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 L'association UFE Berlin accueille, soutient et rassemble les Français de l'étranger habitant à Berlin. 

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    • Society & Culture

 L'association UFE Berlin accueille, soutient et rassemble les Français de l'étranger habitant à Berlin. 

    La France et les Français de l’étranger : Entretien avec Ronan Le Gleut

    La France et les Français de l’étranger : Entretien avec Ronan Le Gleut

    Tous les États qui ont « une politique de puissance » intègrent dans leur philosophie leur diaspora. Certains, même, l’utilisent comme un atout précieux et un levier d'influence… Alors, pourquoi la France d’Emmanuel Macron continue-t-elle de faire exception à cette règle ?  



    Cette question, nos compatriotes qui vivent à l’étranger se la posent sans vraiment trouver de réponse. A défaut de comprendre, ils constatent, non sans tristesse, qu’une minorité de politiciens continue de stigmatiser nos compatriotes expatriés en les décrivant de manière caricaturale comme des exilés fiscaux, donc assimilables à de mauvais Français.  



    Depuis son élection, le président Macron a attendu quatre ans avant de leur adresser une première lettre. Il est vrai qu’elle était intéressée… C’était au moment des élections consulaires. Le président a dû être alerté sur le fait que négliger un tel réservoir de voix pourrait bien lui coûter sa réélection… Mais cet intérêt n’a été que de très courte durée. De décret en décret ministériel, on se demande s’il faut seulement y voir les effets d’un
    amateurisme militant ou la manifestation d’une volonté politique.  



    On en est même arrivé à des extrêmes au point que le président de l’UFE, François Barry Delongchamp, en sera réduit à recourir à la plus haute juridiction, le Conseil d'État, pour faire respecter les droits de ces Français qui n’ont pourtant pas démérité de la Nation française.  



    Il y a une constante et elle est ancienne : la seule Assemblée qui a toujours défendu ces Français de l'étranger, c'est le Sénat. Les sénateurs « élus de l’étranger », au-delà de leur travail parlementaire, doivent se mobiliser pour empêcher des discriminations inacceptables du pouvoir politique. 



    Qui sont réellement ces Français de l’étranger ? Sont-ils riches au point d’être montrés du doigt ? Ont-ils des Droits ? Quel est le travail au quotidien d’un sénateur « élu de l’étranger » ?
     

    Ronan Le Gleut, sénateur des Français de l’étranger – élu à Berlin – et ancien président de l’UFE Berlin, a bien voulu répondre à nos questions.  

    • 1 hr 2 min
    TF1 : La visite à Paris du père Pedro Opeka

    TF1 : La visite à Paris du père Pedro Opeka

    « Un homme d’Église, un homme d’exception qui a sauvé des dizaines de milliers d’enfants, rejetés par la société, des familles entières, à Madagascar chaque année. « Du berceau au cimetière », plus de 500.000 personnes ont été secourues entre 1975 et 2021 ! Un lieu d’exclusion, de souffrance, de violence et de mort transformé à 60 kilomètres de la capitale malgache en un oasis d’espérance par la volonté d’un homme, le père Pedro Opeka. »[1] 



    Six fois nominé pour le prix Nobel de la Paix... En 2020, Akamasoa n’a pas de chance : l’Amérique avait prévu de faire attribuer ce prix symbolique à… Donald Trump ! Et l’année d’avant au leader nord-coréen dont on n’a pas fini de mesurer le mérite en matière de paix dans le monde !  



    Comme le montre très bien ce reportage présenté par Anne-Claire Coudray dans le 13 Heures de TF1,[2] le père Opeka ne pourrait réussir son sacerdoce sans une aide financière, d’où cette visite à Paris pour retrouver des fidèles. Son credo : « Il faudra vaincre la pauvreté pour pouvoir changer le monde. J'irai jusqu'au bout du monde chercher justice ».  



    Il est surtout réconfortant de voir que parmi nos institutions qui soutiennent le père Pedro, il reste en France encore une ou deux institutions qui demeurent exemplaires.

    C’est à se demander si les autres ne se sentent pas concernées par les grandes causes humanitaires, au-delà des paroles sans lendemain des « charlatans du bonheur » ?  



    Aucun « politique » ne semble être concerné par le problème. Ils sont tous aux abonnés absents. Ils ont, il est vrai, leur priorité : être élus ou réélus. Pas même un geste pour vacciner 18 villages où règne une humanité hors du commun. Le « père Pedro » n’est pas le seul à chercher à comprendre cette « absence de sensibilité sociale des dirigeants qui ont oublié et tourné le dos aux peuples qui les ont élus ».

    Il y a bien longtemps que la plupart de nos élus n’écoutent plus leurs peuples, même quand ils crient. Ceci explique sans aucun doute possible les abstentions abyssales que nous essayons de comprendre année après année, élection après élection. On comprend pourquoi le pape a été le seul homme d’État en septembre 2019 à visiter le complexe d’Akamasoa et à témoigner son soutien à son condisciple argentin, fidèle adepte de Saint-Vincent de Paul. 



    L’exemple du père Pedro qui a su redonner leur dignité à des êtres abandonnés de tous par le travail et l’éducation, sans aucun doute, unique au monde, d’une réussite qui force l’admiration. Il gagne donc à être mieux connu.[3] 



    Merci TF1 !  



    Joël-François Dumont 

    Ancien journaliste à TF1 

      

    [1] Voir PourAkamasoa, la pauvreté n’est pas une fatalité 

    [2] Reportage de Sébastien Renouil, Bertrand Lachet, Frédéric Mignard et Pauline Lormant 

    [2] France : Les amis du père Pedro - Allemagne : Deutschland / Madagascar und Wir e.V.  

    • 3 min
    Les Français parlent aux Français du bout du Monde - A quand un statut pour les Français de l'étranger

    Les Français parlent aux Français du bout du Monde - A quand un statut pour les Français de l'étranger

     Dans cette troisième émission, nous entendrons divers témoignages diffusés par La Voix du Béarn relayés par Radio Hexagone. Nous comparerons la situation d’expatriés qui vivent au sein de l’Union européenne à celle de ceux qui vivent en dehors de l’UE.

    Notre premier témoignage est celui d’une femme longtemps expatriée, devenue sénatrice des Français de l’étranger qui, pendant des années a lutté pour défendre la cause de ces Français de l’étranger, ces mal-aimés, qui, quand ils ne sont pas abandonnés à leur sort – cette pandémie le démontre chaque jour depuis février 2020 – sont traités comme des pestiférés, jusqu’à être interdits par un décret du ministre de la Santé de revenir en métropole ! 

    Jackie Deromedi a été élue présidente d’un groupe de 47 sénateurs au Sénat pour définir un statut des Français de l’étranger. Un combat qui concerne au moins 3.400.000 compatriotes régulièrement inscrits dans nos consulats – On estime pratiquement que 30 à 35% de nos expatriés ne le sont pas !

    Nous dialoguerons ensuite avec un Français, Quentin Dickinson, qui vit à Bruxelles, dans un pays de l’Union européenne. Une catégorie de Français qui font figure de privilégiés comparés à ceux qui vivent en dehors de cette même Union européenne. 

    Nous comparerons en écoutant le vécu de Marc Guyon, à Hong Kong, dans une ville High tech, très dynamique, où les Français se retrouvent plus solidaires. Une solidarité qui aurait tendance à grandir et à devenir proportionnelle chez ces Français avec la distance qui les sépare de la métropole… 

    Regroupés derrière la bannière de l’UFE, certains vont même jusqu’à prendre en charge le retour en France de ces Français qui ont tout perdu et qui, à l’arrivée, s’ils n’ont pas de parents, vont devoir constater qu’aucune aide n’est prévue en leur faveur. 

    Il n’y a pas de quoi pavoiser. Cette situation n’est pas digne d’un pays comme le nôtre. Chacun s’accorde à la reconnaître, mais de là à instaurer le principe d’une aide d’urgence, systémique, « si nécessité fait Loi », à ces compatriotes démunis et dans le besoin, il y a un pas que l’Assemblée Nationale se refuse toujours à franchir. De là à penser pour ceux qui rentrent après avoir tout perdu mais qui sont fiers d’être Français, que nos Lois sont plus généreuses pour ceux qui viennent sans papier, il y a un pas que nombre d’entre eux ne peuvent pas ne pas franchir.

    • 1 hr 1 min
    Sénatrice Jacky Deromedi : Pour un statut des Français de l’étranger

    Sénatrice Jacky Deromedi : Pour un statut des Français de l’étranger

    Le Sénat a décidé la création d’un groupe d’études "Statut, rôle et place des Français établis hors de France". Celui-ci s’est réuni le 3 février 2021 sous la présidence de M. François-Noël Buffet (Les Républicains - Rhône), président de la commission des lois, pour constituer son bureau. Rattaché à la commission des lois, ce groupe d’études a vocation à traiter tous les sujets concernant les Français expatriés, ainsi que l’a rappelé M. François-Noël Buffet, se félicitant que les 47 sénateurs qui le composent émanent de toutes les commissions permanentes du Sénat.

    Il est présidé par Mme Jacky Deromedi (Les Républicains - Français établis hors de France). Le groupe a procédé à la constitution de son bureau. 

    Ont été désignés comme vice-présidents : 

    - pour le groupe Les Républicains, MM. Christophe André Frassa (Les Républicains - Français établis hors de France) et Ronan Le Gleut (Les Républicains - Français établis hors de France),

    - pour le groupe Socialiste, Écologiste et Républicain, Mme Hélène Conway-Mouret (SER - Français établis hors de France) et M. Jean-Yves Leconte (SER - Français établis hors de France),

    - pour le groupe Union centriste, M. Olivier Cadic (UC - Français établis hors de France),

    - pour le groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants, M. Richard Yung (RDPI - Français établis hors de France),

    - pour le groupe Rassemblement Démocratique et Social Européen, M. Jean-Claude Requier (RDSE - Lot).

    Le 10 février, Madame Deromedi a établi le programme de travail du groupe d’études et proposé qu’il fasse en premier lieu « un état des lieux de la situation des Français de l’étranger » et entende M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du tourisme, des Français de l’étran,ger et de la Francophonie (Source Sénat).

    Entretien avec Madame Deromedi , sénatrice des Français de l’étranger, pour la Voix du Béarn et Radio Hexagone.

    • 8 min
    Christophe André Frassa : « Nous sommes toujours dans la stigmatisation des Français de l’étranger »

    Christophe André Frassa : « Nous sommes toujours dans la stigmatisation des Français de l’étranger »

     Pourquoi stigmatiser ainsi les Français de l’étranger ?

    Cette deuxième émission consacrée aux Français du bout du monde a permis de s’interroger sur la stigmatisation entretenue par certains politiques de ces 3.400.000 Français qui travaillent et vivent à l’étranger. Cette pandémie aura été révélatrice de ces comportements, comme le démontre Christophe André Frassa, l’un de ces sénateurs des Français de l’étranger. Le Sénat est très seul depuis longtemps pour défendre leurs intérêts et faire respecter leurs droits. 

     Après un silence de 4 ans, Emmanuel Macron, en pleine campagne électorale, découvre enfin ce réservoir de voix. Il leur a écrit une lettre de trois pages… pour vanter son bilan ! Christophe André Frassa a choisi de citer Talleyrand qui disait « Quand on a raison, on n’écrit pas trois pages » pour estimer que ce bilan, comme l’a fait avant lui Ronan Le Gleut, est « bien trop beau pour être vrai ». 

    • 21 min
    Pourquoi stigmatiser ainsi les Français de l’étranger ?

    Pourquoi stigmatiser ainsi les Français de l’étranger ?

     Cette deuxième émission consacrée aux Français du bout du monde a permis de s’interroger sur la stigmatisation entretenue par certains politiques de ces 3.400.000 Français qui travaillent et vivent à l’étranger. Cette pandémie aura été révélatrice de ces comportements, comme le démontre Christophe André Frassa, l’un de ces sénateurs des Français de l’étranger. Le Sénat est très seul depuis longtemps pour défendre leurs intérêts. 

    Qui sont-ils des exilés fiscaux, des « riches ». La réalité est tout autre. Pourquoi entretenir alors un soupçon aussi malsain que grotesque ? Pourquoi les assimiler à des Français au rabais ?

    En 2009, le gouvernement français avait mis en place une politique de vaccination pour l’ensemble de nos ressortissants en France, Outre-mer et à l’étranger. En 2021, les Français de l’étranger, hors Union européenne, se verront, eux, interdire le droit de rentrer en France sauf « motifs impérieux ». Il faudra que l’UFE aille devant le Conseil d’État pour faire abroger un décret inique soutenu par Oliver Véran, ministre de la santé ! Du jamais vu ! La constitution bafouée, la déclaration des Droits de l’Homme et des Citoyens piétinée.

    Sans oublier nos diplomates qui se verront interdire par courrier électronique personnalisé de rentrer en France pour tenter de s’y faire vacciner. A Berlin comme ailleurs, fin mai, pas un seul d’entre eux ne sera vacciné alors que tout le monde, dans quatre jours, pourra l’être en métropole. 

    Sectarisme, ignorance, bêtise sans fin, on ne trouve pas les mots justes pour fustiger des comportements aussi irresponsables, grotesques que choquants. 

    Il faut savoir que cette situation est très mal vécue par nos compatriotes à l’étranger qui n’ont jamais démérité et qui font montre d’une grande aptitude à s’intégrer dans des pays les plus divers. Ils y donnent une autre image de la France que celle que peuvent véhiculer ces politiciens qui ne portent ni vision, ni projet politique et dont la seule ambition est de durer. 

    Après un silence de 4 ans, Emmanuel Macron, en pleine campagne électorale, découvre enfin ce réservoir de voix. Il leur a écrit une lettre de trois pages… pour vanter son bilan ! Christophe André Frassa a choisi de citer Talleyrand qui disait « Quand on a raison, on n’écrit pas trois pages » pour estimer que ce bilan, comme l’a fait avant lui Ronan Le Gleut, est « bien trop beau pour être vrai ». 

    • 1 hr

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