Une saison en France

  1. 06/29/2023

    Réforme du RSA : la solidarité sous condition

    Après des mois de contestation sociale, le gouvernement ouvre un nouveau chapitre avec le projet de loi pour le Plein Emploi. La réforme s’attaque entre autres au RSA, le revenu de solidarité active, qui compte près de deux millions d’allocataires et dont le montant maximal pour une personne seule s’élève à 607 euros par mois. L’objectif de la réforme : inciter les allocataires à travailler et réformer le service public de l’emploi autour d’un guichet unique : France Travail. Un projet vivement contesté et dont beaucoup craignent qu’il ne précipite des milliers de personnes précaires dans une situation critique. Épisode 1 : France, travaille ! Le 7 juin, la réforme pour le Plein Emploi est présentée en conseil des ministres. Aurélie Trouvé, députée Nupes de la 9ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, nous en dit plus sur le projet de loi.  Épisode 2 : Un quotidien précaire Quelle est la réalité des allocataires du RSA aujourd’hui ? Peut-on vraiment vivre dignement avec 607 euros par mois ? Et 14 ans après sa création, quel bilan du RSA en termes de lutte contre le chômage et la grande précarité ?  Épisode 3 : Privés d’emplois, mais pas privés de droit : chômeurs et précaires en lutte contre la réforme  Aujourd’hui, je rencontre Pierre Garnodier, secrétaire général du comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires. Il me fait part des revendications du syndicat des premiers concernés par la réforme.  Épisode 4 : Lutter contre l’assistanat : un mot d’ordre politique La lutte contre la fraude aux prestations sociales est devenue une priorité pour nos dirigeants et les bénéficiaires du RSA en sont les premières cibles. Mais quelle est la réalité de la fraude au RSA aujourd’hui ? Et pourquoi les gouvernements français se sont saisis de cette lutte contre l’assistanat ? Épisode 5 :  De l’autre côté du guichet Allocataires, syndicats et sociologues font le même constat : le RSA ne permet pas de lutter efficacement contre le chômage et la pauvreté. Et pour beaucoup d’entre eux, la réforme France Travail risque de ne rien arranger. Mais sur le terrain, qu’en pensent les agents chargés de l’accompagnement des demandeurs d’emploi ?

    Réforme du RSA : la solidarité sous condition
  2. 06/23/2023

    Internes en médecine : des blouses blanches à bout de souffle

    Le 27 avril dernier, les syndicats d'internes ont appelé à une grève générale en France, pour alerter sur les conditions d'étude de ces futurs professionnels de santé. En dernier cycle d'études, ils représentent 40 % des effectifs des hôpitaux et signent 70% des prescriptions, selon l'intersyndicale des internes de France. Aujourd'hui, ils se font entendre parce qu'ils sont à bout. Pourquoi ? À quoi ressemblent ces études ? Pourquoi, finalement, se mobilisent-ils ? Paola Guzzo est allée les rencontrer. Episode 1 : Journée type en med'gé Benjamin à 32 ans, il est interne en médecine, en région parisienne. Tous les jours, il fait deux heures de trajet pour travailler dans un cabinet de médecine générale. Il nous raconte une journée type. Episode 2 : "Je ne sais pas si je vais pratiquer le soin" Sensible à la manière dont sont perçus les médecins, aux conditions d’apprentissage et d’exercice, Benjamin a fait une césure dans ses études de médecine, pour obtenir un master d’informatique. Il a fini par retourner vers la médecine, mais changé. Episode 3 : Qu'en disent les plus jeunes ? Dorian est externe en Alsace, et passionné par la médecine. Mais il ne s’attendait pas à de si rudes études, pendant l’internat, mais aussi pendant l’externat. Episode 4 : Craquage Interne aux urgences, sur-sollicitée, Marie a fini par faire un burn-out. Pourtant, elle l’aime son métier, mais pas dans ces conditions. Episode 5 : "On se bat depuis toujours" Pour se faire entendre et obtenir de meilleures conditions d’apprentissage, les syndicats d’interne en médecine font des grèves symboliques, des actions en justice et des étudiantes témoignent dans des médias, par exemple. Tout est bon pour continuer à intéresser de nouveaux étudiants et pallier, eux-mêmes, au manque de médecin et à la crise des vocations.

    Internes en médecine : des blouses blanches à bout de souffle
  3. 06/19/2023

    Enfants autochtones de Guyane : les oubliés de l’école républicaine

    À plus de 7000 km de la France métropolitaine, entre le Suriname et le Brésil, une enclave européenne en pleine Amérique du Sud : la Guyane française. Une terre de mixité ethnique où cohabitent plusieurs peuples, notamment les peuples autochtones. Pour ces peuples, l’accès et l’intégration à l’école républicaine sont compliqués. Et ce, depuis des années. Pourquoi la scolarisation est-elle toujours vécue comme un parcours du combattant pour les jeunes des peuples autochtones de Guyane ? Comment le « système » entretient-il ces difficultés ? Quels projets, quelles initiatives tentent de corriger les écarts entre ces jeunes-là et les autres ? Un reportage de Shirley Adelaïde  Épisode 1 - Historiquement « à l’écart » En Guyane française, les peuples autochtones n’ont pas les mêmes chances pour réussir à l’école. En cette fin d’année scolaire, nous voulions partager avec vous leur histoire. Pour la comprendre, il faut remonter le temps à l’époque des « Homes Indiens », ces établissements ayant scolarisé et évangélisé les enfants autochtones pendant des années en Guyane. Avec nous pour en parler, Hélène Ferrarini, journaliste et autrice du livre Allons Enfants de la Guyane (éditions Anarchasis).  Épisode 2 - Une enclave dans une enclave Pour les enfants issus des communautés autochtones guyanaises, le passage au collège ou au lycée est une étape très difficile. Il faut souvent quitter le foyer familial et aller en internat ou être hébergé dans une famille d’accueil, faute d’établissements scolaires proches des villages situés à l’intérieur des terres. Un véritable frein à la scolarisation de ces jeunes. Épisode 3 - Le parcours scolaire semé d’embûches d’un jeune Améridien Wayana-Teko  Depuis quelques années, Sakias est installé à Matoury, proche de Cayenne. Plus jeune, il a habité dans un village amérindien près de Maripasoula, à l’intérieur des terres. Agé de 27 ans aujourd’hui, il a dû affronter de nombreux obstacles dans son parcours scolaire. Il raconte au micro de Shirley Adélaïde.    Épisode 4 - Parviendra-t-on à « connecter » les territoires intérieurs ? En Guyane, les collèges et les lycées sont situés en grande majorité sur le littoral. Autrement dit, bien loin des villages amérindiens souvent enclavés dans le territoire et accessibles au terme d’un voyage particulièrement long. Comment faire pour rapprocher les enfants du système scolaire ? Un projet expérimental est sur le point d’être lancé.    Épisode 5 - Norino : le village de la réussite  Si les jeunes autochtones de Guyane font face à un décrochage scolaire massif, certaines histoires font figure d’exception. Notamment celles qui proviennent du village de Norino, où le fondateur s’évertue à réunir les conditions de la réussite.

    Enfants autochtones de Guyane : les oubliés de l’école républicaine
  4. 06/09/2023

    Médecins, on manque de bras

    Épisode 1 : Pourquoi manque-t-on de médecins ? Selon l'association UFC que choisir, un médecin généraliste sur deux refuserait de prendre de nouveau patients en tant que médecin traitant. Et ça, ce n'est qu'une moyenne. Certaines zones géographiques sont aujourd'hui de véritables déserts médicaux. Mais comment en est-on arrivé là ? Épisode 2 : Mieux exercer la médecine  Le métier de médecin n'est plus ce qu'il était. ​Aujourd'hui, la majorité des nouveaux praticiens choisissent d'être salariés plutôt qu'en activité libérale. Voilà pourquoi la commune de Clermont dans l'Oise a choisi de créer une maison de médecins pour les attirer. Épisode 3 : Les médecins européens au secours des patients français  Depuis 1993, chaque médecin européen peut exercer dans n'importe quel pays de l'UE. Une aubaine pour la France qui en raison d'un numerus clausus trop restrictif manque cruellement de praticiens. Mais l'expatriation de médecins coûte cher et peut engendrer des difficultés d'adaptation, explique Sophie Leroy de l'Association pour la recherche et l'installation de médecins européens. Épisode 4 : Contourner le numerus clausus  Entre 9 et 12 ans d'études, la formation pour devenir médecin nécessite travail, rigueur et abnégation. D'autant plus que le numerus clausus a limité le nombre de places dans les universités et rendu les concours plus rudes. Certains recalés du système universitaire français ont donc choisi de devenir tout de même médecins en effectuant leurs études à l'étranger. Revenus en France depuis, ils sont aujourd'hui reconnus et même recherchés.   Épisode 5 : Souffrir pour guérir  Ils sont officiellement près de 10 000 médecins, aux diplômes obtenus en dehors de l'Union européennes, à exercer aujourd'hui en France. Pour être inscrits à l'ordre des médecins, ils ont réussi un difficile concours et validé un parcours de formation et des stages. Mais dans les faits, ces médecins, ces PADHUE pour praticiens diplômés hors union européenne, sont en réalité beaucoup plus nombreux à exercer sur le territoire français sous des statuts précaires. Une situation que dénonce leur syndicat par la voix du Docteur Mohand Benoufella, chirurgien viscéral qui exerce en France depuis plus de dix ans sans véritable statut.

    Médecins, on manque de bras
  5. 06/02/2023

    Seconde main : une mode pas si verte

    Depuis quelques années, la mode de seconde main connaît un essor fulgurant. Alors que la fast-fashion continue ses ravages sur l’environnement et les droits humains, privilégier une consommation de seconde main apparaît comme un moyen idéal de s’habiller de façon éthique, voire de transformer l’industrie du vêtement. Mais ce marché en pleine croissance permet-il de faire reculer la production de vêtements de fast-fashion ? Quelle place ont la solidarité et l’écologie dans ce nouveau marché du vêtement d’occasion ? Dauphine Maureau a mené l'enquête. Épisode 1 : Tendance seconde main  Cette semaine, on décortique les récentes évolutions de la mode de seconde main. Un marché qui croît à 20% par an et qui se diversifie de plus en plus.  Épisode 2 : Le boom des plateformes Les plateformes de revente de vêtements en ligne ont eu un rôle important dans la popularisation de la consommation de seconde main. Mais elles font l’objet de plus en plus de critiques : loin d'encourager la sobriété, ces plateformes feraient tout pour pousser à la consommation.  Épisode 3 : Une occasion pour les marques Selon certaines estimations, le marché de la seconde main  pourrait dépasser celui du neuf d’ici à 2030. Face à cette croissance exponentielle, de plus en plus de marques de vêtements réagissent. Mais leurs nouvelles pratiques ne semblent pas freiner le rythme de la production de vêtement neuf ni en améliorer les conditions de fabrication…  Épisode 4 : "Si tu ne le portes pas, donne-le" L’arrivée de nombreuses entreprises privées sur le marché de la mode d’occasion n’a pas été sans conséquences pour les acteurs associatifs qui mettent la seconde main au service de la solidarité et de l’insertion.  Épisode 5 : une mode éthique est-elle possible ?  La mode de seconde main est devenue un marché globalisé et lucratif, un marché comme un autre, qui n’insuffle pas de réelle transition écologique et sociale dans l’industrie du vêtement. Alors comment aller plus loin ?

    Seconde main : une mode pas si verte
  6. 05/26/2023

    "Wuambushu" à Mayotte : plus de bleus dans l'océan

    Les destructions auront-elles lieu ? Comment se place la population de l'île face à cette démonstration de force ? Cette opération est-elle la réponse adéquate aux problèmes de l'île ? Cette semaine, Cyril Castelliti et Louis Witter nous emmènent sur les routes de l'île, au cœur de l'Océan Indien. Épisode 1 - Wuambushu : L'attente À Mayotte, 101ᵉ département français, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a lancé l'opération Wuambushu. 1700 policiers et gendarmes déployés pour lutter en quelques semaines contre l'immigration et les bidonvilles. Sur l'île, quelques jours avant son début annoncé, c'est l'angoisse qui prévaut. Épisode 2 - Wuambushu : Le faux-départ Après plusieurs jours, certains n'hésitent pas à décrire l'opération Wuambushu à Mayotte comme un fiasco. Des affrontements éclatent, aucun bidonville n'est détruit et les Comores commencent à refuser d'accueillir leurs ressortissants expulsés du 101ᵉ département français. Épisode 3 - Wuambushu : La résistance de Talus 2 Face à l'arrivée prochaine des bulldozers, le quartier de Talus 2 à Mayotte a décidé de résister. Organisé, il tente de tenir bon face à l'Etat. Pour beaucoup d'habitants, Français comme étrangers ou en situation régulière, la destruction du quartier serait un drame. Épisode 4 - Wuambushu : Le revival des Collectifs À Mayotte, les collectifs citoyens de 2018 font la pluie et le beau temps en matière de mobilisation sociale. Face au flottement de l'opération Wuambushu, ils remobilisent leurs troupes pour mettre la pression à l'État français. Épisode 5 - Wuambushu : Pas de soins pour les étrangers. Face au refus des Comores d'accueillir leurs expulsés, les collectifs des citoyens de Mayotte passent à la vitesse supérieure et bloquent en réponse l'accès aux soins des personnes étrangères. © Philippe LOPEZ / AFP

    "Wuambushu" à Mayotte : plus de bleus dans l'océan
  7. 05/17/2023

    Casserolades : la démocratie en ébullition

    Si depuis quelques semaines les concerts de casseroles ne cessent (en petits comme en gros comités), la méthode de protestation est loin d'être nouvelle ou même typiquement française. Voyage dans l'histoire des concerts de casseroles, du Moyen-Âge aux temps modernes, en quatre épisodes. Épisode 1 : Le 17 avril 2023, là où tout a commencé... On était présent à la première casserolade contre la réforme des retraites et le gouvernement. L'occasion de comprendre pourquoi la casserole a été utilisée (et est toujours utilisée) contre Macron et ses partisans. Épisode 2 : ... Enfin presque, des casserolades, il y en a eu bien avant 2023 Pendant le 1er confinement, il était impossible de manifester pour la traditionnelle fête du travail du 1er mai. Mais LFI trouve la solution : taper de la casserole depuis sa fenêtre pour se faire entendre. On a retrouvé celui qui a orchestré l'appel à la casserolade du 1er mai 2020. Quatre ans plus tôt, des concerts de casseroles animaient aussi toute la France dans le cadre du mouvement Nuit Debout. On a retrouvé l'un des membres du mouvement qui a participé à cette casserolade. Épisode 3 : Sons de casseroles dans la France du Moyen-Âge au XIXe siècle On retrace les origines des casserolades aux côtés de Jean Guarrigues, historien et président du Comité d’histoire parlementaire et politique. Épisode 4 : Quand la cuisine résonne dans les rues du monde Du Chili, à l'Islande, en passant par le Québec, redécouvrez les casserolades à échelle mondiale. On part à la rencontre d'Ana Tijoux, rappeuse franco-chilienne qui a récupéré les sons de casseroles de manifestation au Chili pour en faire l'instrumentale de l'un de ses tubes. Une série de Eitanite Partouche.  Crédit photo © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

    Casserolades : la démocratie en ébullition
  8. 05/04/2023

    Gare de Niolon : destination inclusion

    Épisode 1 : Prochain arrêt Niolon À quelques dizaines de km de Marseille, en contrebas des magnifiques calanques de la Cote bleu, se trouve la gare TER de Niolon. L’association T’Cap21 a investi les lieux. Elle propose un service de restauration et des chambres d'hôtes, tout en servant d’espace de formation à des jeunes en situation de handicap mental.  Épisode 2 : Réhabiliter une gare pour un projet d’inclusion En plus d'ateliers et de formations professionnelles, l'association propose aux personnes en situation de handicap un appartement pour apprendre les gestes du quotidien et devenir autonome. Dominique, la maman de Pierre-Laurent, l'un des jeunes en formation, raconte la genèse du projet. Épisode 3 : Renforcer l’autonomie des personnes formées Lucie est atteinte de trisomie 21. Elle est formée à la gare Niolon, en même temps que son compagnon Pierre-Laurent. Pendant l'interview que je fais avec elle, intriguée par mon matériel d'enregistrement, Lucie s’en saisit pour se raconter. Épisode 4 : Travailler ensemble On retrouve Christelle qui est employée et formatrice de l'association T’Cap 21. C’est sa première expérience de travail avec des collègues en situation de handicap. Épisode 5 : Destination inclusion Peu de personnes, à part les premiers concernés et leurs proches, savent réellement ce que signifie vivre en situation de handicap et tout son lot d'exclusions. Et si la Gare de Niolon pouvait être un espace de rencontre, pour casser les préjugés et faire avancer la société. Un reportage de Céline Grillon.

    Gare de Niolon : destination inclusion
  9. 04/26/2023

    Les quartiers d'évaluation de la radicalisation (QER) : Surveiller et punir.

    Fouilles systématiques, éloignement familial, isolement… Pour les détenus, le passage en QER est souvent bien plus difficile que dans leurs précédentes conditions de détention. Une série de Tristan Guérin et Oscar Baudouin Épisode 1 : C’est quoi un QER ? Peu connus du grand public mais célèbre dans le milieu carcéral, les QER sont des quartiers de détention très particuliers. Avant d’entrer dans le vif du sujet, voici quelques éléments de définition et un rapide historique de ce que sont ces quartiers d’évaluation de la radicalisation. Épisode 2 : Les musulmans principalement visés Christophe et Salif, deux personnes détenues, racontent comment ils se sont retrouvés en QER du jour au lendemain. Incompréhension des détenus, et amalgames de l’administration pénitentiaire, les critères de sélection pour entrer au QER posent question par leur opacité. Épisode 3 : Une garde à vue de 4 mois Comme il n’existe qu’une petite dizaine de QER sur le territoire français, les détenu.e.s subissent la plupart du temps un transfert d’établissement pour intégrer ces quartiers. Le niveau de sécurité y est maximale ce qui a des conséquences sur les conditions de détention de personne détenues. Épisode 4 : Évalués ou surveillés ? L’évaluation que subissent les personnes détenues en QER se confond souvent avec la surveillance dont elles font l’objet. Comment ce type d’évaluation prend-elle forme ? Comment l’administration pénitentiaire décide qu’un individu est « radicalisé » ? Salif et Christophe nous racontent. Épisode 5 : Le passage en QER : un stigmate pour les détenus Si initialement les QER visaient à mieux accompagner les personnes détenues dans leur parcours pénitentiaire, ils ont aujourd’hui d’autres fonctions. Utilisation dans les procès, influence sur les demandes d’aménagement de peine… Un passage en QER peut avoir de lourdes conséquences pour les personnes détenues alors même que ces dernières n’ont pas été considérées comme « radicalisées ».

    Les quartiers d'évaluation de la radicalisation (QER) : Surveiller et punir.
  10. 04/20/2023

    Adoption : parole aux premiers concernés

    Épisode 1 : Les adopté·e·s prennent la parole Cette semaine, on vous emmène à la rencontre de six personnes adoptées pour comprendre comment les premiers concernés vivent et pensent l’adoption. Dans ce premier épisode, on vous propose de questionner une première idée reçue sur l’adoption : est-elle réellement pensée dans l’intérêt des personnes adoptées ?  Épisode 2 : Les adoptions illégales Le 6 février 2023, les historiens Yves Denéchère et Fabio Macedo publient une étude qui confirme la récurrence et le caractère systémique des pratiques illicites dans l’adoption internationale. Des pratiques déjà dénoncées depuis de nombreuses années par des organisations de personnes adoptées.  Épisode 3 : Politiser l'adoption En France, l’adoption est souvent perçue comme un acte vertueux, voire charitable.  Mais de plus en plus de personnes adoptées remettent en cause ce discours et cherchent à analyser les rapports de pouvoir qui façonnent l’adoption.  Épisode 4 : Pour une meilleure prise en charge de la santé mentale des adoptés Selon une étude publiée en 2013 par l’Académie Américaine de Pédiatrie, les personnes adoptées sont quatre fois plus susceptibles de commettre des tentatives de suicide que les personnes non-adoptées. Face à ces chiffres, les personnes adoptées sont nombreuses à remettre en cause notre système d'adoption et à revendiquer un meilleur accompagnement psychologique. Épisode 5 : Raconter son adoption, un acte politique La parole des adopté·e·s est aujourd’hui encore infantilisée et invisibilisée au profit de celle des familles adoptantes et des organismes d’adoption. Dans ce contexte, se réapproprier la narration est un enjeu fondamental de la lutte des personnes adoptées pour défendre leurs droits.  Une série de Dauphine Maureau Illustration : Franca Potier et Joohee Bourgain de l'association AdoptEcoute au Forum des associations de Lille en octobre 2022 © Dauphine Maureau

    Adoption : parole aux premiers concernés
  11. 04/17/2023

    Méga bassines : la guerre de l'eau

    Dans le département des Deux-Sèvres, une mobilisation s’est tenue pour lutter pour contre les réserves de substitution, appelées aussi "Méga-bassines". Notre reporter Paola Guzzo y était. Dans le reportage de la semaine, nous nous plongeons au cœur du problème. Qu'est-ce qu'il se passe au juste et pourquoi est-ce que cela déchaîne autant les passions ?  Episode 1 - No Bassaran Le 25 mars dernier, 30 000 personnes ont décidé de participer à une manifestation interdite, selon les organisateurs. Elles ont pris le chemin de Sainte-Soline, dans le département des Deux-Sèvres, pour manifester contre les réserves de substitution, qu'elles appellent aussi "Méga-bassines". Pour eux, c'est l'accaparement par de rares exploitants d'un bien commun qui se raréfie, qui entretient un modèle d'agriculture qui devrait disparaître (l'agro-industrie) et ces bassines ont aussi un impact sur le milieu naturel, la biodiversité et la qualité de l'eau. Nous y étions. Épisode 2 - Anti-bassines : le jour d'après Au lendemain de la manifestation, on parle de 47 blessés du côté des forces de l’ordre, près de 200 côté manifestants dont l’un d’eux gravement touché à la tête, au pronostic vital engagé. Mais sur ces trois jours de mobilisation, la cause de l’eau a rassemblé comme jamais. Quel bilan tirent-on du côté de l’organisation ? Épisode 3 - Et du côté des pro-bassines ? Les réserves de substitutions ont été pensées pour aider les exploitants agricoles qui utilisent de l’eau à en avoir l’été. Pour beaucoup d’agriculteurs pro-bassines, il faut continuer à exporter pour que la France reste une puissance agricole. Pour le rester, pour que ce soit rentable pour eux, pour rembourser leurs prêts et produire assez, il faut de l’eau et des pesticides. Ils estiment aussi que le niveau des nappes l’hiver le permet. Philippe Robion est irrigant, il profite d’une méga-bassine, à une vingtaine de minutes, en voiture, de celle de Sainte-Soline. Épisode 4 - Pesticides : de gros efforts à fournir Pour bénéficier de l’eau provenant d’une réserve de substitution, aussi appelée « retenue d’eau », il faut signer un protocole avec les représentants de l’Etat, qui financent ces projets à hauteur de 70%. Et il est conseillé de s’engager à entrer dans un processus de transition de son activité, donc de pratiquer une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Utiliser moins d’eau, moins de pesticides. Qu’en est-il aujourd’hui ? Réponse avec Vincent Bretagnolle un scientifique qui s’est battu pour un engagement réel des agriculteurs et des éleveurs. Épisode 5 - Renouer le dialogue Ces réserves de substitution sont elles réellement une solution viable pour l’agriculture de demain ? Que disent-elles de la politique de l’eau actuellement appliquée en France ? D’où vient le problème et comment le régler ? Chercheuse au CNRS et spécialiste de ces questions, Julie Trottier revient sur ce sujet qui cristallise tant de tensions.

    Méga bassines : la guerre de l'eau
  12. 04/05/2023

    En Guyane, les transformations du carnaval

    Les colons français venus s’installer en Guyane au 17e siècle y ont importé leurs coutumes et traditions, en particulier la tradition chrétienne, qui célèbre les jours gras avant la période du carême : le carnaval. Une tradition sacrée que les Guyanais ont adoptée et adaptée, et qui a beaucoup changé au fil du temps, surtout ces dernières années. Le développement économique du carnaval, notamment, prend de plus en plus l’ampleur. Ce développement se fait-il au détriment de la préservation des traditions ? À qui en bénéficie-t-il ? Quels sont les enjeux de la modernisation du carnaval ? Cette semaine, Shirley Adélaïde est partie en quête de réponses, en parcourant les routes de cette enclave française en pleine Amérique du Sud. Épisode 1 : Portrait du carnaval guyanais  Comme à chaque début d’année, la Guyane toute entière s’anime pour le carnaval. Pendant quasiment deux mois, de l’Épiphanie au mercredi des cendres, la population vit au rythme de cette fête sacrée. Une fête qui comprend ses codes et ses spécificités, comme nous l’explique Philippe Alcide dit Clauzel, chef d’entreprise guyanais et grand passionné de carnaval. Épisode 2 : Mondialisation et croissance de la population : quels effets sur le carnaval ? Dans les années 1980, pendant les cavalcades de rue - très spontanées à l'époque - on pouvait voir des voitures circuler sur le trajet des carnavaliers qui défilaient. Chose qui paraît inconcevable aujourd’hui tant l’événement est structuré par les organisateurs. Un exemple parmi tant d’autres transformations à l'œuvre dans le carnaval guyanais depuis plusieurs décennies. Quels sont les grands changements qui ont modifié le carnaval ? Isabelle Hidair-Krivsky, professeure d’anthropologie à l’Université de Guyane, pour qui  “le carnaval est le reflet de la société”, nous répond. Épisode 3 : « On veut être les plus beaux, mais aussi les plus riches » Aujourd’hui, plus que jamais, le facteur économique a pris les rênes du carnaval guyanais. Les bals parés masqués, comme les défilés de rue, n’échappent pas à cette nouvelle règle. Nous retrouvons l’anthropologue Isabelle Hidair-Krivsky, qui nous décrypte ce phénomène. Épisode 4 : Un business profitable aux artistes et organisateurs Traditionnellement, on parle du “touloulou du samedi soir” en référence aux femmes guyanaises qui se déguisent de la tête aux pieds lors des bals parés masqués ayant lieu habituellement le samedi soir. Aujourd’hui, si on “fait” toujours touloulou le samedi soir, d’autres soirées se sont ajoutées, du lundi… au dimanche. Une intensité de la fête que certain.e.s Guyanais.e.s critiquent vivement, car elle semble oublier certains fondamentaux de la tradition. Dans ce quatrième épisode, rencontre avec Sylvestre Saül, chef d’orchestre du groupe de musique Karnivor. Il nous partage son point de vue en tant qu’artiste. Épisode 5 : Objectif UNESCO Et si le touloulou, personnage emblématique du carnaval guyanais, rejoignait le patrimoine culturel immatériel de l’Unesco ? C’est l’objectif ou plutôt le combat de l’Observatoire régional du carnaval dont fait partie Marie-Line Brachet Cesto. Elle nous en parle dans le cinquième et dernier épisode, au micro de Shirley Adélaïde.

    En Guyane, les transformations du carnaval
  13. 03/30/2023

    Le 49.3 de trop

    Épisode 1 : "49.3 ou pas, on n’en veut pas !" Jeudi 16 mars 2023. Après des semaines de mobilisation sociale contre son projet de réforme des retraites, Élisabeth Borne annonce recourir à l’article 49.3 de la constitution pour faire adopter le texte. Un nouveau chapitre du mouvement social s’ouvre. Loin de décourager, l’utilisation du 49.3 ravive la colère et la détermination de l’opposition. Après l’annonce, à Paris,  le rendez-vous est donné Place de la Concorde, où des milliers de personnes se réunissent jeudi et vendredi soir pour protester devant l’Assemblée Nationale.  Épisode 2 : La contestation se durcit  Pour beaucoup d’opposant·e·s à la réforme, face à un gouvernement sourd aux revendications d’une grande partie de la population, l’heure est au durcissement du mouvement. Convaincu·e·s que l’agenda de l’intersyndicale est insuffisant, de nombreux·ses militant·e·s appellent à des actions spontanées. Samedi 18 mars, je me rends aux Halles, à Paris, où le Réseau pour la Grève Générale et le mouvement Alternatiba ont appelé à un rassemblement.   Épisode 3 : Face à la répression L’utilisation du 49.3 pour faire adopter la très contestée réforme des retraites a entraîné un sursaut du mouvement social, mais celui-ci s’est accompagné d’un durcissement de la répression. Militant·e·s, avocat·e·s et élu·e·s dénoncent la brutalité des forces de police et la multiplication des gardes à vue arbitraires. Le week-end suivant l’annonce du 49.3 a en effet conduit à de nombreuses arrestations. Parmi les personnes gardées à vue, des mineur·e·s, des syndicalistes, des journalistes et de nombreux·ses étudiant·e·s. Épisode 4 : Au cœur de la grève, determination et solidarité Après plusieurs semaines de lutte contre la réforme des retraites, l’annonce d’un 49.3 aurait pu démoraliser les grévistes. Pourtant, celui-ci semble avoir plutôt ravivé leur détermination et renforcé les élans de solidarité à leur égard.  Épisode 5 : L’heure du verdict  Lundi 20 mars, après quatre jours d’intense mobilisation, les regards sont tournés vers l’Assemblée Nationale, à l’heure du vote des motions de censure. A Paris, retraité·e·s, cheminot·e·s en grève et étudiant·e·s se retrouvent Place Vauban en attendant les résultats. Cet après-midi, l’ambiance est calme et les opposant·e·s à la réforme nourrissent peu d’attente quant au résultat du vote.

    Le 49.3 de trop
  14. 03/23/2023

    Une loi anti-squat emménage au Parlement

    Dans la cité phocéenne, les plans squat circulent de bouche à oreilles ou via les collectifs militants sur Télégram ou Signal. Derrière les tentatives utopiques, c'est aussi une fatalité dans une ville qui compte 80 000 logements sociaux pour plus de 100 000 demandes. Mais peu importe la situation, le·la squatteur·se n’a pas bonne presse. Un projet de loi antisquat est passé en première lecture à l'Assemblée et au Sénat en décembre et février dernier. Épisode 1 : La loi anti-squat dans les hémicycles À l’Assemblée, la loi anti-squat a fait s'égosiller nos élu·es. Le 3 février dernier, elle a été adoptée au Sénat et devrait refaire la navette à l’Assemblée très prochainement pour être définitivement adoptée et appliquée. Aujourd’hui, notre reporter Anaïs Delmas a tendu le micro à des élus des Bouches-du-Rhône pour qui cette loi est synonyme de catastrophe pour les plus précaires… ou de bénédiction pour les petits propriétaires. Épisode 2 : Habitants vs promoteurs, David contre Goliath Pendant que tous les centres-villes des métropoles françaises ont succombé à la gentrification, la cité phocéenne semble résister encore un peu à l’envahisseur. À Marseille, les habitants des quartiers populaires du centre-ville désespèrent et tentent tant bien que mal de montrer les crocs face aux promoteurs. Aujourd'hui notre reporter Anaïs Delmas nous emmène à la rencontre de collectif et association qui s'inquiètent de la mise en place de la loi anti-squat. Épisode 3 : Qui sont vraiment les squatteurs ? Est-ce que tous les squatteurs sont des punks anarchistes ? Est-ce que tous les squats se font sur le dos de petits propriétaires partis en vacances ? Bref, aujourd'hui, on va découvrir ce qui pousse des personnes à vivre en squat avec la parole d'une personne concernée. Épisode 4 : Le Saint-Bazile : du squat à la CADA autogérée Une CADA c'est un centre d'accueil pour les demandeurs d'asile et à Marseille il n'y a jamais assez de place. Les principales alternatives qui s'offrent aux demandeurs d'asile c'est le squat, souvent contrôlé par des marchands de sommeil ou la rue. Alors, quand un petit miracle éclot dans la cité phocéenne comme le Saint-Bazile, tout le monde applaudit. Notre reporter Anaïs Delmas nous embarque sur place. Épisode 5 : Le CLIP Et Manifesten : la propriété pour tous ? Parce que derrière le squat se cache le mal logement, l’impossibilité de l’accès à la propriété et la gentrification, un collectif de petits malins, le CLIP, a pris exemple sur des Berlinois·es et est parvenu à écarter toute dérive liée à des spéculations immobilières. On retourne à Marseille, pour les deux ans du rachat de Manifesten via ce petit ficelage juridique. Une série de reportage de Anaïs Delmas.

    Une loi anti-squat emménage au Parlement
  15. 03/08/2023

    Nos voix contre le patriarcat : plongée dans La Criée

    Épisode 1 : Un week-end à la Criée De plus en plus de chorales féministes naissent en France. On les croise en manif, dans des bars ou des lieux militants. Mais qui sont-elles et qu'est-ce qu'une chorale féministe ? Aujourd'hui, on part rencontrer la chorale féministe de notre reporter Paola Guzzo, La Criée, basée à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Épisode 2 : Les chants militants Hier, nous rencontrions La Criée, chorale féministe de Montreuil. Mais que trouve-t-on dans le carnet de chant d'une chorale féministe ? Des chants contre Gérald Darmanin, certes, mais quoi d'autre ?  Épisode 3 : En manif avec l'interchorale Les chorales féministes ont leurs propres carnets et leurs propres rendez-vous. Certaines se retrouvent une fois par mois, d'autres, une fois par semaine. Mais parfois, ces chorales se retrouvent au même endroit : en manif. Et elles chantent ensemble. Aujourd'hui, dans une saison en France, on fonce en manif.  Épisode 4 : Un phénomène qui s'étend Où sont les chorales ? Est-ce que l'histoire de La Criée peut se généraliser aux chorales féministes de France ? Notre reporter Paola Guzzo vous donne quelques éléments de réponse aujourd'hui.  Épisode 5 : L'avenir de la Criée Le chant comme outil de lutte, ça ne date pas d'hier. Mais les chorales féministes sont un phénomène en pleine expansion, depuis au moins 2015, et surtout 2020, comme nous l'avons appris dans l’épisode 4. Aujourd'hui, au lieu de parler du passé, on parle du futur, de l'avenir de la Criée.

    Nos voix contre le patriarcat : plongée dans La Criée
  16. 03/02/2023

    Astrologie, tarot, cristaux… : les spiritualités alternatives

    Des cartomanciennes deviennent les reines de nos soirées et différentes formes de yoga émergent. Astrologie, tarot et cristaux guident les décisions du quotidien. Un mouvement en quête de sens, de fun et de spiritualité.  Épisode 1 : La zodiaque block party, en non-mixité astrologique  Pour comprendre cet engouement, rien de mieux que d’assister à une zodiaque party, des soirées en non-mixité astrologique organisées par un artiste bien connu chez Nova, Gystere.  Épisode 2 : L’astrologie pour les nuls  Si l’astrologie se démocratise, c’est loin d’être une pratique nouvelle, au contraire, on remonte ses origines à l’Antiquité. C’est une pratique assez complexe d’interprétation des étoiles, qui n’est pas reconnue scientifiquement. Heureusement, Camille vulgarise tout ça pour nous.  Épisode 3 : Le tarot, vers une démocratisation de la diseuse de bonne aventure  nous rencontrons Lucile, une infirmière de 32 ans, qui pratique la cartomancie. C’est un art divinatoire, utilisant un jeu de cartes, le tarot. Le tarot date du Moyen-âge. Il se compose de figures allégoriques censées représenter des étapes de la vie d’une personne. Pour tirer les cartes, les cartomanciennes suivent leur instinct, mais il est d’usage de répartir le tirage en trois parties :l e passé, le présent et le futur.  Épisode 4 : Les cristaux, vers un soin spirituel ?  Dans la famille des spiritualités alternatives, un accessoire revient souvent : les cristaux. Quartz, améthyste, topaze ou agate trônent désormais sur les étagères...  Épisode 5 : Le smai tawi, le yoga ancestral des afro-descendants Pour le dernier épisode de cette série, je suis allée à la rencontre de Kâ, une prof de yoga pas comme les autres, qui pratique un art ancestral d’Égypte antique. J’ai eu l’opportunité d’assister à un de ses cours dans le 13e arrondissement de Paris.

    Astrologie, tarot, cristaux… : les spiritualités alternatives
  17. 02/24/2023

    La fin de vie, vers la fin d'un tabou ?

    Qui choisit d'éteindre la lumière de la vie et dans quelles conditions ? C’est ce qui est à découvrir dans ce reportage. Épisode 1 : Faire entendre sa voix Depuis 2016, et la loi Claeys-Leonetti, les médecins ne sont plus seuls à décider des derniers instants de la vie des patients.  Chaque Français peut rédiger des directives anticipées et ainsi dicter ses volontés quant aux soins médicaux qu'il veut ou ne veut pas recevoir dans le cas où il serait inconscient ou en incapacité de les dicter.  Encore faut-il savoir rédiger ces directives. À l'hôpital de Poitiers, des ateliers sont organisés à cet effet.  Épisode 2 : Abréger les souffrances, sans tuer  Les soins palliatifs ont pour objectif d'aider à maintenir au maximum la qualité de vie de patients atteints d'un handicap ou d'une maladie grave. Le but n'est donc pas forcément de soigner, mais de soulager les malades qui se présentent, pour les conduire à de meilleures conditions de vie. Il n'empêche, 60% des patients qui entrent dans ce service s'éteignent et sont pour cela accompagnés par toute une équipe. Visite au centre des soins palliatifs de l'hôpital de Lille.   Épisode 3 : Choisir le jour du départ  Elle ne veut pas d'une mort longue et douloureuse. Après avoir appris qu'elle était atteinte de la maladie de Charcot, Katherine Icardi Lazareff, 62 ans, a choisi d'aller mourir en Belgique. Elle partira dans les conditions qu'elle a choisies et quand elle l'aura décidé, grâce à la légalisation de l'euthanasie dans ce pays. Et trouve injuste de ne pas pouvoir mourir à Paris, auprès des siens, parce que la loi française l'interdit.  Épisode 4 : Au nom du respect des consciences  L’euthanasie en France est aujourd'hui considérée comme un crime, punissable de peines allant de trente ans de réclusion criminelle à la perpétuité. Voilà pourquoi des centaines de Français choisissent de s'exiler en Belgique ou en Suisse pour mettre fin à leurs jours et bien souvent s'épargner de terribles souffrances.  Alors que la légalisation de l'euthanasie fait débat, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité milite depuis 1980 pour que soit respecté le droit des personnes qui veulent en finir. Les explications du président de l'ADMD, Jonathan Denis.  Épisode 5 : Éviter les dérives ! Ils sont 185, des citoyens de toute la France à se réunir régulièrement depuis début décembre. Tirés au sort, ils ont pour mission d'évaluer les conditions actuelles de l'accompagnement de la fin de vie et de proposer d'éventuels changements. Au fil des semaines et après de nombreuses auditions des professionnels de santé et d'associations, leur opinion se forge. Nombreux sont ceux qui penchent en faveur d'une légalisation de l'euthanasie, mais craignent des dérives.

    La fin de vie, vers la fin d'un tabou ?
  18. 02/15/2023

    Breton : des jeunes ravivent la breizh

    Malgré l'existence d'écoles en breton et les efforts de la région, on la considère comme une langue en voie de disparition. Pourtant, dans un bastion du finistère, de plus en plus de trentenaires se remettent à l'apprendre. Pourquoi ? Est-ce un phénomène isolé ? Cette semaine, Paola Guzzo est partie en quête de réponses du côté de Douarnenez. Épisode 1 : Bretonneries entre amis La langue bretonne est en voie de disparition, mais dans un petit bastion du Finistère, des trentenaires tentent de raviver la flamme. On s'invite dans un apéro entre trentenaires, à Douarnenez.  Épisode 2 : Le breton comme lien social Josic est breton, mais du côté de chez lui, la langue parlée, c'était plutôt le gallo. Une autre langue dont les locuteurs baissent. L'année dernière, il s'est installé à Douarnenez, et s'est décidé à faire une formation intensive pour apprendre le breton. Épisode 3 : Bretonnants débutants Cette semaine, retour à l'école, dans une formation intensive de breton à Quimper. Là-bad, d'enthousiastes trentenaires débutent en breton et s'apprètent à passer 6 mois à penser breton, manger breton et rêver en breton. Épisode 4 : Vivre le breton au quotidien Les jeunes locuteurs natifs du breton sont rares. Bleuenn en fait partie. Elle a fait sa scolarité en breton, ses parents lui parlaient breton à la maison et maintenant, elle travaille en breton. Direction son lieu de travail, dans une école Diwan, entièrement en breton. Épisode 5 : Un phénomène isolé ? Les trentenaires qui se remettent au breton ont l'air nombreux à Douarnenez, il y en a aussi de plus en plus en formation, mais est-ce localisé, ou un mouvement plus global ? Le spécialiste Erwan Le Pipec nous propose une réponse. Une série de Paola Guzzo.

    Breton : des jeunes ravivent la breizh
  19. 02/06/2023

    Pourtant, que la montagne est sèche

    Les Pyrénées sont l'illustration de ce qu'il se passera dans plusieurs années dans les Alpes.  La série a été tournée la semaine du 9 janvier. Depuis la neige est tombée et la saison devrait être sauvée. Mais jusqu'à quand ?  Épisode 1 : Pas de neige l'hiver, pas d'eau l'été Direction les Hautes-Pyrénées où il a fait 20 degrés à Noël. D'année en année, la douceur s'installe, et le neige ne vient pas. La météo occupe donc tristement les conversations pendant toute la période hivernale. Et les pratiques des locaux s'en trouvent bousculées.   Épisode 2 : La fonte des glaciers Premiers témoins du dérèglement climatique : les montagnes et leur glacier. Dans cette région du sud-ouest de la France, la température a augmenté de 1,2°C depuis 1949. Et les précipitations ont baissé de 2,5 % par décennie au cours des 50 dernières années. On a rendez-vous avec un glaciologue, spécialiste des Pyrénées, pour savoir comment se portent ces glaciers.  Épisode 3 : Le ski en pâtit On part à la station de ski du Grand Tourmalet, toujours dans les Hautes-Pyrénées. Après un noël anormalement doux, la station attend avec impatience la neige pour pouvoir pleinement ouvrir son domaine, et faire son chiffre de l'année. Comment faire pour rester ouvert quand la neige ne vient pas ? Comment travailler la neige ? Réponses dans cet épisode.  Épisode 4 : Saisonniers en danger On est toujours à la station de ski du Grand Tourmalet dans les Hautes-Pyrénées. Les 250 saisonniers ont commencé la saison en chômage partiel à cause du manque de neige. On part à la rencontre de ceux qui font tourner les stations de ski, aussi bien responsable de remontées mécaniques que moniteurs de ski, pour voir comment ils envisagent l'avenir de leur métier.  Épisode 5 : Préparer l'avenir Certaines stations se préparent déjà à ne plus pouvoir vivre uniquement du ski de piste. C'est le cas de celle d'Hautacam, toujours dans les Hautes-Pyrénées. Depuis cinq ans, elle mène un vaste projet d'aménagement pour garantir sa survie "Quelle que soit la météo". Un podcast de notre reporter Alexandra Sirgant.

    Pourtant, que la montagne est sèche
  20. 01/23/2023

    Le blues des enseignants

    Après les années Blanquer, la crise sanitaire, l'assassinat de Samuel Paty, le métier de prof ne semble plus faire rêver… Est-ce que le métier traverse une crise de vocation, une crise de sens ? Le blues des enseignant.e.s, une série de reportages de Pauline Josse.   "Le grand bain" Épisode 1 : À la rentrée prochaine, il y aura à nouveau des postes d’enseignants laissés vacants, faute de candidats. C’est ce que prédisent les derniers chiffres des inscrits au concours du CAPES, le concours pour les professeurs du premier et second degré.  À en croire ces chiffres, être prof, ça ne fait plus rêver. À tel point que certain.e.s comme Louise, pourtant en début de carrière, décident de démissionner.  "Crise de vocation ?" Épisode 2 : Chaque année, le nombre de candidats aux concours de l’enseignement, toutes disciplines confondues, baisse - alors que le vivier d'étudiants reste le même - jusqu’à laisser des chaises vides le jour de la rentrée. Pierre Périer, sociologue spécialiste de l’enseignement, auteur de l’ouvrage "Professeurs débutants, les épreuves de l’enseignement" observe une crise de recrutement qui s'aggrave années après années.  "Des conditions de travail dégradées" Épisode 3 : Manque de candidats, démissions en hausse, crise de sens… Ce mal-être généralisé dans les rangs des enseignants est objectivé par des dégradations successives des conditions de travail, comme nous le raconte Maud Valegeas, co-secrétaire fédérale du syndicat Sud Éducation. "Le manque de reconnaissance" Épisode 4 : Longtemps auréolé de respect, le métier de prof est aujourd’hui associé à tout un tas de clichés péjoratifs qui laissent croire à un prétendu confort de vie plus important qu’ailleurs avec des congés réguliers, des horaires fixes, etc. Comme si être devant un groupe d’enfants et leur transmettre des savoirs était inné et évident. Le décalage entre cette vision du métier et le vécu réel des enseignants est difficile à vivre pour nombre d'entre eux. "Durer dans le métier"  Épisode 5  : Avec toutes les difficultés évoquées dans les précédents épisodes, comment durer dans le métier ? À quoi l'éducation nationale tient ? Mara Goyet, professeur d'histoire géographie, n'a pas de recette magique. Mais dans son dernier livre "Finir Prof, peut-on se réconcilier avec le collège ?" l'autrice raconte comment elle continue d'aimer son métier.  Une série de podcasts en cinq épisodes de Pauline Josse pour Une saison en France.

    Le blues des enseignants
  21. 01/19/2023

    Les soirées safe

    Le harcèlement et les agressions sexuelles sont le lot de beaucoup de femmes et de minorités. En tant que grosse fêtarde, Estelle Ndjandjo s’est intéressée à ses soirées, assos, entreprises qui transforment les milieux festifs en lieu plus sûr pour toutes et tous. "Préparer une soirée safe"  Épisode 1 : Rencontre avec les organisatrices de la soirée La Chatte en feu : la stand-uppeuse Camille Lorente et la DJ Louise Petrouchka. Au programme une ambiance très caliente et surtout sans relous.  "Les fêtes non mixtes" Épisode 2 : De toutes les soirées non mixtes de France, La Bringue est sans nul doute la plus prisée. La Bringue c’est une soirée 100 % filles qui s’est déjà implantée à Paris, Lille, Lyon, Marseille et Toulouse. En toute honnêteté, notre journaliste a déjà fait plusieurs bringues et elle ne s’est jamais autant sentie en sécurité que là-bas.  "Les black-out : le grand danger pour les minorités" Épisode 3 : La pandémie des piqûres en soirée a quasiment invisibilisé le reste des agressions commises contre des femmes et des minorités de genre. L’une des agressions les plus communes consiste à verser implicitement une substance toxique dans un verre, et d’attendre que la personne perde conscience pour l'agresser. Mia, 32 ans, DJ, a accepté de partager son expérience.  "Consentis : Prévenir les comportements sexistes en milieu festif"  Épisode 4 : L’association Consentis mène des campagnes de prévention contre les violences sexistes et sexuelles en milieu festif. Ce collectif, créé quelques mois après le début de la vague #metoo, n’hésite pas à mener des campagnes de prévention au cœur des soirées. "Le nouvel accessoire safe en soirées"  Épisode 5 : ​​Pour le dernier épisode de la série, notre reporter est allée à Lille, plus précisément au Nox Club. Cet établissement a pour particularité de travailler avec Drink Watch une entreprise qui fournit des capuchons de verres made in France, destinés à protéger la surface de nos boissons. Une série de podcasts en 5 épisodes d'Estelle Ndjandjo pour Une saison en France

    Les soirées safe
  22. 01/13/2023

    Migration : quel accueil pour les enfants ?

    Tant qu’ils ne seraient pas logés, ils dormiront là, place du Palais Royal, devant le Conseil d’État. L’occupation de la place a duré 5 jours dans un froid polaire, puis ces jeunes ont été « mis à l’abri » par la Préfecture de Paris. Mais où, et combien de temps ? D’ailleurs, qu’est-ce que cela dit de l’accueil, en France, des mineurs isolés étrangers, en 2022 ?  “Allez les bleus !”Épisode 1 : Le soir de la finale de la coupe du monde de football, l’association Timmy organisait une projection du match dans ses locaux, pour les mineurs isolés étrangers qu’ils suivent au quotidien. Une bouffée d’air frais dans un quotidien souvent difficile… Rencontre avec Alpha et Oumar.  "L’école à deux heures de chez soi"Épisode 2 : Après 5 jours à dormir dehors, dans le froid, place du Palais Royal, les jeunes ont été relogés par la Préfecture de police de Paris. Mais où, dans quelles conditions et pour quelle durée ? Loin, en ce qui concerne Sidibé, 15 ans. Avec deux associations soutiens, il nous raconte. "Plus de 50% finalement mineurs"Épisode 3 : Alors que la France a ratifié des conventions internationales relatives aux droits humains, elle laisse des enfants dormir dans la rue : les avocates Élodie Lefebvre et Catherine Delanoë-Daoud s’insurgent des incohérences qu’elles voient au quotidien, lorsqu’elles défendent des mineurs isolés étrangers. "Présomption de minorité"Épisode 4 : C’est France Terre d’Asile qui, il y a six mois, a remporté l’appel d’offre pour évaluer la minorité des jeunes qui se présentent seuls en France. Et pour eux, ce système, même s’il est décrié par les associations, fonctionne très bien…   "Sécurisation des frontières"Épisode 5 : Sur le terrain, beaucoup de jeunes dorment à la rue. Au niveau politique, un nouveau projet de loi asile et immigration devrait durcir encore plus les conditions d’accueil en 2023. Qu’en est-il si l’on regarde au niveau de l’Europe ? La préfecture de police de Paris, les ministères de l’Intérieur et de la Justice ont été sollicités pour ce sujet, ont d’abord répondu, mais n’ont pas donné suite.  Une série de reportages réalisée par Paola Guzzo.

    Migration : quel accueil pour les enfants ?
  23. 01/06/2023

    Baisse de la fertilité : pourquoi est-il plus difficile de faire des enfants ?

    En France, un couple sur six rencontre des difficultés pour concevoir un enfant, ce qui représente 3,3 millions de personnes. Ce chiffre ne cesse de croître. Selon les données de l’Agence de la biomédecine, en 2019, il y a eu 157 000 tentatives de procréation médicalement assisté (PMA) contre 150 000 en 2016.  Pourquoi est-il de plus en plus difficile de faire des enfants ?  Une série de reportages signée Wassila Belhacine.  "L'infertilité vécue dans sa chair"Episode 1 : Depuis quatre ans, Laure et Mathias vivent au rythme des rendez-vous gynécologiques, des spermogrammes, des prises d’hormones et des déceptions après l'échec d'une énième PMA. Laure est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques. Ils témoignent de la frustration et de la culpabilité engendrées par leur infertilité. "Pourquoi avons-nous du mal à avoir des enfants ?"Episode 2 : Pourquoi l'infertilité progresse-t-elle ? Estelle Dautry, autrice de l'essai "Génération infertile" et Nelly Achour, biologiste de la reproduction, responsable du laboratoire de fécondation intro à l’hôpital Antoine Béclère, explorent les raisons sociologiques et médicales qui expliquent l'accroissement de l'infertilité. "Le parcours du combattant"Episode 3 : Après le constat de l’infertilité commence le combat de la procréation médicalement assistée. Prises de sang, stimulation hormonale, analyses médicales, misogynie… Coline et Come, parents d'une petite fille issue d'une PMA, racontent un parcours de violences. Mais pourquoi est-ce si difficile de faire une PMA en France ? Virginie Rio, cofondatrice de l'association Collectif BAMP, association de patients de l'Assistance médicale à la procréation et de personnes infertiles, explique pour Radio Nova les manquements en matière de PMA en France. "Un problème de santé publique nié"Episode 4 : Malgré ses multiples conséquences, l'infertilité demeure un sujet peu débattu, mal connu, trop souvent ignoré. Sophia Rakrouki, sage-femme responsable du pôle préservation de la fertilité à l'hôpital Jean Verdier de Bondy, revient sur les raisons de ce tabou. "Comment résoudre l'infertilité ?"Episode 5 : L'infertilité est-elle une fatalité ? Éléments de réponse avec le professeur Samir Hamamah, chef de service de la biologie de la reproduction du CHU de Montpellier et auteur d'un rapport sur les "causes de l'infertilité, vers une stratégie nationale de lutte contre l'infertilité" pour le Ministère de la Santé et de la prévention.

    Baisse de la fertilité : pourquoi est-il plus difficile de faire des enfants ?