Autoportrait

Autoportrait est un podcast de Musiq3 qui vous plonge dans l’univers intime des artistes et des personnalités célèbres du monde culturel de la scène belge et internationale de la musique classique. Chaque épisode vous invite à découvrir la vie et le parcours d’une ou d’un compositeur, interprète, metteur en scène ou encore d’un chef d'orchestre, à travers des échanges authentiques dans le cadre d’une interview intimiste où l'invité est au centre. Présenté par Nicolas Blanmont de Musiq3, Autoportrait vous propose une discussion libre et captivante, parfois inspirée par l'actualité, parfois simplement pour le plaisir de mieux comprendre l’artiste derrière l’œuvre. Que vous soyez passionné de musique, de théâtre ou de culture en général, ce podcast vous offre une expérience sonore unique, à la rencontre des créateurs qui façonnent notre monde artistique. Les invités de ces entretiens sont des personnalités de renommée internationale telles que la soprano française Véronique Gens, la soprano belge Anne-Catherine Gillet, la mezzo-soprano Eva Zaïcik, le chef d'orchestre Christophe Rousset, la pianiste Beatrice Rana, la mezzo-soprano Anne Sofie von Otter ou encore la pianiste Alice Sara Ott. Retrouvez tous les contenus de Musiq3 sur Auvio.be. Retrouvez également notre offre podcasts ci-dessous :  Lumière en coulisses - les métiers de l'ombre : https://audmns.com/dgUNIsB Le choc des classiques : https://audmns.com/twDIFMS La chronique Romans graphiques : https://audmns.com/GSUKVpX  La chronique Patrimoine: https://audmns.com/FrGFYkE Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. Eric Mathot, contrebassiste

    3d ago

    Eric Mathot, contrebassiste

    Vous ne trouverez pas son nom en grand sur beaucoup de pochettes de disques, mais vous le trouverez en petit si vous consultez la liste des musiciens de nombre d’enregistrements. Semblablement, il ne sera que rarement annoncé sur l’affiche des concerts, mais vous reconnaîtrez immédiatement sa haute silhouette un peu voûtée, penchée en fond de scène. Du haut de ses deux mètres, il a trouvé à l’adolescence une « guitare à sa taille », qu’on peut aussi jouer avec un archet. Né le 30 octobre 1959 à Huy, Eric Mathot est probablement le contrebassiste le plus connu et le plus omniprésent de Belgique, mais sa réputation dépasse largement nos frontières et on peut d’ailleurs le retrouver à Paris comme à Genève, à Bayreuth comme à Aix-en-Provence. Ces dernières années, il est partout, en fait, où se produisent Leonardo Garcia Alarcon et sa Capella Mediterranea, un ensemble dont il est u des plus solides piliers dans tous les sens du terme. Passé par le défunt Orchestre de la RTBF, par le Philharmonique des Flandres ou l’OPRL, par Musiques Nouvelles ou par Champs d'Action, par la Petite Bande, I Fiamminghi, il Fondamento, le Ricercar Consort, Les Agrémens, Les Musiciens du Louvre, l’Orchestre des Champs-Élysées et on en oublie, Mathot joue aussi bien de la contrebasse moderne, classique ou jazz, que du violone et autres instruments anciens. Mais à côté du grand répertoire symphonique, du baroque et de la musique contemporaine, il se passionne aussi pour des répertoires plus légers comme la musique de salon du XIXe ou les partitions des big bands de la première moitié du XXe siècle. Voici un Autoportrait pas comme les autres, où l’on parlera bien sûr beaucoup de musiques mais aussi d’aspects logistiques : peut-on plier, ou en tout cas démonter une contrebasse ? ou, aussi, comment collectionner des partitions sans que le plancher s’écroule ? Eric Mathot est actuellement à l’Opéra de Paris avec la Capella Mediterranea et Leonard Garcia-Alarcon pour la redécouverte de l’Ercole Amante de Antonia Bembo, une élève de Cavalli, jusqu’au 14 juin, puis ils partiront pour Aix pour une production de La flûte enchantée du 2 au 21 juillet. Mathot sera aussi notamment à l’affiche du Festival International de Contrebasse à Namur du 10 au 14 août, une manifestation dont il est un des organisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    32 min
  2. Philippe Jaroussky, contre-ténor

    Jun 1

    Philippe Jaroussky, contre-ténor

    C’est assurément un des contre-ténors les plus connus de la scène internationale aujourd’hui, et aussi un de ceux dont la carrière est la plus longue et la plus constante. Mais il serait injuste de réduire Philippe Jaroussky à cette seule tessiture, tant il a toujours œuvré pour la faire sortir du petit cercle baroque dans laquelle on l’a maintenue : à 48 ans, Jaroussky, qui chante aussi des mélodies de Franz Schubert ou de Reynaldo Hahn ainsi que des oeuvres contemporaines est, tout simplement, un chanteur, omniprésent au disque et à l’opéra depuis plus d’un quart de siècle. Chanteur de musique classique, bien sûr, mais pas seulement : lui qui admire Ella Fitzgerald et Freddie Mercury autant que Kaija Saariaho et Cecilia Bartoli, a chanté avec Mathieu Chédid ou Nicolas Sirkis – jusqu’à se produire sur la scène du Stade de France avec Indochine. On l’entendra même, dans cet Autoportrait, chanter la chanson avec laquelle il a gagné son premier concours de chant : Les démons de minuit, un tube de 1986. Philippe Jaroussky, chanteur tout court ? Là encore, la dénomination peut sembler restrictive, car il dirige également de plus en plus son orchestre Artaserse, ou d’autres ensembles. Préparant, avec lucidité, l’étape de sa vie où il cessera peu à peu de chanter mais où il continuera à faire de la musique. Philippe Jaroussky, musicien tout court. On découvrira ici non seulement un grand artiste, mais aussi une belle personne, d’une grande honnêteté et d’une modestie sincère. Qui sait reconnaître ses erreurs, et qui sait se souvenir de son passé et de ses origines. Sans en faire la publicité sur tous les toits mais avec constance, Jaroussky a créé et développé sa propre académie qui est à la fois un projet musical et un projet social. Avec quelques-uns de ses collègues, il y enseigne à des jeunes issus de ces banlieues dont il est lui-même originaire, issus de ces « milieux éloignés de la culture » comme il dit pudiquement, en leur donnant l’occasion de découvrir la musique classique. Et en parallèle, son académie comprend également un programme pour des jeunes artistes en début de carrière, pour les aider à sauter et à voler hors du nid. Philippe Jaroussky n’a pas de projets de concerts en Belgique dans les mois à venir mais on peut le retrouver sur Gelosia, son dernier disque paru chez Erato, consacré à des cantates italiennes sur le thème de la jalousie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    36 min
  3. Reinoud Van Mechelen, ténor

    May 18

    Reinoud Van Mechelen, ténor

    Il y a une dizaine d'années, quand disait Van Mechelen, le grand public, pour autant qu'il maîtrisât le néerlandais, comprenait qu'il était question d'origine malinoise et pensait notamment à une variété de gallinacés particulièrement goûtus et curieusement dénommés coucou de Malines. Les mélomanes, eux, pourvu qu'ils s'intéressassent aussi à l'opéra, pensaient éventuellement à un baryton basse flamand, lauréat du tout premier concours Reine Élisabeth de chant et wagnérien réputé pour avoir chanté Alberich ans la tétralogie à Liège, mais aussi pour plusieurs apparitions à Bayreuth. Et puis soudain, il y eut Reinoud van Mechelen, et très vite, son nom éclipsa Werner, éclipsa tout le reste, alors même qu'il était et reste très difficilement prononçable pour les journalistes français. C 'est que ce Van Mechelen là a deux vies au moins. D'un côté, il y a le ténor selon la terminologie actuelle, ou le haute-contre si l'on se réfère aux appellations en vigueur à l'âge d'or du baroque français qu'il connaît et défend si bien : au disque, Van Mechelen a ainsi enregistré trois albums consacrés successivement à Dumesny, haute contre de Lully, Jéliote haute contre de Rameau, et Legros, haute contre de Glück. Mais il a aussi participé à pas mal d'enregistrements d'intégrales d'opéra célèbres ou oubliés sous la direction des meilleurs spécialistes du genre. Plutôt bon acteur, Reinoud van Mechelen est également demandé sur nombre de scènes belges, françaises ou européennes, à nouveau dans le baroque, mais aussi dans le classique, puisque Mozart est également à son répertoire. Il y a consacré un récital discographique, on l'a entendu en Don Ottavio de Don Giovanni à l'Opéra flamand, et il chantera Idomeneo sous la baguette de Simon Rattle en juin 2027 à Berlin. Mais de l'autre côté, il y a aussi le Van Mechelen chef, fondateur et chef de l'ensemble A Nocte Temporis, qui fête ses dix ans en ce printemps 2026. Il a, avec cet ensemble à géométrie variable, une activité intense, à nouveau au disque et en concert. Pour leur anniversaire, ils entreprennent une tournée internationale avec Les Boréades de Rameau, une tournée qui passera notamment par Namur le 23 mai, puis par Bruges le 31 mai et Louvain le 5 juin. Ils seront également avec un programme Mozart au festival Musiq3 le 26 juin, puis au Festival de l’Eté mosan à Dinant le 12 juillet. Tout cela valait bien que, à la veille de son trente-neuvième anniversaire - il est né à Louvain le 29 mai 1987 – on tire l’Autoportrait de Reinoud Van Mechelen. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    31 min
  4. Victor Julien-Laferrière, violoncelliste

    May 16

    Victor Julien-Laferrière, violoncelliste

    Il y a des vainqueurs du Reine Elisabeth dont le patronyme se retient et surtout s’écrit sans problème : Ray Chen par exemple, en deux syllabes et sept lettres, on disait tout du Premier Prix de de 2009. On ajoutait éventuellement violon, six lettres, et le compte était bon. Avec Victor Julien Laferrière, premier prix en 2017, l’affaire est plus complexe. Huit syllabes et 22 lettres pour le patronyme, et encore dix de plus pour l’instrument : le violoncelle. C’était même le premier à gagner une session de violoncelle puisque, avant cela, l’instrument n’avait pas droit de cité. Né le 25 juin 1990 à Paris d’un père et d’une mère tous les deux clarinettistes et professeurs de clarinette, Victor (c’est le prénom) Julien-Laferrière (un trait d’union, un f et deux r, et juste un accent grave) aurait pu se contenter d’être clarinettiste, l’instrument par lequel il a commencé. Mais il y a eu heureusement le violoncelle (sa garde sœur avait déjà préempté le piano et le violon), et on s’en réjouit aujourd’hui car son parcours est riche. Elève de Roland Pidoux, Heinrich Schiff ou Clemens Hagen, professant autant d’admiration pour Pablo Casals que pour Nikolaus Harnoncourt, couronné d’une Victoire de la musique classique dans la catégorie « Soliste instrumental de l'année » en 2018, julien-Laferrière a évidemment gagné en notoriété depuis qu’il a gagné le Concours, et pas seulement en Belgique. Sa discographie comprend plusieurs disques de musique de chambre, notamment avec le trio les Esprits, mais aussi des concertos qui ne sont pas nécessairement les plus courus (Dvorak et Martinu, mais aussi Dutilleux ou Dusapin) ainsi que des sérénades de Brahms ou des symphonies de Beethoven en tan que chef de l’ensemble Consuelo, qu’il a formé. Car l’ancien clarinettiste devenu violoncelliste est aussi devenu chef d’orchestre. A l’occasion de la troisième session consacrée à son instrument de prédilection, Victor Julien-Laferrière donnera un récital à Bozar le jeudi 21 mai. Il jouera notamment Bach, Kodaly et Casals. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    28 min
  5. Eric-Emmanuel Schmitt

    Apr 13

    Eric-Emmanuel Schmitt

    C’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, et ses œuvres sont traduites dans cinquante pays. C’est un des écrivains français les plus connus et les plus lus d’aujourd’hui, mais cette seule qualification professionnelle ne suffit pas à cerner Eric-Emmanuel Schmitt. D’abord parce qu’il n’est pas seulement Français, mais également Belge depuis 2008 – et d’ailleurs installé en Belgique même depuis 2001. Ensuite parce que, s’il est incontestablement écrivain part tous les pores de sa peau – romans, nouvelles, essais, écrits autobiographiques, BD, livres jeunesse, pièces de théâtre, adaptations, scénarios – il est aussi profondément attiré par la musique : celle qu’il joue, celle qu’il écoute, celle à propos de laquelle il écrit et celle, bientôt, à laquelle il collabore puisque l’Opéra de Liège a annoncé la création pour 2028 de Theodora, un nouvel opéra d’Andrea Battistoni dont Schmitt a écrit le livret. Agrégé de philosophie, auteur d’une thèse de doctorat sur Diderot, membre de l’Académie Goncourt mais aussi de l’Académie de langue et littérature française de Belgique, Eric-Emanuel Schmitt a signé pas loin d’une cinquantaine de livres parmi lesquels Oscar et la Dame rose, Odette Toulemonde et autres histoires, Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran, ou encore la série La Traversée des Temps qui raconte l'histoire de l'humanité en un nombre de volumes encore indéterminé Si l’on pioche dans la liste de ses titres, les références à la musique sont déjà nombreuses : Ma vie avec Mozart, Le Mystère Bizet, Le Carnaval des animaux, L'Élixir d'amour, Concerto à la mémoire d'un ange, Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, Variations énigmatiques. Et puis, il y a le tout récent Juste après Dieu, il y a papa, publié chez Albin Michel. Un livre qui, même si le titre ne le dit pas directement et est donc accompagné d’un bandeau Mozart père et fils, plonge ses lecteurs au plus intime de la relation entre Mozart et son père, et réhabilite au passage la figure de ce dernier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    27 min

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