Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 23 hr ago

    "La vie mutilée des enfants de Gaza"

    A la Une de la presse, ce jeudi 9 juillet, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier. Le président Trump a annoncé, à cette occasion, qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. La survie difficile des habitants de Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas. Dans l’enclave palestinienne, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Et la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les réactions au sommet de l’Otan qui s’est achevé hier, à Ankara, un rendez-vous qui a ressemblé à un tour de montagnes russes. A la Une du Financial Times, ce matin, des dirigeants tout sourire sur la photo de famille autour d’un président Trump enchanté par "l’amour" présent selon lui dans la pièce. Malgré ce "happy end", le site américain Axios évoque un sommet "troublé et troublant", marqué par les "menaces" de Donald Trump dans sa "campagne permanente" "pour humilier les dirigeants européens". A l’arrivée, tout le monde a le tournis. Le Figaro raconte des alliés de l’Otan "déstabilisés par la posture schizophrène" du président américain. Le journal belge Le Soir parle d’un sommet "sauvé des eaux en fin de partie par son boulet", Donald Trump, qui a, comme à son habitude, soufflé "le chaud et le froid". La conclusion du Wall Street Journal est assez cruelle pour les membres de l’Otan, accusés d’avoir "abaissé leurs exigences en matière de réussite : satisfaire Donald Trump" et de considérer comme une "victoire" le simple fait qu’il n'a pas "menacé d'abandonner complètement l'alliance". Guerre et bourses d’études Le président Trump, qui a annoncé qu’il allait autoriser l’Ukraine à fabriquer des missiles Patriot. Le Monde évoque "une promesse aux contours flous", en rappelant que seuls deux pays ont l’autorisation pour fabriquer les Patriot en dehors du territoire américain: le Japon et l’Allemagne, dont la production sur le site de Schrobenhausen "est d’ores et déjà prévue pour l’Ukraine", mais "démarre à peine", les délais avant que Kiev soit en mesure d’en produire pour elle-même s’annonçant encore plus longs, notamment à cause de la sécurisation d’un tel site. D’après The New York Times, cette éventuelle production ukrainienne prendra "des années", d’autant que l’annonce de Donald Trump a été faite sans qu’aucune entreprise américaine concernée n’en soit informée. De son côté, la Russie peut compter sur le soutien de la Corée du Nord. Kyiv Post, qui cite le renseignement militaire ukrainien, affirme que Pyongyang fournit désormais entre 25 % et 40 % des besoins de la Russie en munitions d’artillerie et que la Corée du Nord lui a aussi livré "plus de 100 missiles balistiques, 600 systèmes d’artillerie et 7 millions d’obus depuis juin 2023". Moscou cherche aussi à recruter à l’étranger pour pallier la pénurie de volontaires. D’après le rapport d’une ONG cité par La Croix, au moins 361 Égyptiens ont été recrutés par l’armée russe pour combattre en Ukraine. Parmi eux, beaucoup de jeunes attirés par des bourses d’études alléchantes. Gaza, "trou de l’histoire" A Gaza, malgré l’accord entre Israël et le Hamas, les civils continuent de mourir, dont beaucoup d’enfants. Depuis le soi-disant cessez-le feu du 10 octobre. 1050 Palestiniens ont été tués dans l’enclave, dont 28% d’enfants, selon l’ONU. Des chiffres relayés par La Croix, alarmé de voir le peuple de Gaza "disparaître de nos radars", "comme s’il était tombé dans un trou de l’histoire". Les enfants continuent de mourir et ceux qui survivent sont pour beaucoup, mutilés. L’enclave détient le record du plus grand nombre d’enfants amputés par habitant de la planète, selon l’OMS, et Le Monde raconte leur difficile reconstruction, "malgré les déplacements forcés et la pénurie de soins dans ce territoire en ruines". Akram Al-Fayoumi, 13 ans, a été amputé de la jambe droite et du bras gauche, perdus le 4 août 2024, alors qu’il s’apprêtait à laver ses rollers avant de rejoindre ses copains. Deux missiles sont tombés sur l’école où il avait trouvé refuge avec sa famille. Revenu à Gaza, après avoir été évacué et mal soigné en Egypte, il vit aujourd’hui dans l’insalubrité des tentes, les maladies et la chaleur, avec une prothèse mal adaptée. Il raconte les décharges électriques qui parcourent son bras amputé, les douleurs provoquées par l’os de son genou, qui continue de grandir et lui perce la peau. Les souffrances infligées par l’armée israélienne concernent aussi les détenus palestiniens. The Guardian publie la photo d’un prisonnier en sous-vêtements, les yeux bandés et attaché à une barre de fer, largement diffusée sur les réseaux sociaux et qui corrobore, selon lui, les accusations de "torture" infligée par Israël à des détenus palestiniens - des actes relevant du crime de guerre, selon des ONG de défense des droits humains. The Guardian, qui fait état de la mort, dans une frappe israélienne… d’un travailleur humanitaire qui organisait des projections de la Coupe du monde à Gaza. D’après le journal, Mohamed al-Wahidi est décédé lorsqu'un missile a touché son taxi, juste avant les huitièmes de finale du Mondial entre l'Égypte et l'Argentine. Deux frères âgés de huit et dix ans et un autre homme qui se trouvait à proximité, ont également été tués dans cette frappe, qui ne ciblait pas Mohamed al-Wahidi, selon l’armée israélienne. "Choc royal"  Un mot, pour terminer, de la rencontre, ce soir, entre la France et le Maroc en quarts de finale du Mondial. Le Parisien/Aujourd’hui en France annonce un "choc royal" entre "deux formations sûres de leur force et deux nations étroitement liées par leur histoire". Le Maroc, "équipe redoutable que les Bleus connaissent bien et qu’ils avaient su écarter 2 à 0 en demi-finale de la Coupe du monde il y a 4 ans", rappelle L’Equipe. Les "destins croisés" de l’ex-puissance coloniale et de son ancien protectorat, à retrouver aussi du côté de L’Humanité. Le journal est allé à la rencontre des binationaux, qui vont vivre, comme en 2022, un "match particulier". Beaucoup de ces Franco-marocains disent ne pas se sentir "50/50 mais pleinement les deux". L’un d’entre eux rappelle que le foot "doit rassembler, pas diviser". Que le meilleur gagne. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. 1 day ago

    Condamnation de Marine Le Pen en appel: "Ni empêchée ni réhabilitée"

    À la Une de la presse, ce mercredi 8 juillet, les réactions, en France et à l'étranger, à la décision de Marine Le Pen d'être candidate à la présidentielle, malgré sa condamnation en appel. L'étonnante stratégie de Nigel Farage, le patron du parti d'extrême-droite Reform UK, qui a annoncé hier sa démission en tant que député… pour tenter d'être réélu. Et l'incroyable victoire de l'Argentine face à l'Egypte en huitièmes de finale du Mondial. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions à la décision de Marine Le Pen d'être de nouveau candidate à la présidentielle, malgré sa condamnation en appel. "ll n'existait qu'un trou de souris pour être candidate. Marine Le Pen s'y est engouffrée", d'après La Voix du Nord, qui voit la députée du Pas-de-Calais "garder la main". "Ni empêchée ni réhabilitée", "Le Pen choisit une troisième voie, le tribunal des urnes" : L'Opinion annonce le début d'un "troisième round" entre les juges et la fille de Jean-Marie Le Pen. La cheffe de file du RN "aurait pu disparaître du paysage politique, ses adversaires s'en réjouissaient déjà mais c'était méconnaître "l'animal politique", auquel les électeurs du RN continuent à s'identifier" : d'après Le Parisien/Aujourd'hui en France, la confirmation de la condamnation de Marine Le Pen ne sera "vraisemblablement pas un handicap" pour ses sympathisants. D'après Le Figaro, qui évoque un "pari risqué", le problème, pour Marine Le Pen est son "électorat de conquête", celui qu'elle convoite, et moins "ce feuilleton judiciaire", "que l'autre grand flou, celui de son programme économique" et "le doute sur la capacité de son parti à gouverner". La presse française est globalement critique de la décision de Marine Le Pen d'être candidate malgré sa condamnation. Pour Le Monde, la cour d'appel a fait preuve d'une "grande mansuétude" à l'égard de la quadruple candidate à la présidentielle, qui a bénéficié "d'une décision sur-mesure" avec ce nouveau procès avancé pour respecter le calendrier électoral. Le journal souligne que l'arrêt de la cour est "pourtant sévère", insistant sur "la violation de la confiance des électeurs". La Croix s'inquiète du "risque de déstabilisation" que "Marine Le Pen fait courir à la démocratie" en choisissant de se maintenir, car ce choix ouvre "la possibilité d'un retrait en urgence en cas de condamnation définitive". Enfin Libération dénonce "le mépris" de "la forcenée" Le Pen vis-à-vis de la justice et de l'Etat de droit. Beaucoup de réactions, également, du côté de la presse internationale. D'après El Pais, "Marine Le Pen accélère sa campagne et renie toutes ses promesses", au risque de "déstabiliser son électorat": "Quelle crédibilité accorder à son discours sur la loi, l'ordre et la morale si sa condamnation dans une affaire de détournement de fonds publics devait être définitive?", s'interroge le journal. Pour The Financial Times britannique, la dirigeante d'extrême-droite "se pose en victime d'un système judiciaire politisé" et cette "stratégie pourrait plaire à son électorat de base", mais probablement pas aux Français "dans leur ensemble". D'après La Repubblica, la confirmation de la condamnation de Marine Le Pen est "un coup dur pour l'extrême droite française mais certainement pas le coup de grâce". Le quotidien italien redoute "les conséquences incalculables" de son éventuelle accession à l'Elysée – ou de celle de Jordan Bardella, "un désastre non seulement pour Paris, mais pour toute l'UE, qui s'efforce péniblement de trouver une réponse unifiée aux attaques concertées de Donald Trump et Vladimir Poutine", d'autant que "cette tendance ne se limite pas" à l'Hexagone. C'est aussi ce que relève The New York Times aux Etats-Unis, qui voit dans "la bataille judiciaire" de Marine Le Pen la dernière manifestation en date de "l'affrontement entre les institutions démocratiques, de contrôle, les "watchdogs", et les populistes", tels que Donald Trump et Nigel Farage. Nigel Farage, le patron du parti d'extrême-droite Reform UK a annoncé sa démission en tant que député… pour tenter d'être réélu. Le chantre du Brexit, mis en cause pour des dons non déclarés, dont l'un estimé à 5 millions de livres dit vouloir déclencher une élection partielle dans sa circonscription, à laquelle il se présentera pour donner la parole au "peuple" "contre l'establishment" - une déclaration relayée par le très conservateur Daily Express. Le problème, c'est que ses principaux rivaux ont fait savoir qu'ils ne participeront pas au scrutin et The Financial Times, pas convaincu par la stratégie de Nigel Farage consistant à copier "l'auto-apitoiement de Trump qui se pose en victime d'un complot", ironise sur ce "pari" loupé, cette "initiative audacieuse" qui s'est finalement transformée en "vaine manœuvre". The Daily Mirror évoque même un "fiasco", une "humiliation" pour un Nigel Farage "désespéré" et "snobé" par ses adversaires. Le patron de Reform UK, qui aime poser à "l'homme du peuple", et se fait souvent photographier pinte de bière à la main, qu'on retrouve dans la coupe à champagne de l'un de ses très riches donateurs, dont plusieurs ont fait fortune dans les cryptomonnaies, dans un dessin signé Ella Baron pour The Guardian. Ont-ils célébré leur incroyable victoire au champagne ? Les Argentins ont vaincu les Egyptiens, hier, en 8e de finale du Mondial au terme d'un match haletant. Menée et malmenés par des Pharaons  avec deux buts d'avance à un quart d'heure de la fin du match, l'Albiceleste s'est offert une "remontada fenomenal", soldée par 3 buts à 2, selon Clarin. Dans la Bible, il y a Moïse sauvé des eaux du Nil. Dans L'Equipe, les "miraculés" du fleuve égyptien sont les Argentins. Chacun sa religion… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 3 days ago

    Mondial 2026: "Kylian Mbappé nous rend fiers d'être Français"

    A la Une de la presse, ce mardi 7 juillet, la nouvelle démonstration des capacités militaires de la Chine, qui a procédé, hier, à un tir d'essai de missile dans le Pacifique. Les réactions à l’annonce du Hamas de dissoudre son administration à Gaza. L’inquiétude face à la propagation rapide des incendies en Europe. L’élimination du Portugal par l’Espagne, 1 à 0, en 8èmes de finale du Mondial. Et le but de Kylian Mbappé contre une sénatrice paraguayenne raciste. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la nouvelle démonstration des capacités militaires de la Chine, qui a procédé, hier, à un tir d'essai de missile dans le Pacifique. Global Times annonce que la Chine a procédé "avec succès" au lancement d’un "missile stratégique" dans le cadre du "renforcement significatif de la dissuasion de sa triade nucléaire". Une opération que le quotidien officiel présente comme destinée à "garantir la sécurité de la région" à un moment où les Etats-Unis cherchent selon lui à "attiser des divisions dignes de la guerre froide en Asie-Pacifique". Ce discours ne convainc pas, toutefois, les pays de la région, à commencer par la Nouvelle-Zélande, dont le ministre des Affaires étrangères, cité par The New Zealand Herald, a exprimé sa "préoccupation". The Australian opte pour le jeu de mots et explique le lancement chinois par la "colère noire" de Pékin face à la signature, le même jour, d’un accord de défense mutuelle entre l’Australie et les îles Fidji, dans la foulée d’autres accords du même type conclus par Canberra avec  plusieurs Etats de la région, dont le Vanuatu et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans l’édition australienne du Guardian, relayée par Courrier International, un analyste affirme que cet essai "indique clairement que la Chine recourra à la force militaire, ou à la menace de la force militaire pour tenter (d’empêcher) les petits États du Pacifique de ne pas resserrer leurs liens avec l’Australie". Le Hamas "tire sa révérence" A la Une également ce matin, les réactions à l’annonce du Hamas de dissoudre son administration à Gaza. Près de 20 ans après sa prise de pouvoir dans l’enclave palestinienne, le Hamas "tire sa révérence", d’après L’Orient Le Jour, qui voit dans cette décision une volonté de "montrer qu’Israël est désormais le principal obstacle à la transition à Gaza", après le soi-disant cessez-le-feu d’octobre dernier. D’après le journal libanais, l’organisation islamiste "affiche sa volonté de se conformer au plan du président américain" mais cite plusieurs observateurs estimant que cette initiative "reste politiquement peu coûteuse", puisque le mouvement "refuse toujours de désarmer". En Israël, Jerusalem Post cite des sources diplomatiques d’après lesquelles l'annonce du Hamas reste "insuffisante pour permettre à un gouvernement technocratique d'entrer à Gaza", notamment parce qu’il refuse toujours que toutes les armes soient détenues exclusivement par ce futur exécutif. Des responsables israéliens évoquent même "un bluff afin de réduire la pression pour qu'il désarme". Très opposé à Benyamin Netanyahou, Haaretz, le quotidien de gauche, critique le fait que son gouvernement semble surtout "se désintéresser totalement d'une solution de paix durable" avec les Palestiniens et estime que "les chances d'une avancée significative à Gaza sont minces, du moins jusqu'aux élections législatives israéliennes du mois d'octobre". Incendies En Europe, l’inquiétude grandit face à la propagation rapide des incendies à cause des fortes chaleurs. The Guardian s’alarme d’une "situation explosive" en France, en Espagne, au Portugal et en Grèce, alors que les températures devraient remonter dans les jours à venir, combinées à des vents forts. La Croix annonce un "risque maximal" en France, où les feux ont débuté inhabituellement tôt, avec 11 000 hectares déjà brûlés, contre près de 5 000 l’année dernière à la même date, et des incendies qui touchent désormais tout le territoire, jusque dans les Vosges ou en Bretagne. "On est en train de voir arriver tout ce que les experts du climat nous avaient prédit, et peut-être même plus vite encore", résume un expert. Des nouvelles du Mondial, pour terminer, avec notamment l’élimination du Portugal par l’Espagne, 1 à 0 en 8èmes de finale. "Adios" et "Ola": beau joueur, A Bola, le journal du foot portugais, titre en espagnol pour dire "Adieu" à la Seleçao, "éliminée sans surprise", à son capitaine, Cristiano Ronaldo, et "Bonjour" à la Roja. De l’autre côté de la frontière, Marca tente le jeu de mots: "Por tu Gol", "pour ton but", celui marqué par le milieu espagnol Mikel Merino, envoyant son équipe vers les quarts. "Méprisable" Du côté des Bleus, c’est une tout autre sorte de but que vient de marquer Kylian Mbappé après les déclarations racistes et abjectes à son endroit d’une sénatrice paraguayenne, Celeste Amarilla, qui a notamment écrit à son sujet, après le vilain match entre les Bleus et l’Albirroja : "Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés". Le capitaine des Bleus a répliqué que cette élue est "méprisable et indigne de sa fonction" - une déclaration soutenue par l’Elysée, selon Le Parisien/Aujourd’hui en France. Commentaire du magazine So Foot, pour qui le match contre le Paraguay "n’a pas été qu’une guerre de tranchées",  mais "une sorte de Bir-Hakeim victorieux", en référence à la célèbre bataille remportée par les Forces françaises libres. "Depuis leur match contre le Paraguay, par leur attitude plus que par les très bons résultats, les Bleus nous rendent fiers d’être Français et Françaises. En particulier Kylian Mbappé, devenu capitaine d’une sélection qui n’a peur de rien, de personne et d’aucune adversité. Un mix parfait de posture gaulliste et d’arrogance populaire". Cocorico. 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  4. 3 days ago

    RN : Pour 2027, Le Pen ou Bardella ?

    A la Une de la presse, ce lundi 6 juillet, le début d’une semaine décisive pour le RN avec la décision, demain, de la justice dans l’affaire des attachés parlementaires européens du FN, qui confirmera ou non l’impossibilité pour Marine Le Pen d’être candidate à la présidentielle de l’an prochain. L’ascension de l’AfD en Allemagne. Les funérailles du Guide suprême Ali Khamenei en Iran. Une nouvelle décision très controversée de la Fifa. Et un concours insolite remporté par la Belgique. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début d’une semaine décisive pour le Rassemblement national. La décision de la Cour d’appel dans l’affaire des attachés parlementaires européens du FN, aujourd’hui RN, confirmera ou non l’impossibilité pour Marine Le Pen d’être candidate à la présidentielle et déterminera qui de Marine Le Pen ou Jordan Bardella se présentera l’année prochaine. Une décision aux "conséquences politique majeures", selon Libération, qui évoque des répercussions sur "la hiérarchie interne" et sur "la ligne politique du RN". L’Opinion relève que la justice se retrouve "sous forte pression" dans un contexte déjà secoué par l’affaire Lyhanna - cette enfant de 11 ans assassinée par un pédocriminel passé entre les mailles du filet judiciaire. D’après le journal, les magistrats risquent de se retrouver "sous le feu des critiques" jusqu’à la présidentielle. D’autant que le RN n’en n’a probablement pas fini avec la justice. Mediapart rapporte qu’un document du service antifraude du Parlement européen, datant du mois dernier pointe les "irrégularités" de plusieurs contrats passés en 2024/2025 par le groupe présidé par Jordan Bardella avec des figures de l’extrême droite la plus radicale, la "GUD connection", une nébuleuse liée à d’anciens militants du Groupe union défense. D’après le site, ce document est actuellement entre les mains de la commission de contrôle budgétaire, qui doit émettre un avis le 14 juillet. L’extrême droite a le vent en poupe en Europe, notamment en Allemagne, où l’ascension de l’AfD semble inarrêtable. Le Figaro, qui s’est rendu au congrès du parti  ce week-end, rapporte que ses militants ont "tranquillement" réélu ses deux co-dirigeants Alice Weidel et Tino Chrupalla, qui se targuent d’incarner "le nouveau parti du peuple" - bien placé, en tout cas, pour l’emporter aux élections régionales du mois de septembre dans deux Länder d’Allemagne de l’Est, dont la Saxe-Anhalt où l’AfD fait même cavalier seul dans les sondages. Le Figaro fait aussi état de l’influence "considérable", au sein du parti, du baron local ultra-radical Björn Höcke connu notamment pour avoir déclaré en 2017 que "le grand problème, c’est que l’on présente Hitler comme le mal absolu mais (que), bien sûr, il n’y a pas de noir ni de blanc dans l’histoire". Interrogé hier sur les conséquences qu’un gouvernement régional AfD pourrait avoir notamment pour les bases de l’armée dans ces Länder, le ministre de la défense Boris Pistorius a indiqué examiner "de très près la question de savoir à qui (le gouvernement fédéral pouvait) accorder l’accès aux informations classifiées", une déclaration relayée par Tagesspiegel, qui fait état des liens étroits de l’AfD avec la Russie de Poutine. Démonstration "d’unité" en Iran Dans la presse, également, la réunion, hier, à Téhéran, des principaux responsables du régime pour les obsèques nationales de l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. Tehran Times, quotidien officiel, met en avant l’émotion des "millions" d’Iraniens présents à ces célébrations, à laquelle n’assistait pas, en revanche, le fils d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei. L’Orient Le Jour, le journal libanais, évoque une démonstration "d’unité" du régime, " l’absence remarquée " de Mojtaba Khamenei et la présence de "nombreux représentants du Hezbollah libanais" ainsi que du chef du bureau politique du Hamas, Mohammed Darwish. Interrogé par La Repubblica, le journal italien, l'écrivain iranien Kader Abdolah voit dans ces funérailles une "célébration de la victoire" d’un régime parvenu à écraser "toute forme de dissidence". Revenant sur l’absence de Mojtaba Khamenei, il explique que "le principe d'un dirigeant absent, mais destiné à revenir, fait partie intégrante de la culture iranienne", que cette absence "n'implique pas une perte d'autorité et peut, au contraire, renforcer (son) aura symbolique". The Washington Post indique de son côté que les familles des écolières de Minab, tuées dans une frappe lors du premier jour de la guerre, avaient également fait le déplacement, après avoir parcouru 1 300 km en train, en voiture et en bus, à-travers un pays où la mort de leurs enfants est devenue "un symbole puissant de la brutalité américano-israélienne et d'une guerre injuste". "Code disciplinaire" et crevettes Injuste, c’est aussi le sentiment général, après l’annulation, par la Fifa du carton rouge reçu par l'attaquant américain Folarin Balogun lors des seizièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine. D’après Axios, qui cite "une source proche du dossier", cette décision fait suite à l’intervention "directe"  d’"un responsable de l'Administration Trump (qui) a demandé à la FIFA de Gianni Infantino de réexaminer ce carton rouge" - "une intervention très inhabituelle" qui a pour conséquence d’annuler la suspension pour un match de Folarin Balogun et donc lui permettre de participer aux 8èmes de finale, cette nuit, contre la Belgique. L’affaire provoque évidemment une grosse colère chez nos voisins belges. Le Soir estime que la Fifa "aura beau jeu d’affirmer qu’elle n’a fait qu’appliquer un article de son Code disciplinaire", que "techniquement, elle n’aura peut-être pas tort, à défaut d’avoir véritablement raison", mais que "son histoire est jalonnée de trop nombreux pactes avec le diable pour qu’on lui donne encore le Bon Dieu sans confession". Les Belges prendront peut-être leur revanche cette nuit. En attendant, ils ont remporté une autre compétition, ce week-end, et pas des moindres. Nos confrères d’Ici, la locale de Radio France, rapportent que le 21ème championnat du monde de décorticage de crevettes grises de Leffrinckoucke, dans le Nord, a été remporté hier midi par Chantal Goes, qui a décortiqué 146,5 grammes de bestioles en 10 minutes - ne me demandez pas combien de crevettes ça représente, je n’ai pas l’info. Ce que je peux vous dire en revanche c’est que Chantal n’a pas battu le record établi en 2010, toujours détenu par la Leffrinckouckoise Nicole, 186 g décortiqués en 10 minutes. Pour cette édition, 120 candidats se sont affrontés, en trois manches, dans une compétition acharnée. Dix minutes pour décortiquer le maximum de crevettes, sans oublier une écaille et bien sûr sans triche ni petits arrangements avec le diable. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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  5. 6 days ago

    Au Venezuela, la doctrine "Donroe" à l'épreuve du séisme

    A la une de la presse ce vendredi : une capitale bombardée, une doctrine contestée et un homme attendu. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Des drones, des missiles de croisières par dizaines lancés sur Kiev ces dernières heures... The Kyiv Independant fait le bilan des frappes meurtrières. Près d’une trentaine de morts, des dizaines de blessés et surtout des destructions massives nous dit le titre ukrainien. "Une nouvelle nuit d’horreur" dans la capitale ukrainienne, nous dit de son côté The Guardian. Le quotidien britannique rappelle également que, contrairement aux affirmations du Kremlin, ce sont surtout des objectifs civils qui ont été touchés. Des civils qui évoquent dans Libération "une agonie" en forme "d'anéantissement". De son côté, La Croix s'est rendu au Venezuela. Le quotidien d'inspiration catholique relaie la colère des habitants face à l'impuissance du régime. Pourtant les autorités ont pu compter sur une aide internationale. De nombreux pays ont envoyé des équipes de secouristes y compris les Etats-Unis dans le cadre de leur nouvelle relation avec Caracas. Mais est-ce que c’est suffisant ? Pas forcément. Le Figaro y voit les limites de la doctrine "Donroe". Cette nouvelle approche des relations entre le Venezuela et les Etats-Unis, voulue par Donald Trump après l’enlèvement de Nicolas Maduro. Des limites illustrées par un manque de personnel américain sur place, notamment ceux de l'USAID. Une agence démantelée par le président américain. L’Equipe, enfin, évoque le grand départ du tour de France. Ce dernier s’élancera d’Espagne et de Barcelone en particulier ce samedi. Tout commencera par un contre la montre par équipe. Hier les 23 équipes de coureurs ont été présentées à la foule devant la célèbre Sagrada Familia de Barcelone. Une grande boucle où l’on attendra de pied ferme en France un grand espoir du cyclisme tricolore : Paul Seisax. Libération se penche sur son cas ce matin. Et si c’était lui le messie se demande le quotidien ? En effet à tout juste 19 ans, le coureur de l’équipe CMA-CGM peut rêver d’un podium. Il a été resplendissant sur ces dernières courses en remportant notamment le tour du Pays basque et surtout en tenant tête à l’ogre slovène Tadej Pogacar sur Liège-Bastogne-Liège. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 2 Jul

    Venezuela : le calvaire des sinistrés une semaine après le double séisme

    À la Une de la presse ce jeudi 2 juillet : les sinistrés vénézuéliens en colère contre les autorités une semaine après le double séisme, le droit du sol consacré par la Cour suprême aux États-Unis, l'élimination sur le fil du Sénégal et de la République démocratique du Congo, et un lion de mer un peu dérangeant en Tasmanie. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook…   Une semaine après le double séisme au Venezuela, qui a fait plus de 2 200 morts selon le dernier bilan, la presse locale raconte encore l'horreur, et des habitants démunis. "Si les secours étaient arrivés à temps, ça ne ce serait pas produit" – cette citation à la Une d'El Nacional résume la détresse des Vénézuéliens, face à une aide gouvernementale jugée insuffisante. Les autorités sont accusées de ne pas porter assistance aux sinistrés, voire… de les voler. El Nacional toujours, le quotidien de référence du pays publie une caricature représentant des rats, vêtus de l'uniforme de la garde nationale en train d'emporter une machine à laver. Une référence aux pillages des décombres actuellement en cours. Derrière le bilan terrible, Tal Cual, un site d'opposition, raconte l'histoire de Maria Delgado : "la maman qui ne veut pas partir" – ce sont les secouristes bénévoles qui lui ont donné ce surnom. Elle dit savoir que le corps de son fils se trouve ici, sous les gravats, et qu'elle ne partira pas avant que les pelleteuses l'aient retrouvé. Le New York Times raconte une autre tragédie vénézuélienne : celle de 146 expulsés, rapatriés depuis les États-Unis à La Guaira, le jour même où se sont produits les deux tremblements de terre. Ils attendaient de terminer des procédures administratives dans un centre qui s'est effondré à cause des secousses. Leurs proches ne les avaient, pour la plupart, pas encore revus. Quelques uns, tout de même, ont réussi à s'extirper des décombres. Aux États-Unis, le droit du sol a été gravé dans le marbre par la Cour suprême, contre Donald Trump. Le président américain voulait empêcher que les enfants de personnes sans papiers puissent obtenir la nationalité américaine, même s'ils étaient nés sur le sol américain. Décision censurée à 6 voix contre 3 par la Cour Suprême, au nom du 14e amendement de la Constitution américaine. Le Washington Post titre sur l'annulation du décret présidentiel et rappelle que "quasiment tout le monde né ici est américain" – mais à l'intérieur de ces pages, un éditorial estime que la Cour suprême n'avait pas besoin de se saisir de la question au niveau constitutionnel, puisqu'elle avait déjà été traitée par des lois sur l'immigration du Congrès au XXe siècle. Cet éditorial a été repris par la presse conservatrice, et même ultra conservatrice avec Breitbart News, qui le transforme à sa sauce en affirmant que : "le Washington Post dit que la Cour suprême a tort sur le droit du sol" – c'est donc une extrapolation un peu grossière, dont le site aux tendances complotistes est coutumier. D'une manière générale, les divisions politiques se retrouvent dans les nuances de vocabulaire : le New York Times, franchement opposé à Donald Trump, parle d'enfants "d'immigrants sans papiers", alors que l'American Conservative – sa tendance politique est dans son nom – choisit, lui, le terme "illegal aliens" donc d'étrangers illégaux, beaucoup plus péjoratif. Un mot de la Coupe du monde, avec l'élimination sur le fil du Sénégal et de la République démocratique du Congo (RD Congo). Deux matchs de 16es de finale où les équipes africaines ont longtemps, très longtemps, dominé, avant d'être rattrapées respectivement par la Belgique et l'Angleterre. Le site Sene News semble un peu amer en disant que "Les Lions de la Teranga ont sombré face à la Belgique 3-2 après prolongations, laissant échapper une qualification qui semblait pourtant acquise". Du côté belge, la Libre parle de "miracle". Depuis le début de la compétition, la presse belge avait été particulièrement dure avec les "Diables rouges", jugés décevants, voire source de honte nationale. S'ils se réjouissent un peu de la victoire, ils concèdent que les Sénégalais étaient "bien plus dynamiques". Pour le match opposant la RD Congo à l'Angleterre – remporté par les Anglais (2-1) grâce à un doublé du capitaine Harry Kane dans le dernier quart d'heure de jeu – APA News choisit une photo d'Aaron Wan Bissaka, déboussolé après que son équipe a "longtemps résisté aux Three Lions anglais." Et pour finir : un lion de mer devenu une star en Australie, plus précisément en Tasmanie. Il s'appelle Neil et pèse plus d'une tonne. C'est à la fois une mascotte et un danger public. Il s'est fait connaître en 2022 parce qu'il jouait avec des cônes de sécurité. Depuis, il revient tous les ans et cause de plus en plus de dégâts. Il a renversé des poteaux, obligé la police à intervenir et même des clôtures électriques ne suffisent pas à l'arrêter. Les autorités recommandent de se tenir à au moins 20 mètres de distance de sécurité de l'animal.

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  7. 1 Jul

    Drame de Crans-Montana : "Il n'y aura aucun pardon"

    À la Une de la presse ce mercredi 1er juillet : l'onde de choc à Monaco, après le déclenchement d'un engin explosif lundi au pied d'un immeuble, une explosion qui ciblait un oligarque ukrainien ; l'Ukraine qui poursuit ses frappes contre les infrastructures de l'armée russe en Crimée ; les témoignages de victimes du drame de Crans-Montana six mois jour pour jour après l'incendie ; et la très belle victoire des Bleus face à la Suède cette nuit en 16èmes de finale du Mondial de football. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, l'onde de choc à Monaco, après le déclenchement d'un engin explosif, lundi, au pied d'un immeuble de la principauté. D'après Nice-Matin, Vadim Ermolaev, le "sulfureux personnage" ciblé par cette explosion, serait tiré d'affaire mais le pronostic vital de sa compagne resterait engagé. L'édition monégasque du journal local raconte que cet oligarque ukrainien menait "une vie sans histoire depuis plusieurs années à Monaco" et cite des sources policières ukrainiennes indiquant que cet acte criminel est "lié au milieu des centres d'appels frauduleux, un réseau d'arnaques financières massives à l'échelle européenne", dans lequel la famille Ermolaev serait très impliquée, notamment l'un des fils Ermolaev arrêté à Chypre l'année dernière et condamné, notamment, à la confiscation de plusieurs millions d'euros d'avoirs criminels. Ukrainska Pravda précise que Vadim Ermolaev figurait dans le classement Forbes des 100 personnes les plus riches d'Ukraine et qu'il avait renoncé à sa nationalité pour obtenir un passeport chypriote. D'après le journal, l'oligarque était visé par des sanctions en Ukraine à cause de ses activités en Crimée occupée et faisait partie du "bataillon Monaco", le sobriquet donné aux riches expatriés ukrainiens de la principauté et de la Côte d'Azur. Selon des sources interrogées par Le Figaro, la piste privilégiée serait celle des services de renseignements ukrainiens mais s'apparenterait davantage à "une mise en garde" qu'à une tentative d'homicide. L'Ukraine poursuit ses frappes contre les infrastructures de l'armée russe en Crimée. Ces attaques, qui provoquent des pénuries de carburant, alimentent aussi les inquiétudes des défenseurs des droits humains, qui redoutent des représailles contre la population civile, selon RFI qui évoque une "recrudescence des arrestations arbitraires, par l'administration russe", ces dernières semaines. Ukrainska Pravda rappelle que ces arrestations ont commencé "dès les premiers jours de l'invasion russe", en 2014. Selon ses estimations, au moins 230 personnes ont été victimes de disparitions forcées en Crimée, ces douze dernières années. La réalité de l'occupation russe en Crimée, dans les régions de Donetsk, Zaporijjia, Kherson et Louhansk, à lire aussi avec l'enquête des Echos sur les investissements de Pékin dans ces territoires dont la Chine ne reconnaît pourtant pas officiellement l'annexion. Le journal évoque des investissements "en masse, par le biais d'intermédiaires russes", dans la construction, les télécommunications, les équipements industriels et les banques. Dans la presse également, les témoignages de victimes et de leurs proches, six mois jour pour jour après le drame de Crans-Montana. Six mois après l'incendie du Constellation, qui a fait 41 morts et 115 blessés, un lycéen brûlé, la mère de victimes et le capitaine des pompiers déclarent dans Libération qu'"il n'y aura aucun pardon" et que même si le temps de l'enquête et de la justice sera long, très long, "seul importe pour eux que les enseignements soient tirés et les responsables condamnés". Libération évoque une enquête internationale "hors norme" qui pourrait prendre "plusieurs années" avant d'établir notamment la responsabilité exacte de Jacques et Jessica Moretti, poursuivis pour "homicide par négligence" – un chef d'inculpation qui pourrait être aggravé. Le Figaro fait état de "nouveaux documents compromettants" qui "fragilisent la défense" du couple, comme cet édifiant message envoyé en décembre 2019 par Jessica Moretti à ses employés : "Si (les clients) veulent des scintillants faites très attention car s'ils les tiennent en hauteur et crament la mousse au plafond, le Constel brûle..". Un message qui prouve, selon les procureurs, qu'elle était consciente "des risques encourus". La gérante du bar et son mari tentent, malgré tout, de rouvrir deux autres de leurs établissements, d'après Le Parisien/Aujourd'hui en France. Une démarche jugée "indécente" par les victimes et leurs familles. Le Parisien/Aujourd'hui en France qui se réjouit, comme toute la presse française, de la victoire des Bleus, cette nuit, face à la Suède en 16èmes de finale du Mondial de football. Grâce à un doublé de Kylian Mbappé et un but de Bradley Barcola, les Bleus se sont imposés facilement (3-0) et qualifiés pour les 8èmes qu'ils disputeront samedi face au Paraguay. Du "très haut potentiel", d'après L'Equipe, dont le papier n'est pas mal non plus. "Heureux les enfants qui auront eu la permission d'une heure du matin pour voir de leurs yeux la magie en action de Michael Olise, ses passes de soie, sa manière d'inventer des espaces, au service des autres, du mouvement général et de la beauté mais aussi au service de Kylian Mbappé qui a retrouvé ses semelles de vent". Le Rimbaud du foot, en somme. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 29 Jun

    Venezuela : "Un pays déjà en ruines avant le séisme"

    A la Une de la presse, ce lundi 29 juin, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. L’alerte rouge canicule levée pour l’ensemble des départements français, alors que le bilan humain s’annonce très lourd. Le coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Et une première au Japon. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la poursuite des recherches au Venezuela, où des dizaines de milliers de personnes sont portées disparues après le double séisme de mercredi dernier. "Le Venezuela se sauve de ses propres mains" : le journal espagnol El Pais évoque des opérations de secours "précaires et sans moyens", alors que les autorités disent retrouver jusqu’à 20 corps par heure. Les sinistrés rencontrés par Libération dénoncent "l’incurie d’un pays rongé par la faillite économique, les dérives autocratiques et les pressions américaines", un pays qui était selon eux "déjà en ruines" avant le séisme. "Le gouvernement socialiste révolutionnaire du Venezuela a résisté aux soulèvements, à l'isolement international et à la destitution de son dirigeant, Nicolás Maduro, par les forces américaines mais il est confronté aujourd'hui à son plus grand défi : la colère face à sa réponse insuffisante", rapporte The Financial Times. Dans une tribune publiée par le journal espagnol El Mundo, l’opposant vénézuélien Julio Borges Junyent écrit que "le séisme n'a pas causé la destruction du Venezuela (mais qu’) il l'a rendue visible", que "la destruction causée par le séisme a été soudaine et violente (mais que) la blessure infligée à l'âme nationale (par le chavisme) a été lente, délibérée et intentionnelle" - une âme vénézuélienne qui "respire encore", selon lui, à-travers la solidarité mutuelle de ses concitoyens. Face à un gouvernement qu’il décrit comme "illégitime et incompétent", El Nacional, journal vénézuélien d’opposition, salue le courage de ses compatriotes "aguerris à la résistance durant 27 années de destruction nationale" et qui "affrontent aujourd’hui des montagnes de décombres seuls, armés de leurs seules ressources". "Gestion verticale" En France, l’alerte rouge canicule a été levée pour l’ensemble des départements mais les conséquences de la vague de chaleur ne sont pas terminées. Le Figaro indique que les premiers chiffres de Santé publique France, au moins 1 000 décès de plus que ­d’habitude entre le 24 et le 26 juin, font redouter "un très lourd bilan humain", en particulier à Paris, dont les deux funérariums sont déjà complets. Des chiffres qui suscitent là encore la colère. Le site d’info Mediapart dénonce "la gestion verticale des autorités", "au détriment d’une approche collective" - une critique partagée, selon lui, par les professionnels de la santé publique "qui dressent un parallèle avec la gestion calamiteuse de la crise du Covid-19", regrettant par exemple "l’absence de coordination avec le milieu associatif ou de discours politiques forts à destination des jeunes". "Le pays brûle, et les candidats à la présidentielle regardent ailleurs": reprenant la formule de l’ancien président Jacques Chirac, le journal L’Opinion déplore que les prétendants à l’Elysée ne semblent pas, de leur côté, "avoir tiré d’enseignement fort" de cette crise, le débat n’ayant "pas dépassé le stade de savoir s’il fallait climatiser l’Hexagone". Et pourtant il y a urgence. La géographe Magali Reghezza-Zitt rappelle dans L’Humanité que "l’inaction climatique revient à trier ceux qui survivront et ceux qui mourront" lors des prochaines vagues de chaleur. Car la question n’est plus de savoir si elles auront lieu mais quand. D’après Le Parisien, "la barre symbolique de 50°C, déjà atteinte dans des pays d’Afrique, du Moyen-Orient et dans certaines régions américaines, ne semble plus inaccessible en France". En attendant, "des canicules plus longues et plus intenses" sont à prévoir. "Génocide"  De la vague de chaleur au coup de chaud diplomatique, après la reconnaissance, hier, par le gouvernement israélien, du génocide arménien de 1915 - un terme réfuté par la Turquie. Selon Yediot Aharonot, cette "reconnaissance historique" met un terme "à des années de prudence à l’égard de la Turquie et de l'Azerbaïdjan", ce dernier pays étant présenté par le journal israélien comme "un partenaire stratégique, frontalier de l'Iran et entretenant des liens importants en matière d'armement" avec l’Etat hébreu. S’agissant de la Turquie, le site américain Politico évoque un "contexte de tensions" dont "le point de rupture" a été la guerre à Gaza, qui a fait plus de 73 000 morts palestiniens et conduit le président Erdogan à accuser à plusieurs reprises Israël de "génocide". Des accusations qu’il a répétées, hier, après la reconnaissance israélienne du génocide arménien, en dénonçant une "décision politique" visant selon lui à camoufler "les crimes" israéliens à Gaza. Une déclaration relayée par le quotidien turc officiel Daily Sabah. Le président turc s’en prend par ailleurs régulièrement aux homosexuels, dont la marche des fiertés, hier, à Istanbul, a donné lieu à au moins 50 arrestations. Frankfurter Allgemeine Zeitung précise que les autorités locales avaient interdit la manifestation mais que quelques manifestants s’étaient rassemblés malgré tout. Le journal allemand rappelle que l'homosexualité n'est pas illégale en Turquie, mais qu’Erdoğan prend souvent pour cible les LGBTQ+, qu’il accuse notamment d'être responsables de la baisse de la natalité. "Harcèlement lié à la maternité" A lire aussi sur le sujet des persécutions visant cette communauté, le grand reportage d’El Pais sur un refuge d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, où de jeunes hommes, fuyant la répression homophobe dans leur pays, peuvent enfin aimer sans être jugés, comme Ichane et Abdou. Ce dernier s’est retrouvé au foyer Arc-en-Ciel après que sa tante l'eut mis à la porte en découvrant son homosexualité. Le lycéen a finalement trouvé ce lieu, où il dit rêver de devenir réalisateur ou journaliste pour raconter son histoire. Un mot, pour terminer d’une première au Japon. Shoko Kawata est la maire de la ville de Yawata, une petite ville de 68000 habitants dans l’ouest du pays, où tous ses prédécesseurs étaient des hommes. Cette jeune maire de 35 ans s’apprête à devenir mère au mois de septembre, et pour bien accueillir son enfant, a décidé de prendre un congé maternité. Dans un pays très patriarcal, où la natalité est en berne et où 96 % des élus locaux sont des hommes, la décision de Shoko Yawata est tout simplement sans précédent et The New York Times raconte que certains – des hommes surtout – ont réagi "avec colère, la qualifiant d'irresponsable et l'accusant de privilégier sa vie personnelle à celle de ses électeurs". D’après le journal, le congé maternité de Shoko Yawata a surtout provoqué un débat national sur les obstacles auxquels les femmes actives restent largement confrontées. Un phénomène si répandu qu’il existe même un terme pour le désigner: "matahara", ou "harcèlement lié à la maternité". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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