A la Une de la presse, ce jeudi 28 mai, le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez dans la tourmente, chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Les menaces d’escalade de la Russie en Ukraine, et sa guerre hybride, notamment dans le domaine de la désinformation, ailleurs en Europe. L’effervescence chez les fans du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Et une bonne nouvelle pour Trump, le buffle albinos bangladais. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, Pedro Sanchez dans la tourmente. Le président du gouvernement espagnol est chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Nouvel épisode du feuilleton judiciaire qui n’en finit plus d’éclabousser le chef du gouvernement espagnol : la perquisition, hier, du siège de son parti, le PSOE, dans une affaire de corruption présumée. D’après El Pais, les juges soupçonnent des responsables socialistes d’avoir cherché à "déstabiliser" les procédures judiciaires ciblant le parti ou le gouvernement. "La caisse du PSOE a financé l’offensive contre les juges gênants" : pour La Razon, la messe est dite. Le journal de droite dénonce "le spectacle des arrestations, des poursuites, des mises en examen, des descentes de police et des perquisitions qui ternissent chaque jour un peu plus l'honneur perdu du socialisme espagnol". Le très à droite ABC accuse, lui, Pedro Sanchez d’être le responsable de "toute la corruption". D’après le quotidien, le choix du Premier ministre de se maintenir au pouvoir "déshonore la fonction qu’il occupe", surtout depuis la mise en examen pour "trafic d’influence" de celui qui fut son principal inspirateur", l’ancien Premier socialiste José Luis Zapatero. Face à l’opposition conservatrice qui réclame sa démission et des élections anticipées, Pedro Sanchez, cité par La Vanguardia, a de nouveau écarté, hier, ces scénarios et répété depuis le Vatican son intention d’aller au bout de son mandat, en 2027. Xenia Federova, "protégée de Vincent Bolloré" ? En France, le Quai d’Orsay a annoncé, hier, la convocation de l'ambassadeur russe, après l'appel de Moscou aux diplomates étrangers à quitter Kiev avant de nouvelles frappes sur la capitale ukrainienne. Le Figaro rappelle que "la Russie fait planer depuis plusieurs jours la menace d'une escalade pour se venger d'une frappe ukrainienne ayant tué, selon elle, 21 personnes dans un lycée en territoire ukrainien occupé". "La Russie pourrait-elle frapper plus fort ? C’est du moins ce qu’elle veut faire croire à l’Ukraine" : The New York Times relève que ces déclarations belliqueuses interviennent alors que Moscou est bloquée sur le champ de bataille et à la table des négociations". S’agissant du champ de bataille, The Guardian cite le chiffre de la cheffe du renseignement britannique, qui évalue à un demi-million le nombre de soldats russes tués sur le front depuis le début de l’invasion en 2022. Quant aux négociations, elles sont au point mort. Les Echos font état des efforts des Européens pour trouver leur place dans d’éventuelles futures discussions et désigner "une personnalité européenne qui puisse négocier avec la Russie". La question devrait être abordée lors de la rencontre, aujourd’hui à Chypre, des ministres des Affaires étrangères de l’UE. La Russie, embourbée en Ukraine, poursuit, dans le même temps, sa guerre hybride ailleurs en Europe. Politico revient sur le parcours de Xenia Fedorova, l'ancienne présidente de la télé Russia Today France, aujourd’hui fermée. La version européenne du site américain la présente comme "un visage familier des émissions d'info" de "l'empire médiatique" de l’homme d’affaires d’extrême-droite Vincent Bolloré, "intervenant régulièrement sur CNews TV et Europe 1", "où ses commentaires pro-russes alimentent l'inquiétude à l'approche de la présidentielle". Dans un portrait publié par Le Monde, Xenia Federova est qualifiée de "protégée de Vincent Bolloré", dont "l’offensive prorusse" de sa chaîne CNews "embarrasse le sommet de l’Etat". Le "sommet de l’Etat", en l’occurrence le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a demandé, hier, des explications à la ministre de l’Agriculture pour sa participation, révélée par Le Monde, à un déjeuner où était aussi invitée Xenia Federova et un conseiller du patron du RN Jordan Bardella. D’après Libération, Annie Genevard, connue pour positionnements "catho-conservateurs", notamment contre le mariage pour tous, dément tout "soutien" à ces personnalités. Elan populaire Un mot, également, de l’effervescence qui gagne les supporters du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions. Au-delà des fans parisiens, les champions d’Europe en titre suscitent "un élan populaire considérable", d’après L’Equipe, qui dégaine un sondage selon lequel les amateurs de foot "croient très majoritairement" à une nouvelle victoire parisienne face à Arsenal. Attention à ne pas vendre trop vite la peau de l’ours. En attendant, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris annoncent un dispositif de sécurité maximum : 22 000 personnes mobilisées sur tout le territoire, 8 000 policiers à Paris, où tous les commerces des Champs-Elysées devront fermer leurs portes dès 17 heures, une heure avant le coup d’envoi, d’après Le Parisien/Aujourd’hui en France. On termine par une bonne nouvelle : le buffle bangladais surnommé "Donald Trump" a finalement échappé au sacrifice de l’Aïd. C’est ce qu’annonce le journal belge Le Soir : la bestiole albinos devenue la star des réseaux sociaux grâce à sa mèche blonde rappelant celle du président américain, a échappé à ce funeste destin grâce à l’intervention in extremis du gouvernement bangladais. Trump le buffle - et non le mufle - devrait rejoindre le zoo national. Son directeur annonce lui avoir réservé un abri spécial avec gardien particulier, après une petite quarantaine de deux semaines. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.