L’entrevue présente June Thrasher, aussi connu sous le nom de Kaylin, dans le cadre de l’émission consacrée aux artistes qui se produisent à Folk on the Rocks. Il explique que June Thrasher est un projet électronique né après environ 25 ans passés à jouer dans des groupes, une pratique devenue plus difficile à concilier avec ses déplacements et son travail. Kaylin dit que le projet a commencé comme une musique ambiante électronique, puis a évolué vers des morceaux plus dansants et parfois plus lourds. Il précise qu’il est batteur de formation, avec un parcours passé par le métal, le hardcore punk, le shoegaze et le rock indépendant. Il ajoute qu’en parallèle, il travaille à temps plein dans le milieu musical, notamment pour Sask Music, et qu’il aide les artistes depuis 12 ans à développer leur carrière, faire des tournées et élaborer des plans marketing. Lorsqu’on lui demande de décrire son univers sonore, il compare son approche à l’ambiance de la première saison de Stranger Things. C’est cette bande sonore qui l’a poussé à acheter son premier synthétiseur et à explorer la synthwave. Il résume sa musique comme une version de Stranger Things avec des rythmes de danse. Sur le processus d’écriture, il explique qu’il n’y a pas de méthode fixe. Il commence souvent par improviser au clavier ou au synthétiseur, puis ajoute progressivement d’autres éléments, parfois à partir d’une boucle de huit mesures. Il peut aussi s’inspirer d’une image, d’une œuvre d’art ou d’une vidéo, en cherchant à créer une musique qui corresponde à l’atmosphère observée. Il parle ensuite de deux morceaux importants. Le premier, Windmill City, dure sept minutes et est inspiré des silos à grains des Prairies en Saskatchewan. Il décrit ces structures comme imposantes et réconfortantes, et dit que la chanson rend hommage à ces paysages et à une ambiance en train de disparaître. Il explique aussi comment il adapte sa musique sur scène. Il ne fait pas de DJ set : il joue en direct avec plusieurs machines, synthétiseurs et séquenceurs, en construisant les morceaux devant le public. Il dit apporter environ neuf pièces d’équipement et souligne que cette méthode demande beaucoup de pratique, avec la possibilité que quelque chose tourne mal en direct. Enfin, il réagit à sa première invitation à Folk on the Rocks en disant être très enthousiaste et reconnaissant. Il conclut en parlant de Impella, une chanson de son album Prairie Thrash, inspirée de sa première voiture, une Impella de 1981. Il relie ce morceau à des souvenirs de jeunesse, de sorties entre amis, de musique, de skateboard et d’une sensation de liberté.