : situé au cœur de l’appellation, ce domaine met en avant les cépages locaux comme la Négrette, avec une approche respectueuse de l’environnement et du patrimoine viticole régional.Domaine Jean Collet & Fils (Chablis) : référence bourguignonne, ce domaine s’attache à révéler la minéralité caractéristique des vins de Chablis, principalement issus du Chardonnay.Château les Croisille (Cahors) : reconnu pour ses vins structurés à base de Malbec, le domaine valorise une viticulture durable et expressive.Domaine Combier (Crozes-Hermitage) : pionnier de l’agriculture biologique dans la vallée du Rhône nord, il propose des vins élégants et précis.Domaine Allegria (Pézenas) : ce domaine du Languedoc mise sur une viticulture artisanale et des vins équilibrés, reflétant leur terroir méditerranéen. Ces profils variés témoignent d’une volonté commune : produire des vins de caractère, en lien étroit avec leur environnement. Un événement festif et familial Au-delà de la dégustation, le salon se veut un moment de partage. Une guinguette sera installée avec des produits locaux – viande, fromage et autres spécialités – permettant de prolonger l’expérience autour d’accords mets et vins. La journée sera également rythmée par un concert en live et des animations pour enfants, affirmant le caractère “family friendly” de l’événement. Une animation originale autour d’un bar à gin tonic, proposée par la distillerie Bear Brothers, viendra compléter l’offre. Un ancrage territorial affirmé Organisé en partenariat avec la ville de Pechbusque et le comité des fêtes, le Salon des Vins des Coteaux s’inscrit dans une dynamique locale forte. Il répond à une demande croissante d’événements de proximité, mêlant découverte, convivialité et valorisation des savoir-faire. Avec cette deuxième édition, les organisateurs souhaitent confirmer l’événement comme un rendez-vous incontournable du calendrier œnologique régional.

    Salon des Vins des Coteaux 2026 0 Pechbusque : une immersion conviviale au cœur des terroirs français
  5. Mar 20

    Concert solidaire à Pouvourville : la musique au service de la lutte contre la maladie de Charcot

    Le dimanche 29 mars à 17h, l’église Sainte-Madeleine de Pouvourville accueillera un concert solidaire exceptionnel. Organisé par l’ensemble vocal Arabesque, il associera exigence artistique et engagement humain. Chanteurs et musiciens se mobilisent pour soutenir concrètement les personnes atteintes de la maladie de Charcot (SLA). Un concert au profit d’un projet concretL’entrée se fera à participation libre. Tous les fonds récoltés iront à l’association “SLA Qu’es Aquo?”, qui accompagne les malades et leurs familles. Cette association soutient également la recherche sur la SLA. Les dons serviront à financer des projets menés avec l’ISAE-SupAéro à Toulouse. Les étudiants et chercheurs développent des solutions techniques pour faciliter le quotidien des malades. Par exemple, ils adaptent des fauteuils roulants électriques afin qu’ils puissent être pilotés autrement que par un joystick, souvent inaccessible à un stade avancé de la maladie. Ces travaux permettent de créer des équipements plus accessibles et abordables. Grâce aux contributions du public, l’association pourra acheter du matériel ou rémunérer les stagiaires et étudiants qui participent à ces projets innovants. Une programmation musicale richeLe concert réunira plusieurs ensembles et artistes bénévoles. L’ensemble vocal féminin Arabesque, dirigé par Christine Lauxire, compte onze chanteuses. Il se produit régulièrement dans la région toulousaine et privilégie un répertoire contemporain. Le chœur mixte Caminado, dirigé par Frédéric Terrien, rassemble quinze choristes. Formé en 2012 à partir de la fusion de deux ensembles toulousains, il propose un répertoire allant de la Renaissance à nos jours. Les musiciens invités complètent cette affiche prestigieuse. La violoncelliste Susan Edward, anglaise installée dans le Gers, possède une carrière internationale et développe des projets pédagogiques en musique de chambre. Le pianiste et continuiste Michael Cook, également britannique, a dirigé des orchestres en Allemagne et s’intéresse particulièrement au répertoire lyrique du XVIIIe siècle. Une mobilisation collectiveTous les artistes participent bénévolement. Ensemble, ils offrent un moment musical de qualité tout en soutenant une cause concrète. Chaque note jouée contribue à améliorer le quotidien des personnes atteintes de SLA. L’association “SLA Qu’es Aquo?”Créée par des malades, aidants et professionnels, SLA Qu’es Aquo? accompagne les patients dans leur vie quotidienne. Elle apporte une aide matérielle et administrative, mutualise du matériel coûteux et collecte des fonds pour la recherche. L’association sensibilise également le public à la maladie et soutient des initiatives innovantes comme ce partenariat avec l’ISAE-SupAéro. Un rendez-vous à ne pas manquerCe concert du 29 mars s’annonce comme un moment fort. Il combine musique, solidarité et innovation. En participant, le public soutient non seulement une initiative artistique de qualité, mais contribue aussi directement à des projets qui améliorent la vie des malades.

  6. Feb 24

    Montgiscard : l’élevage ovin à l’honneur pour remplacer la foire bovine

    À Montgiscard, la tradition agricole s’adapte aux contraintes sanitaires. Privée cette année de sa foire aux bovins en raison d’un contexte sanitaire défavorable, la commune a choisi de maintenir un rendez-vous autour de l’élevage en organisant une exposition consacrée aux ovins. Elle aura lieu le 8 mars entre 9h et 13h. Une manière de préserver l’esprit de la manifestation tout en mettant en lumière une filière stratégique pour la région. « C’est normalement la neuvième édition de notre foire aux bovins, mais pour cause sanitaire de dermatose, nous n’avons pas eu la possibilité de l’organiser. Et le souhait des éleveurs n’était pas forcément de rassembler trop d’animaux », explique Laurent Forest, maire de Montgiscard. « Nous remplaçons donc la foire bovine par une exposition ovine. Ce n’est pas une foire, ni un marché, mais une valorisation de l’élevage ovin. » L’Occitanie, première région ovine de France Ce choix ne doit rien au hasard. La région Occitanie est la première productrice d’ovins au niveau national, portée par deux grands ensembles géographiques : le massif pyrénéen d’un côté, et le sud du Massif central, des Cévennes à la Montagne Noire, de l’autre. « C’est aussi une projection de la région, souligne Laurent Forest. On va mettre en valeur plusieurs races locales d’Occitanie. » Cinq races de brebis seront présentées, chacune avec ses spécificités. Parmi elles, la Lacaune, déclinée en deux orientations : l’une destinée à la production laitière pour le roquefort, l’autre tournée vers la viande. D’autres races, davantage orientées vers la production carnée, seront également exposées, comme les Mérinos ou les Tarasconnaises. Des filières mises à l’honneur Autour des animaux, plusieurs stands permettront de découvrir les produits et les métiers liés à l’élevage ovin. Un espace sera consacré à la viande, avec la présence de labels de qualité du sud de la France. « Ce ne seront pas tous les labels d’Occitanie, mais ceux liés à la production ovine dans le sud du pays », précise le maire. Un producteur de roquefort sera également présent pour représenter la filière laitière, aux côtés d’un stand dédié à la laine et au travail du lainage. Autre temps fort attendu : des démonstrations de chiens de berger et une démonstration de tonte, organisée à l’approche de la saison. « L’élevage ovin en France ne demande qu’à se développer. On parle beaucoup des œufs ou du poulet, mais il y a aussi l’ovin. Aujourd’hui, la France dépend à 55 % des importations pour sa consommation d’agneau. C’est assez incroyable », observe Laurent Forest. Qualité française face aux importations Le maire rappelle que la production française se distingue par ses signes officiels de qualité. « Ce sont essentiellement des productions sous signe officiel de qualité. Évidemment, les prix sont un peu plus élevés que ceux de l’agneau d’importation, venu d’Irlande ou de Nouvelle-Zélande, mais les conditions de production ne sont pas les mêmes. » La matinée se conclura par un verre de l’amitié et une dégustation d’agneau à la broche. Les cinq restaurants de la commune seront ouverts ce dimanche et proposeront chacun un menu spécifique. Une foire ancrée dans l’histoire locale Si la manifestation a été relancée ces dernières années, elle puise ses racines dans l’histoire agricole de Montgiscard. « On a relancé la foire bovine parce que Montgiscard était, entre 1900 et 1940, le deuxième marché aux bestiaux de Haute-Garonne. Le premier était à Saint-Gaudens, et le deuxième se tenait ici, tous les jeudis. » À l’époque, il s’agissait principalement d’animaux de trait. « Ce n’étaient pas spécialement des animaux de viande, mais des bœufs pour le travail. Dans le Lauragais, il y avait un fort besoin de traction animale. » Un élément patrimonial a aussi joué un rôle déterminant dans la renaissance de la foire : une vaste toile peinte en 1937 pour l’Exposition universelle de Paris par l’artiste ariégeois André Regagnon, représentant une scène de marché aux bestiaux. Acquise par la commune, elle fut exposée pendant plusieurs décennies avant d’être oubliée dans un grenier. « Quand je suis devenu maire, en visitant les greniers des bâtiments communaux, nous avons retrouvé ce tableau. On l’a fait expertiser, restaurer avec l’aide de l’École des Beaux-Arts, puis classer au patrimoine. C’est un peu comme ça que l’histoire de la foire a redémarré. » Agriculteur de métier, entouré d’amis éleveurs, Laurent Forest voit dans cette manifestation un moyen de faire vivre un héritage local tout en soutenant les filières d’aujourd’hui. Si les conditions sanitaires le permettent, la foire bovine pourrait faire son retour l’an prochain. « J’espère, j’espère, j’espère », conclut-il avec prudence.

  7. Feb 7

    À Castanet, la MJC fête 60 ans d’éducation populaire et de lien social

    Une institution locale ancrée dans la durée Soixante ans d’existence, ce n’est pas rien pour une Maison des Jeunes et de la Culture. À Castanet, la MJC a soufflé ce vendredi 6 février ses 60 bougies comme un symbole de solidité et de continuité, dans un contexte où le monde associatif reste fragile. Tout avait été pensé pour que la fête soit conviviale. Ouverture de l'Assemblée général par un spectacle de danse. À 20h les castanéens et adhérents de la MJC était conviés à un apéro-dinatoire animé par l'école de musique de la MJC. L'occasion de trinquer à la santé de l'éducation populaire, et pour les représentants des différentes listes des prochaines élections d'assurer une présence de circonstance. La soirée s'est terminée par un concert dansant avec le groupe La French'Mad'Moiselle. Nous nous sommes glissés entre la foule pour poser quelques questions à Michel Allignol, président de la MJC de Castanet et sa directrice Florence Plante. Une gouvernance partagée au quotidien À la tête de la MJC depuis plus de dix ans, après y avoir travaillé pendant 34 ans, la directrice Florence Plante insiste sur le fonctionnement collectif de la structure. « J’adore cette gouvernance, parce qu’on partage tout. J’appelle mon président plusieurs fois par jour pour qu’on avance ensemble et qu’on tienne le même cap. » Les 60 ans ont été pensés comme une fête ouverte, bien au-delà des seuls adhérents. Anciens salariés, anciens présidents, trésoriers et habitants se retrouvent autour d’un même événement. « On est contents de voir que tout le public se mélange. C’est intergénérationnel, et ça, c’est génial. » Des activités construites entre propositions et projet global Avec 43 activités proposées, la MJC de Castanet fait partie des plus importantes du secteur. Certaines initiatives viennent d’intervenants extérieurs, d’autres sont créées en interne pour compléter le projet associatif. « On essaie de rester cohérents avec notre projet global », précise Michel Allignol. Aujourd’hui, la MJC compte environ 2 158 adhérents, un chiffre conséquent. « On a déjà été à 3 000, mais là, c’est un équilibre qu’on arrive à gérer, notamment avec les infrastructures mises à disposition par la mairie. » évoque avec un peu de nostalgie le président. L’éducation populaire, toujours au cœur du projet Pour l’équipe, l’éducation populaire a toujours sa place. « À partir du moment où notre projet n’est pas uniquement axé sur la marchandisation, on est pleinement dans l’éducation populaire », affirme la directrice. Subventionnée, la MJC défend un modèle devenu rare à l’échelle européenne. Au-delà des adhérents, la structure accueille de nombreux usagers. Un laboratoire artistique, Le Labo, permet par exemple à des jeunes groupes de musique ou de théâtre de répéter et de se produire gratuitement. « On peut les aider sur la lumière, les partitions, la mise en scène. Tout ça, c’est gratuit. » Le cinéma, pilier culturel et accessible Le cinéma occupe une place centrale à la MJC de Castanet. Projections spéciales, ciné-débats, films en version originale ou soutien à de jeunes réalisateurs : la programmation se veut exigeante et accessible. « Le tarif est de quatre euros pour les adhérents. Aujourd’hui, c’est essentiel pour permettre l’accès à la culture, même avec de petits moyens. » Des animations accompagnent aussi les séances : ateliers manuels pour les enfants, ciné-goûters, séances dédiées aux seniors. Autant d’initiatives qui renforcent le rôle social et culturel de la MJC, fidèle à son ADN. Et à 60 ans, la MJC de Castanet apparaît plus que jamais comme un lieu vivant, ouvert et collectif, où l’éducation populaire continue de se réinventer au service de tous.

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