Musicien d'Eglise

Sibbecai

Bienvenue dans « Musicien d’église », le podcast qui chaque semaine donne la parole aux musiciens de nos églises, entre foi, service, technique et spiritualité. Installe toi confortablement, on va discuter ensemble. Et si ce n’est pas déjà fait, abonne toi pour ne pas rater les prochains épisodes et partage sur Instagram ce qui t’aura parler aujourd’hui en tagguant @MusiciendEglise. N’hésite pas à laisse un commentaire et la note maximale! ça me donnera de la force pour continuer!

  1. Apr 30

    “L’ingénieur du son, c’est le musicien caché du groupe.” - Lois DINTIMILLE

    “Je ne mixe pas pour moi, je mixe pour servir l’Église.” Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Loïs Dintimille partage son parcours d’ingénieur du son au service de l’Église, entre passion, technique et spiritualité. Très tôt, Loïs développe une fascination pour le son et la technologie. Enfant, il démonte des radios pour comprendre leur fonctionnement, puis découvre concrètement l’univers du son en servant dans l’église et au contact d’équipes techniques. Son apprentissage est principalement autodidacte, nourri par la pratique, la curiosité et l’observation. Pour lui, l’ingénieur du son n’est pas un simple technicien : c’est un “musicien caché”, qui joue un rôle artistique central. Il doit comprendre la musique, ressentir les dynamiques, anticiper les moments forts et équilibrer chaque élément pour servir l’ensemble. Sans sensibilité musicale, le mix devient limité. Son rôle demande aussi une grande maîtrise technique (EQ, compression, effets), mais surtout une capacité d’adaptation constante. Chaque culte est vivant : les niveaux changent, l’atmosphère évolue, les interactions avec les musiciens sont permanentes. L’ingénieur du son est en vigilance continue, prêt à réagir au moindre imprévu. Au-delà de la technique, Loïs insiste fortement sur la dimension spirituelle de son service. Il se prépare dans la prière, comme un musicien se prépare artistiquement. Pour lui, le son participe directement à l’atmosphère spirituelle : un mauvais son peut freiner la réception du message ou gêner l’assemblée. Il rappelle également que l’ingénieur du son travaille au service des autres, et non pour lui-même. Il doit adapter son mix au public, à l’acoustique de la salle, et à la sensibilité des personnes présentes. L’objectif est simple : permettre à chacun de vivre pleinement le moment sans être perturbé. Son rôle est souvent invisible : quand tout se passe bien, personne ne le remarque. Mais au moindre problème, tous les regards se tournent vers lui. Cela implique une forte pression et une grande responsabilité, notamment sur le confort auditif de l’assemblée. Enfin, Loïs souligne l’évolution majeure de ce métier dans l’Église moderne. Avec le streaming, les réseaux sociaux et les exigences techniques actuelles, l’ingénieur du son est devenu un élément central du culte. Il est désormais un véritable pilier, à la fois technicien, artiste, pédagogue et facilitateur. Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise

    1 hr
  2. Apr 23

    “La distraction est l’ennemi silencieux de ta louange.” - Sibbecai

    “Le Saint-Esprit t’équipe, mais c’est à toi d’agir.” Dans cet épisode de Musicien d’Église, Sibbecai propose une réflexion approfondie sur la notion de louange intentionnelle, en cherchant à dépasser les idées superficielles souvent associées à ce concept. Il commence par définir l’intention comme ce qui précède l’action : une décision consciente orientée vers un objectif précis. Contrairement au souhait — qui reste passif — l’intention engage la volonté et implique une mise en mouvement. Elle est tournée vers l’avenir, tandis que le motif renvoie aux raisons passées qui influencent nos choix. Cependant, une bonne intention ne suffit pas : elle peut ne pas produire les effets attendus si elle n’est pas correctement traduite en action. D’où la nécessité d’un alignement entre intention, préparation et exécution. L’un des principaux obstacles identifiés par Sibbecai est la distraction. Dans le contexte de l’église, elle peut prendre différentes formes : interactions sociales, sollicitations numériques, imprévus… Ces éléments détournent l’attention et empêchent l’intention de produire du fruit. À l’inverse, la concentration est essentielle : elle permet de focaliser son énergie sur un objectif précis, comme un jet d’eau concentré qui agit en profondeur. Cette concentration mène à un état particulier, proche de l’état de flot, où les actions deviennent fluides et naturelles. Pour atteindre ce niveau, la clé est la préparation. En développant des automatismes (comme dans la pratique instrumentale ou la conduite), on réduit le décalage entre intention et action. Sibbecai met aussi en garde contre une approche trop répandue : celle de la louange “accidentelle”, où l’on espère que tout se mette en place sans réelle préparation. Selon lui, cette posture est dangereuse, car elle minimise l’impact profond que la louange peut avoir sur les personnes. Il rappelle que le rôle du Saint-Esprit n’est pas de remplacer notre responsabilité, mais de nous équiper. La préparation — choix des chants, arrangements, organisation — fait pleinement partie de la démarche spirituelle. Enfin, il souligne que certains facteurs comme la fatigue, le stress ou les émotions peuvent altérer notre intention. Une louange intentionnelle demande donc une vigilance globale : spirituelle, mentale et pratique. 👉 En résumé, pour Sibbecai, la louange intentionnelle consiste à canaliser pleinement son attention, ses compétences et son énergie vers un objectif clair : conduire les cœurs vers Dieu, sans laisser de place au hasard. Rejoins-nous sur instagram @musiciendeglise

    29 min
  3. Apr 16

    « Le musicien d’église n’est pas une star, c’est un serviteur. » - Emmanuel ASSAMOI

    « À la fin du culte, les gens ne doivent jamais repartir dans le même état. » Dans cet épisode, Emmanuel Assamoi partage un parcours profondément marqué par la découverte intuitive de la musique à l’église, puis par une transformation intérieure liée à sa compréhension du service. Issu d’une famille chrétienne, il découvre la musique très jeune, avec une expérience marquante : le rythme de la batterie synchronisé avec son cœur. Ce déclic l’amène à s’essayer aux instruments, puis à se tourner rapidement vers le piano. En seulement quelques mois, il commence déjà à servir dans la louange, avant même son baptême. Autodidacte, il apprend principalement via YouTube, en reproduisant ce qu’il voit. Mais il réalise vite les limites de cette approche : sans compréhension profonde, il manque d’autonomie. Il décide alors de revenir aux bases pour comprendre réellement la musique. Un tournant majeur intervient lorsqu’il reconnaît avoir développé de l’orgueil en jouant dans plusieurs églises. Confronté à un autre pianiste au jeu simple mais impactant, il comprend que la technique ne suffit pas. Cette remise en question l’amène à redéfinir sa vision : la musique n’est pas une performance, mais un service. Il développe alors une approche centrée sur les émotions et l’atmosphère. Pour lui, la musique est une succession d’émotions qui accompagne les fidèles dans leur transformation intérieure : peu importe leur état à l’arrivée, ils doivent repartir changés, idéalement dans la joie. Il insiste sur l’importance de comprendre le but du culte : savoir d’où l’on part et où l’on veut amener les gens. La musique devient un outil intentionnel, pas juste un accompagnement passif. Concernant son jeu, il privilégie l’oreille plutôt que la partition, car il refuse d’« exécuter sans comprendre ». Il valorise la compréhension harmonique et l’expression personnelle. Dans sa pratique, il structure son travail en trois axes : Technique et théorie (gammes, accords, 2-5-1) Application sur des chants Ouverture musicale (exploration d’autres styles) Il met aussi en avant le micro-learning : progresser par petits objectifs concrets pour maintenir motivation et plaisir, plutôt que viser trop grand et se décourager. Enfin, il rappelle que le musicien est avant tout un serviteur. Son rôle n’est pas de briller, mais d’accompagner, de faciliter la rencontre entre Dieu et le peuple. Cela implique humilité, adaptabilité et cohérence de vie, même en dehors de l’église. Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise

    1h 5m
  4. Apr 9

    "L’excellence, ce n’est pas la perfection : c’est faire le mieux possible avec ce que Dieu nous donne." Alexandra VERNE

    "Dans la louange, nous sommes des artistes… mais des artistes au service de Dieu." Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Alexandra Verne partage son parcours, sa vision de la louange et son approche de la formation vocale. Issue d’une famille profondément musicale, Alexandra a grandi entourée d’harmonies : ses frères étaient musiciens et son père professeur de musique avant de devenir pasteur. La musique a donc toujours fait partie de son environnement. Elle se convertit personnellement à l’âge de 15 ans, puis vit une véritable reconsécration à Dieu dans sa vingtaine. C’est à cette période qu’elle commence à servir dans la louange. Avec son mari, qu’elle rencontre dans l’Église, leur désir est avant tout simple : servir Dieu là où il y a un besoin. Même sans appel officiel au départ, leur passion pour l’Église les pousse naturellement vers l’engagement. Leur appel pastoral sera confirmé plus tard de manière très claire lors d’une prédication qui répond précisément aux questions qu’ils avaient apportées à Dieu. Aujourd’hui, Alexandra est responsable de la louange dans son Église. Cette responsabilité l’a amenée à relever plusieurs défis, notamment apprendre à dire non, recadrer avec amour et accompagner les musiciens dans leur progression. Pour elle, encourager quelqu’un ne signifie pas dire oui à tout : parfois attendre, se former ou mûrir spirituellement est la meilleure chose pour la personne comme pour l’équipe. Dans sa vie professionnelle, Alexandra est coach vocal. Elle enseigne la technique vocale à des élèves de tous horizons, y compris à des personnes engagées dans la louange. Elle insiste sur les bases indispensables du chant : respiration ventrale, soutien, posture, utilisation correcte des muscles vocaux et gestion du mental. La voix est pour elle une expression profonde de la personne, influencée par la physiologie mais aussi par les émotions et l’histoire personnelle. Elle rappelle aussi que chanter n’est pas seulement un don naturel : tout le monde peut progresser avec un minimum de technique. La formation vocale permet d’éviter les blocages, de préserver la voix et surtout d’être plus libre dans l’expression. Mais pour Alexandra, la dimension la plus importante de la louange reste spirituelle. Servir dans la louange implique une préparation personnelle, dans la prière et parfois dans le jeûne. Il ne s’agit pas simplement de faire de la musique : il y a un véritable enjeu spirituel dans les cultes. Enfin, elle insiste sur l’importance de l’esprit d’équipe dans un groupe de louange : écouter les autres, chercher la symbiose vocale et musicale, travailler son instrument et cultiver un cœur consacré. L’objectif n’est pas la perfection mais l’excellence : faire du mieux possible avec les dons que Dieu a confiés.

    52 min
  5. Apr 2

    « Avant de vouloir chanter, sois sûr que ce soit Dieu qui t’appelle, pas ton ego. » - Elisa R.

    « Tu peux chanter parfaitement… et pourtant n’emmener personne nulle part. » Elisa R., ancienne chanteuse de zouk devenue adoratrice, raconte sa transformation radicale après sa rencontre avec Dieu en 2020. Issue d’un univers musical séculier, elle a grandi dans une famille d’artistes, sortant son premier album à 15 ans aux côtés de son père. La perte de ce dernier marque un tournant décisif : la musique n’a plus de sens pour elle en dehors de l’église. Elle explique que son entrée dans la louange ne s’est pas faite par la performance mais par le service. Avant de chanter, elle a servi à la communication et à l’accueil pendant près de deux ans, convaincue que le talent ne suffit pas : il faut un cœur disposé. La louange n’est pas un concert, mais un ministère visant à conduire le peuple dans la présence de Dieu. Pour Elisa, la différence entre performance et adoration se joue dans l’intention : pour qui et pourquoi tu chantes. Elle souligne que l’excellence est essentielle, non pour briller, mais pour honorer Dieu et servir correctement l’assemblée. Cela passe par le travail de la voix, la discipline, la préparation spirituelle et l’écoute de l’Esprit. N’ayant pas grandi dans la culture gospel, elle raconte avoir dû apprendre les codes de l’église, s’entourer, demander de l’aide et se laisser former. Son plus grand défi reste la gestion du cœur : ne pas tomber dans l’orgueil, rester humble face aux compliments et toujours se souvenir que l’estrade n’est pas un lieu de gloire personnelle. Elle met également en garde contre l’activisme spirituel : servir ne doit jamais se faire au détriment de la famille ou de sa propre santé. La louange peut devenir un refuge émotionnel, mais il faut savoir parfois s’asseoir, recevoir, se faire restaurer. Enfin, Elisa décrit le ministère de la louange comme un véritable champ de bataille spirituel : un ministère de guérison, de consolation et de délivrance, qui exige humilité, formation, vigilance et enseignabilité. Son conseil ultime : sois sûr de ton appel, vérifie tes motivations, et reste toujours prêt à apprendre.

    49 min
  6. Mar 27

    “Dieu m’a dit : les autres chantent peut-être mieux, mais moi, c’est toi que je veux.” - Elodie BARCLAY

    “Le sommet de l’adoration, c’est quand je ne chante plus… et que je n’ai plus de mots.” Dans cet épisode de Musicien d’Église, Elodie Barclay revient sur un parcours marqué par la douleur, la passion et une quête profonde de vérité. Née en région parisienne dans une famille marquée par une culture chrétienne mais non pratiquante, Elodie vit une première expérience spirituelle dès l’enfance : touchée par la présence de Dieu pendant que sa mère chante un cantique, elle ne comprend pas encore ce qui lui arrive. À 10 ans, elle entre pour la première fois dans une église et fait une rencontre personnelle avec Jésus. Cette rencontre transforme radicalement son quotidien : ses cauchemars récurrents disparaissent et elle développe une relation intime avec Dieu. Très jeune, elle se passionne pour les Évangiles et demande le baptême à 13 ans. Refusée en raison de son âge, elle vit ce rejet comme une exclusion spirituelle. Cette incompréhension se transforme en colère, puis en éloignement de l’Église, bien qu’elle continue à chercher Dieu seule. À 17 ans, le drame frappe : son frère est assassiné dans un acte raciste. Cette tragédie ébranle ses fondations. Elle s’éloigne cette fois-ci de Dieu lui-même. Entre philosophie, questionnements existentiels et débats sur la foi, elle traverse une période de profond doute. C’est la musique qui va devenir le fil rouge de sa restauration. Un jour, en larmes dans un magasin, elle achète presque par hasard une cassette de gospel. À l’écoute, les paroles la touchent profondément. Elle rejoint ensuite une chorale de gospel non chrétienne, où les chants continuent de la travailler intérieurement. Elle revient finalement à Christ et choisit le baptême, renonçant même à une opportunité dans un girls band. Son service commence comme choriste, puis s’élargit à la louange et à différents groupes. Après plusieurs années très engagées, elle traverse une période de remise en question : est-elle appelée à chanter pour les chrétiens ou pour ceux qui sont loin de Dieu ? Elle ressent un fardeau particulier pour les personnes blessées, éloignées ou mal préparées. En 2020, pendant le confinement, elle reçoit une confirmation claire de son appel : conduire la louange pour permettre à chacun de “venir tel qu’il est”. Inspirée d’un passage des Chroniques où un leader spirituel permet au peuple de revenir à Dieu malgré son impréparation, elle comprend que son rôle est d’ouvrir un espace où les cœurs peuvent se reconnecter à Dieu, sans condition préalable. Pour Elodie, la louange est un combat spirituel mais aussi un lieu de liberté. L’adoration est le point culminant de la communion avec Dieu : un moment où les mots s’effacent et où il ne reste plus que Lui. Son approche est profondément préparée, bibliquement ancrée et collective. Pour elle, un musicien d’église n’est pas seulement un artiste : il est interprète de ce que Dieu veut dire à son peuple. Rejoins nous sur Instagram @musiciendeglise

    1h 7m
  7. Mar 20

    "Un musicien d’église ne cherche pas la lumière : il la dirige vers Christ." Alexis KRAMES

    "La louange publique ne remplacera jamais l’intimité avec Dieu." Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Sibbecaï reçoit Alexis Krames, violoniste professionnel formé au conservatoire d’Orléans, issu d’un background juif et converti au christianisme en 2011. Alexis raconte son parcours spirituel singulier. Élevé sans réelle pratique religieuse malgré des racines juives, il décide à l’adolescence de revenir vers le judaïsme et fréquente activement la synagogue. À 18 ans, il rencontre celle qui deviendra son épouse, une chrétienne. Plus tard, dans une période de pression et de dettes, il prie Dieu sincèrement pour la première fois : non plus par tradition, mais avec le cœur. Commence alors une recherche profonde : si Dieu écoute les prières, qui mieux que Lui pour révéler si Jésus (Yeshua) est le Messie ? Après un temps d’étude intellectuelle des textes messianiques et une forte expérience dans une petite église à Orléans, il vit une rencontre personnelle bouleversante avec Jésus. Malgré la résistance sociale et intérieure, il finit par s’engager. Quelques mois plus tard : baptême, transformation radicale, arrêt de certaines habitudes, zèle évangélique. Musicalement, Alexis possède un bagage riche : violon classique, orchestre symphonique, musique klezmer, orientale, jazz, rock. Sa conversion ne change pas son niveau technique, mais elle transforme sa motivation. Il passe progressivement d’une logique de performance et de démonstration à une logique de service. Il reconnaît avoir dû affronter son orgueil : vouloir être vu, reconnu, invité, mis en avant. Dieu l’a parfois « brisé » pour réaligner son cœur. Il explique qu’un musicien d’église n’est pas là pour briller, mais pour pointer vers Christ. Ce n’est pas un show : c’est conduire l’assemblée. Il insiste aussi sur plusieurs points essentiels : Le talent ne suffit pas : il faut un cœur formé et enseignable. Le service musical mérite préparation et excellence. L’improvisation demande discipline et discernement. La louange publique ne remplace jamais la louange dans l’intimité. Un musicien doit accepter d’être repris, spirituellement et musicalement. Aujourd’hui, Alexis porte un projet d’évangélisation destiné à la communauté juive : une fusion musicale entre klezmer, oriental et gospel, avec des concerts gratuits, centrés sur l’annonce de Christ. Sa vision est claire : si une seule personne vient à Jésus, le projet a déjà réussi. Pour lui, être musicien d’église, c’est être à contre-courant : passer de « regardez-moi » à « regardez-Lui ». Rejoins nous sur instagram @musiciendeglise

    38 min
  8. Mar 13

    "Un musicien ne fait pas que jouer de la musique : il influence l’état d’esprit d’une assemblée." - Sibbecai

    "Si tu veux que les gens changent, le changement doit commencer par toi." Dans cet épisode de Musiciens d’Église, Sibbecaï explore une dimension souvent négligée dans le monde des musiciens d’église : le leadership. Dans la culture francophone, le leadership est souvent confondu avec l’autorité, le management ou la position hiérarchique. Pourtant, le leadership ne consiste pas simplement à diriger ou à gérer une équipe. Il s’agit avant tout d’influencer les personnes autour de soi. Or, le musicien exerce déjà une influence. Par la musique, les paroles chantées et l’atmosphère créée, il peut transformer l’état d’esprit d’une assemblée : des personnes qui discutaient deviennent attentives, certains commencent à chanter, d’autres à prier. Le musicien participe donc à impulser un changement spirituel et émotionnel. Contrairement au management, qui cherche principalement à maintenir la stabilité et les processus, le leadership vise à provoquer un changement, à aligner les personnes autour d’une vision et à développer une culture commune. En s’appuyant sur les travaux de John Maxwell, l’épisode présente les cinq niveaux du leadership : La position : les gens suivent parce qu’ils y sont obligés. La permission : ils suivent parce qu’ils le veulent, grâce à la relation et à la confiance. La production : ils suivent à cause des résultats visibles. Le développement des personnes : le leader forme d’autres leaders. Le pinacle : l’influence devient inspirationnelle et dépasse la relation directe. Le leadership ne se construit pas par le titre, mais par la crédibilité, l’exemple et la capacité à investir dans les autres. Il nécessite de développer la confiance, de travailler sur soi-même, de produire des résultats et d’aider les autres à grandir. L’épisode rappelle également une distinction essentielle : l’influence n’est pas la manipulation. La différence réside dans l’intention, la transparence et la liberté laissée aux personnes. Un véritable leader agit pour le bien des autres, et non pour son propre intérêt. Finalement, chaque musicien est invité à se poser une question simple : quelle est l’influence réelle que j’exerce autour de moi ? Car au-delà du talent musical ou du poste occupé, l’enjeu est d’utiliser l’outil que Dieu a placé entre nos mains — la musique — pour impacter les personnes et les aider à grandir. Rejoins nous sur Instagram @musiciendeglise

    43 min

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