Participant à la session de la Commission de la condition de la femme, à New York, la République démocratique du Congo (RDC) met en avant des avancées, notamment une présence accrue des femmes dans les instances décisionnelles, une égalité inscrite dans la Constitution, et une approche plus globale face aux violences faites aux femmes.Dans un entretien avec ONU Info, la ministre du genre, de la famille et de l’enfant, Micheline Ombaé Kalama, insiste : « Il ne suffit pas seulement de punir ou de sanctionner, mais il faut aussi réparer ».Dans l’est du pays, les violences sexuelles liées aux conflits restent l’une des injustices les plus profondes. Elles sont, souligne-t-elle, « utilisées comme armes de guerre » pour « réduire » les femmes, les rendre « incapables même de réfléchir ou de résister », avec des conséquences durables.Malgré des obstacles persistants, notamment dans les zones affectées par les conflits où l’accès aux victimes reste difficile, les autorités congolaises entendent renforcer l’accès à la justice, notamment à travers la redynamisation des tribunaux et l’organisation d’audiences foraines.Mais la réponse ne s’arrête pas aux sanctions. La RDC mise également sur la réparation, à travers le Fonds national de réparation des victimes et des centres intégrés de prise en charge, permettant aux survivantes de « reprendre leur vie en marche » et de se réintégrer dans la société.La ministre met également en avant la promotion d’une « masculinité positive » — encourager les hommes, dès le plus jeune âge, à reconnaître les capacités des femmes et à les considérer comme des égales — ainsi qu’une politique de « tolérance zéro » à l’égard des auteurs de violences, afin de prévenir ces crimes et renforcer la réponse judiciaire.(Interview : Micheline Ombaé Kalama, ministre du genre, de la famille et de l’enfant de la RDC; propos recueillis par Cristina Silveiro)