Les grands entretiens de SOS Chrétiens d'Orient

SOS Chrétiens d'Orient

Les grands entretiens de SOS Chrétiens d'Orient

Episodes

  1. May 12

    LIBAN : Ils ont pointé leur kalachnikov sur nous

    « Bientôt, on n’existera plus. » Bombardements israéliens, villages détruits, populations déplacées, tensions communautaires, omniprésence du Hezbollah, crise humanitaire… Dans ce nouvel entretien, le grand reporter Régis Le Sommier revient tout juste du Liban, où il a tourné un documentaire au cœur des zones touchées par le conflit. Habitué des terrains de guerre, de la Syrie à l’Ukraine, il confie n’avoir « jamais vu le Liban comme ça ». Il raconte un pays méconnaissable. Un Liban où la peur s’est installée partout. Un Liban où chacun peut être suspect. Un Liban où les journalistes sont pris en joue dans des villages de la Bekaa. Un Liban où le bruit permanent des drones israéliens au-dessus de Beyrouth est devenu le symbole d’une pression psychologique quotidienne. « Pour beaucoup de Libanais, ce bruit-là, c’est le bruit de la nouvelle occupation israélienne ». Mais au-delà des bombardements et des affrontements entre Israël et le Hezbollah, cet entretien dévoile la réalité d’un pays qui craint de replonger dans les fractures de la guerre civile. Avec plus d’un million de déplacés, les équilibres communautaires deviennent de plus en plus fragiles. Dans certains villages, les habitants accueillent des familles chiites venues du Sud, tout en craignant qu’elles ne puissent jamais repartir. Partout, la fatigue de la guerre se fait sentir. Et au milieu de ce chaos, les chrétiens du Liban apparaissent comme l’une des communautés les plus fragilisées. Dans le Sud-Liban, il décrit des villages rayés de la carte, des terres agricoles devenues inaccessibles, des routes détruites, des familles qui hésitent à rentrer chez elles malgré le cessez-le-feu. Certaines localités ne comptent plus qu’une poignée de familles encore présentes. D’autres ressemblent désormais à des villes fantômes.

    LIBAN : Ils ont pointé leur kalachnikov sur nous
  2. Apr 11

    L'abbé Raffray en Égypte : son point de vue sur la mission humanitaire

    👉🏻 Pendant deux semaines, l'abbé Raffray a partagé la vie des volontaires de SOS Chrétiens d'orient engagés sur le terrain : cours dans les bidonvilles, distributions alimentaires, rencontres avec des familles et immersion dans une culture profondément marquée par la foi. Entre les pyramides, les monastères du désert et les quartiers les plus pauvres du Caire, il découvre une réalité bouleversante qu'il partage avec passion ici. 🎯 AU PROGRAMME : 00:00 – Introduction 01:10 – Pourquoi partir en Égypte ? 03:20 – Premier choc : la pauvreté 06:15 – Vivre dans un pays musulman pendant le Ramadan 09:00 – L’Égypte, terre chrétienne depuis 2000 ans 12:30 – Rencontre avec les chrétiens coptes 16:00 – Les missions concrètes des volontaires 20:45 – Immersion dans les bidonvilles du Caire 25:30 – Distribution alimentaire dans un village 30:10 – Le choc du contraste avec l’Occident 34:20 – Les rencontres marquantes 38:00 – Le monastère Saint-Antoine dans le désert 42:10 – La foi des chrétiens d’Égypte 46:30 – Ce que les chrétiens d’Orient nous apprennent 50:00 – Les volontaires : utilité et impact réel 54:00 – « Tous les jeunes devraient vivre ça » 56:30 – Conclusion 🔔 Abonnez-vous pour découvrir d’autres témoignages de terrain ❤️ Soutenez les actions de SOS Chrétiens d’Orient 📩 Partagez ce podcast pour faire connaître la réalité des chrétiens d’Orient

    L'abbé Raffray en Égypte : son point de vue sur la mission humanitaire
  3. Mar 24

    🔴Les LIBANAIS fatigués de VIVRE la GUE*RRE des autres ?

    Déplacé*s, bo*mbardements, fatigue d’un peuple à bout de souffle, rôle de la France, avenir des chrétiens d’Orient : Rafik Abou Fadel, président du Conseil des chrétiens d’Orient et vice-président du Conseil des Libanais de France, décrit un Liban épuisé, mais toujours debout.Depuis plusieurs semaines, le Liban replonge dans la guerre. Aux bombarde*ments s’ajoutent de nouveaux drames humains : des milliers de ble*ssés, des civils tu*és, des familles jetées sur les routes. Un pays déjà exsangue, affaibli par l’effondrement économique, se retrouve à nouveau happé par un conflit régional qui le dépasse.Pour lui, cette gu*erre est « une gu*erre de trop ». Il décrit un peuple « fatigué », usé par des décennies de vio*lence, de crises et d’instabilité. Derrière les chiffres, il raconte surtout une angoisse quotidienne : celle de circuler dans Beyrouth sans savoir si la voiture voisine sera frappée, celle de voir les lieux de culte menacés, celle d’une population suspendue à la peur.L’entretien met aussi en lumière l’exaspération croissante d’une partie des Libanais face à l’engrenage militaire. Il évoque la lassitude d’un pays qui ne veut plus être le théâtre « des guerres des autres » et affirme qu’une partie de la population reproche au Hezbollah d’avoir entraîné le Liban dans cette nouvelle séquence. Mais au-delà des clivages politiques ou confessionnels, il insiste sur une réalité plus profonde : celle d’un peuple attaché à sa terre, à ses traditions et à une coexistence devenue, malgré tout, une nécessité vitale.Car au cœur de la gue*rre, c’est aussi un autre Liban qui apparaît : celui de la solidarité. Les villages chrétiens ouvrent leurs portes aux déplacés, les familles accueillent sans distinction, et la diaspora se mobilise à grande échelle pour soutenir un pays à bout de souffle. Cette fraternité, explique-t-il, reste l’un des derniers remparts contre l’effondrement total.L’interview aborde également les grandes questions diplomatiques du moment : le rôle de l’armée libanaise, les violations du cessez-le-feu, les limites du droit international et l’espoir d’une médiation. Sur ce point, Rafik Abou Fadel place la France à part. Il la présente comme l’un des rares pays encore sincèrement attachés au Liban et à sa stabilité, capable, selon lui, de peser en faveur d’une issue politique.

    🔴Les LIBANAIS fatigués de VIVRE la GUE*RRE des autres ?

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