La base

En 3 minutes, l'essentiel à connaitre sur un sujet de culture générale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. 11H AGO

    BONUS - Le devoir conjugal : la grève du sexe

    Pendant des siècles, le mariage a été pensé comme un contrat impliquant des obligations, y compris sexuelles, au point que l’on parlait de “devoir conjugal”. Mais que se passe-t-il lorsque ce devoir supposé est volontairement suspendu, non pas par désamour, mais comme moyen de pression politique ? Je veux parler de la greve du sexe ! Carcette forme de protestation qui traverse l’histoire depuis plus de deux millénaires existe bel et bien. La première référence connue apparaît dans la Grèce antique, en 411 avant notre ère, avec la comédie Lysistrata d’Aristophane. Dans cette pièce, les femmes d’Athènes et de Sparte, excédées par la guerre du Péloponnèse qui dure depuis des années, décident de s’unir et de refuser toute relation sexuelle à leurs maris tant que ceux-ci ne s’engageront pas à négocier la paix. Bien qu’il s’agisse d’une œuvre de fiction, Aristophane met en scène une intuition puissante : ce qui se joue dans les foyers peut parfois peser sur les décisions politiques. Pendant des siècles, cette idée reste cantonnée au domaine symbolique. Mais au début du XXIe siècle, elle prend une dimension bien réelle. En 2003, au Liberia, un pays ravagé par quatorze années de guerre civile ayant causé environ 250 000 morts, une travailleuse sociale nommée Leymah Gbowee mobilise des milliers de femmes chrétiennes et musulmanes au sein d’un mouvement appelé Women of Liberia Mass Action for Peace. Ces femmes organisent des prières collectives, des sit-in, des marches silencieuses… et annoncent également une grève du sexe destinée à exercer une pression sur les chefs de guerre et les responsables politiques. L’objectif n’est pas seulement symbolique. Il s’agit de montrer que les femmes, jusque-là reléguées aux marges du processus politique, peuvent devenir un acteur central du rapport de force. Sous cette pression croissante, des négociations de paix s’ouvrent à Accra, au Ghana. En août 2003, un accord est signé, mettant fin officiellement au conflit. Quelques années plus tard, le Liberia élit Ellen Johnson Sirleaf, première femme présidente du continent africain. En 2011, Leymah Gbowee reçoit le prix Nobel de la paix. Depuis, d’autres mouvements s’inspirent de cette stratégie. En 2009, au Kenya, des organisations féminines appellent à une grève du sexe d’une semaine pour pousser les dirigeants à résoudre une crise politique majeure. En Colombie, dans certaines zones touchées par la violence des gangs, des femmes lancent des initiatives similaires pour protester contre l’insécurité. La grève du sexe ne garantit pas le succès. Mais elle révèle quelque chose de fondamental : le pouvoir ne s’exerce pas uniquement dans les parlements ou les palais présidentiels. Il circule aussi dans les relations humaines, dans l’intimité, dans les choix personnels. Et parfois, ce sont précisément ces choix-là qui fissurent les structures les plus solides. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  2. 1D AGO

    Le devoir conjugal

    Dans l’imaginaire populaire, le devoir conjugal évoque l’idée qu’un époux doit avoir des relations sexuelles avec son conjoint parce qu’ils sont mariés. Mais qu’est-ce que cela signifie vraiment dans le droit français — et pourquoi l’Assemblée nationale vient-elle de voter pour y mettre fin ? 1. Une notion ancienne et ambiguë Le terme devoir conjugal ne figure pas explicitement dans le Code civil français. Il s’est construit au fil du temps à partir de l’idée que la “communauté de vie” entre époux — inscrite dans l’article 215 du Code civil — impliquait aussi une “communauté de lit”, c’est-à-dire une vie sexuelle régulière. Cette interprétation, portée par la jurisprudence (décisions de justice), a laissé croire pendant des décennies qu’un mari et une femme mariés avaient une obligation d’avoir des relations sexuelles. 2. Un héritage culturel et juridique contesté Historiquement, dans de nombreuses sociétés, la sexualité au sein du mariage était considérée comme un droit du mari sur la femme, ancré dans des normes sociales dominantes. En droit, cela se traduisait par une présomption implicite d’obligation sexuelle, bien que ce ne soit jamais écrit noir sur blanc dans la loi. (Le Monde.fr) Cette conception a eu des conséquences concrètes : dans certains divorces pour faute, des juges pouvaient attribuer la responsabilité à un époux parce qu’il avait refusé d’avoir des relations sexuelles avec son conjoint — même si ce refus repose sur un choix personnel légitime. (Wikipedia) 3. L’évolution du droit et du consentement Le droit français a progressivement évolué : le viol conjugal a été pénalisé, et depuis une réforme récente (2025), la notion de consentement est centrale dans la définition du viol et des agressions sexuelles. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir laissé subsister une jurisprudence assimilant l’absence de rapports sexuels à une faute au divorce. 4. La réforme votée par l’Assemblée nationale Le 28 janvier 2026, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité une loi qui clarifie le droit : le mariage ne crée plus aucune obligation de relations sexuelles entre époux. Cela signifie notamment que : l’article 215 du Code civil est modifié pour préciser que la “communauté de vie” n’implique aucune obligation sexuelle ; un divorce pour faute ne peut plus être fondé sur le refus ou l’absence de relations sexuelles. Ce vote marque une rupture symbolique mais aussi juridique : il met définitivement fin à une lecture patriarcale du mariage, affirme que le consentement est indispensable, et protège mieux l’autonomie corporelle de chacun, y compris au sein de la sphère conjugale. (information.tv5monde.com) Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  3. 2D AGO

    BONUS - Les Gardiens de la Révolution: Internet comme une arme de guerre

    En Iran, le contrôle d’Internet n’est pas assuré principalement par un ministère civil. Il est en grande partie supervisé par une structure liée directement aux Gardiens de la révolution islamique, au sein d’unités spécialisées dans la cybersécurité et la surveillance numérique. Tout commence réellement après les manifestations de 2009, connues sous le nom de Mouvement vert. Des millions d’Iraniens descendent alors dans les rues pour contester l’élection présidentielle. Les autorités constatent que Facebook, Twitter, SMS et messageries chiffrées jouent un rôle clé dans l’organisation des rassemblements. Dans les mois qui suivent, les Gardiens créent une branche dédiée : le Cyber Defense Command et renforcent l’unité de cyber-police baptisée FATA. Objectif officiel : lutter contre la cybercriminalité. Objectif réel : surveiller l’activité politique en ligne. Aujourd’hui, l’Iran figure parmi les pays les plus restrictifs au monde en matière d’Internet. Plus de 70 % des 500 sites web les plus visités au monde sont bloqués depuis l’intérieur du pays. Facebook, X (ex-Twitter), YouTube, Telegram, TikTok et de nombreux services Google sont officiellement interdits. Les Gardiens exploitent un système de filtrage national centralisé, capable d’inspecter le trafic en profondeur (Deep Packet Inspection). Cette technologie permet : D’identifier les mots-clés De reconnaître des images De bloquer des vidéos en temps réel D’interrompre des connexions chiffrées Lors des grandes vagues de protestation de 2019, le régime va plus loin : Internet est coupé presque totalement pendant environ 7 jours sur l’ensemble du territoire. Les connexions internationales chutent de plus de 90 %, selon les données de surveillance réseau. Cette coupure n’est pas improvisée. Elle repose sur un projet stratégique piloté avec les Gardiens : le Réseau national d’information (National Information Network). Ce réseau interne permet au pays de fonctionner numériquement sans dépendre d’Internet mondial : services administratifs, banques, messageries locales, plateformes nationales. Concrètement, cela signifie que l’État peut : Couper Internet international Maintenir un intranet iranien actif Continuer la surveillance intérieure Les arrestations liées aux activités en ligne se chiffrent chaque année en milliers de cas. Blogueurs, vidéastes, administrateurs de chaînes Telegram, journalistes citoyens, simples utilisateurs : tous peuvent être accusés de « propagande contre l’État » ou « atteinte à la sécurité nationale ». Les Gardiens mènent également des opérations d’infiltration : création de faux comptes, groupes piégés, forums contrôlés, destinés à identifier les opposants. En résumé, les Pasdaran ne se contentent pas de bloquer des sites. Ils ont transformé l’espace numérique iranien en zone de contrôle militaire. Dans ce modèle, Internet n’est pas vu comme un espace de liberté. Il est traité comme un champ de bataille. Un champ de bataille où chaque clic, chaque message, chaque image peut devenir une preuve. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  4. 3D AGO

    Les Gardiens de la Révolution

    Les Gardiens de la Révolution islamique, appelés en persan Pasdaran, constituent l’un des piliers centraux du régime iranien. Créés en 1979, juste après la révolution qui renverse le Shah, leur objectif initial est clair : protéger le nouveau système politique islamique voulu par l’ayatollah Khomeiny. Contrairement à l’armée classique, chargée de défendre les frontières, les Gardiens de la Révolution sont conçus comme une force idéologique, garante de l’esprit de la révolution. Dès le départ, leur mission dépasse le simple cadre militaire. Ils doivent empêcher toute contre-révolution, surveiller les opposants internes et préserver l’influence du clergé chiite au sommet de l’État. Cette logique explique pourquoi les Pasdaran relèvent directement du Guide suprême, l’autorité la plus puissante du pays, et non du président ou du Parlement. Sur le plan organisationnel, les Gardiens de la Révolution disposent de forces terrestres, navales et aériennes, mais aussi d’unités spécialisées. La plus célèbre est la Force al-Qods, chargée des opérations extérieures. Elle soutient des alliés de l’Iran au Moyen-Orient, comme le Hezbollah libanais, certains groupes armés en Irak, en Syrie ou au Yémen. Grâce à cette force, l’Iran étend son influence régionale sans engager officiellement son armée. À l’intérieur du pays, les Pasdaran contrôlent également les milices Bassidji, une force paramilitaire composée de volontaires. Les Bassidji jouent un rôle majeur dans le maintien de l’ordre, notamment lors des manifestations. Ils sont souvent en première ligne pour réprimer les mouvements de contestation. Mais les Gardiens de la Révolution ne sont pas seulement une puissance militaire. Ils sont aussi un acteur économique majeur. Au fil des décennies, ils ont pris le contrôle de vastes secteurs : construction, énergie, télécommunications, transports, banques. De nombreuses entreprises leur appartiennent directement ou indirectement. Cette présence économique leur procure des ressources financières considérables et renforce encore leur poids politique. Sur le plan international, les Pasdaran sont perçus de manière très négative par de nombreux pays occidentaux, qui les accusent de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Les États-Unis les ont même classés comme organisation terroriste, une décision exceptionnelle pour une force armée d’un État. En résumé, les Gardiens de la Révolution forment un véritable « État dans l’État ». Ils protègent le régime, influencent la politique étrangère, contrôlent une partie de l’économie et pèsent lourdement sur la vie quotidienne des Iraniens. Comprendre les Pasdaran, c’est comprendre l’un des rouages essentiels du pouvoir en Iran. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  5. 5D AGO

    BONUS – L'ICE: Quand la police devient anxiogène

    Les pratiques d’ICE qui posent problème ? a) Des arrestations par des agents en civil, masqués, en véhicules banalisés Dans de nombreuses interventions, ICE n’apparaît pas comme une police “classique” : pas d’uniforme, pas de voiture marquée, parfois pas de badge visible. Résultat : des interpellations qui ressemblent, pour un témoin, à un enlèvement. Cette opacité alimente la peur — et elle crée aussi un risque très concret : des criminels peuvent imiter ICE pour commettre des agressions ou des vols. C’est précisément ce qu’a documenté PBS, en expliquant que cette stratégie ouvre la porte à des imposteurs.  b) Le recours à des “ruses” pour approcher ou entrer Autre point polémique : ICE peut utiliser des techniques de tromperie, par exemple ne pas dire immédiatement qui ils sont, ou se présenter comme une autre autorité afin d’obtenir une interaction. Dans l’esprit du public, ça brouille la frontière entre “police” et “piège”.  c) La question des mandats : administratif vs judiciaire Et là, on touche à un sujet explosif. Des révélations récentes indiquent qu’un mémo interne aurait encouragé des agents à considérer qu’un document administratif interne (et non un mandat signé par un juge) suffirait pour entrer dans un domicile, ce qui est dénoncé par des juristes comme une remise en cause du 4e amendement.  ? Ces trois éléments mis ensemble donnent une impression terrible : une police qui agit sans visage, sans signature judiciaire claire, et parfois avec des méthodes de tromperie. Pourquoi ICE agit ainsi ? a) L’efficacité : arrêter vite, sans fuite Le civil + véhicule banalisé = effet surprise. ICE interpelle souvent des personnes identifiées, donc ils veulent éviter l’alerte et la fuite. b) La sécurité des agents Les autorités invoquent une montée des menaces, du doxxing, et justifient les masques par la protection des familles. DHS communique explicitement sur ce sujet.  c) Une logique “sécuritaire” plutôt que policière classique ICE est né dans l’après-11 septembre, au sein du Homeland Security : sa culture opérationnelle est plus proche de l’intervention fédérale que de la police municipale “de proximité”.  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  6. 6D AGO

    L'ICE

    La police fédérale américaine ICE (Immigration and Customs Enforcement) est en train de redevenir un symbole explosif aux États-Unis. Face aux “débordements” dénoncés sur le terrain — contrôles jugés agressifs, accusations de profilage racial, opérations musclées — une question surgit : ICE est-elle en train de devenir un outil de coercition intérieure, au-delà de sa mission officielle d’immigration ? ICE n’est pas la “police normale” américaine. Créée après le 11 septembre 2001 et rattachée au Department of Homeland Security (DHS), ICE est l’agence qui traque et arrête des personnes en situation irrégulière, prépare les expulsions, et gère une partie des centres de détention pour migrants. Son rôle est donc très particulier : elle ne vise pas (en théorie) la criminalité du quotidien, mais la “violation des règles migratoires”. Le problème, c’est que cette frontière est souvent floue, et que l’actualité récente a remis ICE sous les projecteurs. Plusieurs affaires et enquêtes évoquent des méthodes de plus en plus dures : à Minneapolis et Saint Paul (Minnesota), des responsables locaux ont signalé des cas où des agents ICE auraient ciblé des personnes, y compris des policiers hors service, en raison de leur apparence — ce qui alimente les accusations de contrôles discriminatoires. Dans un cas rapporté, une agente de police aurait même été encerclée, sommée de prouver sa citoyenneté, avant que la situation ne se désamorce. ICE et le DHS contestent ces accusations, niant tout profilage. Mais ce n’est qu’une facette du débat. La controverse la plus grave touche au cadre juridique : selon une note interne révélée par l’Associated Press, ICE aurait adopté une interprétation extrêmement large de ses pouvoirs, allant jusqu’à autoriser des entrées dans des domiciles sans mandat signé par un juge, en s’appuyant sur des documents administratifs. Pour de nombreux juristes, cela contredit de front l’esprit du 4e amendement (protection contre les perquisitions abusives) et risque de créer une zone grise dangereuse. À cela s’ajoute le contexte politique : multiplication des raids, intensification des arrestations, extension de capacités de détention. La presse américaine décrit des projets de centres de détention géants et une logique de volume, qui accentue encore la perception d’une “machine” plutôt qu’un service de sécurité ciblé. Enfin, un chiffre glace : 2025 aurait été l’année la plus meurtrière depuis deux décennies dans les centres de détention ICE, selon une enquête de presse, ce qui nourrit l’idée d’un système sous tension — et potentiellement hors de contrôle. Conclusion simple : ICE est à la fois une agence administrative et un instrument coercitif très puissant. Dans les périodes de durcissement, elle devient une “arme” intérieure : pas une dissuasion géopolitique comme SAP, mais un levier d’État qui peut intimider, polariser et fragiliser la confiance. Le risque majeur ? Qu’ICE ne soit plus perçue comme un service d’exécution du droit, mais comme une force politique — et, dans une démocratie, c’est le point de bascule. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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  7. JAN 29

    BONUS – Le logiciel SAP: et si les Etats Unis coupaient Visa et Mastercard en Europe ?

    D’abord, un rappel essentiel : Visa et Mastercard ne sont pas des banques, ce sont des réseaux. Ils gèrent l’autoroute technique qui permet à votre carte de fonctionner : autorisation, sécurité, échanges entre banques, etc. Or, ces deux réseaux sont américains, avec des infrastructures et une gouvernance soumises — en partie — au droit américain. Donc, est-ce possible ? Oui… mais pas du jour au lendemain pour “toute l’Europe”. Ce qui est crédible, c’est une coupure ciblée : par exemple en cas de sanctions, comme on l’a vu quand Visa et Mastercard ont suspendu des établissements russes après 2022.  Autrement dit : techniquement, ils savent couper. Mais une coupure générale de l’Europe serait une autre affaire : économiquement et politiquement, ce serait un séisme — et aussi un suicide commercial. Visa et Mastercard gagnent énormément d’argent en Europe. Et surtout : l’Europe pourrait répliquer. Les conséquences, elles, seraient très concrètes : cartes bancaires refusées, paiements en ligne bloqués, Apple Pay / Google Pay fragilisés (car souvent adossés à Visa/Mastercard), panique temporaire des commerçants et du tourisme. Mais attention : cela ne voudrait pas dire “plus aucun paiement”. Parce que l’Europe a déjà des rails alternatifs. Par exemple en France, Cartes Bancaires (CB) représente une grosse part des paiements domestiques et peut fonctionner indépendamment sur le territoire. Reuters rappelait récemment l’importance de CB, y compris pour contourner les coûts Visa/Mastercard.  Et l’Europe accélère un plan B : l’initiative EPI et son portefeuille Wero, destinée à créer un paiement européen unifié, de personne à personne, en ligne, puis en magasin.  Le Parlement européen lui-même parle d’une dépendance structurelle de l’UE vis-à-vis des réseaux non-européens.  Conclusion : ce n’est pas un mythe, mais ce n’est pas un interrupteur magique non plus. C’est surtout un signal : dans le monde d’aujourd’hui, même votre carte bancaire… est un enjeu géopolitique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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