UTMB, Diagonale des Fous, TDS, trois Hardrock… On pensait connaître les sommets de Ludovic Pommeret. Et pourtant, à quelques jours de ses 51 ans, il vient encore de repousser les limites. Pour sa troisième participation à la Hardrock 100, Ludo décroche une troisième victoire consécutive et améliore son propre record absolu en 21 h 11 min 36 s, soit plus de 21 minutes de mieux qu’en 2024. Mais cette interview ne parle pas uniquement de Silverton. Elle raconte surtout un athlète qui semble avoir trouvé, très tard dans sa carrière, une version encore meilleure de lui-même. Un mélange d’expérience, de jambes, de plaisir, de désir et de ce fameux « vieux cerveau » qu’il aime invoquer pour expliquer une partie de sa longévité. Comment continue-t-on à progresser à 50 ans ? Comment fabrique-t-on une troisième victoire et un record sur la Hardrock ? Quelle place ont joué le mois passé en altitude dans le Colorado, la connaissance du parcours, le Marathon des Sables ou encore sa capacité à courir très vite après des dizaines d’heures d’effort ? Ludo revient également sur cette course 2026, rapidement transformée en contre-la-montre après l’abandon de Tom Evans, sur son rapport à la douleur, au plaisir et à la compétition, mais aussi sur une question nouvelle dans sa carrière : que devient cette liberté lorsque courir devient désormais son métier ? On parle aussi de son programme 2026, volontairement différent, de l’enchaînement à venir avec l’Échappée Belle, de ce qui peut encore lui donner envie après tant de victoires, de son besoin — ou non — d’avoir des adversaires, et de la tentation d’aller un jour vers des formats encore plus longs. Et forcément, impossible de ne pas revenir sur cette incroyable année 2026 : le record de Vincent Bouillard à la Western States, celui de François D’Haene sur le GR20, les performances de Tove Alexandersson, Thomas Cardin, Rémi Bonnet… Le trail est-il simplement en train d’accumuler les exploits ou assiste-t-on à une véritable évolution du très haut niveau ? Enfin, on quitte un peu les sentiers pour retrouver Ludo le bâtisseur : travaux, placo, visseuse, niveau à bulle… parce qu’un portrait de Ludovic Pommeret ne pouvait probablement pas se terminer autrement. Et lorsqu’on lui demande si l’histoire avec Silverton est terminée, la réponse est claire : il compte bien revenir sur la Hardrock l’année prochaine. Une conversation autour de la performance, de l’âge, du plaisir, du travail et surtout d’une manière assez rare d’avoir trouvé sa juste place.Production : Cime StudioRéalisation : Flavien Abbate Interview : Julien Gilleron Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.