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 L'association UFE Berlin accueille, soutient et rassemble les Français de l'étranger habitant à Berlin. 

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    • Society & Culture

 L'association UFE Berlin accueille, soutient et rassemble les Français de l'étranger habitant à Berlin. 

    Le Beaujolais nouveau est arrivé ♪♪♪

    Le Beaujolais nouveau est arrivé ♪♪♪

    Berlin, le 21 novembre 2021. 

    « Les Français qui parlent aux Français du bout du monde » ne boivent pas que de l’eau ferrugineuse, c’est bien connu. Dans leur culture, dans leur âme, les merveilleux produits du terroir gaulois restent toujours bien présents. Ils les connaissent, mieux encore, ils les font connaître autour d’eux dans leur pays d’accueil où ils réalisent leur promotion et favorisent leur exportation. 

    C’est dans cet esprit, fidèle à une tradition qui remonte à plus de 50 ans, que l’UFE-Berlin a célébré dignement au Mess Sergent Brocard dans notre ancien quartier, haut
    lieu français pendant plus d’un demi-siècle, ce rendez-vous 2021. 

    Le succès de cette soirée était au rendez-vous. Les membres de l’UFE n’ont regretté qu’une seule chose, que les mesures sanitaires aient limité le nombre de participants. 

    Xavier Doucet, président de l’UFE-Berlin, a accueilli le 18 novembre ses ouailles
    mobilisées pour la circonstance avec leurs invités parmi lesquels d’autres expatriés
    francophones : Belges, Québécois, Marocains, Libanais, pour ne citer qu’eux, toujours présents lors de ces rencontres auquel s’est joint Luis, un jeune Hondurien le 14 juillet dernier… Et bien sûr parmi lesquels de nombreux Allemands qui année après année honorent le Beaujolais nouveau en le comparant avec des « connaisseurs ». 

    La présentation du nouveau crû a été magistralement faite par Anne Zadikian, membre de la Confrérie, venue de Hanovre en voisine dans un magnifique costume. Une femme qui maîtrise parfaitement l’allemand et qui a réponse à toute question sur l’arôme, le cépage ou les qualités des douze vins qui sont la fierté du vignoble. Et qui chante Fanchon en transformant en chœur les membres de l’UFE-Berlin… In vino veritas et cantus !  

    Alors comment le crû de ce Primeur 2021 a-t-il été jugé par les intéressés ?  

    Les avis « autorisés » pour ne pas dire « les palais les plus exercés » ont trouvé que « la
    cuvée 2021 ressemblait beaucoup aux cuvées des années 1980-1990 :  le vin est plus frais, plus léger, avec une teneur en alcool ne dépassant pas les 12 degrés. Avec des arômes de framboise ou de fraise qui caractérisent le cru », un vin, qui plus est, doté d’une belle robe rouge vif, aux saveurs fruitées, de quoi accompagner à merveille nombre de spécialités de la gastronomie française… Autant de qualités recherchées par les Allemands et les Polonais qui préfèrent les vins qui ne sont pas trop riches en tanin. 

    Dans la « famille Beaujolais », il n’y a pas que le Primeur ou le Beaujolais-villages, il y a aussi des pépites comme le Brouilly et le Côte de Brouilly, le Chénas, le Chiroubles, le Fleurie, le Juliénas, le Morgon, le Moulin à vent, le Régnié ou encore le Saint-Amour. La plupart de ces vins sont connus et très appréciés des Allemands et on ne les fera pas changer d‘avis. 

    En Pologne voisine, à Gdansk et à Varsovie l’UFE a également fêté l’événement. Un jeune compatriote d’origine toulousaine, Gaël Lefay s’est expatrié à Gdansk où il est
    devenu importateur de vins et de produits du terroir français. Gaël qui travaille pour une grande enseigne française connaît bien le marché, les goûts des Polonais qui ont retrouvé en 2009 le droit d’acheter dans leur pays du vin issu de raisins polonais... En l’espace de quelques années, les vignerons polonais se sont lancés avec enthousiasme dans la production avec des résultats déjà appréciables dans les vins blancs. Il faut dire aussi qu’il faut des années pour qu’un terrain offre le meilleur de lui-même et que les températures hivernales froides les ont conduits à créer des cépages hybrides pour mieux résister aux sévères conditions météo. Et les Français les ont conseillés utilement. 

    Parmi les souches hybrides les plus populaires cultivées en Pologne, citons, entre
    autres, «

    • 58 min
    Les Français du bout du monde face au « temps qui perd de l’épaisseur » …

    Les Français du bout du monde face au « temps qui perd de l’épaisseur » …

    En partant à la découverte de ces « Français du bout du monde » au cours de nos émissions diffusées chaque semaine par la Voix du Béarn et relayées en Pologne par Radio Hexagone, on peut être sûr de rencontrer des compatriotes de qualité. Il y en a qui suscitent même une certaine admiration de la part de nos auditeurs pour avoir si bien réussi leur intégration dans un autre pays d’accueil, chose qui est « tout sauf évidente »...  

    Chaque peuple, chaque pays a son histoire collective, sa langue, ses coutumes, ses traditions. Depuis une quarantaine d’années dans les pays qui ont la chance de vivre en
    démocratie, on a le sentiment de partager une même « communauté de destin ». Mais une communauté demande des bâtisseurs, des guides pour fédérer des individus au cœur d’équipes (qui gagnent) : le sport collectif s’avère souvent être un des meilleurs exemples pour y parvenir. 

    Curieusement, depuis dix, quinze ans, le temps semble s’être accéléré du fait d’Internet. La révolution numérique, les smartphones et les réseaux sociaux ont accentué cette perception.
    L’instantanéité générant une obligation d’immédiateté, le « temps perd de l’épaisseur ». Ces nouvelles technologies ont envahi notre vie au quotidien créant un nouveau rapport au temps.  

    Il y a au moins un bon côté, cela permet aux « expats » d’avoir le sentiment d’être reliés
    en permanence à leur pays d’origine, à leurs parents, à leurs amis. Sans oublier ceux dont ils partagent le quotidien. Il est clair que la communication instantanée, la « dictature du temps réel » qui régissent désormais nos économies sont en train de changer sournoisement nos modes de vie, de pensée et d’action. Parmi ceux qui ont vu venir ces évolutions, citons Nicole Aubert.[1] Elle a raison quand elle dit que « notre
    culture temporelle est en train de changer radicalement ». 

    On les appelle des « expatriés »… alors que la plupart ont leur patrie chevillée au cœur. Vivre loin de son pays, de sa famille, de ses amis, devoir changer une partie de ses habitudes pour s’adapter au quotidien et réussir sa vie dans un pays étranger, accompagner des compatriotes à trouver un emploi, un logement, certains s’y emploient avec succès. Sans renier pour autant leur culture ! Plus de 3.500.000 d’expats sont inscrits dans nos ambassades ! 

    Longtemps ignorés en France – on a pu le constater une fois de plus avec cette pandémie –  c’est un fait – à l’exception notable du Sénat qui ne les considère pas comme des « Français de deuxième catégorie » et qui, traditionnellement, défend leurs intérêts, seul certains grands groupes français ont vraiment compris l’intérêt d’avoir de tels relais à l’étranger pour mieux les aider à pénétrer des marchés difficiles et  promouvoir ce « Made in France » qui s’avère, dans bien des cas, de qualité. 

    Avant la COVID comme l’avait rappelé Serge Bosca lors d’une précédente émission, « les distances aussi s’étaient raccourcies avec les avancées technologiques et les lignes
    Low-cost… Les Expats vont devoir encore plus s’intégrer et se soutenir si nous
    sommes amenés à nouveau à vivre de tels confinements (Kick-down). L’intégration
    permettant de connaître les organes des pays où ils vivent. Le soutien pour aider nos compatriotes jeunes, arrivés ou moins bien intégrés, est devenu essentiel ». Leur donner une chance pour avoir envie de bien s’intégrer est devenu une priorité pour les sections de l’UFE à travers le monde. 

    Aujourd’hui nous allons de nouveau dialoguer avec deux de ces Français expatriés dans des villes hanséatiques : Serge Bosca, qui vit à Gdansk, en Pologne et Antoine Desbordes installé à Hambourg en Allemagne. Deux pays voisins pourtant très différents. On vérifiera qu'un Gaulois reste un Gaulois et qu'un Marseillais – même à Gdansk – ne renonce pas pour

    • 56 min
    Anne-Marie Descôtes, ambassadrice de France à Berlin

    Anne-Marie Descôtes, ambassadrice de France à Berlin

    La cration il y a 30 ans du Trinagle de Weimar est célébré à Berlin en présence de Michael Müller, maire-régnant. L'idée est venue de Dietrich Genscher, qui, d’emblée, a compris l’intérêt d’associer la France à cette tentative de réconciliation germano-polonaise, en s'inspirant de l'expérience exemplaire de la réconciliation franco-allemande : « Il s'agissait
    de ne pas laisser l'Allemagne et la Pologne dans un face à face conflictuel stérile et d'orienter au mieux leur démarche de bon voisinage » comme le souligne Xavier
    Doucet, président de l’UFE Berlin.  



    Pour Madame Anne-Marie Descôtes, ambassadrice de France en Allemagne, « le sens de cette initiative, prise il y a 30ans, est toujours là, c'était de travailler ensemble à plus d'intégration... en s'appuyant sur la jeunesse.» Comme l'avaient décidé le général de Gaulle et le chancelier Kontrad Adenauer.

    • 1 min
    La France et les Français de l’étranger : Entretien avec Ronan Le Gleut

    La France et les Français de l’étranger : Entretien avec Ronan Le Gleut

    Tous les États qui ont « une politique de puissance » intègrent dans leur philosophie leur diaspora. Certains, même, l’utilisent comme un atout précieux et un levier d'influence… Alors, pourquoi la France d’Emmanuel Macron continue-t-elle de faire exception à cette règle ?  



    Cette question, nos compatriotes qui vivent à l’étranger se la posent sans vraiment trouver de réponse. A défaut de comprendre, ils constatent, non sans tristesse, qu’une minorité de politiciens continue de stigmatiser nos compatriotes expatriés en les décrivant de manière caricaturale comme des exilés fiscaux, donc assimilables à de mauvais Français.  



    Depuis son élection, le président Macron a attendu quatre ans avant de leur adresser une première lettre. Il est vrai qu’elle était intéressée… C’était au moment des élections consulaires. Le président a dû être alerté sur le fait que négliger un tel réservoir de voix pourrait bien lui coûter sa réélection… Mais cet intérêt n’a été que de très courte durée. De décret en décret ministériel, on se demande s’il faut seulement y voir les effets d’un
    amateurisme militant ou la manifestation d’une volonté politique.  



    On en est même arrivé à des extrêmes au point que le président de l’UFE, François Barry Delongchamp, en sera réduit à recourir à la plus haute juridiction, le Conseil d'État, pour faire respecter les droits de ces Français qui n’ont pourtant pas démérité de la Nation française.  



    Il y a une constante et elle est ancienne : la seule Assemblée qui a toujours défendu ces Français de l'étranger, c'est le Sénat. Les sénateurs « élus de l’étranger », au-delà de leur travail parlementaire, doivent se mobiliser pour empêcher des discriminations inacceptables du pouvoir politique. 



    Qui sont réellement ces Français de l’étranger ? Sont-ils riches au point d’être montrés du doigt ? Ont-ils des Droits ? Quel est le travail au quotidien d’un sénateur « élu de l’étranger » ?
     

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger – élu à Berlin – et ancien président de l’UFE Berlin, a bien voulu répondre à nos questions.  

    • 1 hr 2 min
    TF1 : La visite à Paris du père Pedro Opeka

    TF1 : La visite à Paris du père Pedro Opeka

    « Un homme d’Église, un homme d’exception qui a sauvé des dizaines de milliers d’enfants, rejetés par la société, des familles entières, à Madagascar chaque année. « Du berceau au cimetière », plus de 500.000 personnes ont été secourues entre 1975 et 2021 ! Un lieu d’exclusion, de souffrance, de violence et de mort transformé à 60 kilomètres de la capitale malgache en un oasis d’espérance par la volonté d’un homme, le père Pedro Opeka. »[1] 



    Six fois nominé pour le prix Nobel de la Paix... En 2020, Akamasoa n’a pas de chance : l’Amérique avait prévu de faire attribuer ce prix symbolique à… Donald Trump ! Et l’année d’avant au leader nord-coréen dont on n’a pas fini de mesurer le mérite en matière de paix dans le monde !  



    Comme le montre très bien ce reportage présenté par Anne-Claire Coudray dans le 13 Heures de TF1,[2] le père Opeka ne pourrait réussir son sacerdoce sans une aide financière, d’où cette visite à Paris pour retrouver des fidèles. Son credo : « Il faudra vaincre la pauvreté pour pouvoir changer le monde. J'irai jusqu'au bout du monde chercher justice ».  



    Il est surtout réconfortant de voir que parmi nos institutions qui soutiennent le père Pedro, il reste en France encore une ou deux institutions qui demeurent exemplaires.

    C’est à se demander si les autres ne se sentent pas concernées par les grandes causes humanitaires, au-delà des paroles sans lendemain des « charlatans du bonheur » ?  



    Aucun « politique » ne semble être concerné par le problème. Ils sont tous aux abonnés absents. Ils ont, il est vrai, leur priorité : être élus ou réélus. Pas même un geste pour vacciner 18 villages où règne une humanité hors du commun. Le « père Pedro » n’est pas le seul à chercher à comprendre cette « absence de sensibilité sociale des dirigeants qui ont oublié et tourné le dos aux peuples qui les ont élus ».

    Il y a bien longtemps que la plupart de nos élus n’écoutent plus leurs peuples, même quand ils crient. Ceci explique sans aucun doute possible les abstentions abyssales que nous essayons de comprendre année après année, élection après élection. On comprend pourquoi le pape a été le seul homme d’État en septembre 2019 à visiter le complexe d’Akamasoa et à témoigner son soutien à son condisciple argentin, fidèle adepte de Saint-Vincent de Paul. 



    L’exemple du père Pedro qui a su redonner leur dignité à des êtres abandonnés de tous par le travail et l’éducation, sans aucun doute, unique au monde, d’une réussite qui force l’admiration. Il gagne donc à être mieux connu.[3] 



    Merci TF1 !  



    Joël-François Dumont 

    Ancien journaliste à TF1 

      

    [1] Voir PourAkamasoa, la pauvreté n’est pas une fatalité 

    [2] Reportage de Sébastien Renouil, Bertrand Lachet, Frédéric Mignard et Pauline Lormant 

    [2] France : Les amis du père Pedro - Allemagne : Deutschland / Madagascar und Wir e.V.  

    • 3 min
    Les Français parlent aux Français du bout du Monde - A quand un statut pour les Français de l'étranger

    Les Français parlent aux Français du bout du Monde - A quand un statut pour les Français de l'étranger

     Dans cette troisième émission, nous entendrons divers témoignages diffusés par La Voix du Béarn relayés par Radio Hexagone. Nous comparerons la situation d’expatriés qui vivent au sein de l’Union européenne à celle de ceux qui vivent en dehors de l’UE.

    Notre premier témoignage est celui d’une femme longtemps expatriée, devenue sénatrice des Français de l’étranger qui, pendant des années a lutté pour défendre la cause de ces Français de l’étranger, ces mal-aimés, qui, quand ils ne sont pas abandonnés à leur sort – cette pandémie le démontre chaque jour depuis février 2020 – sont traités comme des pestiférés, jusqu’à être interdits par un décret du ministre de la Santé de revenir en métropole ! 

    Jackie Deromedi a été élue présidente d’un groupe de 47 sénateurs au Sénat pour définir un statut des Français de l’étranger. Un combat qui concerne au moins 3.400.000 compatriotes régulièrement inscrits dans nos consulats – On estime pratiquement que 30 à 35% de nos expatriés ne le sont pas !

    Nous dialoguerons ensuite avec un Français, Quentin Dickinson, qui vit à Bruxelles, dans un pays de l’Union européenne. Une catégorie de Français qui font figure de privilégiés comparés à ceux qui vivent en dehors de cette même Union européenne. 

    Nous comparerons en écoutant le vécu de Marc Guyon, à Hong Kong, dans une ville High tech, très dynamique, où les Français se retrouvent plus solidaires. Une solidarité qui aurait tendance à grandir et à devenir proportionnelle chez ces Français avec la distance qui les sépare de la métropole… 

    Regroupés derrière la bannière de l’UFE, certains vont même jusqu’à prendre en charge le retour en France de ces Français qui ont tout perdu et qui, à l’arrivée, s’ils n’ont pas de parents, vont devoir constater qu’aucune aide n’est prévue en leur faveur. 

    Il n’y a pas de quoi pavoiser. Cette situation n’est pas digne d’un pays comme le nôtre. Chacun s’accorde à la reconnaître, mais de là à instaurer le principe d’une aide d’urgence, systémique, « si nécessité fait Loi », à ces compatriotes démunis et dans le besoin, il y a un pas que l’Assemblée Nationale se refuse toujours à franchir. De là à penser pour ceux qui rentrent après avoir tout perdu mais qui sont fiers d’être Français, que nos Lois sont plus généreuses pour ceux qui viennent sans papier, il y a un pas que nombre d’entre eux ne peuvent pas ne pas franchir.

    • 1 hr 1 min

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