Bonjour chez vous !

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 3d ago

    La Corse sera-t-elle bientôt autonome ?

    4 ans après les émeutes en Corse de 2022, le débat sur l’autonomie de l’ile revient au centre du débat, avec le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Le texte, loin de faire l’unanimité, peut-il aboutir ? Tracera-t-il le chemin pour d’autres départements en quête de plus d’autonomie ? Pour en parler Mickaël Vallet, sénateur (PS) de la Charente-Maritime, Géraldine Chavrier, professeure de droit public à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la décentralisation et autrice de Décentraliser pour sauver la démocratie aux éditions Le Bord de l’Eau et Pierre Simonpoli, rédacteur en chef de France 3 Corse Via Stella.« Personne n’est favorable à un status quo » estime ce-dernier, en rappelant que derrière ce projet de loi se cache une longue histoire de revendications. « Ça fait 50 ans qu’on parle d’autonomie » affirme-t-il en ajoutant que depuis 2015 les nationalistes sont stablement au pouvoir, élus avec de larges majorité. Un constat partagé par Géraldine Chavrier : « On a voulu permettre depuis 1982 l’adaptation à la spécificité corse », sans y parvenir. Favorable à la promulgation du texte, elle estime que l’inscription de l’autonomie de la Corse dans la Constitution est le seul moyen de contraindre l’Etat à une reconnaissance de la spécificité corse. « Il faut qu’on m’explique ce qu’on fera de mieux avec cette autonomie » déclare Mickaël Vallet. Le sénateur déplore d’une part le manque de consultation du Parlement, « qui arrive en fin de course », et d’autre l’absence de transparence dans les futures applications du texte : « vous achetez quelque chose sur promesse ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  2. 3d ago

    Michel Barnier : « Il faut rétablir l’ordre et l’autorité »

    Mobilisations lycéennes, baisse du pouvoir d’achat, augmentation des taux d’emprunts et de la dette, débats budgétaires : les crises s’accumulent sous le mandat de Sébastien Lecornu. Privé de majorité à l’Assemblée et alors que sa position devient de plus en plus précaire, pourra-t-il encore sortir la France de l’impasse ? Michel Barnier, député LR de Paris et ancien Premier ministre, livre son analyse au micro de Steve Jourdin.« La République est fragile, il faut en prendre soin ». A la suite des manifestations du 17 octobre, Michel Barnier plaide pour un retour à l’ordre et pour un rétablissement du dialogue social : « Il faut écouter les gens qui ont manifesté pacifiquement ». Depuis son départ de Matignon, il déplore une dégradation du climat à l’Assemblée nationale, imputable – selon l’ancien Premier ministre – aux députés de la France Insoumise, dont le rapport à la violence interroge.En ces temps de chaos budgétaire, Michel Barnier insiste sur l’importance de donner un budget à la France, même au prix d’un recours au 49.3, et sur la nécessité d’agir sur l’augmentation de la dette : « La première politique que l’on peut faire pour la jeunesse, c’est de ne pas augmenter la dette ».Enfin, interrogé sur l’élection présidentielle à venir, Michel Barnier apporte une nouvelle fois son soutien à Bruno Retailleau. Malgré une campagne qui peine à décoller, il déclare toutefois que : « les sondages du mois d’octobre, ne sont jamais les votes du mois d’avril ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  3. 3d ago

    Olivier Bitz : « Les moyens pour identifier les auteurs d’exactions sont insuffisants »

    Il est le corapporteur du rapport sur l’avenir du maintien de l’ordre, Olivier Bitz, sénateur (Union Centriste et Indépendants) de l’Orne, revient ce matin dans Bonjour chez Vous ! sur ses 30 préconisations « choc », présentées hier au Sénat.« Les mouvements d’aujourd’hui ne s’organisent plus comme il y a 20 ans » déclare le sénateur, en estimant que face à la montée de la violence dans les manifestations, une réforme de la doctrine du maintien de l’ordre en France est plus que jamais nécessaire. Parmi les mesures phares : vidéosurveillance, utilisation de liquide de marquage, dédommagements des individus ayant subi des dégradations mais également un renforcement de l’articulation entre maintien de l’ordre et judiciarisation. Olivier Bitz plaide notamment pour la présence d’un magistrat de parquet avec les forces de l’ordre. Il récuse en revanche le blocage des réseaux sociaux en temps d’émeute, qui avait été employé lors des émeutes en Nouvelle Calédonie : « On s’est rendu compte qu’au niveau opérationnel cela ne marche pas ».Enfin, interrogé à propos de la future commission d’enquête sur les violences du 17 octobre, dont il sera rapporteur aux cotés de David Margueritte, Olivier Bitz déclare qu’il souhaite éclaircir les événements, en établissant une « chaine des responsabilités ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  4. 4d ago

    Nicolas Bouzou : « Nous paierons tous » pour les dégradations

    Commerces saccagés, bâtiments dégradés, mobilier urbain brulé : les dégâts des dernières manifestations se chiffrent déjà à plusieurs millions d’euros. A l’heure où les comptes de la France sont dans le rouge, qui payera la facture ? Quelles conséquences pour les Français ? Nicolas Bouzou, économiste et président des Rencontres de l’Avenir de Saint-Raphaël, répond ce matin au micro d’Oriane Mancini.Selon l’économiste, la « facture » des émeutes a augmenté de manière significative au cours des dix dernières années, en affirmant que les coûts des dédommagements pourraient dépasser le milliard d’euros seulement pour les 3000 commerces touchés. Une augmentation qui pourrait se répercuter sur le coût des assurances, qui « va augmenter pour tout le monde », mais aussi sur l’attractivité de la France sur les marchés financiers. Nicolas Bouzou dément également l’idée reçue selon laquelle la violence aurait participé aux avancées sociales : « Vous avez dans l’histoire deux fois plus d’avancées sociales obtenues par des manifestations pacifiques ».Enfin, interrogé sur le risque d’une crise économique, son constat est sans appel : « On est au bord de la crise financière » et si la France continue sur cette trajectoire « la Banque Centrale Européenne sera très peu sensible à l’Etat providence français ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  5. 4d ago

    Quelle stratégie du maintien de l’ordre ?

    2.397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés : le bilan des manifestations du 17 octobre est lourd. Face à une doctrine du maintien de l’ordre de plus en plus remise en question, l’Etat doit-il changer de stratégie ? Faut-il prendre exemple sur nos voisins européens ? On en débat avec Mélanie Vogel, sénatrice représentant les Français établis hors de France et présidente du groupe écologiste au Sénat, Régis Debord, secrétaire adjoint CRS UNSA Police et Lauriane Josende, sénatrice (LR) des Pyrénées-Orientales. « On est plus sur du maintien de l’ordre mais sur du rétablissement de l’ordre » déclare Régis Debord. Il estime que face à une multiplication du nombre de black blocs en manifestation, il faudrait une augmentation d’effectif conséquente, afin d’endiguer la violence. Un constat que Mélanie Vogel ne partage pas : « Il faut parler des revendications, avant de parler du maintien de l’ordre ». La sénatrice ajoute également que les récents événements ont mis à mal l’image de la France à l’étranger. « Nos voisins européens sont effarés », affirme-t-elle, en plaidant pour une évolution dans la doctrine du maintien de l’ordre en France, sous inspiration des modèles allemand et suédois, qui privilégient le dialogue et la désescalade. « La situation dans les autres pays n’est pas la même » retorque Lauriane Josende. La sénatrice des Pyrénées-Orientales rappelle que les forces de l’ordre « travaillent aujourd’hui dans une poudrière » et que les véritables responsables du chaos ambiant sont les hommes politiques : « on est tous responsables ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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