La Vie en Chiffres

La Vie en Chiffres

La Vie en Chiffres est un podcast qui décrypte l’économie, la bourse et l’actualité financière à travers les chiffres et leur impact sur nos décisions. Je m’appelle Anthony. Je vis en Suisse, dans le canton de Vaud, et j’ai commencé à investir en bourse le 22 janvier 2026. Dans ce podcast, je documente mon apprentissage d’investisseur débutant : mes réflexions, mes erreurs, mes découvertes et les entreprises que j’analyse. L’objectif est simple : comprendre l’économie et les marchés pour prendre de meilleures décisions financières. Deux rendez-vous chaque semaine : 📊 Vendredi 9h — Actuali

  1. 2d ago

    Analyse d'Action : Tout savoir sur NIKE avant d'investir !

    Action Nike : faut-il acheter, vendre ou attendre ? On parle de Nike, le groupe américain coté en bourse sous le ticker NKE. Une entreprise mondialement connue pour ses chaussures, son Swoosh, Michael Jordan, le running et la puissance de sa marque. Mais derrière cette marque extraordinaire, une vraie question d’investisseur se pose : la chute de l’action Nike représente-t-elle une occasion historique, ou reflète-t-elle une entreprise qui gagne beaucoup moins d’argent qu’avant ? Au moment où je prépare cet épisode, l’action Nike tourne autour de 42 dollars. Depuis son sommet historique de novembre 2021, elle a perdu environ 74 % de sa valeur. En deux ans, Nike a aussi perdu près de 5 milliards de dollars de chiffre d’affaires, tandis que son bénéfice net a presque été divisé par deux. Pourtant, le dossier possède toujours de grandes qualités. Une marque mondiale.Un véritable moat.Un modèle peu gourmand en capitaux.Un bilan solide.Un dividende augmenté chaque année depuis 2004.Et un directeur général qui connaît Nike depuis près de quarante ans. Dans cet épisode, on revient d’abord sur l’histoire de Nike : 📊 Phil Knight et la création de Blue Ribbon Sports📊 Bill Bowerman et sa semelle conçue avec un gaufrier📊 la naissance du Swoosh pour seulement 35 dollars📊 Michael Jordan et la légende de la chaussure interdite📊 le rachat de Converse en 2003 Mais posséder une marque légendaire ne signifie pas automatiquement que son action est intéressante à n’importe quel prix. On ouvre donc les comptes et le nouveau plan d’Elliott Hill : 📊 un chiffre d’affaires autour de 46 milliards de dollars📊 un bénéfice net tombé autour de 3 milliards📊 un bénéfice publié de 2,10 dollars par action📊 un bénéfice prudent retenu à 1,58 dollar📊 le retour de la croissance chez les distributeurs📊 la baisse persistante des ventes directes et du numérique📊 l’effondrement de Converse📊 cinq trimestres de croissance à deux chiffres pour Nike Running📊 les difficultés majeures en Chine📊 la concurrence d’Anta, Li-Ning, Hoka, On, ASICS et Adidas📊 un dividende offrant un rendement proche de 4 %📊 un bilan financier solide📊 un PER proche de 20 avec le bénéfice publié, mais de 27 avec le bénéfice prudent📊 un ROE encore proche de 22 %, malgré la chute des profits Le problème de Nike n’est pas de survivre. Le problème est de redevenir désirable et rentable. Elliott Hill veut remettre le sport et l’innovation au centre, reconstruire les relations avec les distributeurs, réduire les promotions et réorganiser Nike par sport. Les premiers résultats existent dans le running. Mais l’activité directe recule encore, Converse s’enfonce et la Chine reste le principal point faible du groupe. À 42 dollars, le marché paie donc déjà une partie du redressement espéré. J’ai construit trois scénarios à deux ou trois ans : 📉 scénario défavorable : environ 27 dollars➡️ scénario central : environ 44 dollars📈 scénario favorable : entre 66 et 77 dollars Le potentiel existe, mais le scénario central est déjà presque entièrement intégré au cours actuel. Mon avis est donc clair : à 42 dollars, je n’achète pas. Nike entre dans ma watchlist. Je reprendrai entièrement le dossier autour de 35 dollars et j’envisagerai une entrée par tranches entre 25 et 33 dollars, uniquement selon l’évolution des résultats et du plan de redressement. Et vous, quel est votre plan sur l’action Nike ? La Vie en Chiffres, le podcast suisse pour comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit, de la hype et des promesses miracles. Rendez-vous chaque mercredi et vendredi à 9 heures. Contact : airairteam@gmail.com ⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier, ni une recommandation d’achat ou de vente. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.

    Analyse d'Action : Tout savoir sur NIKE avant d'investir !
  2. 4d ago

    Culture Bourse : Comprendre la Dette Nette sur EBITDA avant d’investir !

    Dette nette sur EBITDA : comment mesurer le risque d’une entreprise ? Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle de la dette nette sur EBITDA, un ratio qui compare la dette réelle d’une entreprise à sa performance opérationnelle. Voir 10 milliards de dette peut sembler inquiétant. Mais l’entreprise possède-t-elle 9 milliards de trésorerie ? Et combien son activité lui rapporte-t-elle chaque année ? La formule se construit en deux étapes : Dette nette = dettes financières − trésorerie Dette nette sur EBITDA = dette nette ÷ EBITDA Ce ratio permet d’estimer si la dette paraît faible, supportable ou dangereuse par rapport aux moyens dont dispose l’entreprise pour la porter. Dans cet épisode, nous voyons notamment : • la différence entre dette brute et dette nette• ce que mesure l’EBITDA• pourquoi les banques utilisent ce ratio• le rôle des covenants et des LBO• les principaux seuils d’endettement• pourquoi le secteur change l’interprétation• les limites de l’EBITDA ajusté• l’exemple concret de Nike En règle générale, un ratio inférieur à 1 indique une dette nette faible. Entre 1 et 2, l’endettement reste confortable. Entre 2 et 3, il demande davantage de vigilance. Entre 3 et 4, il devient élevé. Au-dessus de 4, une mauvaise année peut mettre l’entreprise sous pression. Mais ces repères doivent être adaptés au secteur. Un ratio de 3,5 n’a pas la même signification pour un réseau électrique aux revenus prévisibles que pour une entreprise de construction cyclique. Nous appliquons ensuite cette méthode à Nike. Au 31 mai 2026, Nike possède environ 7,94 milliards de dollars de dette financière, mais également 7,56 milliards de dollars de trésorerie. Sa dette nette descend donc à 379 millions de dollars. En reconstituant son EBITDA, on obtient près de 4,6 milliards de dollars. Le calcul donne alors : 379 millions ÷ 4,6 milliards = environ 0,08 La dette nette de Nike représente donc seulement 8 % de son EBITDA annuel. Cela ne signifie pas que l’action Nike est automatiquement une bonne affaire. Le ratio indique simplement que, malgré près de 8 milliards de dollars de dette brute, sa dette nette reste très faible par rapport à la performance opérationnelle de son activité. Pour juger l’action, il faut encore étudier ses ventes, ses marges, sa concurrence, sa stratégie, ses risques et sa valorisation. Ce sera le sujet de notre analyse complète de Nike, publiée vendredi à 9h. Il faut rester prudent avec l’EBITDA. S’il est gonflé par des ajustements ou calculé au sommet d’un cycle, le ratio peut donner une image trop rassurante de la dette. Un ratio négatif doit lui aussi être vérifié. Il peut venir d’une trésorerie supérieure à la dette, ce qui est rassurant, ou d’un EBITDA négatif, ce qui raconte exactement l’histoire inverse. Avant d’utiliser ce ratio, posez-vous trois questions : Qu’a-t-on réellement compté dans la dette nette ? L’EBITDA utilisé est-il normal ou fortement ajusté ? Comment le ratio a-t-il évolué au fil des années et par rapport aux entreprises du même secteur ? La dette brute vous dit combien l’entreprise doit. La dette nette retire les liquidités dont elle dispose déjà. La dette nette sur EBITDA compare ce qui reste à la performance opérationnelle de son activité. Ce ratio ne donne pas un verdict définitif, mais il permet de repérer rapidement une entreprise qui possède une marge de sécurité ou, au contraire, une dette devenue trop lourde. La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit. Chaque mercredi à 9h, nous construisons un outil d’analyse.Chaque vendredi à 9h, nous l’appliquons à une action cotée en bourse. Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.

    Culture Bourse : Comprendre la Dette Nette sur EBITDA avant d’investir !
  3. Jul 24

    Analyse d'Action : Tout savoir sur MICHELIN avant d'investir !

    Action Michelin : faut-il acheter, vendre ou attendre ? Dans cet épisode, on analyse Michelin, le groupe français coté en bourse sous le ticker ML. Michelin est mondialement connu pour ses pneus, mais le groupe est aussi présent dans l’aviation, les mines, les poids lourds, l’agriculture, les engins de chantier et les matériaux techniques. Derrière cette marque connue de tous, une vraie question d’investisseur se pose : est-ce que l’action Michelin mérite aujourd’hui une place dans votre portefeuille, ou faut-il attendre un meilleur point d’entrée ? Au moment où je prépare cet épisode, l’action tourne autour de 35 euros. Sur les cinq dernières années, elle a évolué dans plusieurs grandes vagues entre environ 22 et 39 euros. Le dossier possède de nombreuses qualités : une marque mondiale, une technologie reconnue, un positionnement premium, un marché du remplacement rentable, une génération de cash importante, un dividende régulier, et des rachats d’actions prévus. Mais en bourse, une excellente entreprise ne suffit jamais. Il faut aussi regarder le prix payé, la croissance attendue et les risques. Dans cet épisode, on revient sur : 📊 l’histoire d’André et Édouard Michelin 📊 la naissance du pneu démontable en 1891 📊 Charles Terront et Paris-Brest-Paris 📊 L’Éclair, Bibendum et le Guide Michelin 📊 le rachat de Citroën en 1935 📊 le pneu radial breveté en 1946 📊 la Manufacture Michelin et la CGEM 📊 les quatre grandes activités du groupe 📊 la première monte et le remplacement 📊 le chiffre d’affaires autour de 26 milliards d’euros 📊 la baisse des volumes de pneus 📊 la marge opérationnelle autour de 10,9 % 📊 le bénéfice net autour de 1,7 milliard d’euros 📊 le free cash-flow autour de 2,1 milliards d’euros 📊 le gearing et le niveau d’endettement 📊 le dividende à 1,38 euro par action 📊 les rachats d’actions prévus jusqu’en 2028 📊 les pneus premium de 18 pouces et plus 📊 la faiblesse du transport routier 📊 la concurrence des pneus bon marché 📊 le ratio PEG et la valorisation de Michelin La question centrale n’est pas seulement : « Est-ce que Michelin est une bonne entreprise ? » La réponse est oui. La vraie question est plutôt : « Est-ce que 35 euros offrent encore assez de potentiel par rapport aux risques ? » Le marché paie déjà la force de la marque, le positionnement premium, la génération de cash, le dividende, les rachats d’actions et les activités rentables dans les mines et l’aviation. Mais Michelin doit encore apporter des preuves : des volumes qui se stabilisent, une première monte qui pèse moins, des marges qui tiennent, un transport routier qui se redresse, une concurrence à bas prix mieux maîtrisée, et un mix premium qui continue de progresser. Dans cette analyse, on sépare donc trois choses : la marque Michelin, l’entreprise Michelin, et l’action Michelin en bourse. Mon avis personnel est clair : Michelin est une très belle entreprise, mais autour de 35 euros, ce n’est pas mon moment pour acheter. Je possède déjà des actions Michelin et je traite cette valeur comme une action cyclique. Pour renforcer, j’attends soit un retour sous 27 euros avec des fondamentaux toujours solides, soit une amélioration suffisamment forte de l’entreprise pour justifier un prix plus élevé. Et vous, Michelin autour de 35 euros, vous en faites quoi ? Portefeuille, watchlist ou aucun intérêt ? La Vie en Chiffres, c’est un podcast suisse pour les investisseurs particuliers qui veulent progresser avec méthode, loin du bruit, de la hype et des promesses miracles. On y parle de bourse, d’entreprises, de chiffres, de valorisation, de risques et de décisions d’investissement. Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil financier, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir. L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.

    Analyse d'Action : Tout savoir sur MICHELIN avant d'investir !
  4. Jul 22

    Culture Bourse : Comprendre le Ratio PEG avant d’investir !

    Ratio PEG : une action chère peut-elle être une bonne affaire ? Une action avec un PER élevé est-elle forcément trop chère ? Et une action avec un faible PER est-elle automatiquement une bonne affaire ? Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on découvre le ratio PEG, un indicateur qui met en relation le PER d’une entreprise avec la croissance de son bénéfice par action. La formule paraît simple : PEG = PER ÷ taux de croissance annuel du BPA Mais une difficulté apparaît immédiatement : quelle croissance faut-il utiliser ? La croissance passée ? Les prévisions des analystes ? Les objectifs de la direction ? Une estimation sur trois, cinq ou dix ans ? Deux investisseurs peuvent donc analyser la même action, le même jour, et obtenir deux PEG complètement différents. Dans cet épisode, nous verrons : 📊 ce qu’est le ratio PEG📊 la différence entre le PER et le PEG📊 à quel moment utiliser cet indicateur📊 l’approche GARP : Growth at a Reasonable Price📊 l’origine du PEG avec Mario Farina📊 sa popularisation par Peter Lynch📊 pourquoi une action chère peut rester intéressante📊 pourquoi un faible PER peut cacher une croissance presque morte📊 les limites du PEG pour les entreprises cycliques ou déficitaires📊 l’importance de la période choisie pour calculer la croissance📊 la différence entre le PEG et le PEGY📊 l’exemple concret de l’action Michelin Pour Michelin, nous comparons deux photographies. Sur les dix dernières années, la croissance annualisée du BPA ressort autour de 4,2 %, ce qui donne un PEG historique proche de 3,3. Avec la croissance prévisionnelle retenue par le consensus pour 2026, le PEG se situe autour de 2,2. Dans les deux cas, Michelin ne ressemble pas à une énorme promotion au cours étudié. Le titre reste exigeant par rapport à la croissance observée ou attendue. Mais Michelin verse également un dividende proche de 4 %. En intégrant ce rendement dans le PEGY, le ratio descend autour de 1,35. Cela ne transforme pas automatiquement Michelin en bonne affaire. Cela rappelle simplement qu’une entreprise mature peut créer de la valeur en faisant progresser ses bénéfices, mais également en distribuant une partie de son cash à ses actionnaires. Le PEG reste un filtre parmi d’autres. Avant de l’utiliser, il faut toujours se demander : Quelle croissance a été choisie ?D’où vient cette croissance ?Et quels éléments le ratio oublie-t-il ? La dette, le cash-flow, le cycle économique, le bilan, le dividende et les risques restent indispensables pour analyser sérieusement une entreprise. Vendredi à 9h, nous poursuivrons l’enquête avec l’analyse complète de l’action Michelin. 📈 La Vie en Chiffres — Comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit Le mercredi, on construit les outils.Le vendredi, on les applique à une entreprise cotée en bourse. 📬 Contact : airairteam@gmail.com ⚠️ Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Fais toujours tes propres recherches. Description Spotify

    Culture Bourse : Comprendre le Ratio PEG avant d’investir !
  5. Jul 17

    Analyse d'Action : Tout savoir sur LOGITECH avant d'investir !

    Action Logitech : faut-il acheter, vendre ou attendre ? Logitech, c’est une souris, un clavier, une webcam, un casque ou encore un volant de simulation posé près de votre ordinateur. Mais derrière ces produits du quotidien se cache une entreprise suisse rentable, sans dette financière significative, capable de générer plus d’un milliard de dollars de cash-flow opérationnel et de racheter massivement ses propres actions. Alors pourquoi le titre hésite-t-il encore en bourse ? Dans cet épisode, nous revenons sur l’histoire de Logitech, née en 1981 à Apples, dans le canton de Vaud. Nous découvrons comment une simple souris informatique a permis à l’entreprise de devenir un groupe mondial présent dans le gaming, la visioconférence, les accessoires informatiques et le marché professionnel. Nous analysons notamment : – le chiffre d’affaires de Logitech ;– sa rentabilité et sa marge opérationnelle ;– son bénéfice par action ;– ses programmes de rachats d’actions ;– sa trésorerie et son absence de dette financière significative ;– les droits de douane et la production en Asie ;– le possible creux de renouvellement après les achats massifs du Covid ;– le rôle de l’intelligence artificielle ;– la valorisation actuelle de l’action ;– les résultats attendus le 28 juillet. Logitech est-elle une excellente entreprise achetée au mauvais moment ? Le titre mérite-t-il une place immédiate dans un portefeuille, ou vaut-il mieux le conserver tout en haut de sa watchlist et attendre une meilleure marge de sécurité ? Je vous partage mon scénario de travail, mes points de vigilance et les éléments que je surveillerais avant de construire une position. La Vie en Chiffres, le podcast suisse consacré à la bourse, aux entreprises, aux chiffres et aux décisions d’investissement. Comme toujours, cet épisode est proposé à titre éducatif et informatif. Il ne constitue pas un conseil d’achat ou de vente. L’investissement en bourse comporte un risque de perte en capital.

    Analyse d'Action : Tout savoir sur LOGITECH avant d'investir !
  6. Jul 15

    Culture Bourse : comprendre le BPA avant d’investir !

    Bénéfice par action : comprendre le BPA avant d’investir Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle du bénéfice par action, aussi appelé BPA en français ou EPS en anglais. C’est un indicateur que l’on retrouve partout en bourse : dans les résultats annuels,dans les publications trimestrielles,dans les prévisions des analystes,et directement dans le calcul du PER. Mais quand le bénéfice par action augmente, qu’est-ce que cela signifie vraiment ? Est-ce que l’entreprise gagne réellement plus d’argent ? Est-ce qu’elle a simplement réduit le nombre d’actions en circulation ? Ou est-ce qu’un chiffre comptable raconte une histoire plus flatteuse que la réalité ? Le bénéfice total présente les résultats de l’entreprise dans son ensemble. Le bénéfice par action ramène ce résultat à chacune des actions existantes. Mais attention : le BPA n’est pas un dividende. Une entreprise peut afficher un bénéfice par action élevé sans verser le moindre franc à ses actionnaires. Elle peut conserver cet argent pour investir, rembourser sa dette, renforcer sa trésorerie ou racheter ses propres actions. Dans cet épisode, on revient sur la différence entre bénéfice total et bénéfice par action, sur la dilution, sur les rachats d’actions, sur le BPA de base, le BPA dilué, le BPA comptable et le BPA ajusté. On parle également de l’histoire de cet indicateur, de sa standardisation aux États-Unis avec l’APB Opinion numéro 15 en 1969, puis de sa modernisation en 1997 avec les normes FAS 128 et IAS 33. L’objectif est surtout de comprendre à quel moment utiliser le BPA dans une analyse. Ce n’est généralement pas le premier indicateur à regarder. On commence plutôt par le chiffre d’affaires, les marges, le bénéfice total, le cash-flow, la dette et la solidité générale de l’entreprise. Le bénéfice par action intervient ensuite comme une validation. Il répond à une question simple : est-ce que l’amélioration du business profite réellement à chaque action existante ? On applique ensuite cette méthode au cas de Logitech. Sur son exercice fiscal 2026, Logitech a publié une progression d’environ 13 % de son bénéfice net. Mais son BPA dilué a progressé d’environ 16 %. Pourquoi cet écart ? Parce que l’entreprise a réellement amélioré ses bénéfices, mais aussi réduit le nombre moyen d’actions en circulation grâce à ses rachats d’actions. Logitech a terminé un programme de rachat de 1,6 milliard de dollars, représentant environ 10 % de son capital initial. Le groupe a ensuite lancé un nouveau programme pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars sur trois ans. Alors, est-ce une excellente utilisation du cash ? Est-ce un signe de confiance de la direction ? Ou est-ce une manière d’améliorer mécaniquement le bénéfice par action ? C’est exactement ce que nous approfondirons vendredi à 9h dans l’analyse complète de l’action Logitech. La Vie en Chiffres, c’est un podcast suisse consacré à la bourse, à l’investissement, aux entreprises, aux chiffres, à la valorisation et aux décisions financières. Le mercredi, on construit les outils. Le vendredi, on les applique à une action cotée en bourse. Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier, ni une recommandation d’achat ou de vente. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.

    Culture Bourse : comprendre le BPA avant d’investir !
  7. Jul 10

    Nestlé en bourse : opportunité ou piège ?

    Action Nestlé : faut-il acheter ou vendre ? Dans cet épisode de La Vie en Chiffres, on analyse Nestlé, le géant suisse de l’alimentation coté en bourse sous le ticker NESN. Nestlé, c’est une entreprise que presque tout le monde croit connaître. Nescafé.Nespresso.Maggi.KitKat.Purina.Nutrition infantile.Nutrition médicale.Produits du quotidien. Sur le papier, Nestlé rassure. Une marque mondiale, une action défensive, un dividende régulier, des produits consommés tous les jours, et une entreprise capable de traverser les crises. Mais en bourse, une grande marque ne suffit jamais. Il y a quelques années, l’action Nestlé cotait au-dessus de 120 francs suisses.Aujourd’hui, elle se traite plutôt autour de 84 à 85 francs suisses. Donc la vraie question est simple : l’action Nestlé est-elle une opportunité après la baisse, ou une action défensive que le marché réévalue parce que la croissance, les marges et le cash-flow doivent encore convaincre ? Dans cette analyse, on revient sur l’histoire de Nestlé, depuis Henri Nestlé à Vevey, la farine lactée, Anglo-Swiss, la fusion de 1905, puis le développement de marques mondiales comme Nescafé. On regarde aussi le modèle économique du groupe. Nestlé ne vend pas seulement du café, du chocolat, des croquettes ou des produits alimentaires. Nestlé vend des routines. Le café du matin.La capsule que l’on rachète.La marque d’alimentation que l’on garde pour son animal.Le bouillon que l’on met dans une recette depuis des années.La barre chocolatée que l’on connaît depuis l’enfance. Et en business, une routine client peut valoir très cher. Mais ensuite, il faut regarder les chiffres. En 2025, Nestlé réalise environ 89,5 milliards de francs suisses de chiffre d’affaires, avec une croissance organique de 3,5 %. Mais cette croissance vient surtout des prix. Le pricing représente 2,8 %, tandis que la croissance interne réelle, donc les volumes et le mix, ressort seulement à 0,8 %. Dit simplement : Nestlé augmente encore son chiffre d’affaires, mais surtout grâce aux hausses de prix, beaucoup plus que grâce à une vraie progression des volumes. On parle aussi des marges, du free cash-flow, de la dette, du dividende, de la Chine, de la nutrition infantile, des médicaments de perte de poids de type GLP-1, des coûts de transport, du pétrole, des matières premières et de la valorisation actuelle de l’action Nestlé. On regarde également la gouvernance du groupe, avec Pablo Isla, président du conseil d’administration, et Philipp Navratil, directeur général, dans une période où Nestlé doit prouver que sa stratégie peut vraiment passer dans les chiffres. La vraie question n’est pas seulement : “Est-ce que Nestlé est une belle entreprise ?” La réponse est oui. La vraie question est : “Est-ce que l’action Nestlé offre aujourd’hui assez de potentiel par rapport aux risques ?” Parce que le marché ne paie pas seulement un nom connu. Il paie des volumes.Il paie des marges.Il paie du cash-flow.Il paie une dette sous contrôle.Il paie une capacité d’exécution.Il paie une vision crédible du futur. Dans cet épisode, on essaie donc de séparer trois choses : la marque Nestlé,l’entreprise Nestlé,et l’action Nestlé en bourse. La Vie en Chiffres, c’est un podcast suisse pour investisseurs particuliers qui veulent mieux comprendre la bourse, les entreprises, les chiffres, les risques, la valorisation et les décisions d’investissement. Ce contenu est éducatif et informatif.Il ne constitue pas un conseil financier, une recommandation d’achat ou de vente, ni une incitation à investir.L’investissement en bourse comporte des risques de perte en capital.Faites toujours vos propres recherches.

    Nestlé en bourse : opportunité ou piège ?
  8. Jul 8

    Score Piotroski : comment repérer une fausse bonne affaire ?

    Score Piotroski : comment repérer une fausse bonne affaire ? Dans cet épisode Culture Bourse de La Vie en Chiffres, on parle du score Piotroski, un outil simple pour vérifier la santé financière d’une entreprise avant d’acheter une action qui a fortement baissé. Parce qu’en bourse, une action moins chère n’est pas forcément une bonne affaire. Elle peut baisser parce que le marché exagère. Mais elle peut aussi baisser parce que l’entreprise se dégrade. Le score Piotroski sert justement à ouvrir le capot. Il donne une note de 0 à 9 à partir de 9 signaux financiers, regroupés en 3 grandes familles : la rentabilité, la solidité financière, et l’efficacité opérationnelle. Le but n’est pas de trouver un chiffre magique. Le but est de ralentir avant d’acheter trop vite une action simplement parce qu’elle a baissé. Dans cet épisode, on voit ce qu’est le score Piotroski, pourquoi il a été créé par Joseph Piotroski, son lien avec l’investissement value, et pourquoi il peut aider à éviter les pièges de valeur. On parle aussi d’un réflexe très fréquent chez les investisseurs : voir une action passer de 120 à 75 et se dire automatiquement que c’est une opportunité. Parfois, c’est vrai. Mais parfois, le prix baisse parce que les comptes se dégradent, parce que la dette augmente, parce que le cash-flow ne suit plus, ou parce que l’entreprise devient moins efficace. Le score Piotroski aide à poser une meilleure question : est-ce que les fondamentaux vont encore dans le bon sens ? On prend plusieurs exemples concrets. Broadridge, pour comprendre qu’une action peut baisser même si l’entreprise publie encore de bons chiffres, simplement parce que le marché attendait mieux. Leclanché, pour comprendre qu’une action très basse peut encore tomber plus bas, surtout quand il y a suspension de cotation, besoin de financement, risque de dilution ou restructuration. Puis on applique l’idée à Nestlé. Nestlé est une grande entreprise suisse, connue dans le monde entier, longtemps perçue comme défensive. Mais “c’est solide” n’est pas une analyse. C’est une impression. Et une impression, ça se vérifie. Sur certaines bases financières publiques récentes, le score Piotroski de Nestlé ressort autour de 5 sur 9. Cela ne veut pas dire : “j’achète”. Cela ne veut pas dire : “je fuis”. Cela veut dire : “Nestlé passe dans la case enquête”. Il faut alors regarder le résultat net, le cash-flow opérationnel, le free cash-flow, la marge opérationnelle, la dette, le dividende, la croissance réelle, le ROIC, le coût du capital et la valorisation. Et c’est exactement ce que l’on fera vendredi dans l’analyse complète de l’action Nestlé. La Vie en Chiffres, c’est un podcast pour mieux comprendre la bourse avec méthode, loin du bruit. Le mercredi, on construit les outils. Le vendredi, on les applique à une action cotée en bourse. Ce contenu est éducatif et informatif. Il ne constitue ni un conseil financier ni une recommandation d’investissement. L’investissement comporte des risques de perte en capital. Faites toujours vos propres recherches.

    Score Piotroski : comment repérer une fausse bonne affaire ?

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