Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 22 hr ago

    Kouamé joua... et Roland-Garros s'embrasa

    A la Une du vendredi 29 mai, l'abrogation du Code noir en France, la vague de chaleur inédite, facteur d'inégalités sociales, et Roland-Garros qui s'embrase après un deuxième tour totalement fou. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Une page de plus d’un siècle et demi s’est tournée, jeudi, en France, après l'abrogation définitive du "Code noir" du droit français. The Guardian revient sur cette anomalie de "178 ans" qui vu le texte, écrit en 1685, régissant la condition d'esclaves dans les colonies françaises, toujours présent mais plus jamais appliqué dans la législation malgré l'abolition de l'esclavage en 1848.  France Antilles salue cet acte symbolique, marqué par un vote à l'unanimité à l'Assemblée nationale, assez rare pour être souligné. Pour Le Temps, c'est la "fin d'un vestige anachronique et raciste". De l'autre côté de l'Atlantique, ce vote est aussi salué par une partie de la presse américaine, pays au lourd passé esclavagiste. Avec ce vote, la France "regarde dans le miroir de son propre passé", selon Souleymane Bachir Diagne, un philosophe sénégalais, interrogé par RFI. Il y voit l’incarnation d’un pays qui ose se regarder en face, même quand il s’agit de sa face la plus sombre. Un symbole pour certains mais pour d'autres, c'est une forme de libération. A l'image de Steevy Gustave, député écologiste de l’Essonne, ému aux larmes et auteur d’un discours fort à l’Assemblée nationale se décrivant, rappelle Libération, non pas comme un descendant d'esclaves, mais comme un "descendant d’hommes libres rendus en esclavages par la France". Esprits qui s'échauffent Cela ne vous aura pas échappé si vous habitez en Europe occidentale, il fait chaud, très chaud. Et cette canicule met un peu plus en lumière les inégalités sociales françaises. La Croix y consacre un large dossier intitulé "Canicule à tous les étages". A Lyon, la vie sous ces fortes chaleurs peut être compliquée si l'on habite un immeuble défini comme une bouilloire thermique, mal isolé et pas adapté au réchauffement climatique. A 36 ans, Chloé est en forme mais passe sa journée de repos "avachie dans son canapé" à cause de la chaleur. Un peu plus bas, Anny, 87 ans, souffre davantage dans son appartement où il fait 28 degrés. Mais pour elle, impossible de déménager faute de moyens financiers Le réchauffement climatique s’appuie sur des faits scientifiques incontestables mais malgré cela, le discours climatosceptique est toujours bien présent. Certains vont jusqu'à cibler directement des journalistes météo, rappelle Libération. Insultes, intimidations sur les réseaux sociaux, à cause, disent-ils, de leur carte trop "rouge", comprenez, indiquant trop de régions en zone canicules. Et puisqu’on est dans la bêtise, Le Parisien met en garde sur les esprits qui s’échauffent (au sens propre) quand le mercure monte. Avec la chaleur, la tolérance baisse et l'agressivité augmente et "une bousculade anodine dans le métro à 35 degrés peut vite être vue comme une agression". Vivement que ça s’arrête! Kouamé prodigieux Cette chaleur est ressentie aussi sur les terrains de tennis de Roland-Garros avec deux scénarios bien différents. A la Une de la presse italienne, comme dans le Corriere della Sera et La Stampa, s'affiche, le visage défait de l'idole du pays, Jannik Sinner, battu, à la surprise générale, au 2e tour du tournoi. "Je me suis senti mal à un moment donné", a-t-il déclaré, en conférence de presse. Si lui ne met pas en cause la chaleur parisienne, l'analyse est différente pour le New York Times. "Plus il fait chaud, et plus Sinner devient vulnérable", indique le quotidien américain, citant en exemple l'Open d'Australie connu pour ses fortes chaleurs. Avec des températures de plus en plus écrasantes, le tennis devra s'adapter pour ne pas mettre en péril la santé des joueurs. Autre coup de chaud, mais de toute autre nature. Moïse Kouamé fait la Une de L'Equipe, "Terre de feu", après sa victoire homérique, en 5 sets, au 2e tour du tournoi. Tant mieux pour la France mais attention à ne pas s’enflammer trop vite comme peut le faire la presse hexagonale. On a déjà vu des espoirs français se brûler les ailes par le passé.

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  2. 2 days ago

    Cerné par les affaires, l'Espagnol Pedro Sanchez dans la tourmente

    A la Une de la presse, ce jeudi 28 mai, le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez dans la tourmente, chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Les menaces d’escalade de la Russie en Ukraine, et sa guerre hybride, notamment dans le domaine de la désinformation, ailleurs en Europe. L’effervescence chez les fans du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions face à Arsenal. Et une bonne nouvelle pour Trump, le buffle albinos bangladais. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, Pedro Sanchez dans la tourmente. Le président du gouvernement espagnol est chaque jour un peu plus cerné par les affaires. Nouvel épisode du feuilleton judiciaire qui n’en finit plus d’éclabousser le chef du gouvernement espagnol : la perquisition, hier, du siège de son parti, le PSOE, dans une affaire de corruption présumée. D’après El Pais, les juges soupçonnent des responsables socialistes d’avoir cherché à "déstabiliser" les procédures judiciaires ciblant le parti ou le gouvernement. "La caisse du PSOE a financé l’offensive contre les juges gênants" : pour La Razon, la messe est dite. Le journal de droite dénonce "le spectacle des arrestations, des poursuites, des mises en examen, des descentes de police et des perquisitions qui ternissent chaque jour un peu plus l'honneur perdu du socialisme espagnol". Le très à droite ABC accuse, lui, Pedro Sanchez d’être le responsable de "toute la corruption". D’après le quotidien, le choix du Premier ministre de se maintenir au pouvoir "déshonore la fonction qu’il occupe", surtout depuis la mise en examen pour "trafic d’influence" de celui qui fut son  principal inspirateur", l’ancien Premier socialiste José Luis Zapatero. Face à l’opposition conservatrice qui réclame sa démission et des élections anticipées, Pedro Sanchez, cité par La Vanguardia, a de nouveau écarté, hier, ces scénarios et répété depuis le Vatican son intention d’aller au bout de son mandat, en 2027. Xenia Federova, "protégée de Vincent Bolloré" ? En France, le Quai d’Orsay a annoncé, hier, la convocation de l'ambassadeur russe, après l'appel de Moscou aux diplomates étrangers à quitter Kiev avant de nouvelles frappes sur la capitale ukrainienne. Le Figaro rappelle que "la Russie fait planer depuis plusieurs jours la menace d'une escalade pour se venger d'une frappe ukrainienne ayant tué, selon elle, 21 personnes dans un lycée en territoire ukrainien occupé". "La Russie pourrait-elle frapper plus fort ? C’est du moins ce qu’elle veut faire croire à l’Ukraine" : The New York Times relève que ces déclarations belliqueuses interviennent  alors que Moscou est bloquée sur le champ de bataille et à la table des négociations". S’agissant du champ de bataille, The Guardian cite le chiffre de la cheffe du renseignement britannique, qui évalue à un demi-million le nombre de soldats russes tués sur le front depuis le début de l’invasion en 2022. Quant aux négociations, elles sont au point mort. Les Echos font état des efforts des Européens pour trouver leur place dans d’éventuelles futures discussions et désigner "une personnalité européenne qui puisse négocier avec la Russie". La question devrait être abordée lors de la rencontre, aujourd’hui à Chypre, des ministres des Affaires étrangères de l’UE. La Russie, embourbée en Ukraine, poursuit, dans le même temps, sa guerre hybride ailleurs en Europe. Politico revient sur le parcours de Xenia Fedorova, l'ancienne présidente de la télé Russia Today France, aujourd’hui fermée. La version européenne du site américain la présente comme "un visage familier des émissions d'info" de "l'empire médiatique" de l’homme d’affaires d’extrême-droite Vincent Bolloré, "intervenant régulièrement sur CNews TV et Europe 1", "où ses commentaires pro-russes alimentent l'inquiétude à l'approche de la présidentielle". Dans un portrait publié par Le Monde, Xenia Federova est qualifiée de "protégée de Vincent Bolloré", dont "l’offensive prorusse" de sa chaîne CNews "embarrasse le sommet de l’Etat". Le "sommet de l’Etat", en l’occurrence le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a demandé, hier, des explications à la ministre de l’Agriculture pour sa participation, révélée par Le Monde, à un déjeuner où était aussi invitée Xenia Federova et un conseiller du patron du RN Jordan Bardella. D’après Libération, Annie Genevard, connue pour positionnements "catho-conservateurs", notamment contre le mariage pour tous, dément tout "soutien" à ces personnalités. Elan populaire  Un mot, également,  de l’effervescence qui gagne les supporters du PSG à l’approche de la finale de la Ligue des champions. Au-delà des fans parisiens, les champions d’Europe en titre suscitent "un élan populaire considérable", d’après L’Equipe, qui dégaine un sondage selon lequel les amateurs de foot "croient très majoritairement" à une nouvelle victoire parisienne face à Arsenal. Attention à ne pas vendre trop vite la peau de l’ours. En attendant, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris annoncent un dispositif de sécurité maximum : 22 000 personnes mobilisées sur tout le territoire, 8 000 policiers à Paris, où tous les commerces des Champs-Elysées devront fermer leurs portes dès 17 heures, une heure avant le coup d’envoi, d’après Le Parisien/Aujourd’hui en France. On termine par une bonne nouvelle : le buffle bangladais surnommé "Donald Trump" a finalement échappé au sacrifice de l’Aïd. C’est ce qu’annonce le journal belge Le Soir : la bestiole albinos devenue la star des réseaux sociaux grâce à sa mèche blonde rappelant celle du président américain, a échappé à ce funeste destin grâce à l’intervention in extremis du gouvernement bangladais. Trump le buffle - et non le mufle - devrait rejoindre le zoo national. Son directeur annonce lui avoir réservé un abri spécial avec gardien particulier, après une petite quarantaine de deux semaines. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. 5 days ago

    Turquie : "Erdogan poursuit sa dérive autoritaire"

    À la Une de la presse ce lundi 25 mai : les (nouvelles) spéculations sur un possible accord entre les États-Unis et l'Iran ; le siège du CHP, le principal parti d'opposition, pris d'assaut hier par la police turque pour en déloger ses dirigeants ; les questions, en France, autour du programme du RN, toujours donné en tête des intentions de vote à la prochaine présidentielle, selon les sondages ; et une étude sur la faible représentation des femmes de plus de 60 ans dans les films à succès. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les spéculations sur un possible accord entre les États-Unis et l'Iran, qui serait prêt à autoriser les navires à franchir le détroit d'Ormuz, en échange d'un assouplissement des sanctions. C'est ce qu'annoncent plusieurs médias américains, dont The Washington Post, qui fait état d'un "protocole d'accord" prolongeant le cessez-le-feu de 60 jours, "le temps que les deux parties parviennent à un accord final pour mettre fin définitivement à la guerre". The New York Times, qui cite "un haut responsable américain", parle d'un "accord de paix (qui) se rapproche" et de négociations supplémentaires "pour le conclure", notamment sur "les modalités" engageant l'Iran à "se débarrasser de son uranium hautement enrichi". The Wall Street Journal s'inquiète déjà que l'administration Trump autorise l'Iran à "se renflouer" et demande de "ne pas (lui) accorder d'allègement immédiat des sanctions", car "sauver un tel régime constituerait, selon lui, une véritable trahison non seulement des intérêts américains, mais aussi de ceux des Iraniens". Le site panarabe Middle East Eye évoque toutefois des "signes de friction" entre Téhéran et Washington sur "des éléments-clé" du "protocole d'accord", notamment sur un cessez-le-feu au Liban, en raison des pressions d'Israël, qui demande l'autorisation de pouvoir "continuer à (y) mener des opérations militaires, en réponse à ce qu'il considère comme des menaces". L'Orient-Le Jour parle d'un "accord de tous les dangers", la question du Liban pouvant, selon lui, tout faire "capoter", car Téhéran veut que le cessez-le-feu soit réellement appliqué partout, tandis qu'Israël veut conserver son "droit à se défendre". Le quotidien libanais estime que "la déclaration d'intention est, pour le moment, largement en faveur de l'Iran", mais se demande si Téhéran "sacrifiera cet avantage pour défendre coûte que coûte les intérêts du Hezbollah". Inquiétude au Liban, et inquiétude en Israël, où Jerusalem Post cite "des responsables israéliens" mettant en garde contre "un mauvais accord" ne permettant pas aux Israéliens "de répondre aux principales menaces posées par Téhéran au-delà de son programme nucléaire". En Turquie, la police a pris d'assaut, hier, à Ankara, le siège du CHP, le principal parti d'opposition, pour en déloger ses dirigeants. Daily Sabah, quotidien officiel turc anglophone, affirme que c'est Kemal Kiliçdaroglu – l'ancien leader du CHP –, qui a demandé l'expulsion de son successeur Özgür Özel, après que celui-ci a été destitué par une destitution de justice, jeudi dernier. Une décision suivie, dès le lendemain, de la fermeture, en pleine année académique, de l'université privée Bilgi d'Istanbul, présentée par Libération comme "l'emblème d'une Turquie libre et tournée vers l'Europe". Le président Erdogan est finalement revenu sur cette fermeture cette nuit, mais Libé voit dans ces décisions une poursuite du "virage autoritaire" du président turc. "Erdogan ne reculera devant rien pour se maintenir au pouvoir", prévient le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui se demande s'il est "judicieux" que l'Allemagne continue à "courtiser" Ankara, membre de l'Otan, pour en faire "un partenaire en matière de sécurité", alors que "la Turquie se transforme de plus en plus en autocratie". "La prochaine présidentielle turque est prévue pour 2028. Beaucoup pensent qu'elle aura lieu plus tôt. Mais au moment du dépouillement, le résultat sera peut-être déjà joué, surtout après ces derniers jours", estime The Guardian. En France, la présidentielle aura lieu l'année prochaine et le Rassemblement national (RN) est toujours donné en tête des intentions de vote, selon les sondages. L'ex-FN assure même que son programme est déjà prêt, malgré l'incertitude sur le sort judiciaire de sa cheffe de file, Marine Le Pen, qui devrait être fixée le 7 juillet, date de la décision de la cour d'appel. En attendant, Le Parisien/Aujourd'hui en France fait un tour d'horizon des sujets sur lesquels Marine Le Pen et Jordan Bardella expriment des "sensibilités" différentes, comme on dit pudiquement au RN. Il y en a pas mal : les retraites, le pouvoir d'achat, le budget ou encore la politique sociale, sur laquelle Marine Le Pen dit que le mot "assistanat" "ne fait pas partie de (son) vocabulaire", alors que Jordan Bardella l'emploie fréquemment. À quoi ressemblerait une éventuelle présidence RN ? Dans les Pyrénées orientales, les victoires, aux municipales, d'un candidat RN, à Rivesaltes et d'un autre aux convictions pétainistes à Elne, donnent un aperçu de la façon dont l'extrême-droite aborde l'Histoire. À lire avec une enquête du Monde sur les attaques de ces municipalités d'extrême-droite contre plusieurs sites mémoriels, dans une région marquée notamment par l'arrivée des rapatriés d'Algérie – une page de l'Histoire sur laquelle le parti de feu Jean-Marie Le Pen a toujours construit son implantation locale et cherché à la récupérer, en cultivant "la nostalgie de l'Algérie française, ciment mémoriel". Un mot, pour terminer, d'une étude édifiante relayée par la presse britannique. Si vous rêvez de faire carrière à Hollywood, sachez que les statistiques montrent qu'il vaut mieux que vous soyez un homme prénommé Chris – ou même un animal qui parle – plutôt qu'une femme de plus de 60 ans. C'est la conclusion d'une campagne appelée "Âge sans limites", qui a constaté que sur les 100 films ayant réalisé les plus gros succès au box-office ces trois dernières années, seulement cinq ont mis en vedette une femme de plus de 60 ans, selon The Times. Cinq films, c'est un de moins que ceux mettant en scène un acteur nommé Chris (Chris Pratt dans Les Gardiens de la Galaxie ou Chris Pine dans Donjons et Dragons : L'Honneur des voleurs). C'est aussi quatre fois moins de films que de longs métrages donnant la vedette à un animal parlant : Dogman, Kung Fu Panda 4 ou encore Paddington au Pérou. Citée par The Guardian, l'actrice britannique Emma Thompson, 67 ans, a commenté cette enquête : "Les femmes représentent la moitié de la population et nous vieillissons. Alors, où sont les histoires qui nous concernent ? Plus nous vieillissons, plus nous sommes intéressantes : nous sommes captivantes, attachantes et il est grand temps que nous passions au premier plan. Les femmes âgées existent déjà dans le monde, le cinéma doit simplement s'adapter". Et pas seulement le cinéma. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). 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  4. 22 May

    "Enhanced Games" à Las Vegas : controverse sur ces jeux pour athlètes dopés

    A la une de la presse ce vendredi : des jeux pas très propres, une controverse mondiale et des cafards populaires Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Peut-on parler de sport quand les athlètes sont ouvertement dopés ? C’est la question posée par The Guardian ce matin. Le quotidien britannique évoque les "Enhanced games", les jeux améliorés. Cet évènement à l’allure de compétition se tiendra ce dimanche à Las Vegas et ne verra concourir que des athlètes ouvertement dopés. Derrière cet événement, on retrouve un milliardaire. Le quotidien britannique l’a interrogé. Il s’appelle Christian Aggermayer et il l’affirme : "Ces jeux dopés, c’est l’avenir, nous sommes du bon côté de l’histoire". Certains, même pris la main dans le sac pour dopage, ont refusé de participer. C’est le cas d’Alex Wilson, athlète suisse suspendu 10 ans pour dopage. Il a été approché par cette organisation, nous dit Blick et il a refusé. La raison est claire selon lui : "Je ne veux pas mourir à 50 ans d’une crise cardiaque".  Itamar Ben Gvir, "semeur de haine professionnel" Après l’expulsion des militants de la flottille pour Gaza par Israël, The Guardian dénonce ce matin les conditions humiliantes et brutales de leur détention. Le journal publie cette photo des activistes à leur descente de l’avion en Turquie, où ils ont atterri après leur départ. Les images de leur traitement en détention, les coups, insultes et menaces sous les yeux d’un ministre de la Sécurité nationale ont choqué à travers le monde. El Pais donne, de son côté, la parole à l’avocat de ces militants. Ce dernier affirme que certains ont dû être hospitalisé pour des fractures et des blessures internes. Beaucoup ont été emmené à l’hôpital en Turquie dès leur arrivée, nous dit le quotidien avec des marques de coups visibles notamment sur le dos. Un traitement qui a provoqué un tollé aussi en Israël, rappelle le Figaro ce matin. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a qualifié ce spectacle de "honteux"  Libération nous parle du responsable de ce traitement : Itamar Ben Gvir. "Un semeur de haine professionnel" pour le titre. Pourtant originaire d'une famille plutôt laïque d’origine kurde, c’est la première Intifada en 1987 qui le pousse à l’engagement radical à droite de l'actuel ministre de la Sécurité intérieure. Enfin, The Telegraph nous parle d'un parti politique surprenant qui a vu le jour en Inde : le Parti des cafards. Une création satirique en réponse aux propos du ministre en chef de la Justice qui a qualifié les jeunes sans emploi de "cafards". Et bien le Parti du peuple cafard est devenu une vraie formation. Ses créateurs voulaient ainsi dénoncer les conditions de vies des jeunes Indiens. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 21 May

    Itamar Ben Gvir et "la honte d'Israël"

    A la Une de la presse, ce jeudi 21 mai, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par un ministre d’extrême droite israélien, de militants de la flottille pour Gaza détenus. La condamnation, en France, de six jeunes pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste. Le tsunami des plaintes pour violences sexuelles déposées contre Patrick Bruel, et les réactions très tranchées qu’elles suscitent. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le tollé provoqué par la publication d’une vidéo humiliante, par le ministre d’extrême droite israélien Itamar Ben Gvir, de militants de la dernière flottille pour Gaza, après leur interception. "La honte d’Israël", titre ce matin La Repubblica, en Italie, où l’indignation est particulièrement vive. Dans une tribune titrée "Se questo è un ministro"( Si c’est un ministre) - en référence au grand livre de Primo Lévi  "Si c’est un homme", le quotidien exprime sa colère à l’égard d’Itamar Ben Gvir : "Dites-moi s'il est réellement un représentant digne et civilisé d'Israël, la seule démocratie du Moyen-Orient ou s'il est plutôt celui qui la détruit aux yeux du monde?". Itamar Ben Gvir, le ministre qui vient de déclencher "une crise" entre Israël et l’Italie :  La Stampa indique que les magistrats italiens ont ouvert une enquête pour "torture, enlèvement, destruction de biens et vol" présumés et envoyé, dans la foulée, une commission rogatoire en Israël. Pour Il Fatto Quotidiano, "ce nouvel acte de piraterie du gouvernement israélien n'a rien de surprenant", tant "il viole toutes les règles et conventions", l’arrestation des militants internationaux étant qualifié de "moindre mal" du programme de Benyamin Netanyahou, "qui a exterminé, en 33 mois 75 000 Gazaouis et des milliers de Libanais". "Normes de l'Israël d'aujourd'hui" Le Figaro fait état du "recadrage" public de Netanyahou vis-à-vis de son ministre, "Une initiative rare contre un partenaire essentiel de sa coalition". Le journal évoque une séquence "qui lance la campagne pour les législatives" et "illustre la stratégie de provocation permanente" d’Itamar Ben Gvir, un "repris de justice" condamné pour "incitation à la haine" et "soutien à une organisation terroriste". "Malgré ses outrances, observe Le Figaro, Ben Gvir demeure l’un des responsables politiques les plus populaires à droite", qui "entend imposer ses thèmes, son vocabulaire et ses images", "au risque d’isoler un peu plus Israël sur la scène internationale". Les provocations de Ben Gvir sont accueillies dans un silence assourdissant par la presse israélienne, qui se contente dans l'ensemble de faire état de l’indignation internationale, à l’exception habituelle du journal Haaretz. Le journal de gauche demande aux "ministres menteurs d’Israël de laisser les flottilles tranquilles". "Ben-Gvir est peut-être plus grossier que d'autres, mais son comportement est conforme aux normes de l'Israël d'aujourd'hui, regrette le journal. Les violences et les humiliations infligées constituent une honte impossible à dissimuler. Un État démocratique ne torture pas et n'humilie pas ses détenus". Deal Très loin de l’attention médiatique, la Sierra Leone a accueilli hier, pour la première fois, des migrants renvoyés par les Etats-Unis. La Croix rapporte que 25 ressortissants d’Afrique de l’Ouest sont arrivés à Freetown, après que le gouvernement sierra-léonais a signé, il y a moins d’une semaine un accord acceptant d’accueillir jusqu’à 300 migrants d’Afrique de l’Ouest chaque année - un "deal" semblable à ceux déjà signés par plusieurs pays africains, dont la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud, l’Ouganda et le Rwanda. Des expulsions qualifiées par une prof de droit public de "sous-traitance d’une violation du droit international". En France, six jeunes ont été condamnés entre mars et avril pour un projet de départ collectif vers le Mozambique, en proie à une insurrection djihadiste depuis 2017. Le Monde raconte que ces jeunes gens, condamnés à des peines de 2 à 10 ans de prison avaient cherché à se rendre à Cabo Delgado, une province du nord du pays, pour rejoindre les rangs du groupe Chabab, affilié à l’organisation Etat islamique. Un projet présenté comme "un cas unique en France" mais qui témoigne, d’après Le Monde, de "l’importance croissante des contenus liés au Mozambique dans la propagande de l’organisation", qui en a fait un "pays stratégique pour son rayonnement sur le continent africain". Tsunami de plaintes contre Bruel La justice française, auprès de laquelle au moins 12 plaintes pour violences sexuelles présumées ont été déposées contre le chanteur Patrick Bruel. Mediapart, le site à l’origine de toutes ces révélations, affirme que le parquet de Nanterre, qui doit centraliser toutes les plaintes, avait déjà reçu neuf témoignages de violences sexuelles présumées en 2019, mais qu’il avait classé tout cela "faute de preuves". Le Soir évoque des accusations portées par "une trentaine de femmes" au total en France, mais aussi au Canada et en Belgique, où l’une d’elles, Karine Viseur, a porté plainte et livré, hier, son témoignage. Elle décrit une agression aussi brutale que rapide, alors qu’elle était attachée de presse en 2010. Ce tsunami de plaintes et de révélations provoque des réactions très tranchées. Tout comme le maire de Paris, le bourgmestre de Forest, en Belgique, donc, demande à Patrick Bruel de renoncer à son concert prévu en octobre prochain, "le temps de laisser agir la justice". Le Huffington Post cite  des fans disant avoir déjà acheté leur billet mais décidées, désormais, à les "brûler". Selon Le Parisien/Aujourd’hui en France, l’artiste de 67 ans continue malgré tout de "remplir" le théâtre parisien où il se produit actuellement. Interrogée par le journal, Marie-Claude estime, elle, que certaines victimes présumées "sont en mal de notoriété et se disent qu’elles peuvent en profiter". Un couple raconte "ne pas s’être posé la question d’annuler", parce que Patrick Bruel "reste un grand artiste". Le Parisien/Aujourd’hui en France publie aussi les témoignages de victimes de violences sexuelles, en expliquant pourquoi beaucoup d’entre elles attendent parfois longtemps avant de raconter les violences du passé - car elles ont subi un phénomène de "dissociation traumatique", un processus déclenché par le cerveau dans les situations de stress extrêmes, qui aide la victime à survivre à l’agression, en étant là sans l’être vraiment. Claire, violée à 13 ans par un voisin a mis des années à pouvoir raconter ce qui lui était arrivé, parce que "témoigner, dit-elle, c’est aussi revivre cette violence. C’est accepter que les faits ont réellement existé". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 20 May

    En RD Congo, la "course contre la montre" face au virus Ebola

    À la une de la presse, mercredi 20 mai, l’alerte de l’OMS sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola en RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés, et la course contre la montre sur le terrain. La coopération controversée de l’Italie appuyée par l’UE, avec les autorités libyennes et tunisiennes pour lutter contre l’immigration. Une déclaration, en France, sur l’âge minimum au baccalauréat. L’importance des tables de multiplication. Et un renard amateur de pétanque. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé sur "l’ampleur et la rapidité" de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la RD Congo, où plus de 130 décès sont suspectés. Un "branle-bas de combat", une course contre la montre : contactées par La Croix, les ONG sur le terrain se préparent à affronter "Bundibugyo", la souche encore mal connue du virus à l’origine de cette nouvelle flambée. Selon ces soignants, l’urgence immédiate est de "mettre l’accent sur la mobilisation communautaire" et de "sensibiliser" aux gestes barrières. Des gestes pour sauver des vies en attendant l’arrivée des renforts et d’un éventuel vaccin. D’après le quotidien britannique The Guardian, l’urgence de la situation conduit l’OMS à envisager la possibilité d'utiliser "des vaccins ou des médicaments encore expérimentaux". Dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps, le virologue Jean-Jacques Muyembe, qui avait codécouvert Ebola en 1976, prévient que la lutte "va demander des efforts énormes" et met l’accent, notamment, sur la nécessité de "sécuriser les cérémonies funéraires", car "si les soignants tombent malades, les gens vont fuir l’hôpital". Le Temps publie un dessin de Chappatte sur l’inégalité de l’accès aux soins entre les Occidentaux et les Africains : "En Occident, ils ont droit à des épidémies en croisière de luxe", commente un Africain, dans une allusion à l’épidémie d’hantavirus sur le navire Hondius. À voir aussiRD Congo : l'OMS alerte sur "l'ampleur" de l'épidémie d'Ebola La presse internationale appelle à la mobilisation générale. Pour The Financial Times, qui s’inquiète de "l’impréparation mondiale" face aux futures pandémies, cette nouvelle épidémie d’Ebola "souligne la menace des zoonoses, ces maladies transmissibles de l'animal à l'homme", un risque "multiplié" par "la déforestation, l'empiètement humain et le changement climatique", lui-même aggravé par l’affaiblissement de l’OMS après le retrait des États-Unis et de l’Argentine. Le Pays évoque "la nécessité pour tous les pays, notamment africains, de disposer de plans de riposte", "car les épidémies ne préviennent pas", et la nécessité de ne "surtout pas réagir au cas par cas". Le journal burkinabé, qui évoque lui aussi le problème du retrait américain de l’OMS, observe que "la RD Congo dispose de terres rares très convoitées par les États-Unis, (et qu’) il n’est pas exclu qu’ils changent leur fusil d’épaule en volant au secours" de la RD Congo. Interrogé sur le sujet, le secrétaire d’État Marco Rubio cité par Le Soir belge, déclare que l’OMS a "un peu tardé" à identifier l’actuelle épidémie d’Ebola et annonce le déblocage de 13 millions de dollars pour des opérations "d’intervention immédiate" et l’ouverture d’environ 50 cliniques. À lire aussiRD Congo : l'inquiétante propagation d'une souche rare du virus Ebola, sans vaccin ni traitement L’Afrique, où le gouvernement italien, soutenu par l’Union européenne finance, équipe et entraîne les garde-côtes libyens et tunisiens, malgré leurs exactions. Le Monde décrit "une collaboration sans état d’âme pour bloquer les migrants" tentant de gagner l’Europe, une collaboration qui s’est "intensifiée" depuis l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, d’après le journal. Le Monde fait état de liens étroits et parfois "opaques" avec les acteurs libyens, responsables d’interceptions en Méditerranée "brutales" et "potentiellement contraires au droit international". Des liens resserrés aussi avec la Tunisie, "où les exactions contre les migrants subsahariens" sont fréquentes, surtout depuis que le président Kaïs Saïed "a développé un discours inspiré du "grand remplacement", cher à la famille politique de Giorgia Meloni", et qui a conduit à l’augmentation des tentatives de partir vers l’Europe". Pour clore cette page Afrique, un coup d’œil au Soir. Le journal belge annonce que les descendants de Patrice Lumumba vont déposer une plainte contre l’État belge pour son rôle présumé dans l’assassinat l’ancien Premier ministre congolais, après le décès, en début de semaine, de l’ancien diplomate Etienne Davignon. Il était le dernier responsable à pouvoir répondre d’une possible responsabilité individuelle dans ce dossier. En France, le ministre de l’Éducation nationale se dit favorable à un âge minimum au baccalauréat. Alors que le plus jeune candidat au bac 2026 a moins de 10 ans, Edouard Geffray dit vouloir "éviter que des enfants soient préparés de manière intensive à un examen" ne correspondant pas à leur "niveau de maturité". Quand on a moins de 10 ans, savoir lire, écrire et compter, c’est déjà pas mal. À ce propos, savez-vous combien font 9 x 6 ? (54). Selon The Times, qui cite une étude sur le sujet, il apparaît que c’est la multiplication la plus susceptible de piéger les personnes interrogées, la plus facile étant 11 x 8, comme le montre un tableau sur le degré de difficulté des tables de multiplication – à savoir par cœur, bien sûr, car le fait de pouvoir répondre automatiquement réduit "la charge cognitive", comme disent les chercheurs, pour aborder ensuite des maths plus complexes. En Premier League Manchester City a concédé mathématiquement le titre de champion à Arsenal, en faisant match nul, mardi soir face à Bornemouth. La joie des "Gunners" fait bien sûr la Une de toute la presse sportive outre-Manche. "Ils sont partis et ils l’ont fait", salue The Daily Mirror, en rappelant que cela faisait 22 ans qu’Arsenal n’avait pas décroché le titre. À lire aussiPremier League : Arsenal sacré champion d'Angleterre pour la première fois depuis 2004 Lui, préfère visiblement la pétanque. Un mot, pour terminer, du vol pas ordinaire raconté par nos confrères de France Info. Un renard est accusé d’avoir volé 19 boules de pétanque pour une valeur totale estimée de 900 euros. La bestiole a été prise en flagrant délit par une caméra de surveillance. Un renard qui préfère les boules aux poules, l'histoire ne dit pas, en revanche, s'il tire ou s'il pointe. Ni s'il a volé aussi le cochonnet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 19 May

    Un mandat d’arrêt de la CPI contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich

    A la Une de la presse, ce mardi 19 mai, l’information exclusive de Middle East Eye, qui affirme que le procureur de la Cour pénale internationale a demandé un mandat d’arrêt contre un ministre israélien d’extrême droite. Israël et ses stratégies d’influence, notamment en France, objets d’une enquête du journal français Libération et du quotidien israélien Haaretz. Le retour du débat sur le Brexit au Royaume-Uni. Et une querelle autour de paons italiens qui tourne à l’affaire politique. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’information exclusive de Middle East Eye, qui affirme que le procureur de la Cour pénale internationale a demandé un mandat d’arrêt contre le ministre israélien d’extrême droite Bezalel Smotrich. D’après le site d’information panarabe basé à Londres, cette demande de mandat d’arrêt aurait été émise le mois dernier pour "crimes de guerre" et "crimes contre l’humanité" présumés - dont le crime "d’apartheid", ce qui serait une première - commis à l’encontre des Palestiniens de Cisjordanie occupée. Middle East Eye affirme qu’un examen est également en cours pour évaluer "la possibilité de deux autres demandes de mandat d'arrêt, dont l'une visant un autre ministre d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, mais (que) celles-ci n'ont pas encore été déposées". Le site rappelle que si les juges émettent un mandat d'arrêt, Smotrich sera le troisième responsable israélien recherché par la CPI, après Benyamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, dont les mandats d'arrêt "ont déclenché une campagne féroce de menaces et de sanctions contre le tribunal de la part d'Israël et des États-Unis", notamment des sanctions financières et des restrictions de visa de la part de l’Administration Trump contre les magistrats de la CPI. Opération de déstabilisation Ces informations interviennent alors qu’un rapport de l’ONU, publié hier et relayé par le journal saoudien Arab News exige qu'Israël prenne toutes les mesures possibles pour empêcher des actes de "génocide" à Gaza et alerte sur des signes de "nettoyage ethnique" dans l’enclave palestinienne et en Cisjordanie. Israël et ses stratégies d’influence, notamment en France, font l’objet d’une enquête conjointe du journal français Libération et du quotidien israélien Haaretz. Les deux journaux dévoilent les dessous d’une opération de déstabilisation révélée par Le Monde en mars dernier, dont la cible était La France insoumise et deux de ses candidats. Le premier, Sébastien Delogu, candidat à la mairie de Marseille, était ciblé par de fausses accusations de viols et de violences ou encore montré nu sur de faux clichés générés par l’IA, et le second, François Piquemal, candidat à Toulouse était l’objet notamment d’une page web dénigrant son bilan de conseiller municipal. L’enquête des autorités françaises a identifié une société baptisée "BlackCore" comme principal suspecte, dont Libé et Haaretz ont analysé à leur tour l’empreinte numérique. Ce jeu de piste les a menés jusqu’à une autre société, "Galacticos", détenue par deux personnages issus du renseignement ou venant du secteur technologique israéliens, qui démentent toutefois tout lien avec "Blackcore". Si Israël se défend de la moindre tentative d’ingérence dans la vie politique française, il ne fait pas mystère de son mécontentement vis-à-vis de Paris, qui a reconnu la Palestine l’année dernière. La prochaine réunion pour faire avancer le projet de solution à deux Etats, prévue en France le 12 juin prochain, est présentée comme "une tentative ayant peu de chances d’aboutir" par le Jerusalem Post. "Macron emprunte une voie maintes fois explorée. Depuis des décennies, les dirigeants français s'efforcent de positionner la France comme un acteur majeur dans la résolution du conflit israélo-palestinien. Leurs initiatives se sont invariablement révélées inefficaces", cingle le quotidien israélien. Brexit en question La France, qui ne s’est pas encore prononcée, en revanche, sur le retour du débat sur le Brexit, au Royaume-Uni. La crise au sein du Labour malmené par la montée de l’extrême droite de Reform UK déclenche un remue-méninges chez les travaillistes. "Réintégrer l’UE ? Tout reprendre à zéro ? Opter pour le modèle suisse ?" : The Guardian relève que "rares étaient ceux qui s'attendaient à ce qu’à peine six ans après sa sortie de l’UE, le Royaume-Uni envisage de la réintégrer". C’est en tout cas ce que souhaite un des candidats à la direction du Parti travailliste, Wes Streeting et c’est une option à laquelle seraient aussi favorables plus de 80 % des personnes prévoyant de voter travailliste, libéral-démocrate ou vert, contre 53 % de l'ensemble des électeurs, selon un récent sondage cité par le journal. La perspective ne séduit pas du tout, en revanche, William Hague. Dans une tribune publiée par The Times, l’ancien ministre des Affaires étrangères conservateur explique que "retourner dans l’UE, après un Brexit coûteux ne résoudra pas les problèmes du Royaume-Uni", dont la solution est selon lui 100% britannique et consisterait, notamment à  réduire le nombre de personnes dépendantes des aides sociales, réformer les retraites, ou encore restreindre l’immigration". Les partisans du non au " Brentry ", sont déjà sur le pied de guerre - à voir avec le dessin de Pete Songi pour The Guardian, montrant le patron de Reform UK, Nigel Farage, enfilant à nouveau son costume de "Brexiteur": "Il me va comme un gant déprimant". Et noms d’oiseaux On termine cette revue de presse en Italie, où des paons sèment la zizanie depuis années à Punta Marina, une petite ville balnéaire près de Ravenne. Largement relayée par les réseaux sociaux la presse internationale, qui ont fait état de l’exaspération d’une partie des habitants, à bout de nerfs à cause des cris d’accouplement des bêtes, leurs déjections et autres dégâts causés aux toits et aux voitures, l’affaire est en train de virer au débat politique, d’après Politico. La version européenne du site américain rapporte que des responsables de Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni, ont convoqué une réunion publique, pour trancher la question une bonne fois pour toutes, en accusant le conseil municipal, dirigé par l'opposition de ne pas avoir su régler le problème. Espérons que la rencontre ne donne pas lieu à des échanges de noms d’oiseaux… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  8. 18 May

    Pour Donald Trump, le pouvoir rime avec dollars

    À la Une de la presse ce lundi 18 mai : les accusations des États-Unis, qui assurent que Cuba prépare une attaque de drones, contre la base américaine de Guantanamo ; la question lancinante de l'enrichissement personnel de Donald Trump et de ses proches ; l'appel du ministre de la français Justice en faveur de l’imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs ; le festival de Cannes secoué par la passe d’armes entre les anti et le pro-Bolloré ; et le prochain James Bond. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les accusations des États-Unis, qui assurent que Cuba prépare une attaque de drones contre la base américaine de Guantanamo. Le site américain Axios, qui dit avoir eu accès à des documents classifiés, affirme que La Havane "a acquis plus de 300 drones militaires auprès de l'Iran et de la Russie", pour cibler Guantanamo, mais aussi "des navires militaires américains et peut-être même Key West, en Floride", à quelque 150 kilomètres des côtes cubaines. Ces accusations sont formellement démenties par le régime cité par Granma, qui accuse, lui, les États-Unis de mener "une campagne anti-cubaine visant à justifier une agression militaire". Après la visite, la semaine dernière, du patron de la CIA à La Havane, où ce dernier a présenté "des exigences similaires à celles formulées auprès de Caracas", dont la menace de poursuites contre l'ancien président Raúl Castro, El Pais voit se profiler "un scénario semblable à l’opération américaine au Venezuela", qui avait débouché sur la capture de Nicolas Maduro. Le quotidien britannique The Guardian, martèle, lui, que Cuba "n'appartient pas" au président Trump, en rappelant que des responsables de son organisation avaient étudié, il y a plusieurs années, des projets de construction de golf et d'hôtellerie à Cuba. Selon le journal, des investissements étrangers "aux conditions de Washington" "profiteraient aux entreprises américaines et à quelques personnalités du régime, et non à l'ensemble des Cubains". Des Cubains privés de tout, sauf de répression. Le Monde rapporte que La Havane a gracié plus de 2 000 détenus en avril "pour donner des gages de bonne conduite à Washington", mais que les bénéficiaires de cette mesure "sont surtout des condamnés de droit commun", le pouvoir castriste continuant à incarcérer les contestataires, portant le nombre de prisonniers politiques à 1 260, un record. La question de l'enrichissement personnel de Donald Trump et de ses proches continue à alimenter les doutes de la presse. Le Figaro rappelle que des élus démocrates ont calculé que sa fortune nette a augmenté de 2,25 milliards de dollars en seize mois – un enrichissement "sans précédent et fait quasi ouvertement", pendant que "les républicains et la Cour suprême regardent ailleurs". Mais d'après le journal, Donald Trump "joue avec le feu". Le Figaro n'écarte pas la possibilité qu'une défaite aux élections de mi-mandat entraîne un troisième procès en destitution. En attendant, des sénateurs démocrates ont rejeté, samedi, le projet de loi pour financer les rénovations et la future salle de bal pharaonique de la Maison Blanche à hauteur d'un milliard de dollars – un projet devenu "le symbole d'une corruption plus généralisée", selon un élu démocrate cité par The Washington Post. Un mot, également, de l'appel du ministre français de la Justice en faveur de l'imprescriptibilité des crimes commis sur les mineurs. Dans un texte publié dans La Tribune Dimanche, Gérald Darmanin rappelle qu'"un enfant est victime de viol ou d'agression sexuelle toutes les trois minutes" en moyenne en France et appelle à une "révolution culturelle" pour protéger les mineurs, notamment, donc, en mettant fin aux délais de prescription dans ces affaires. Son appel est salué par les associations de victimes, qui le jugent toutefois "bien tardif" et Mediapart rapporte que l'annonce a reçu un accueil mitigé chez les magistrats, qui considèrent notamment que la justice, "déjà sous l'eau", ne peut se payer "le luxe" d'enquêter "sur des affaires vieilles de trente ans". La procureure de Paris, Laure Beccuau, s'est dite, en revanche, favorable sur le principe. La magistrate s'est aussi exprimée hier sur l'affaire Patrick Bruel, le chanteur accusé de multiples agressions sexuelles, et annoncé que les différentes procédures pour ces faits présumés seraient regroupées au parquet de Nanterre. Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'artiste se défend toujours d'avoir jamais contraint qui que ce soit à des relations sexuelles forcées, y compris l'animatrice Flavie Flament, qui a déposé une plainte pour viol contre lui. Selon elle, cette agression présumée se serait déroulée alors qu'elle était âgée de 16 ans seulement. On termine cette revue de presse à Cannes, où le festival est secoué par la polémique autour de Vincent Bolloré. Après la publication, par Libération, d'une tribune de près de 600 professionnels protestant contre son projet d'augmenter sa participation dans UGC, le patron de Canal + – également propriété du milliardaire d'extrême-droite – menace de ne plus financer les signataires. "Un dimanche de représailles", selon Libé, en référence au film "Un long dimanche de fiançailles". Libération, qui se demande si cette édition 2026 du festival sera "la dernière avant l'extrême-droite". "Si Marine Le Pen ou Jordan Bardella, selon la tendance des sondages, décroche le poste suprême de l'Élysée (en mai prochain), on fait quoi ? Tout se passe comme si cette perspective était encore irréelle. Or, elle est désormais sinon inexorable, du moins électoralement vraisemblable". On ne sait pas encore qui sera président ou présidente l'année prochaine – ni qui sera le prochain James Bond. À la rubrique pronostics, toujours, quoique dans un registre moins dramatique : qui sera choisi pour remplacer Daniel Craig en 007 ? Le site belge DH Sports cite les exigences de la directrice de casting : le futur James Bond devra "déborder de sex appeal" et "être suffisamment jeune pour l'incarner durant deux ou trois films voire plus"… Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

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