Le podcast de Petite Mu

Petite Mu

Le podcast de Petite Mu, le podcast qui rend visible l’invisible Bienvenue sur Petite Mu, le 1er média qui sensibilise aux handicaps invisibles à travers des interviews, des podcasts et de la bande dessinée 💛 Après avoir parcouru le terrain et donné la parole à celles et ceux qui vivent le handicap au quotidien, nous ouvrons une nouvelle page. Dans ce format, on prend du recul pour analyser, comprendre et déconstruire les systèmes qui fabriquent l’exclusion. Au fil des épisodes, nous explorons des sujets transversaux avec une approche résolument intersectionnelle. Parce que, souvent, les mêmes mécanismes d’injustice se répètent, quel que soit le sujet. 📅 Nouvel épisode chaque mois dès 7h. 🎧 Disponible sur toutes les plateformes d’écoute. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Episodes

  1. #08 Racisme, douleur niée, refus de soins avec Tsippora Sidibé

    2d ago

    #08 Racisme, douleur niée, refus de soins avec Tsippora Sidibé

    Cet épisode du podcast Petite Mu aborde un sujet central et pourtant encore largement invisibilisé : le racisme et les violences médicales, et leur lien profond avec les discriminations croisées dans les parcours de soins et l'hostilité de l'environnement médical. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Tsippora Sidibé, fondatrice de l'association afroféministe pour la justice reproductive Tant que je serai noire. À travers la publication du premier rapport français de plus de 130 pages, Santé pour toutes et tous, elle raconte la création de cette initiative de plaidoyer basée sur 1001 témoignages, et interroge le fossé qui se creuse entre les patient·e·s minorisé·e·s et le système de santé. À travers ses analyses et les récits de l'enquête, l’épisode déconstruit une idée tenace : les violences médicales ne se résument pas à de simples "erreurs" ou maladresses individuelles. Sur le plan psychologique et physique, les mécanismes de discrimination sont puissants, qu’il s’agisse du traumatisme lié au non-respect du consentement, de l'infantilisation, ou de la minimisation de la douleur à travers des mythes tenaces comme le "syndrome méditerranéen". Le critère central est souvent le rejet viscéral de l'environnement médical devenu zone hostile, qui peut aller jusqu'à l'effet de sidération, l'errance médicale ou le renoncement aux soins. La discussion met en lumière les facteurs de vulnérabilité, qu’ils soient liés à l'intersectionnalité des oppressions (comme la misogynoir, le validisme, la grossophobie ou la transphobie), ou à l'isolement face aux professionnel·le·s. Elle explore également l'épuisement face aux stéréotypes tenaces et à la culpabilisation entourant les choix de santé reproductive. L’épisode analyse aussi le rôle de l'institution hospitalière et de ses structures de domination dans la déshumanisation parfois ressentie par les patient·e·s. Dans un système où les biais inconscients et le paternalisme persistent, le monde médical s'adresse souvent aux personnes d'une manière qui nie leur autonomie corporelle et leur dignité. Le manque de moyens alloués à la traduction, le mégenrage et les refus de soin freinent la bienveillance, tandis que les réponses institutionnelles, souvent corporatistes, restent sourdes aux plaintes et aux signalements, privilégiant la protection de l'ordre établi plutôt que la reconnaissance des violences. La discussion aborde enfin les ressources existantes : oser reprendre le pouvoir sur son parcours médical grâce à l'autodéfense médicale, changer de spécialiste pour s'orienter vers des listes de soignant·e·s "safe", et briser la solitude en nommant ces vécus pour sortir du silence. Elle rappelle que l’objectif n’est pas seulement d'avoir accès à la médecine, mais la possibilité d'être soigné·e dignement. Être accompagné·e en se sentant véritablement écouté·e, sans jugement et sans biais. En filigrane, cet épisode interroge notre responsabilité collective. Comment déconstruire les biais racistes et l'héritage de la médecine pour que le soin soit réellement universel ? Comment transformer les pratiques et la formation pour éviter que le système médical ne devienne une agression pour des corps déjà vulnérables ? Comment repenser l'écoute, l'empathie et le partenariat soignant·e-patient·e au-delà du simple rapport de domination ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    45 min
  2. #07 Le burn out des patient.es avec Delphine Rémy

    May 19

    #07 Le burn out des patient.es avec Delphine Rémy

    Cet épisode du podcast Petite Mu aborde un sujet central et pourtant encore largement invisibilisé : le burnout des patient·e·s, et son lien profond avec la charge mentale des parcours de soins et la saturation face à la maladie. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Delphine Rémy, autrice, podcasteuse, conférencière engagée et créatrice du projet Cancer je gère. À travers son parcours face au cancer du sein, elle raconte la création de ses initiatives d'accompagnement (comme le podcast Naître Princesse Devenir Guerrière ou son livre Être là), et interroge le fossé qui peut se creuser entre les malades, l'entourage et le système médical. À travers ses analyses et son expérience, l’épisode déconstruit une idée tenace : gérer une maladie grave ou chronique ne se résume pas à simplement suivre des traitements. Sur le plan psychologique et physique, les mécanismes de saturation sont puissants, qu’il s’agisse du traumatisme lié aux actes invasifs répétés, de l'effacement de l'intimité ou de la terreur d'anticiper de mauvaises nouvelles. Le critère central est souvent le rejet viscéral de l'environnement médical, qui peut aller jusqu'au renoncement ou au report d'examens vitaux. La discussion met en lumière les facteurs de vulnérabilité, qu’ils soient liés à l'invisibilité de certaines pathologies (comme les cancers métastatiques), à l'isolement, ou aux maladresses blessantes de l'entourage. Elle explore également l'épuisement face à l'injonction permanente à "garder le moral" ou à devoir "trouver du sens" à l'épreuve. L’épisode analyse aussi le rôle de l'institution hospitalière et de ses contraintes dans la déshumanisation parfois ressentie par les patient·e·s. Dans un système où l'urgence d'éradiquer la maladie prime, le monde médical s'adresse avant tout au "corps organique", délaissant souvent le "corps symbolique", la féminité ou l'intégrité émotionnelle. La charge de travail des médecins, la brièveté des consultations et la fatigue freinent la bienveillance, tandis que les réponses institutionnelles restent souvent centrées sur le protocole et la technique plutôt que sur le dialogue et le réconfort. La discussion aborde enfin les ressources existantes : oser reprendre le pouvoir sur son parcours médical, changer de spécialiste si la confiance est rompue, recourir à des thérapies (comme l'EMDR ou l'hypnose) pour apaiser le corps, et briser la solitude via les groupes de soutien. Elle rappelle que l’objectif n’est pas seulement de traiter un symptôme médical, mais la possibilité de se reconstruire. Être accompagné·e en se sentant véritablement écouté·e, sans jugement. En filigrane, cet épisode interroge notre responsabilité collective. Comment soutenir et consoler sans minimiser la douleur ni imposer nos propres angoisses ? Comment transformer les pratiques pour éviter que le soin ne devienne une agression pour le corps traumatisé ? Comment repenser l'écoute, l'empathie et le partenariat soignant·e-patient·e au-delà du simple acte technique ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    38 min
  3. #06 La santé des femmes avec Ghada Hatem

    Apr 14

    #06 La santé des femmes avec Ghada Hatem

    Cet épisode du podcast Petite Mu aborde un sujet central et pourtant encore largement invisibilisé : la santé des femmes, et son lien profond avec les violences et la vulnérabilité. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital Delafontaine et fondatrice de La Maison des Femmes à Saint-Denis. À travers son parcours, elle raconte la création de ce lieu unique de prise en charge globale, et interroge les normes hospitalières qui banalisent parfois la souffrance tout en éloignant des soins les patientes les plus vulnérables. À travers ses analyses et son expérience, l’épisode déconstruit une idée tenace : le renoncement aux soins ne relève pas seulement d’un manque de moyens financiers. Sur le plan psychologique, les mécanismes d'empêchement sont puissants qu’il s’agisse d'emprise conjugale, de terreur des examens invasifs ou de traumatismes passés. Le critère central est souvent la perte de confiance ou le chaos psychique. La discussion met en lumière les facteurs de vulnérabilité, qu’ils soient liés à l’environnement familial, à la précarité, à l'isolement ou aux violences sexuelles. Elle explore également les violences obstétricales, l'épuisement du personnel médical et le poids des déserts médicaux dans l’accès aux soins. L’épisode analyse aussi le rôle de l'institution hospitalière et de la rentabilité dans la banalisation de la maltraitance. Dans un système où la surproductivité est omniprésente et valorisée, notamment en France, prendre le temps d'écouter les patientes peut devenir un acte de résistance. La charge administrative, les cadences infernales et le manque de moyens freinent la bienveillance, tandis que les réponses institutionnelles restent souvent centrées sur le protocole et la technique plutôt que sur l'humain. La discussion aborde enfin les ressources existantes : prise en charge globale, accompagnement psychologique et social, ateliers d'estime de soi ou intégration de patients experts lorsque nécessaire. Elle rappelle que l’objectif n’est pas seulement de traiter un symptôme médical, mais la possibilité de se reconstruire. Être soignée en se sentant respectée. En filigrane, cet épisode interroge notre responsabilité collective. Comment soigner sans brutaliser ? Comment transformer les pratiques médicales pour sortir des violences systémiques ? Comment repenser l'écoute, le consentement et le lien soignant-patient au-delà du simple acte technique ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min
  4. #05 Les addictions avec Jean Victor Blanc et Claire Touzard

    Feb 23

    #05 Les addictions avec Jean Victor Blanc et Claire Touzard

    Cet épisode du podcast Petite Mu, présenté par Alice Devès, aborde un sujet central et pourtant encore largement mal compris : les addictions, et leur lien profond avec la santé mentale. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Jean Victor Blanc, psychiatre et addictologue à l’hôpital Saint-Antoine, auteur de Pop & Psy et Pop & Psy Addict et fondateur de Pop&Psy. À ses côtés, Claire Touzard, journaliste et autrice de Sans alcool et Folie et résistance, qui a raconté son parcours avec l’alcool, la sobriété et la bipolarité, et qui interroge les normes sociales qui banalisent certaines consommations tout en stigmatisant celles et ceux qui en souffrent. À travers leurs analyses et leurs expériences, l’épisode déconstruit une idée tenace : l’addiction ne relève pas d’un manque de volonté. Sur le plan médical, les mécanismes sont similaires qu’il s’agisse d’alcool, de tabac ou de drogues dites « dures ». Le critère central est la perte de contrôle. La discussion met en lumière les facteurs de vulnérabilité, qu’ils soient génétiques, liés à l’environnement familial, aux traumatismes, au stress ou aux troubles psychiques. Elle explore également le double diagnostic, l’automédication et le poids des inégalités de genre dans l’accès aux soins. L’épisode analyse aussi le rôle de la culture et de la pop culture dans la banalisation des substances. Dans une société où l’alcool est omniprésent et valorisé, notamment en France, arrêter de boire peut devenir un acte socialement marginal. La pression sociale, la honte et la culpabilité freinent les démarches de soin, tandis que les réponses publiques restent souvent centrées sur la morale et la répression plutôt que sur la santé. La discussion aborde enfin les ressources existantes : suivi psychiatrique, psychothérapie, groupes de parole, hospitalisation ou cure de sevrage lorsque nécessaire. Elle rappelle que l’objectif n’est pas seulement l’arrêt d’une substance, mais la possibilité d’aller mieux. Être bien en ayant arrêté. En filigrane, cet épisode interroge notre responsabilité collective. Comment soutenir sans moraliser ? Comment transformer les représentations pour sortir de la stigmatisation ? Comment repenser le plaisir, la cohésion et le lien social au-delà de l’alcool ? Un épisode dense et éclairant, qui invite à considérer les addictions comme une question de santé mentale, de justice sociale et de regard collectif. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    45 min
  5. #04 La violence faites aux enfants avec Marie Rabatel et Mamari Munezero

    Jan 27

    #04 La violence faites aux enfants avec Marie Rabatel et Mamari Munezero

    Cet épisode du podcast Petite Mu, présenté par Alice Devès, aborde un sujet essentiel et encore largement invisibilisé : les violences faites aux enfants, et plus particulièrement celles subies par les enfants en situation de handicap. Pour en parler, nous recevons aujourd’hui Marie Rabatel, survivante, membre permanente de la CIIVISE, qui se bat depuis des années pour faire reconnaître les violences sexuelles subies par les personnes en situation de handicap, notamment dans les institutions. Elle est accompagnée de Mamari Munezero, humoriste et chroniqueuse sur Radio Nova, qui a elle aussi brisé le silence sur l’inc3ste qu’elle a subi et qui utilise aujourd’hui l’humour et la scène pour éveiller les consciences. À travers leurs témoignages et leurs analyses, l’épisode met en lumière le cumul des vulnérabilités, le rapport au corps médicalisé, la négation du consentement, les obstacles à la parole pour les enfants non-oralisants, ainsi que le rôle des institutions médico-sociales comme espaces de huis clos favorisant les violences et le déni. La discussion explore également les conséquences durables des violences sex*elles sur la santé mentale et physique : fatigue chronique, troubles anxieux et dépressifs, dissociation, addictions, difficultés d’accès aux soins, et confusion fréquente entre handicap et psychotraumatisme. En filigrane, cet épisode interroge le validisme, la culture du silence et la suradaptation imposée aux personnes concernées. Il appelle à un changement de regard profond : reconnaître la parole des personnes en situation de handicap, sortir du déni institutionnel et transformer les environnements pour mieux protéger, plutôt que continuer à rendre ces violences invisibles. Un épisode fort et nécessaire, qui invite à regarder en face ce que la société préfère encore trop souvent ignorer. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    48 min
  6. #03 La neurodiversité avec Mara Staub et Elora Danjean

    11/18/2025

    #03 La neurodiversité avec Mara Staub et Elora Danjean

    Cet épisode du podcast Petite Mu, présenté par Alice Devès, est consacré à la neurodiversité, un sujet encore largement méconnu alors qu’il façonne profondément le quotidien de milliers de personnes. Mara Staub, fondatrice de @autypik_, et Elora Danjean, doctorante en sciences du langage et spécialiste des discours sur l’autisme, partagent leurs expériences et leurs analyses autour de la manière dont notre société pense, organise et encadre les différences neurologiques. Elles abordent la place centrale des normes, la manière dont elles se construisent et les conséquences qu’elles ont sur les personnes dont le fonctionnement ne correspond pas au modèle dominant. La discussion revient sur les diagnostics tardifs, le masquage, la suradaptation, la fatigue invisible, les malentendus sociaux, la pression à se conformer, ainsi que l’impact des environnements scolaires et professionnels pensés uniquement pour les personnes neurotypiques. L’échange met aussi en lumière la confusion entre vulnérabilité et handicap, la violence du validisme intériorisé et la nécessité de considérer la diversité neurologique comme une réalité humaine plutôt que comme un problème à résoudre. L’épisode ouvre une réflexion essentielle sur la façon dont notre société pourrait réellement inclure toutes les façons d’être, d’apprendre et de ressentir le monde, en transformant les environnements plutôt qu’en demandant aux personnes de se rendre invisibles. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    57 min

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