A la Une de la presse, ce jeudi 12 mars, la poursuite des la poursuite des révélations de la presse américaine sur la frappe de missile contre une école de Minjab, dans le sud de l’Iran, qui a fait plus de 150 morts, le 28 février. La guerre au Moyen-Orient, qui profite à Vladimir Poutine. Les drones sur tous les terrains. Keir Starmer de plus en plus embarrassé par l’affaire Epstein-Mandelson. Et du foot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la poursuite des révélations du New York Times sur la frappe de missile contre une école de Minab, dans le sud de l’Iran, qui a fait plus de 150 morts, le 28 février. Le quotidien américain rapporte que l’enquête militaire en cours confirme que les États-Unis sont responsables de cette frappe de de Tomahawk et que cette bavure est due à une erreur de ciblage de l'armée américaine, qui menait des frappes contre une base militaire adjacente, dont l'école faisait partie autrefois. D’après le journal, la question qui se pose maintenant est de savoir pourquoi "ces informations obsolètes n'ont pas été vérifiées". Selon The Washington Post, "une source proche du dossier", affirme que l’école "avait été identifiée comme une usine et figurait parmi les cibles autorisées", tandis qu’une autre source soutient "qu'un dépôt d'armes était également visé dans le secteur", mais ignore "si les forces américaines ont frappé l'école par erreur" ou si elles ont "mal interprété ces renseignements et confondu l’école avec le dépôt d’armes", ce qui soulève aussi des questions sur "l'utilisation de l'intelligence artificielle par l'armée américaine pour identifier ses cibles". Coût humain... et financier Outre le terrible coût humain de ces frappes, leur coût financier est vertigineux : près de 11,5 milliards de dollars pour les seuls six premiers jours de guerre, selon le Pentagone cité par The New York Times - une estimation basse, alors qu’aucun signe d’apaisement n’est en vue. D’après l’agence Reuters, citée par le Jerusalem Post, quotidien israélien, une "multitude" de rapports du renseignement américain indiquent que le pouvoir iranien "reste largement intact et ne risque pas de s'effondrer dans un avenir proche". La guerre au Moyen-Orient pourrait en revanche profiter à Vladimir Poutine. D’après Libération, le président russe "fait le plein", "profitant de la flambée des cours des hydrocarbures pour s’enrichir" et "du détournement de l’attention occidentale de la guerre en Ukraine pour se replacer sur l’échiquier international ". Moscow Times cite des analystes qui estiment que la hausse des recettes liée à l’augmentation des cours pourrait toutefois "être de courte durée" et qu'il est "peu probable qu'elle permette d'inverser complètement les difficultés économiques de Moscou". Dans l’immédiat, le site américain Politico fait état d’un autre problème, pour l’Ukraine, lié à la guerre contre l’Iran : le fait que ce conflit "absorbe des munitions de défense aérienne américaines coûteuses dont elle a désespérément besoin, ce qui (pourrait mettre) en péril les livraisons américaines futures et menacer la capacité de Kiev à contrer les attaques de missiles russes". La guerre des drones L’Ukraine, qui excelle aujourd’hui dans l’interception de drones. Appelée à la rescousse par les pays du Golfe, l’armée ukrainienne continue à perfectionner son savoir-faire, selon The New York Times, qui raconte que les Ukrainiens ont fait de "l'autosuffisance dans la production des drones une priorité", au point de pouvoir désormais fabriquer ces armes "sans aucun composant importé de Chine". Devenus cruciaux sur tous les conflits, les drones sont aussi extrêmement meurtriers pour les civils, de l’Ukraine au Moyen-Orient en passant par Haïti. Le Nouvelliste relaie un rapport de l’ONG Human Rights Watch, publié il y a deux jours, révélant que les attaques de drones explosifs, menées par le gouvernement haïtien, avec le soutien de "sociétés militaires privées", ont tué près de 1250 personnes entre mars 2025 et janvier 2026 à Port-au-Prince, la capitale, dont 17 enfants et 43 adultes n’ayant aucun lien avec des groupes criminels. Les attaques de drones qui ont touché, hier, pour la première fois depuis sa prise par la rébellion de l’AFC/M23 la ville de Goma, dans l’est de la RDC. Au total, trois personnes, d’après l’AFC/M23, dont une humanitaire française de l’Unicef, auraient été tuées dans ces frappes. La Croix raconte que "la bataille pour le ciel de l’Est congolais s’accroît entre l’armée nationale et la rébellion". "La guerre des drones et la technologie antidrones prennent de plus en plus d’importance des deux côtés du champ de bataille", explique un expert, qui évoque l’utilisation de drones turcs, chinois mais aussi estoniens. La Croix précise que l’armée congolaise "n’a pas revendiqué formellement ces frappes", qui se seraient produites à quelques centaines de mètres du domicile de l’épouse de l’ex-président Joseph Kabila, condamné à mort par contumace à cause de ses liens avec la rébellion. Plusieurs sources, notamment au sein de la rébellion, affirment dans le magazine Jeune Afrique que ce dernier se trouve actuellement à Goma. Paris est magique Un mot, enfin, des difficultés de Keir Starmer, après la publication, hier… de documents sur la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis. Ce rapport prévenait de l’existence d’un "risque général pour la réputation" de Peter Mandelson, en raison de ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein - un avertissement que le Premier ministre britannique a choisi d’ignorer délibérément, selon The Independent. Keir Starmer, qui se retrouve en pleine cible du missile Mandelson, dans le dessin de Christian Adams pour The Daily Telegraph. En très mauvaise posture également dans celui de Morten Morland pour The Times, rattrapé par l’affaire Epstein alors qu’il se prépare au conflit au Moyen-Orient - cette affaire Epstein dont Trump tente désespérément de détourner l’attention avec la guerre en Iran. Du foot, pour terminer, avec de bonnes nouvelles pour le PSG et le Real Madrid en matchs aller de huitièmes de finale de Ligue des champions. 3 à 0 contre Manchester pour les Madrilènes: "Memorable!", selon Marca, ébloui par le "triplé magique" de Valverde. Grosse joie aussi de L’Equipe face au "réveil en beauté" des Parisiens, qui ont écrasé Chelsea 5 buts à 2. Paris est magique… parfois. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.