Collège de France - Sélection

Une sélection des enseignements et conférences du Collège de France. Retrouvez l’ensemble des podcasts du Collège de France par professeur sur notre site internet.

  1. Jun 29

    Conférence - Dimitri Laboury : Qui sont les peintres des tombes de la nécropole de l'élite à Thèbes sous la XVIIIe dynastie ?

    Laurent Coulon Civilisation de l'Égypte pharaonique Année 2025-2026 Collège de France Propos sur l'art égyptien et ses artistes Conférence - Dimitri Laboury : Qui sont les peintres des tombes de la nécropole de l'élite à Thèbes sous la XVIIIe dynastie ? Dimitri Laboury Université de Liège Résumé Le quatrième et dernier exposé abordera une question souvent posée et formulée dans le titre d'une contribution de John Römer en 1994 : Who Made the Private Tombs of Thebes? Les chapelles funéraires privées de la nécropole thébaine constituent aujourd'hui le plus vaste musée en plein air de peintures antiques et figurent en très bonne place sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Ce terrain d'étude privilégié pour une analyse d'histoire de l'art visant à identifier les auteurs de telles œuvres sera utilisé comme un cas d'étude pour penser la question des acteurs de la production artistique dans l'Égypte pharaonique, en particulier dans le domaine non royal. Dimitri Laboury Après une double formation, en histoire de l'art et archéologie et en histoire et philologie orientales (orientation égyptien ancien), Dimitri Laboury a consacré sa thèse de doctorat à La statuaire de Thoutmosis III. Essai d'interprétation d'un portrait royal dans son contexte historique (Liège, 1998). Il a effectué la majeure partie de sa carrière en tant que chercheur du F.R.S.-FNRS, avant que l'université de Liège ne crée une chaire pour ses enseignements en 2023. Ses recherches concernent la culture matérielle de l'Égypte antique et, à ce titre, il a participé à diverses missions archéologiques en Égypte, à Tanis, à Karnak, à Amarna et dans la Nécropole Thébaine, où il a assuré depuis 2010 la codirection de la Mission Archéologique belge, qu'il dirige aujourd'hui. Ses intérêts scientifiques portent tout particulièrement sur l'étude de l'art égyptien, depuis sa création durant l'Antiquité jusqu'à sa récupération dans les différentes cultures qui se sont approprié le modèle pharaonique, y compris au sein de la tradition occidentale. À la faveur d'un Mandat d'impulsion scientifique du F.R.S.-FNRS, il a initié un vaste programme de recherche sur les artistes dans l'Égypte antique et l'étude de leurs diverses pratiques, qui permettent de suivre des individualités ou des mains d'artistes, mais aussi et surtout de comprendre qui étaient ces acteurs-clés d'une société qui a tant investi dans la production artistique. Son objectif scientifique principal est de rendre leur juste place aux notions d'art et d'artistes dans le vocabulaire conceptuel de la discipline égyptologique, ce sur quoi portera sa série d'exposés au Collège de France.

  2. Jun 23

    Conférence - Petra Sijpesteijn : Attentes et écarts ; règles et variations

    Jean-Luc Fournet Collège de France Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine Année 2025-2026 Réparer les torts : justice et redressement en Égypte médiévale Conférence - Petra Sijpesteijn : Valeurs partagées Petra Sijpesteijn Professeure d'arabe à l'université de Leyde Résumé Dans une lettre du IXe siècle sur papyrus provenant de l'oasis du Fayoum, l'expéditeur écrivait : « Ḥasan m'a dit que tu avais mentionné que j'avais été impoli avec toi dans ma lettre. Mais mon impolitesse, venant de quelqu'un comme moi envers quelqu'un comme toi, est en réalité une marque d'affection. Et mes paroles ne visaient qu'à te rappeler tes droits et obligations. » Malheureusement, la lettre à laquelle le destinataire fait allusion auprès de Ḥasan ne nous est pas parvenue, et nous ne pouvons pas reconstituer précisément l'impolitesse à laquelle il fait référence. Ce passage attire cependant notre attention sur la complexité des règles et attentes entourant les appels et requêtes, et nous rappelle que ces règles étaient à la fois prévisibles et pourtant pas entièrement stables, reflétant le fait que les relations sociales qu'elles incarnaient étaient elles-mêmes à la fois fortement structurées et sujettes à négociation. Dans cette conférence conclusive, je mettrai en relation les lettres de pétition avec l'histoire du califat naissant, et en particulier avec le processus réussi de construction impériale au cours des premiers siècles de son existence. En partant de la signification de l'existence même de l'institution de l'appel, telle qu'elle se reflète dans les lettres de recours sur papyrus, j'analyserai les attentes sous-jacentes qui régissaient les échanges épistolaires dans l'Égypte islamique primitive, et ce que cela peut nous apprendre sur cette société. Biographie Petra Sijpesteijn est professeure d'arabe à l'université de Leyde. Elle a étudié l'histoire, la langue arabe et la papyrologie à Leyde, Cambridge, au Caire, à Damas et à Princeton. Ses travaux portent sur l'explication de la manière dont un empire islamique s'est développé à partir des grandes conquêtes arabes, en s'appuyant sur les structures et institutions existantes, et à côté et en réaction à celles-ci. En s'appuyant sur le vaste mais encore peu exploité corpus documentaire constitué de monnaies, de sceaux, d'inscriptions et surtout de papyrus rédigés dans les différentes langues en usage, elle s'intéresse tout particulièrement à l'interaction entre les politiques initiées par le pouvoir et la participation locale dans ce processus de formation. Elle est actuellement responsable scientifique (PI) d'un projet de cinq ans intitulé « Land, Space, Power: Landscapes of the Early Islamic Empire ». Petra est membre correspondante de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, de l'Académie autrichienne des sciences et de la British Academy. Elle est également membre scientifique élue de la Société royale hollandaise des sciences. Elle a occupé des postes de professeure invitée à l'American University in Cairo, à University College London au Qatar, à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris, à l'université de Tunis et à la Bibliotheca Alexandrina.

  3. Jun 18

    Conférence - Claude Desplan : Phéromones et sociétés

    Denis Duboule Chaire Évolution du développement et des génomes Collège de France Année 2025-2026 Déterminisme et stochasticité au cours du développement neuronal Conférence - Claude Desplan : Phéromones et sociétés Claude Desplan Silver Professor, Département de Biologie, Université de New York, États-Unis Résumé Toute société dépend de communications étroites entre ses membres, à tous les niveaux de leurs contributions. Dans les colonies souterraines de fourmis, ces communications sont avant tout médiées par des phéromones. Ceci a amené à une augmentation exponentielle du nombre de gènes codant pour les récepteurs olfactifs, similaire a ce qui est observé chez les mammifères nocturnes comme les souris. Comment le système olfactif peut-il gérer ces centaines de gènes afin de s'assurer qu'un seul gène soit exprimé dans chaque neurone ? Les mécanismes de choix stochastiques seront décrits et comparés aux vertébrés. Biographie Claude Desplan est professeur titulaire de la chaire Silver de biologie et de neurosciences à l'Université de New York. Né en Algérie, il a étudié à l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il a obtenu son doctorat en sciences à l'INSERM de Paris en 1983 et a rejoint Pat O'Farrell à UCSF en tant que postdoctorant. C'est là qu'Il y a démontré que le domaine homeotique, une signature conservée de nombreux gènes de développement, est un motif de liaison à l'ADN. En 1987, il a rejoint l'Université Rockefeller en tant qu'Assistant/Associate Professeur associé l'institut Howard Hughes où il a poursuivi ses études structurales sur le domaine homéotique et son rôle dans l'évolution de la formation des axes embryonnaires. En 1999, Dr Desplan a rejoint l'Université de New York (NYU) comme Professeur. Il étudie la génération de la diversité neuronale en utilisant le système visuel de la drosophile ainsi que le vieillissement et le rôle des phéromones chez les animaux sociaux comme les fourmis. Il est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis et membre élu de l'EMBO et a reçu de nombreux prix y compris la médaille Conklin de la Société Américaine de Biologie du développement (SDB). Son laboratoire a produit de très nombreux chercheurs qui dirigent leurs travaux dans plusieurs parties du monde.

  4. Jun 18

    Conférence - Dimitri Laboury : L'artiste, un acteur majeur de la société pharaonique

    Laurent Coulon Civilisation de l'Égypte pharaonique Année 2025-2026 Collège de France Propos sur l'art égyptien et ses artistes Conférence - Dimitri Laboury : L'artiste, un acteur majeur de la société pharaonique Dimitri Laboury Université de Liège Résumé En rappelant le triangle fonctionnel inhérent à toute production artistique, faisant interagir commanditaire(s), réalisateur(s) et récepteur(s), la troisième leçon explorera la place de l'artiste au sein de la société pharaonique, dans sa plus grande diversité. En effet, tant les sources textuelles que les œuvres elles-mêmes révèlent une diversité de statuts, de fonctions et de compétences au sein de l'immense task-force artistique – ou art-force – mise en place par les pharaons afin de réaliser leurs ambitieux programmes monumentaux à travers tout le pays, et même au-delà. Tenir compte de cette diversité et la penser sont essentiels pour bien comprendre l'art égyptien, comme tout art à travers le monde. La trajectoire professionnelle de quelques grands maîtres de l'art pharaonique permettra en outre d'examiner la mobilité sociale dont pouvaient bénéficier ces artistes, ainsi que leur importance majeure aux yeux du pouvoir pharaonique. Dimitri Laboury Après une double formation, en histoire de l'art et archéologie et en histoire et philologie orientales (orientation égyptien ancien), Dimitri Laboury a consacré sa thèse de doctorat à La statuaire de Thoutmosis III. Essai d'interprétation d'un portrait royal dans son contexte historique (Liège, 1998). Il a effectué la majeure partie de sa carrière en tant que chercheur du F.R.S.-FNRS, avant que l'université de Liège ne crée une chaire pour ses enseignements en 2023. Ses recherches concernent la culture matérielle de l'Égypte antique et, à ce titre, il a participé à diverses missions archéologiques en Égypte, à Tanis, à Karnak, à Amarna et dans la Nécropole Thébaine, où il a assuré depuis 2010 la codirection de la Mission Archéologique belge, qu'il dirige aujourd'hui. Ses intérêts scientifiques portent tout particulièrement sur l'étude de l'art égyptien, depuis sa création durant l'Antiquité jusqu'à sa récupération dans les différentes cultures qui se sont approprié le modèle pharaonique, y compris au sein de la tradition occidentale. À la faveur d'un Mandat d'impulsion scientifique du F.R.S.-FNRS, il a initié un vaste programme de recherche sur les artistes dans l'Égypte antique et l'étude de leurs diverses pratiques, qui permettent de suivre des individualités ou des mains d'artistes, mais aussi et surtout de comprendre qui étaient ces acteurs-clés d'une société qui a tant investi dans la production artistique. Son objectif scientifique principal est de rendre leur juste place aux notions d'art et d'artistes dans le vocabulaire conceptuel de la discipline égyptologique, ce sur quoi portera sa série d'exposés au Collège de France.

  5. Jun 17

    Grand événement - Conférences « Préhistoire : entre utopie et réalité » – Christophe Darmangeat : Les femmes préhistoriques et la chasse

    Grand événement - Conférences « Préhistoire : entre utopie et réalité » Jacques Boucher de Perthes (1788 – 1868) : sciences et imaginaire aux origines de la Préhistoire Collège de France Année 2025-2026 Cycle de conférences autour du thème de l'exposition « Préhistoire : entre utopie et réalité ». Du 29 avril au 19 juillet 2026, la grande exposition du Collège de France « Préhistoire : entre utopie et réalité » invite à un face-à-face troublant avec nos plus lointains ancêtres, entre ce que nous savons d'eux… et ce que cela dit de nous. Les femmes préhistoriques et la chasse Christophe Darmangeat Enseignant-chercheur, Université Paris Cité Résumé Depuis quelques années, la question des rapports entre les femmes et la chasse durant la Préhistoire est revenue sur le devant de la scène. Qu'il s'agisse de productions destinées au grand public ou de publications scientifiques largement relayées, les certitudes traditionnelles sont régulièrement et bruyamment remises en cause. S'il n'est pas difficile de voir dans ce renouveau d'intérêt pour le lointain passé un écho de préoccupations actuelles, il importe en revanche d'enquêter soigneusement pour cerner l'état actuel des connaissances sur cette question, ainsi que pour en soupeser les réelles implications sur la perspective de l'émancipation féminine. Biographie Christophe Darmangeat est anthropologue, enseignant-chercheur à l'université Paris Cité. Ses travaux, guidés par un large comparatisme, ont porté sur des thèmes tels que la violence collective, la formation des inégalités de richesse ou l'évolution des rapports de genre dans les sociétés humaines. Sur ce dernier thème, il est notamment l'auteur du livre Le communisme primitif n'est plus ce qu'il était, aux origines de l'oppression des femmes (4e éd., La Découverte, 2025).

  6. Jun 16

    Conférence - Petra Sijpesteijn : Valeurs partagées

    Jean-Luc Fournet Collège de France Culture écrite de l'antiquité tardive et papyrologie byzantine Année 2025-2026 Réparer les torts : justice et redressement en Égypte médiévale Conférence - Petra Sijpesteijn : Valeurs partagées Petra Sijpesteijn Professeure d'arabe à l'université de Leyde Résumé Cette conférence se concentre sur le langage des lettres de pétition afin de reconstruire le système de valeurs sous-jacent. En comparant les arguments présentés, les valeurs invoquées, les attentes suscitées et les présupposés formulés dans les lettres – en somme, la rhétorique épistolaire de persuasion en vigueur – une analyse est proposée du code éthique et des principes moraux partagés que ces lettres mobilisent. Les caractéristiques rhétoriques communes des lettres ainsi que les valeurs morales et sociales partagées sont également examinées en lien avec les textes normatifs qui circulaient à l'époque, tout en évaluant simultanément la relation entre les débats théoriques et leurs applications pratiques. Biographie Petra Sijpesteijn est professeure d'arabe à l'université de Leyde. Elle a étudié l'histoire, la langue arabe et la papyrologie à Leyde, Cambridge, au Caire, à Damas et à Princeton. Ses travaux portent sur l'explication de la manière dont un empire islamique s'est développé à partir des grandes conquêtes arabes, en s'appuyant sur les structures et institutions existantes, et à côté et en réaction à celles-ci. En s'appuyant sur le vaste mais encore peu exploité corpus documentaire constitué de monnaies, de sceaux, d'inscriptions et surtout de papyrus rédigés dans les différentes langues en usage, elle s'intéresse tout particulièrement à l'interaction entre les politiques initiées par le pouvoir et la participation locale dans ce processus de formation. Elle est actuellement responsable scientifique (PI) d'un projet de cinq ans intitulé « Land, Space, Power: Landscapes of the Early Islamic Empire ». Petra est membre correspondante de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, de l'Académie autrichienne des sciences et de la British Academy. Elle est également membre scientifique élue de la Société royale hollandaise des sciences. Elle a occupé des postes de professeure invitée à l'American University in Cairo, à University College London au Qatar, à l'École des hautes études en sciences sociales à Paris, à l'université de Tunis et à la Bibliotheca Alexandrina.

  7. Jun 15

    Conférence - Gilles Bransbourg : La peste et la fin du monde antique : pas si simple. Une vue d'Égypte

    Frantz Grenet Histoire et cultures de l'Asie centrale préislamique Collège de France Année 2025-2026 Conférence - Gilles Bransbourg : La peste et la fin du monde antique : pas si simple. Une vue d'Égypte Gilles Bransbourg est invité par l'assemblée du Collège de France sur proposition des professeurs Jean-Luc Fournet et Frantz Grenet. Gilles Bransbourg Research Associate and Director's Council, Institute for the Study of the Ancient World at New York University ; Membre Associé, Monde byzantin, Orient & Méditerranée (UMR 8167) et chercheur associé IRAMAT (UMR 7065) Résumé La peste dite de Justinien, originaire d'Asie centrale, atteint l'Égypte romaine en 541 de notre ère. Les témoignages littéraires, combinée à la présence du pathogène Y. pestis dans de multiples sites funéraires de la période, confirment l'ampleur de l'événement. Des travaux récents suggèrent que l'effondrement démographique qui aurait suivi marque la véritable fin de l'Antiquité. Mais les données quantitatives manquent. L'Égypte représente à ce titre une véritable exception, grâce à la densité de ses sources primaires – des dizaines de milliers de papyrus qui ont survécu dans les sables secs du désert. Or, la peste n'y est mentionnée qu'une seule fois parmi plus de dix-sept mille documents édités et numérisés à ce jour pour le VIe siècle. De leur côté, les registres fiscaux et comptables de la période offrent dans leur immense majorité l'image d'une province stable, fournissant aux autorités impériales les versements qui sont attendus d'elle. Dans ce contexte, des papyrus récemment édités offrent peut-être une fenêtre sur « l'année de la peste en 541 », accréditant l'existence d'une crise productive sérieuse mais ponctuelle. Que pouvons-nous en déduire ? En premier lieu, la peste de Justinien et la peste noire du XIVe siècle ne sont pas comparables. Le retour à la normale est trop rapide. Ensuite, ces archives confirment une voie de transmission par la mer Rouge : en effet, la peste remonte le Nil, alors qu'une origine africaine aurait entraîné une contamination du sud vers le nord. Cela renforce l'idée que la contagion partie d'Asie centrale ait d'abord frappé le sous-continent indien. Finalement, si l'Empire romain d'Orient s'effondre effectivement au VIIe siècle pour ne subsister qu'autour de son noyau géographique, il est probablement erroné d'y voir une conséquence mécanique de la peste survenue un siècle plus tôt. D'autres phénomènes sont à prendre en compte, y compris climatiques, et doivent intégrer l'irruption sur la scène de l'histoire de nouveaux entrants promis à un rôle majeur – Arabes et Slaves notamment. Biographie Gilles Bransbourg, économiste et historien, est titulaire d'un doctorat en histoire de l'École des hautes études en sciences sociales. Il est chercheur associé à l'Institute for the Study of the Ancient World de NYU depuis 2016 et membre de son Director's Council depuis 2025. Ses recherches portent sur l'histoire économique et monétaire comparée, et il publie régulièrement dans des revues académiques, des actes de colloques et des ouvrages collectifs. Conférencier invité dans de nombreuses institutions, il est notamment intervenu à Yale, Harvard, UPenn, Columbia, l'université de Chicago, All Souls College, l'EPHE, le Collège de France et l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il a été membre de l'Institute for Advanced Study de Princeton en 2024-2025, et a été invité en résidence à l'American Academy in Rome en 2023 et 2026, ainsi qu'à l'université d'Orléans en 2025. Gilles a précédemment exercé les fonctions de directeur exécutif de l'American Numismatic Society à New York entre 2019 et 2024. Il prépare actuellement un ouvrage de synthèse sur la monnaie romaine devant être publié par Cambridge University Press. Diplômé de l'École polytechnique, de Sciences Po et de l'École nationale de la statistique et de l'administration économique, il a effectué la première partie de sa carrière dans les marchés financiers avant de se consacrer pleinement à sa passion, l'histoire.

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