Objectif : bac français !

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Ce podcast du site (http://www.aufonddelaclasse.com) propose une série de cours pour bien comprendre les méthodes et bien connaître les œuvres au programme de l’écrit et de l’oral de français du bac. Des outils pour travailler avec intelligence, plaisir et efficacité : dissertation, commentaire, explication linéaire, grammaire, Molière, Rimbaud, Marivaux, l'Abbé Prévost, Lagarce, Colette, Balzac, Rabelais, La Bruyère, Olympe de Gouges... Crédit: Running (ft Elske) par Jens East Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. FRANÇOISE DE GRAFFIGNY, LETTRES D'UNE PÉRUVIENNE #1 Le roman et le parcours

    2D AGO

    FRANÇOISE DE GRAFFIGNY, LETTRES D'UNE PÉRUVIENNE #1 Le roman et le parcours

    www.aufonddelaclasse.com Bienvenue dans cette série consacrée aux Lettres d’une Péruvienne de Françoise de Graffigny, œuvre au programme du bac de français dans le cadre de la littérature d’idées. Dans ce premier épisode, nous découvrons d’abord l’autrice : Françoise de Graffigny, écrivaine lorraine du XVIIIe siècle, longtemps oubliée malgré l’immense succès de son roman lors de sa parution en 1747. Le livre raconte l’histoire de Zilia, jeune Inca arrachée au Pérou le jour de ses noces et emmenée en France. À travers les lettres qu’elle écrit à son fiancé Aza, elle apprend peu à peu le français, découvre la société de Louis XV et porte sur elle un regard étranger, étonné puis de plus en plus critique. Ce roman épistolaire ne raconte donc pas seulement une histoire d’amour : il devient une réflexion sur le langage, la connaissance, la société, la religion et la condition des femmes. Le parcours associé, « Un nouvel univers s’est offert à mes yeux », montre justement que le véritable voyage de Zilia est intellectuel. Plus elle comprend la langue française, plus elle comprend aussi les contradictions et les hypocrisies du monde qui l’entoure. Dans les prochains épisodes, nous suivrons cette transformation de Zilia : du cri amoureux des premières lettres jusqu’au choix final de la liberté et du « plaisir d’être ». Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    12 min
  2. LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #11 Un parti de l'amitié

    3D AGO

    LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #11 Un parti de l'amitié

    www.aufonddelaclasse.com Cet épisode, le dernier de la série, s'intéresse à la face lumineuse du Discours — souvent éclipsée par la violence de ce qui précède. La Boétie y quitte le registre de l'accusation pour celui de la célébration, en dessinant un idéal positif de la liberté fondé sur l'amitié entre gens de bien. Il part d'une démonstration par la négative : le tyran est structurellement incapable d'amitié. La série d'exemples romains — Sénèque, Burrhus, Thraséas morts malgré leur loyauté envers Néron, Poppée empoisonnée par celui qui l'aimait, Agrippine tuée par son propre fils — aboutit à une conclusion nette : « le tyran n'aime jamais, et n'est jamais aimé. » Ce que La Boétie oppose alors à la chaîne verticale de la tyrannie, c'est l'amitié — lien horizontal, fondé non sur l'intérêt mais sur la vertu et l'estime mutuelle, qui « fleurit dans l'égalité ». Entre complices du tyran, on ne s'aime pas, on se craint. Entre gens de bien, on s'estime. Cette amitié est le ciment de la résistance — le lien civique qui unit les « mieux nés » dans leur refus de la servitude. Le Discours s'achève sur une péroraison délibérément abrupte : une menace divine adressée aux tyrans, formulée en litote — quelque peine particulière — plus inquiétante qu'une condamnation explicite. Fin ouverte, à l'image de tout le texte : non pas un programme, mais un mouvement intérieur à produire chez le lecteur. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    9 min
  3. LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #10 Cesser d'obéir

    3D AGO

    LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #10 Cesser d'obéir

    www.aufonddelaclasse.com Cet épisode présente le remède que propose La Boétie contre la tyrannie — et ce remède est déconcertant dans sa simplicité : il ne s'agit ni de tuer le tyran, ni de se révolter. Il s'agit de cesser de le soutenir. La Boétie écarte d'abord le tyrannicide : Brutus et Cassius ont bien abattu César, mais au prix de « la ruine entière de la république ». Quant aux autres conjurations contre les empereurs romains, elles n'étaient que l'œuvre d'ambitieux voulant « chasser le tyran pour mieux garder la tyrannie ». Tuer le tyran ne touche pas à la racine du mal, qui est le consentement du peuple. Le vrai remède est formulé en une antithèse : « il ne s'agit pas de lui ôter quelque chose, mais de ne rien lui donner. » Le retrait du consentement est inattaquable — on ne peut pas punir un peuple entier de ne plus obéir. L'image du colosse dont on brise la base rend l'idée concrète : le tyran s'effondre sous son propre poids dès qu'on cesse de le soutenir. Et le paradoxe final est vertigineux : si la liberté s'acquiert par un simple vouloir, pourquoi les hommes ne la veulent-ils pas ? Parce que la coutume et l'ignorance ont étouffé en eux le désir même de la désirer. C'est pourquoi le Discours est nécessaire : avant de vouloir la liberté, il faut en avoir goûté le désir. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    7 min
  4. LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #8 Les ruses des tyrans

    4D AGO

    LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #8 Les ruses des tyrans

    www.aufonddelaclasse.com Cet épisode s'intéresse à un passage du Discours plus satirique et parfois franchement comique : le catalogue des ruses par lesquelles les tyrans entretiennent activement la soumission de leurs sujets. Tout part d'un principe posé par La Boétie : le tyran ne se croit jamais en sécurité tant qu'il a des sujets qui valent quelque chose. Ce qu'il redoute par-dessus tout, c'est un peuple qui pense et qui se souvient. Sa stratégie est donc de détruire les conditions mêmes du désir de liberté. Le catalogue des exemples historiques illustre trois grandes ruses. Les divertissements d'abord : Cyrus, après la révolte des Lydiens, établit dans leur ville bordels, tavernes et jeux publics — et n'eut plus jamais à tirer l'épée contre eux. Les festins ensuite : les tyrans romains gorgeaient le peuple de blé et de banquets, et le peuple criait vive le roi sans s'apercevoir qu'il ne faisait que recouvrer une part de ce qu'on lui avait pris. La mystification religieuse enfin : rois d'Assyrie invisibles, rois d'Égypte masqués, orteil miraculeux de Pyrrhus — avec cette observation cruelle que « le peuple a toujours ainsi fabriqué lui-même les mensonges pour y ajouter ensuite une foi stupide ». Le passage le plus habile est la prétérition sur les symboles de la monarchie française — fleurs de lys, Sainte Ampoule, oriflamme — que La Boétie range parmi ces ruses tout en feignant de ne pas vouloir les croire « de véritables balivernes ». Dire qu'on ne le croit pas, c'est évidemment le suggérer. L'épisode se conclut sur le mot dévotion : quand le peuple ne subit plus la tyrannie mais l'aime, la servitude volontaire est accomplie dans sa forme la plus parfaite. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  5. LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #7 L'ignorance

    4D AGO

    LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #7 L'ignorance

    www.aufonddelaclasse.com Cet épisode examine la troisième et dernière cause de la servitude selon La Boétie : l'ignorance — et son remède, le savoir. Il introduit également la figure la plus importante de cette partie du Discours : les « mieux nés ».La Boétie part d'un exemple frappant : le Grand Turc, figure du despotisme absolu, s'est bien aperçu que « les livres et la pensée donnent plus que toute autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie » — et n'en veut donc aucun dans son pays. L'argument fonctionne a contrario : si le tyran craint le savoir, c'est que le savoir est libérateur. Il décrit ensuite l'écrasement progressif de ceux qui résistent malgré tout, par une gradation descendante — faire, parler, penser — jusqu'à l'image ironique de Momus réclamant une fenêtre dans le cœur de l'homme pour en voir les pensées : le tyran rêve d'une surveillance totale. Face à cette entreprise d'abrutissement, apparaissent les « mieux nés » — ces hommes rares qui sentent le poids du joug et ne peuvent se retenir de le secouer. La Boétie les compare à l'Ulysse de l'Odyssée, qui n'oublie jamais Ithaque : leur désir de liberté est une nostalgie active, un souvenir qui pousse à l'action. Leur définition est double : un don naturel — l'entendement net, l'esprit clairvoyant — affiné par l'étude et le savoir. La mémoire historique est pour eux une condition du désir de liberté. L'épisode se conclut sur une formule extraordinaire : même si la liberté était « entièrement perdue et bannie de ce monde », les « mieux nés » pourraient encore l'imaginer, la sentir, la savourer — parce que le savoir leur en a transmis le souvenir. Entretenir la liberté, c'est entretenir cette mémoire. Et le Discours lui-même est adressé précisément à ces lecteurs-là. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  6. LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #6 La coutume, l'habitude

    6D AGO

    LA BOÉTIE, DISCOURS DE LA SERVITUDE VOLONTAIRE #6 La coutume, l'habitude

    www.aufonddelaclasse.com Cet épisode examine la deuxième cause de la servitude selon La Boétie : la coutume, c'est-à-dire l'ensemble des habitudes transmises par l'éducation et le milieu. La coutume ne détruit pas la nature — elle l'étouffe, la recouvre, la fait oublier. Et c'est précisément pour ça qu'elle est si redoutable : on ne la voit pas agir. La Boétie pose une distinction fondamentale : le vaincu contraint par la force sert malgré lui, mais ses descendants servent « sans regret », parce qu'ils n'ont jamais connu autre chose. Ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance — formule qui dit tout : naître dans la servitude, c'est la croire naturelle, et donc ne jamais désirer la liberté qu'on n'a pas connue. Une aliénation d'autant plus redoutable qu'elle est inconsciente. Les métaphores végétales qui suivent — les semences frêles qui dégénèrent, l'arbre greffé qui perd sa nature pour porter des fruits étrangers — disent la même chose : la liberté naturelle est fragile, elle demande à être entretenue. L'apologue des deux chiens de Lycurgue illustre l'argument avec une économie parfaite : deux frères allaités au même lait, élevés différemment, qui courent l'un au plat, l'autre au lièvre. Ce qui semble naturel n'est que culturel. L'anecdote des Spartiates Sperthiès et Bulis introduit enfin la métaphore gustative : la liberté est quelque chose qui se savoure, et qu'on ne peut désirer qu'après y avoir goûté. On ne regrette jamais ce qu'on n'a jamais eu. Conclusion directe pour le parcours : entretenir la liberté, c'est entretenir son souvenir et son goût — et le Discours lui-même est un acte d'entretien. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min

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