Bonjour chez vous !

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 17h ago

    CGT versus RN : La lutte finale ?

    A l’occasion du 54ème congrès de la CGT qui s'est tenu toute cette semaine à Tours, les enjeux et les difficultés rencontrés par le syndicalisme français sont au cœur du débat de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Alors que les travailleurs et ouvriers du plus ancien syndicat français semblent de plus en plus attirés par le programme du Rassemblement National, les responsables syndicaux venus de 71 pays ont affiché leur volonté de construire une riposte internationale face à la montée de l’extrême droite.Pour le chargé de recherche au CNRS et sociologue Maxime Quijoux, la CGT subit les conséquences de la théorie du « panier percé ». Ca se traduit par une « perte progressive des adhérents tout simplement ». Il illustre : « on parle de 50 000 adhérents en 2024 suite au mouvement de la mobilisation des retraites, puis la même chose en 2025 avec une arrivée de nouveaux adhérents. Mais les syndicats n’arrivent pas à retenir ces adhérents ». Selon lui, la source du problème n'est pas encore trouvée : « On ne sait pas si ce sont les nouveaux adhérents qui s’en vont rapidement, ou si c’est un ensemble d’autres adhérents qui s’en vont pour des raisons x ou y ». L’éditorialiste politique Public Sénat I24News Michael Darmon avance le paradoxe suivant : « la CGT se présente officiellement comme étant un syndicat de masse qui pèse, mais en réalité, il pèse peu », notamment avec son nombre d’adhérents qui ne permet pas « d’influer sur la vie sociale du pays ». L’éditorialiste pose la question : « depuis combien de temps la CGT a-elle-réussi à faire bouger réellement un gouvernement sur une mesure ou sur une politique ? ». Et conclut « Cela fait des lustres ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport, les syndicats ont « perdu le coche » à partir du moment où ils n’ont pas su répondre efficacement lors de la crise sur la réforme des retraites et celle des gilets jaunes : « On pensait qu’ils pouvaient reprendre la main sur le conclave lancé par François Bayrou sur la réforme des retraites, en montrant qu’ils avaient la responsabilité, qu’ils savaient travailler ensemble, qu’ils savaient sortir de la crise et qu’ils étaient des interlocuteurs crédibles. En réalité, le MEDEF a tout fait pour torpiller le conclave et éviter qu’on revienne sur la réforme de 2023 et de l’âge (…). Les syndicats ont juste perdu une occasion en or pour montrer qu’ils étaient des interlocuteurs du pouvoir public ».A l’approche de la campagne présidentielle, les syndicats se positionnent aussi politiquement. La journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales Agathe Ranc, présente au congrès de la CGT évoque l’opposition du syndicat à l’extrême droite : « Cette opposition à l’extrême droite n’est pas un enjeu nouveau. Cela fait partie de leurs valeurs historiques. Il traverse la CGT depuis très longtemps, et à l’approche de la présidentielle, le sujet se rapproche, En début de congrès les intervenants l’ont souligné pendant une grande partie du discours d’ouvertur Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    37 min
  2. 17h ago

    Guillaume Ancel : "Seuls les Russes viendront à bout de Poutine"

    La guerre des drones s’intensifie entre la Russie et l’Ukraine. Ce mercredi, des drones ukrainiens ont frappé un site énergétique et pétrolier à Saint-Pétersbourg. Attaque survenant quelques heures avant l’ouverture du Grand forum économique à la « Davos » russe situé dans la même ville et prévoyant d’accueillir 20 000 invités, de 130 pays différents. Poutine a-t-il été fragilisé sur son propre territoire ? Est-ce qu’un symbole a été franchi, en touchant la ville de Saint-Pétersbourg ? Jusqu’où ira l’escalade des frappes de drones entre les deux pays ? L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». L’auteur de “Petite leçons sur la guerre, Comment Défendre la paix sans avoir peur de se battre” aux éditions Autrement et auteur du blog : “Ne pas subir” qualifie cette attaque de « boomerang ». Selon lui, le Président Vladimir Poutine se prend un réel « retour dans la figure ». Il estime que cette opération des Ukrainiens rapproche encore plus la population russe des conséquences de la guerre et de sa proximité : « Je pense que pour la Russie de Poutine, c’est un traumatisme parce que finalement il y avait une espèce de contrat implicite entre Poutine et sa population qui […] ne devait pas pâtir de cette ‘opération militaire spéciale’. […] Les Russes prennent même maintenant peur de se dire ‘Mais en fait, les autres peuvent nous bombarder. Un drone est un attentat à la bombe, c’est une bombe volante ». Concernant la sécurité du Président, l’ancien officier défend l’idée que Poutine « sent monter une opposition très forte interne ». Il pronostique un affaiblissement de l’intérieur : « En fait, ce ne sont ni les Américains, ni Ukrainiens, qui viendront à bout de Poutine, ce sont les russes […] Aujourd’hui sa crainte la plus grande, c’est que toutes les frustrations qu’il a créées en Russie, y compris dans son propre cercle, se traduisent par une tentative de l’éliminer ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  3. 17h ago

    Philippe Mouiller : "La collecte de don d'organes, c'est un travail de tous les instants"

    En 2025, près de 1 000 patients sont décédés faute de greffe disponible. Au 1er janvier 2026, plus de 23 000 personnes demeuraient inscrites sur les listes d’attente pour un don d’organes. Afin de faciliter les dons d’organes et attirer de nouveaux donateurs, une loi est actuellement étudiée au Sénat afin d’améliorer le processus du donateur. En théorie, l’opération ne devrait rien coûter au donneur. Si les frais engagés à l’hôpital sont pris en charge, certaines dépenses annexes demeurent toutefois à sa charge : coût de transport, éventuellement hébergement pour ceux qui passent la nuit sur place ou encore frais de restauration. Philippe Mouiller, auteur de la proposition de loi « Garantir la neutralité financière du don d'organes par les vivants » est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » de Public Sénat pour nous expliquer le contexte et les enjeux de ce texte. Le sénateur (LR) des Deux-Sèvres affirme que cette proposition de loi vise à réduire les freins économiques des donateurs. Il rappelle l’objectif principal : « L’idée de ce texte est d’enlever tous les freins qui limitent finalement cet acte fondamental de donner ». Le président de la commission des affaires sociales revient sur le record de greffes d’organes en 2025 : « Oui c’est positif ; à la fois ça veut dire qu’il y a réellement un plan qui se déploie sur le territoire avec une meilleure communication, les moyens d’accès et les moyens de prise en charge également donc ça améliore mais on voit qu’aujourd’hui il y a encore quand même beaucoup de personnes qui sont en attente de greffe et donc on a vraiment une mobilisation de tous les instants qui doit se jouer à tous les niveaux, notamment à travers le texte que nous portons». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    23 min
  4. 1d ago

    Johanna Rolland : "Nous devons sortir de l'enlisement avant l'été"

    À Nantes, trois jeunes sont morts par balles en à peine un mois. La maire socialiste Johanna Rolland attend une réponse de l’Etat « à la hauteur » car l’inquiétude gagne peu à peu les habitants de sa ville. Sur le plateau de Public Sénat elle fait le constat de la hausse de la délinquance et du trafic de stupéfiants qui ne cesse de s’accroître. La numéro deux du Parti socialiste illustre : « depuis ces dernières années, le chiffre d’affaires de la cocaïne a doublé, et aujourd’hui c’est quasiment 7 milliards d’euros ». Ce sont les réseaux sociaux, en particulier Snapchat, qui sont « venus changer la nature de l’organisation du narcotrafic », précise Johanna Rolland. Celle qui s’est alliée à La France Insoumise lors du second tour des municipales ne souhaite pas armer la police municipale, mais ne transige pas sur les moyens alloués à la sécurité et à la vidéoprotection : « Les policiers sont équipés de pistolets à impulsion électrique. Et concernant les caméras, quand j'ai été élu maire, il y avait 0 caméra à Nantes, maintenant il y en a 500».Dans un second temps, la première secrétaire nationale déléguée du Parti socialiste est revenue sur la stratégie de la gauche non-mélenchoniste pour la campagne présidentielle. Elle appelle à un rassemblement : « La véritable question est de savoir si tous les autres (hors Mélenchon) décident de rester chacun dans leur couloir, et donc la fin de l’histoire ça sera quoi ? On la connaît déjà. S’il y a sept candidats de gauche à l’élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxième tour, les Français nous en voudront durablement et ils auront raison. » Johanna Rolland est convaincue que « l’élection peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes ». Celle qui se disait favorable à une primaire de la gauche annonce : « Nous devons maintenant, avant l’été, sortir de l’enlisement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    20 min
  5. 1d ago

    Nos territoires sont-ils prêts face aux changements climatiques ?

    Quelles solutions pour s’adapter au réchauffement climatique, pour lutter contre l’artificialisation des sols ou encore pour favoriser une meilleure gestion des ressources en eau ? Dans le cadre du partenariat de Public Sénat avec Sparknews et les titres de la Presse quotidienne régionale sous la forme d’un supplément de 16 pages, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose un débat sur les grands enjeux de la transition écologique dans les territoires.L’hydrologue et présidente fondatrice de la société Mayanne, spécialisée dans l’adaptation de notre société au changement climatique Emma Haziza apporte son analyse sur la gestion de l’eau : « quand l’eau que les collectivités possèdent se réduit comme une poche à grain, on se retrouve confronté à des choix ».Pour le sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud, il faudrait « écouter les besoins des territoires, au niveau local » et « faire des analyses précises scientifiques ». Il poursuit avec l’exemple de la gestion de l’eau : « Sur les réseaux d’eaux potables, ce n’est pas l’économie d’eau à la sortie du robinet le problème mais le taux de fuite ». Le sénateur centriste plaide pour un plan « Eau » au niveau national afin de réduire ces fuites, qui représentent une perte à « hauteur d’un tiers, voire de 40 %, 50% ».Pour Sébastien Vincini, président (PS) du département de la Haute-Garonne avertit sur la situation climatique : « Il nous reste une décennie pour agir [..] Les ‘stop and go’ des gouvernements successifs depuis 5 ans sont dangereux ». Il estime de son côté que la politique des grands plans n’est pas la plus efficace et que « des alternatives ou des solutions complémentaires à ce qu’il y a déjà » seraient certainement plus utiles que l’initiative de grands plans à l’échelle nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    36 min
  6. Bonjour chez vous ! du 3 juin 2026

    1d ago

    Bonjour chez vous ! du 3 juin 2026

    Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision.Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions.Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews.Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1h 28m

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