Les Bonnes Ondes | Le Maroc en sons et en récits

LES BONNES ONDES

Les Bonnes Ondes – Le podcast marocain qui raconte le monde en sons Les Bonnes Ondes est un studio indépendant de podcasts marocains, basé au Maroc, dédié à la création de contenus audio immersifs et engagés. À travers nos podcasts documentaires, narratifs et culturels, nous explorons des histoires humaines, des récits de société et des voix qui racontent le Maroc et le monde. Une nouvelle écoute du Maroc et du monde Nos podcasts plongent au cœur des réalités marocaines et universelles en mêlant journalisme, storytelling et création sonore. De la mémoire collective aux luttes sociales, de la culture contemporaine aux récits personnels, nous donnons la parole à celles et ceux qui façonnent notre époque. 📢 Pourquoi écouter Les Bonnes Ondes ?✔️ Découvrez des podcasts marocains alliant narration immersive et enquête documentaire✔️ Écoutez des histoires inédites sur le Maroc, sa culture et ses réalités sociales✔️ Plongez dans une expérience sonore unique, portée par des créateurs et journalistes indépendants 🔗 Retrouvez tous nos podcasts ici : https://lesbonnesondes.ma   Les Bonnes Ondes is an independent Moroccan podcast studio that explores human stories and social realities through immersive audio storytelling.   هو استوديو بودكاست مغربي مستقل، يستكشف القصص الإنسانية والواقع الاجتماعي من خلال السرد الصوتي الغامر Les Bonnes Ondes  

  1. Le château de mes sœurs – de Blanche Leridon

    JAN 29

    Le château de mes sœurs – de Blanche Leridon

    « Cette imprécision langagière, l’utilisation aléatoire de ce vocable faussement neutre, a toujours heurté mon goût pour l’exactitude et la précision des mots. » C’est sur ce constat du "mot manquant" que Loubna Serraj ouvre ce nouvel épisode d’En Roue Livres. Elle s’arrête aujourd’hui sur un essai qui explore l’univers des fratries de filles : Le château de mes sœurs de Blanche Leridon, publié en 2024 aux éditions Les Pérégrines. Pour cet épisode, le récit est rythmé par des extraits d’une discussion entre l'autrice et la productrice du podcast. L’omission du langage Loubna Serraj revient sur le point de départ de l’autrice : le terme « fratrie ». Dérivé du latin frater (frère), il englobe indistinctement toutes les combinaisons familiales, effaçant ainsi la spécificité des relations entre sœurs. Au micro de Loubna Serraj, Blanche Leridon explique comment cette absence de terme propre n'est pas fortuite : elle reflète la manière dont les sociétés patrilinéaires considèrent le "féminin pluriel" : une réalité souvent perçue comme un échec de la descendance masculine. Une enquête entre réalité et fiction L'épisode détaille la méthode de l'autrice, qui confronte des figures historiques à des icônes de la pop culture. On y croise : L'empire Kardashian, analysé comme une illustration ambivalente de la puissance du nombre au XXIe siècle. De Jane Austen à Beyoncé, en passant par les sœurs de la série Fleabag ou du film Mustang. La rivalité en question L'un des axes majeurs de la discussion concerne la rivalité féminine. Loubna Serraj analyse comment Blanche Leridon déconstruit ce lieu commun. Si la mythologie et la psychanalyse ont souvent réduit les relations sororales à des jalousies infantiles ou à des luttes pour un regard masculin, l'autrice propose de déplacer le curseur. Dans les extraits de l’entretien, elle confie sa conviction que, dans la balance, le poids de l'exemple et de l'inspiration l'emporte sur celui de la compétition. « Faire sœur » Enfin, l’épisode aborde la dimension politique du lien sororal à travers le concept de « faire sœur ». Ce n'est plus seulement un lien de sang subi, mais un choix d'adulte qui s'émancipe des injonctions sociales. De la « brigade des tantes » à la puissance de l'amour entre sœurs dans le cinéma contemporain (comme dans La Reine des Neiges), l'essai invite à délester ces relations du poids des clichés. L’épisode se conclut sur cette idée du "château" : un espace à la fois intime et collectif où, malgré les tensions, chacune finit par trouver sa place. Un épisode pour comprendre comment, au-delà des représentations simplistes, les sœurs construisent un espace à la fois intime et collectif. À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous et laissez-nous 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma 📸 Instagram : @lesbonnesondes.ma 📩 Contact : contact@lesbonnesondes.ma

    14 min
  2. Les Choses humaines - de Karine Tuil

    JAN 15

    Les Choses humaines - de Karine Tuil

    ⚠️ Avertissement sur le contenu : Pour rester fidèle au roman de Karine Tuil, cet épisode expose des mécanismes de défense et des arguments juridiques crus concernant les violences sexuelles. Le traitement clinique et sans concession de ces sujets peut être difficile à entendre. Nous préférons vous en avertir avant de lancer l'épisode. "On était souvent déçu par la vie, par soi, par les autres... C’était le cours invariable des choses humaines." C'est par la fin du roman que Loubna Serraj choisit d'ouvrir ce nouvel épisode d'En Roue Livres. Aujourd'hui, nous nous attaquons à un livre qui laisse perplexe, voire profondément mal à l'aise : "Les Choses humaines" de Karine Tuil (Gallimard). Une famille, deux réalités Karine Tuil pose son cadre comme une photographe ajusterait sa mise au point. D'un côté, le clan Farel : puissance, intellect, réussite. Jean, le journaliste indéboulonnable qui veut "tout contrôler", et Claire, l'essayiste féministe. De l'autre, la chute. Leur fils prodige, Alexandre, est accusé de viol par Mila. Une accusation qui transforme la vie parfaite en un champ de ruines judiciaire. Un récit clinique, sans empathie Dans cet épisode, Loubna Serraj analyse le style chirurgical de l'autrice. Karine Tuil refuse de rendre ses personnages sympathiques. Jean est arrogant, Alexandre froid, et même la victime peut sembler ambivalente. Ce choix narratif fort nous force à regarder la réalité en face : la culture du viol, le consentement, et cette fameuse "zone grise" invoquée par la défense. Peut-on détruire la vie d'un jeune homme brillant pour "20 minutes d'action", comme l'ose dire le père ? De l'affaire Stanford à l'écran Inspiré du scandale réel de l'université de Stanford en 2015, le roman interroge notre propre justice. Loubna revient également sur l'adaptation cinématographique d'Yvan Attal (2021). Le film réussit-il là où le livre nous bouscule ? Si le long-métrage "humanise" peut-être trop les personnages là où le livre restait froid, il offre une plaidoirie finale qui ne laisse personne indifférent. Un épisode passionnant pour comprendre comment la machine médiatico-judiciaire peut broyer les certitudes. À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous et laissez-nous 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma 📸 Instagram : @lesbonnesondes.ma 📩 Contact : contact@lesbonnesondes.ma

    16 min
  3. Trans Radio (Live @ Festival Amwaj 2025)

    JAN 15

    Trans Radio (Live @ Festival Amwaj 2025)

    C'était un après-midi de décembre vibrant dans les jardins de l'Institut Français de Casablanca. Le micro était ouvert, le public présent, et l'équipe s'est réunie autour d'un préfixe lourd de sens : TRANS. Transmission, transgression, transition, identité... Revivez l'émission "Trans Radio" enregistrée en public lors de la 2e édition du Festival Amwaj. Un festival dédié à la création sonore et porté par l'Institut Français du Maroc, le studio Les Bonnes Ondes et avec la complicité de Longueur d'Ondes. Une émission, mille transformations Sous la houlette d'Ibtihal (médecin le jour, stand-uppeuse la nuit), entourée de sa bande : Yasmine Kaddouri, Safaa Issaad, Karim El Haddady et Selma Naguib, cette émission explore ce qui se passe, ce qui se tait et ce qui se transforme entre les générations, dans l'art et dans les rapports de genre.  Au programme de cette heure de radio libre : Que se passe-t-il quand un amoureux des mots troque sa plume contre un micro ? Karim El Haddady, journaliste et écrivain, nous raconte l’envers du décor de cette semaine de création. Entre humour, regard finement observateur et poésie du quotidien, il nous embarque dans les coulisses de notre radio éphémère. 1. L'intime et l'archive avec Mehdi Ahoudig : Le grand documentariste sonore (Prix Europa) nous plonge dans une enquête personnelle bouleversante. Mehdi Ahoudig partage une correspondance intime datant de 1959 entre ses parents, interrogeant les silences de l'histoire familiale et la figure du père immigré. Le sujet : Comment la radio permet-elle de "découper le réel" pour raconter ce qui a été tu ? 2. "Trans'o'mission" : Dans cette chronique, Safaa Issaad, spécialiste en questions de genre et d’égalité, explore la face cachée de l’héritage entre femmes : les non-dits. Entre transmission et omission, elle décortique ces "stratégies de survie" que chaque femme bricole en solitaire, dans l’ombre de la violence   “ordinaire”. Elle nous pousse à révéler ce qui ne se dit pas - de mère en fille, d’aînée à plus jeune, entre amies ou collègues - pour ne plus laisser le silence en héritage. 3. La métamorphose et l'Aïta avec Amine Nawny : Membre de la troupe Kabareh Cheikhats, Amine Nawny, revient sur la puissance de l’incarnation scénique. Il montre comment l’Aïta, en tant que patrimoine vivant, porte l’histoire sociale du Maroc et comment la performance ouvre un accès à une expérience universelle. 4. Trans-zmaggria : Une chronique qui nous embarque à toute vitesse dans les colères et les espoirs de la diaspora marocaine en quête de sens, d’enracinement et de compréhension. Elle tisse un pont entre récits intimes et luttes collectives, dans une perspective transcontinentale. On y découvre la voix de Yasmine Kaddouri, militante antiraciste et décoloniale. 5. Musicalité et mémoire avec Amina Bensouda : La chanteuse et compositrice Amina Bensouda nous offre un moment de grâce avec son titre "À mon père". Une discussion émouvante sur la musique comme vecteur d'amour et de mémoire. 6. Masculinités et féminisme avec Soufiane Hennani : Le créateur du podcast Machi Rojola vient déconstruire les mythes de la virilité. Soufiane explique le féminisme aux hommes et parle de cette "transmission du silence" qu'il faut absolument briser pour permettre l'expression des émotions. 7. "Amour et Chaos", la lettre de Selma à Casablanca : Selma Naguib, commissaire d'exposition,  clôture ce voyage avec une déclaration d'amour ambivalente à Casablanca, cette ville "du vacarme incessant", ville monstre et ville mère qui nourrit ses artistes. Finalement, après avoir animé une magnifique heure et demie de plateau en tant qu’hôte, Ibtihal El Abassi répond à notre interrogation : médecin ou stand-uppeuse ? Sa réponse est claire : les deux. C'est une “Comédecin”. À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous et laissez-nous 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma 📸 Instagram : @lesbonnesondes.ma 📩 Contact : contact@lesbonnesondes.ma

    1h 25m
  4. Le mariage coutumier fabrique des enfants sans papiers - Kenza Sefrioui

    12/31/2025

    Le mariage coutumier fabrique des enfants sans papiers - Kenza Sefrioui

    Comment une société peut-elle invisibiliser la moitié de sa population, que ce soit dans les musées ou dans les champs ? Dans cet épisode, Chama Tahiri reçoit l'éditrice et journaliste Kenza Sefrioui (En Toutes Lettres). Au-delà de la critique littéraire, Kenza porte un regard acéré sur les "angles morts" de notre société. Elles abordent ensemble : La violence économique faite aux femmes (l'enquête Travailleuses invisibles).Le drame juridique du mariage coutumier qui crée des enfants apatrides dans leur propre pays.Le "Boys Club" culturel : pourquoi les femmes artistes sont-elles encore minoritaires dans les collections et les catalogues ?L'émergence d'une nouvelle génération de journalistes avec le programme Open Chabab.Un entretien nécessaire pour comprendre que l'égalité se joue autant dans les mots que dans les lois. À propos de l'invitée : Kenza Sefrioui est journaliste culturelle et éditrice. Elle dirige la maison d'édition En Toutes Lettres, spécialisée dans les essais journalistiques (collection Enquêtes). Elle est aussi l'autrice d'un ouvrage de référence sur la revue Souffles. Crédits Idée originale et animation : Chama TahiriInvitée : Kenza SefriouiProduction exécutive : Les Bonnes OndesPartenaire : Avec le soutien de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement).  À propos du Studio Les Bonnes Ondes Ce podcast est une production originale du Studio Les Bonnes Ondes, basé à Casablanca. Nous sommes le premier studio indépendant de podcasts au Maroc dédié au documentaire sonore et au récit immersif. Nous explorons la société, la culture et la mémoire collective à travers des créations audio engagées. 🎧 Vous avez aimé cet épisode ? Abonnez-vous et laissez-nous 5 étoiles ⭐ sur Apple Podcasts et Spotify pour soutenir la création indépendante. Suivez-nous : 🌐 Site web : www.lesbonnesondes.ma 📸 Instagram : @lesbonnesondes.ma 📩 Contact : contact@lesbonnesondes.ma

    36 min
  5. Le Banquier anarchiste – de Fernando Pessoa

    12/29/2025

    Le Banquier anarchiste – de Fernando Pessoa

    Un banquier peut-il être un anarchiste ? Mieux : le banquier n'est-il pas le seul véritable anarchiste ? Pour ce troisième épisode de la saison 2, Loubna Serraj s'attaque à un monument de l'ironie et du paradoxe : "Le Banquier anarchiste" de Fernando Pessoa (publié initialement en 1922). Au programme de cet épisode : Un brûlot jubilatoire : Découvrez cette "longue nouvelle" où Pessoa met en scène un dialogue cinglant entre un banquier richissime et un narrateur incrédule. Avec une mauvaise foi réjouissante, le banquier démontre par A + B que pour se libérer des "fictions sociales" et de l'argent... il faut en gagner le plus possible !La logique de l'absurde : Loubna décortique les sophismes et la rhétorique implacable du personnage. Une critique acerbe de la bourgeoisie, des hypocrisies collectives et de l'hyper-narcissisme, qui résonne étrangement avec notre époque, plus de 100 ans après sa publication.L'homme derrière les masques : Une plongée dans l'univers de Fernando Pessoa, ce génie "intranquille" aux multiples hétéronymes, mort méconnu et devenu une légende posthume.Un épisode qui vous fera tourner la tête et, peut-être, revoir votre conception de la liberté (et de la banque !). 🎧 Écoutez l'épisode Production : Studio Les Bonnes OndesEcriture : Loubna SerrajDisponibilité : Sur notre site lesbonnesondes.ma et sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Apple Podcasts, etc.).

    9 min
  6. L'inégalité de classe est plus violente que le genre - Rim Affaya

    12/29/2025

    L'inégalité de classe est plus violente que le genre - Rim Affaya

    "L'amour n'est distribué aujourd'hui qu'au prix d'efforts, et ces efforts-là ne sont justement pas égalitairement distribués." C'est sur ce constat lucide que s'ouvre le tout premier épisode de Questions d'Égalité, notre nouveau format de podcast soutenu par l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement). Pour cette première, Chama Tahiri reçoit l'anthropologue Rim Affaya. Au-delà du binaire Loin des comparaisons simplistes qui opposeraient un Occident "libre" à un monde arabe "traditionnel", cet échange plonge dans la complexité des structures sociales. Rim Affaya, chercheuse post-doctorale (Aix-Marseille Université / Centre Norbert Elias) et autrice de la thèse primée "Caftans, camionnettes et banquettes", nous invite à déplacer le regard. Au fil de la discussion, une question centrale émerge : et si, au Maroc comme ailleurs, la violence de classe était parfois plus déterminante que la violence de genre ? L'économie invisible du "Care" L'entretien explore en profondeur la notion de "travail de l'amour". Soigner les aînés, éduquer les enfants, maintenir le lien social : ces tâches, essentielles à la survie de notre société, reposent encore massivement sur les épaules des femmes. Rim Affaya décortique cette économie invisible, souvent sous-traitée à d'autres femmes plus précaires, créant une chaîne d'inégalités en cascade. Dans cet épisode, nous explorons : Les circulations transnationales : Comment les objets et les rituels (mariages, fêtes) circulent entre la diaspora et le Maroc pour recréer du lien.La charge mentale et émotionnelle : La réalité matérielle de l'amour et de l'investissement familial.L'intersectionnalité : Comment articuler lutte des classes et lutte des genres dans le contexte marocain contemporain.À propos de l'invitée Rim Affaya est docteure en anthropologie. Elle a reçu le Prix de la meilleure thèse francophone sur le Maghreb pour ses travaux innovants sur la mise en commerce de la culture marocaine en diaspora et l'économie du mariage. Crédits Idée originale et animation : Chama TahiriInvitée : Rim AffayaProduction exécutive : Les Bonnes OndesPartenaire : Avec le soutien de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement).

    48 min
  7. 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange – de Elif Shafak

    12/11/2025

    10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange – de Elif Shafak

    Que se passe-t-il une fois que le cœur cesse de battre ? Selon certaines études, l'activité cérébrale peut se prolonger encore quelques instants. Pour Tequila Leila, prostituée assassinée dans une rue d'Istanbul, ce répit durera précisément 10 minutes et 38 secondes. Dans ce deuxième épisode de la saison 2, Loubna Serraj vous emmène dans les méandres de la mémoire et des ruelles stambouliotes avec le roman bouleversant d'Elif Shafak (Éditions Flammarion, 2020, traduit par Dominique Goy-Blanquet). Au programme de cet épisode : Une Istanbul loin des cartes postales : Oubliez la ville touristique. Ici, c'est l'Istanbul des laissés-pour-compte, des contradictions, et de la lutte pour la survie que l'autrice dépeint avec force. La "Famille d'eau" contre la "Famille de sang" : Alors que l'esprit de Leila rembobine le film de sa vie, de son enfance à Van jusqu'aux bordels d'Istanbul, elle nous présente sa véritable famille. Non pas celle imposée par la naissance, mais celle choisie : ses cinq amis marginaux, "Les Cinq", qui refuseront de la laisser finir dans le sinistre "Cimetière des Abandonnés". Un roman politique et sensuel : À travers le destin de Leila, Elif Shafak redonne une voix et une dignité aux invisibles, aux indésirables et à ceux qui refusent les assignations identitaires. Un épisode qui célèbre l'amitié indéfectible et la liberté, même par-delà la mort. 🎧 Écoutez l'épisode Production : Studio Les Bonnes OndesEcriture : Loubna SerrajDisponibilité : Sur notre site lesbonnesondes.ma et sur toutes les plateformes de streaming (Spotify, Apple Podcasts, etc.).

    15 min
  8. Le caprice de vivre, de Jadd Hilal

    11/27/2025

    Le caprice de vivre, de Jadd Hilal

    C'est le grand retour d'En Roue Livres pour une deuxième saison ! Pour cet épisode inaugural produit en collaboration avec le Studio Les Bonnes Ondes, Loubna Serraj s'empare d'un roman qui interroge l'identité, l'exil, et le dilemme de l'écrivain : "Le Caprice de vivre" de l'écrivain franco-libano-palestinien Jadd Hilal (Éditions Elyzad, 2023). De quoi parle ce livre ? Nous sommes plongés dans la vie de trois amis trentenaires en colocation à Paris : Houmam : le narrateur, écrivain palestinien exilé, dont le succès littéraire est "pour le moins discret". Il est tiraillé entre son désir d'universalisme littéraire et la crainte des stéréotypes qui pèsent sur l'identité arabe.Warda : grande reporter franco-libanaise, la "Rose des sables", la troisième colocataire et objet de l'amour silencieux de Houmam. Son retour d'Irak est le catalyseur d'une crise, lorsqu'elle annonce vouloir enquêter sur l'implication de son grand-père dans le massacre du Farhoud en 1941 à Bagdad.Souleymane : l'ami libanais, ostéopathe et adepte du moindre effort, passionné par la cause animale (y compris le sort des chameaux au Qatar !).L'enquête radicale de Warda et l'indignation de Souleymane bousculent Houmam, qui se retrouve face à un choix : faut-il révéler des atrocités et risquer la stigmatisation, ou se taire pour éviter de conforter les clichés occidentaux de "l'arabus sauvagus" ? Un roman en quasi huis clos, où la tension des quêtes existentielles, des amours compliqués, et des portes qui claquent, s'anime sous la plume acide et percutante de Jadd Hilal. Loubna Serraj vous embarque dans les réflexions de Houmam sur l'appartenance, l'Histoire, et la possibilité d'une littérature sans frontières. Retrouvez En Roue Livres Loubna Serraj vous partage ses coups de cœur littéraires, sans cloisonnement ni étiquettes.Ce podcast est une production du Studio Les Bonnes Ondes.Écoutez-nous sur notre site lesbonnesondes.ma et sur toutes les plateformes de streaming : Spotify, Apple Podcasts, et plus encore.

    13 min

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