Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. 11 hr ago

    Incendies en France et en Espagne : "Une saison en enfer"

    A la Une de la presse, ce lundi 27 juillet : les réactions aux incendies historiques qui ravagent le sud-ouest de la France et la région de Madrid, en Espagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les violents incendies dans le sud-ouest de la France, où les flammes ont ravagé près de 50 000 hectares ces derniers jours. Le Figaro évoque des feux "d'une ampleur historique" qui pourraient encore s'aggraver avec le retour de températures élevées dans les jours à venir. "Une saison en enfer", d'après le journal, qui rappelle que 90 % des départs de feu sont d'origine humaine et appelle au civisme pour préserver "la beauté et la richesse des régions françaises". Libération parle d'une "guerre d'usure" pour les 2 500 pompiers déployés en Gironde. Ces soldats du feu se disent "fatigués, parfois désespérés" par la violence des incendies mais "touchés" par les élans de solidarité. Forestiers, agriculteurs, ou simples citoyens : le journal local Sud Ouest raconte comment des milliers de personnes se mobilisent pour aider à freiner l'avancée des flammes et venir en aide aux quelque 220 000 personnes évacuées. Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, ces naufragés du feu expriment leur angoisse face à une situation dont ils ignorent combien de temps elle va durer. L'Humanité, qui les présente comme les victimes d'un "exode climatique", dénonce "l'inadaptation globale" de la France à cette nouvelle réalité façonnée par le réchauffement climatique et le "sous-investissement endémique" dans les services publics qui l'a aggravée. L'Opinion rappelle que l'épisode d'incendies actuel illustre pourtant "ce que les climatologues annoncent de longue date", et qui va s'aggraver dans les années à venir. Une photo, largement relayée ce week-end par la presse internationale et les réseaux sociaux, est devenue le symbole des incendies en cours. Un parasol orange d'une marque de pastis, deux chaises de plage et un couple de touristes contemplant un immense panache de fumée au bord du lac de Lacanau : Le Parisien/Aujourd'hui en France revient sur la genèse de ce cliché, capté vendredi dernier par Maximilien Lamy de l'Agence France-Presse, qui se trouvait là après l'évacuation de son camping. Interrogé par le journal, il dit avoir été frappé par "le contraste saisissant entre l'attitude" des personnages, et "le truc apocalyptique" devant eux. Il dit toutefois ne pas vouloir leur "jeter la pierre", car il ne sait pas "ce qu'ils pensent à ce moment-là", "s'ils s'en moquent ou s'ils sont dans une forme d'impuissance". Pour Libération, cette photo symbolise "les contradictions qui traversent tout un chacun face aux dangers climatiques", le "conflit entre l'engagement et l'immunité, la crainte et le confort", où chacun est "conscient d'un malheur collectif en cours mais absorbé et comme illusoirement protégé par le caractère grandiose du ­visible". Vu par la dessinatrice Coco, toujours pour Libération, les deux touristes ont été remplacés par Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur. "On fait face", assure Laurent Nuñez. La France n'est pas le seul pays à être confronté aux incendies qui touchent l'ensemble du continent européen - c'est ce que montre très clairement une carte du Monde où apparaissent les surfaces brûlées ces 30 derniers jours, de l'Italie à la Roumanie, la Serbie, l'Allemagne ou encore l'Écosse et les feux toujours actifs - les plus intenses se trouvant dans le sud-ouest de la France, et autour de Madrid et de Valence, en Espagne. L'incendie d'Avila, près de la capitale espagnole, est "le plus important feu de forêt" de l'histoire récente du pays, selon la ministre de la transition écologique citée par El Pais, qui fait état de la "complexité" d'évacuer et de confiner près de 100 000 personnes. El Mundo parle d'une situation qui démontre que l'Espagne "est confrontée à une menace structurelle", exigeant "une action au plus haut niveau avec toutes les ressources dont un État moderne se doit de disposer". Mais l'heure est-elle vraiment enfin à la mobilisation générale ? Dans le dessin d'Ella Baron, pour The Guardian, un couple fortuné sous une cloche de verre trouve la météo "délicieuse" pour cette période de l'année. L'homme lit un journal où est imprimé le slogan de Donald Trump, "Drill baby drill", "Fore, chéri, fore", résumé de la stratégie américaine de promotion des énergies fossiles. Dans un coin, un vélo, symbole des énergies propres, est totalement carbonisé dans un paysage dévasté par le feu. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  2. 6 days ago

    Mort d'un Marocain lors d'une interpellation en Italie : "L'Etat de droit en mauvais état ?"

    A la Une de la presse, ce mardi 21 juillet, l’émotion et la polémique, après la mort, dimanche, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne, en Italie. La réouverture de la galerie Apollon du Louvre, neuf mois après le vol d’une partie des bijoux de la couronne lors d’un casse rocambolesque. Les plages du D-Day peut-être bientôt inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Et un artiste incompris. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, l’ouverture, hier, d’une enquête, en Italie, après la mort, la veille, d’Abderrahim Fakir, un Marocain brutalement interpellé par deux policiers, à Bologne. Une vidéo de cette interpellation, largement relayée depuis, montre Abderrahim Fakir plaqué au sol pendant de longues minutes, alors qu’il crie à l’aide - une scène à la Une, ce matin, d’Il Manifesto, qui dénonce le "très mauvais état" à la fois de la victime et du respect du droit, en Italie. Le journal communiste soutient qu’un "bouclier" est déjà en place pour protéger les policiers impliqués et les ambulanciers qui ont assisté à la scène sans réagir. L’affaire provoque beaucoup d’émotion à Bologne, où des manifestants se sont rassemblés, hier, pour protester "contre le racisme et les meurtres d’Etat", selon La Repubblica. Le quotidien de centre-gauche s’inquiète de voir se "creuser un fossé entre ceux qui choisissent la voie sécuritaire et ceux qui préfèrent rester fidèles aux règles de l'État de droit". Ces rassemblements ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre – auxquels Il Giornale, quotidien de droite, exprime son soutien, en accusant la gauche de "rouvrir la chasse aux policiers". La presse de droite, dont La Verita, applaudit, en revanche, l’intervention, dimanche, d’Elon Musk, à propos de la condamnation définitive, dans une autre affaire, d’un bijoutier, Mario Roggero, pour le meurtre de deux braqueurs. Un fait divers que le patron de Tesla a commenté en déclarant que ce sont "le juge et le procureur qui méritent cette condamnation". Réouverture de la galerie d’Apollon En France, la galerie d’Apollon du musée Louvre doit rouvrir ses portes aujourd’hui, après le casse spectaculaire d’octobre dernier. Dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, le nouveau président du Louvre confirme à cette occasion le lancement d’un chantier titanesque, estimé à un milliard d’euros pour faire renaître le musée. Christophe Leribault précise que les joyeux de la couronne ne seront toutefois pas visibles aujourd’hui, puisqu’ils ne seront exposés que lorsqu’aura été créée "une salle sécurisée, une chambre forte, sans fenêtres, à un autre endroit" du Louvre. Quasiment neuf mois jour pour jour après que des cambrioleurs avaient utilisé un simple monte-charge pour faire main basse sur les bijoux de la couronne, Le Parisien/Aujourd’hui en France donne des nouvelles de l’enquête. D’après le journal, la défense des cambrioleurs serait "tout aussi acrobatique que leur casse", puisqu’ils assurent que leur commanditaire a participé au cambriolage avant de récupérer les bijoux - toujours introuvables, d’ailleurs - mais qu’ils ne peuvent pas dévoiler son identité, par peur des représailles. Un mémorial à Montreuil-Bellay La presse française revient aussi sur les efforts de la Normandie pour faire inscrire les plages du Débarquement au patrimoine mondial de l’Unesco. D’après La Croix, ce projet, lancé en 2008, pourrait enfin aboutir d’ici la fin de la semaine. Si ces efforts réussissent, les plages du D-Day deviendront le premier lieu ​mémoriel français lié à la Seconde Guerre mondiale à être classé au patrimoine mondial de l’humanité. La Croix, qui annonce, par ailleurs, la construction, l’année prochaine, d’un mémorial à Montreuil-Bellay, dans l’ouest de la France, où se trouvait le plus grand camp d’internement des Tsiganes pendant ­la Seconde Guerre mondiale. Là encore, la gestation du projet a été très longue, tout comme la reconnaissance, par la France, de ce passé. Un mot, pour terminer de la mésaventure d’un artiste incompris. The Guardian rapporte que Sergio Furnari, un sculpteur new-yorkais est "furieux", parce qu’il a dépensé 100 000 dollars de sa poche pour construire une statue grandeur nature de Charlie Kirk, la figure d’extrême droite américaine assassiné en septembre dernier, pour que finalement personne ne veuille l'acheter. Il dit même avoir été submergé de messages d’internautes déclarant avoir l'intention d'uriner sur sa sculpture, qu’il veut installer à Time Square. Pour couronner le tout, ce Rodin incompris s’est cassé le pied en travaillant sur son œuvre, après avoir trébuché dans son atelier. "Suis-je maudit ? Peut-être. Je ne sais pas", s’interroge-t-il. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  3. 20 Jul

    "Viva España! : une victoire pour l’Espagne, une victoire pour le monde"

    A la Une de la presse, ce lundi 20 juillet, les réactions en Espagne, en Argentine et dans le monde, à la victoire de la Roja en finale du Mondial aux Etats-Unis, où elle a battu l’Albiceleste 1 à 0 en prolongation.a Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la victoire de l’Espagne, qui a battu l’Argentine en prolongation, 1 à 0 en finale du Mondial. Et viva Espana! Campeones!!! Un mot, un seul, et six points d’exclamation, ce matin, à la Une de Sport, qui remercie le "Tiburon", le "Requin" Ferran Torres sa "morsure magique" qui offre à l’Espagne, sa deuxième étoile. "Bicampeones" : 16 ans après son premier titre mondial, la Roja et Mundo Deportivo, exultent, avec une pensée spéciale pour le sélectionneur Luis de La Fuente, qui "a su fédérer un groupe motivé et solidaire". "Le monde est à nous" : le madrilène As relève le fait "inédit" que les sélections masculine et féminine espagnoles sont actuellement toutes deux championnes du monde. Les "superestrellas", les "super étoiles" à la Une de Marca, qui évoque la "leçon" infligée à l’Albiceleste, accusée d’avoir "oublié comment jouer et préféré la boue". "Une victoire pour l’Espagne, une victoire pour le monde" : selon El Pais, ce succès est "le reflet d’un pays ouvert, pluraliste et sûr de lui, d’une nation composée d'accents, d'origines et de milieux divers. Un instantané précieux, à une époque où prolifèrent les discours qui réduisent l'identité à l'exclusion ou idéalisent un passé fantasmé". "Don’t cry for me Argentina". Malgré la tristesse, Clarin reconnaît que l’Espagne a "dominé la rencontre". La Nacion dit "gracias" à Lionel Messi, qu’elle tente de consoler : "Merci Leo, tu nous as déjà rendus tellement heureux". Dernier tango pour le capitaine argentin ? On ne le sait pas encore, mais le sélectionneur Lionel Scaloni a déjà fait savoir à Olé qu’il sera là "jusqu’en décembre", mais qu’il arrêtera "probablement" après. L’Albiceleste, dont la prestation d’hier soir est largement critiquée par la presse internationale. The Guardian regrette que "le conte de fées de Lionel Messi s’achève sur une Argentine pitoyable, méchante finale", ultime, de ce Mondial. Pied de nez à Trump Le Mondial 2026 a aussi ses gagnants et ses perdants politiques. "Il s'avère que la vengeance est un plat qui se mange de préférence par un chaud dimanche après-midi" : le site américain Politico rappelle que Donald Trump n’a cessé de critiquer l'Espagne, notamment pour son refus d'autoriser les forces américaines à utiliser ses bases pour leurs missions en Iran, la qualifiant de pays "sans espoir" et les Espagnols de "mauvaises personnes". La Repubblica, le journal italien, ironise de son côté sur la "superstition" du président argentin, qui a regardé le match depuis son canapé, rituel supposé favoriser les victoires de l’Albiceleste – loupé. "Pour Javier Milei, c'est aussi une défaite symbolique. Il savait qu'une victoire lui aurait apporté un capital politique considérable en alimentant le récit de la renaissance nationale, de la résurgence de l'Argentine, d'une fierté retrouvée". Fin de partie, l’heure est à présent au bilan de ce Mondial 2026. Cette 23eme édition de la Coupe du monde "a explosé tous les records et suscité beaucoup de polémiques", mais le journal suisse Le Temps juge "difficile de savoir, pour le moment, ce qu’il restera de ce gigantesque spectacle". Parenthèse Ce qu’on sait déjà, c’est qu’avec 13 milliards de dollars de revenus, ce Mondial est déjà le plus lucratif de l’histoire de la Fifa, "véritable gagnante" de cette Coupe du monde, avec son "méphistophélique" président, Gianni Infantino. Mais pour le journal belge Le Soir, si "le monde entier a regardé la finale", cela "ne signifie plus que la Coupe du monde lui appartient" encore. Symbole de la transformation de la compétition, le spectacle de la mi-temps, un "half time show lisse, surréaliste et totalement inutile", d’après The New York Times, qui résume l’affaire : "C'est du foot, mais pas comme on le connaît. C'est du sport américain, exactement comme on le connaît". Fidèle à lui-même ou non, ce Mondial, comme tous les autres a offert à des milliards de personnes une parenthèse bienvenue, notamment dans un Moyen-Orient décrit par The Washington Post comme "épuisé par la guerre" - y compris dans Gaza ravagée, où les attaques israéliennes ont détruit des quartiers entiers et tué plus de 73 000 Palestiniens. Ses habitants ont eux aussi suivi la compétition entre deux coupures de courant, tout comme les Palestiniens de Cisjordanie où Fadi Hamdallah Al-Nassan, un jeune joueur de 17 ans du club d’Al-Mughayyir, est mort de ses blessures, samedi, la veille de la finale Espagne/Argentine. D’après sa famille et des responsables palestiniens, il avait été blessé plusieurs jours auparavant, lors d’une attaque de colons israéliens en Cisjordanie occupée. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  4. 16 Jul

    Demi-finales du Mondial : "Le cœur brisé des Anglais"

    A la Une de la presse, ce jeudi 16 juillet, la défaite de l’Angleterre, battue par l’Argentine, 2 buts à 1 en demi-finales de la Coupe du monde. Le vote, hier, aux Etats-Unis, de 103 élus démocrates en faveur d’une proposition visant à réduire l’aide américaine à Israël. Des Iraniens qui accusent les Etats-Unis d’avoir communiqué à l’Iran des informations sur leurs demandes d'asile. Washington, désormais moins populaire que Pékin dans plusieurs pays. Et des découvertes de et sur des bestioles. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, la défaite de l’Angleterre, battue par l’Argentine, 2 buts à 1 en demi-finales de la Coupe du monde. "La fin du monde", titre l’édition sport du Daily Express. Après la défaite des Bleus, comment ne pas compatir avec les Three Lions, sonnés par cette nouvelle défaite face aux Argentins en Coupe du monde 40 ans après le match maudit de la "main de Dieu", ou plutôt de Diego Maradona? Comme les Français, les Anglais et The Independent ont "le cœur brisé" et quittent la Coupe du monde après deux buts "tardifs" de l’Argentine, menée 1 à 0 jusqu’à la 85ème minute. "Wonderbawl": The Sun détourne l’hymne officieux de l’Angleterre, "Wonderwall" pour évoquer les larmes des Three Lions et de leur capitaine. Harry Kane qui s’est fait "kaned", qui s’est pris des coups de bâton par Lionel Messi, d’après The Daily Star, qui se dit "fier", malgré tout, de ses "Lions". "Fierté", malgré tout, des Anglais et explosion de joie en Argentine. La "remontada historique" de ses héros, en route vers leur 6ème finale du Mondial, met Olé, la Bible du foot argentin, sens dessus dessous. "Est-ce un manque de professionnalisme d'avouer qu'on écrit en pleurant ? Comment rester insensible à un tel élan d'engagement, de détermination et de foi ?" : pour le journal, "l'Argentine a humilié la défense anglaise, renversé la situation une fois de plus. L’Argentine, c’est trop". Un ton en-dessous, Clarin salue "le courage exceptionnel" des hommes de Lionel Scaloni, "la meilleure équipe nationale de l'histoire de l’Argentine", selon lui. L’Albiceleste, dont les joueurs ont brandi une banderole "les îles Malouines sont argentines" - un rappel de la guerre qui a opposé, il a 44 ans, les Argentins aux Anglais, et qui pourrait valoir des sanctions de la Fifa à l’équipe argentine. Dans l’immédiat, elle file vers sa finale contre l’Espagne. "Une championne d’Europe contre une championne du monde : " la plus belle finale du monde", dixit le journal sportif espagnol Marca. La presse espagnole, qui a ressorti pour l’occasion une photo devenue virale il y a deux ans d’un Lionel Messi d’à peine 20 ans donnant son bain à un bébé de 6 mois, un certain Liamine Yamal. La photo avait été prise dans un vestiaire du Barça, pour un calendrier de l’Unicef. Les parents de Lamine avaient inscrit leur fils au tirage au sort. 20 ans plus tard, tous deux se retrouveront en finale du Mondial près de New York. A lire dans El Pais. L'ICE et l'Iran On reste aux Etats-Unis, où 103 démocrates ont voté hier en faveur d’une proposition républicaine visant à réduire drastiquement l’aide américaine à Israël. Cette proposition a été finalement rejetée, faute de majorité mais le vote de ces élus, notamment du chef des démocrates à la Chambre des représentants, Hakeem Jeffries, montre à quel point le sentiment vis-à-vis d’Israël et du gouvernement Netanyahou s’est dégradé au sein du parti démocrate, désormais très "divisés" sur ce sujet, d’après The Washington Post. Des divisions grandissantes, également, au sein de l’Administration Trump, comme en témoigne la déclaration du vice-président J.D. Vance, cité par The Wall Street Journal, accusant des "éléments" du gouvernement israélien de mener une campagne pour influencer l'opinion américaine sur la guerre contre l’Iran et de saper les négociations pour que le conflit dure "indéfiniment". Les Etats-Unis, que des Iraniens accusent quant à eux d’avoir communiqué à l’Iran des informations sur leurs demandes d'asile. The Washington Post rapporte que "des Iraniens convertis au christianisme mais aussi des dissidents politiques de la République islamique ayant demandé l'asile aux États-Unis, affirment que des responsables de l'immigration américaine, l’ICE, ont transmis des détails sur leurs demandes au gouvernement iranien, afin de faciliter leur expulsion vers leur pays d’origine". Au moins six Iraniens indiquent avoir reçu la visite, dans des centres de rétention administrative, de responsables iraniens basés aux États-Unis, qui auraient utilisé ces informations pour faire pression sur eux et qu'ils acceptent d'être renvoyés en Iran, où ils disent risquer leur vie. The Washington Post, qui fait aussi état d’une étude d’un centre de recherches américain indépendant, d’après laquelle la Chine serait désormais perçue "plus favorablement que les États-Unis" dans 27 pays sur 36 consultés, à-travers six continents. "Un changement radical dans un contexte d’interventions américaines nombreuses et controversées". Rat machiavélique On termine cette revue de presse en RDC, où une nouvelle espèce de singe a été découverte. Appelé "Likweli", ce singe est la deuxième espèce de primate à être découverte ces 15 dernières années autour du fleuve Lomami, qui traverse le centre de la RDC, dans une région reculée et densément boisée - une espèce si insaisissable que même les communautés locales en ignoraient l’existence, d’après The Washington Post. Une bestiole hyper choupix. Beaucoup moins gâté par Mère nature, et vivant, lui, en Afrique de l’est, le rat taupe nu, qui ressemble pas mal à un filet mignon pas mignon du tout, vit en colonie avec une reine unique entourée d’un harem de mâles - c’est la seule femelle à être capable de se reproduire. Pourquoi est-ce que je vous raconte tout cela, me demanderez-vous?  Parce qu’on a découvert pourquoi la reine rat taupe nu est la seule à pouvoir se reproduire. D’après une étude internationale, publiée hier dans la très prestigieuse revue scientifique Nature, et relayée par El Pais, la reine produit une molécule qui se diffuse dans toute la colonie, où ce signal chimique inhibe la reproduction des autres femelles. Machiavélique. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  5. 15 Jul

    Défaite des Bleus en demi-finale du Mondial : "Étoile filante"

    À la Une de la presse, ce mercredi 25 juillet, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finale du Mondial. La prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Le vote, aujourd’hui, des députés français, appelés à adopter définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Et le débat sur les vacances, un droit hérité du Front populaire. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la défaite de l'équipe de France, battue par l'Espagne 2 à 0 en demi-finales du Mondial. On dit que les attentes sont des regrets prémédité : "ça s'appelle tomber de haut et ça fait mal", écrit So Foot, pour qui ce 14 juillet est "jour de défaite nationale". Le Parisien/Aujourd'hui en France exprime sa "tristesse", "à la mesure du rêve" que les hommes de Didier Deschamps "ont fait partager". À trop regarder le ciel, les Bleus se sont pris les pieds dans le tapis et la troisième étoile a filé. L'Équipe a vu des joueurs "dépassés dans tous les domaines, incapables d'être à la hauteur de leurs rêves et de l'espoir qu'ils avaient semé". La France pleure et l'Espagne exulte. "Que grandes !", "Qu'ils sont grands ! s'émerveille Mundo Deportivo, en particulier devant Lamine Yamal, 19 ans tout juste. Le quotidien salue "le football magnifique, l'attitude irréprochable et l'engagement total" de la Roja qui a su imposer "une véritable leçon de jeu" - "une leçon pour le monde" entier, selon As, qui évoque "un match palpitant" et une "performance éblouissante" qui envoie l'Espagne vers sa deuxième finale de Coupe du monde. La Roja vient d'écraser, d'administrer une correction "historique" aux Bleus, selon Marca, qui remercie ses joueurs pour "le spectacle inoubliable" d'hier soir. La presse espagnole revient aussi ce matin sur la prolongation de la garde à vue du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, après son arrestation, dimanche, à l'aéroport de Tanger. Visé par "plusieurs avis de recherche" pour "publication de contenus diffamatoires et injurieux", Ali Lmrabet vit en exil en Espagne depuis qu'il a été emprisonné et radié de l'Ordre des journalistes au Maroc. Il est considéré comme l'une des principales voix critiques de la monarchie marocaine. El Pais rapporte que son interpellation est vivement critiquée par l'Association marocaine des droits de l'homme, qui exige sa libération, tout comme Reporters sans frontière, qui classe actuellement le Maroc 105eme sur 180 pays en matière de respect de la liberté de la presse. Le journal espagnol dénonce "la répression excessive contre la dissidence au Maroc", qui "malgré son image positive de pays ouvert grâce à son développement économique et ses infrastructures, continue d'afficher un déficit en matière de droits humains et n'est pas parvenu à se défaire de son image de royaume de l'arbitraire". En France, les députés doivent voter aujourd'hui définitivement le texte sur "le droit à mourir", une promesse phare d'Emmanuel Macron. Libération se félicite de l'adoption, "sauf énorme surprise", de cette "réforme sociétale majeure, soutenue par une majorité de Français". D'après Libé, "ce vote sera une délivrance pour de nombreuses personnes atteintes d'une maladie incurable et en grande souffrance, et pour leurs proches". Est-ce la fin du marathon législatif entamé il y a quatre ans ? D'après Le Figaro, ce projet de loi, auquel il est opposé, "divise aussi bien l'exécutif que les Français". Le journal indique que Sébastien Lecornu a décidé, "à la surprise générale", de soumettre au Conseil constitutionnel "plusieurs dispositions sensibles" du texte. L'Opinion fait état, de son côté, d'"hésitations chez des députés ayant conscience de vivre un moment d'Histoire". Un dilemme illustré par un dessin de Kak détournant la fresque de la chapelle Sixtine. Des députés auxquels neuf personnalités opposées au texte lancent un ultime appel dans le journal catholique La Croix. "Pour que prévale la protection des plus faibles", elles leur demandent de ne pas voter ce projet de loi, "parce que lutter contre la souffrance ne saurait jamais signifier supprimer le souffrant. Parce que nul ne devrait avoir à choisir entre souffrir et mourir". À noter également, en France, toujours, le dépôt, aujourd'hui, de six nouvelles plaintes contre l'ancien patron de l'agence de mannequins Elite, Gérald Marie. Le Parisien/Aujourd'hui en France indique que les plaignantes, pour la plupart américaines, portent plainte aujourd'hui avec constitution de partie civile pour "viol" et "traite d'êtres humains". Bien qu'une première enquête préliminaire ait déjà été classée sans suite en 2023, car les faits présumés étaient prescrits. En mars dernier, 15 femmes avaient quant à elles affirmé avoir des preuves des liens de Gérald Marie, qui nie tout acte répréhensible avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Un mot, pour terminer, d'un héritage du Front populaire, le droit aux vacances. L'Humanité estime qu'il est "mis à mal par l'inflation, la conjoncture internationale, mais aussi par l'absence de politiques publiques ambitieuses, qui assignent à résidence les plus modestes" - au point que les vacances deviennent de plus en plus "un sport de riches". L'État, invité dans le même temps, toujours dans L'Huma, par le géographe Rémy Knafou, à "reprendre la main" sur le fléau de "l'hypertourisme", à rappeler à l'ordre une industrie accusée de se "déresponsabiliser" de ses "conséquences sociales et écologiques". Et si la solution était le voyage immobile, l'évasion silencieuse à moindre frais ? La Croix revient sur le succès grandissant des "reading parties", ces rendez-vous où l'on se retrouve à plusieurs pour lire, échanger sur la lecture et plus si affinités. "Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages mais à avoir de nouveaux yeux, disait l'immense Marcel Proust, dont je vous recommande vivement "La recherche du temps perdu". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  6. 14 Jul

    Demi-finales France/Espagne : "Dallas, ton univers impitoyable"

    A la Une de la presse, ce mardi 24 juillet, les premières données officielles sur les décès provoqués par la deuxième vague de chaleur en Europe. La canicule, qui provoque aussi des incendies à-travers toute la France. Le projet de l’UE de limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Deux projets signés Pete Hegseth et Marco Rubio. Et le match France/Espagne, ce soir, à Dallas, en demi-finales de la Coupe du monde de foot. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, les premières données officielles sur les décès provoqués par la deuxième vague de chaleur en Europe. La Repubblica, le quotidien italien, publie les statistiques du projet EuroMomo, un organisme affilié à l’UE, qui a recensé plus de 10 500 morts en Europe au cours de la dernière semaine de juin. Cités par le journal, des experts se disent "particulièrement impressionnés par les données françaises et belges". Selon ces relevés, la France enregistre la surmortalité la plus importante tous âges confondus, tandis que la Belgique enregistre la surmortalité la plus élevée chez les plus de 65 ans : plus de 1200 personnes y sont décédées au cours du dernier week-end de juin, soit "plus de morts qu’au cours des pires week-ends de la période Covid", selon la presse belge, qui dénonce la négligence des autorités. Courrier International cite les accusations du journal De Standaard, qui estime que "la Belgique a connu sa plus grande catastrophe depuis la Seconde Guerre mondiale sans que les plus hautes autorités du pays ne semblent s’en apercevoir ni prévoir de solutions". Les vagues de chaleur tuent les plus vulnérables et déciment la nature. Le journal local Le Télégramme relève que les gros incendies, "jusque-là cantonnés au pourtour méditerranéen et aux Landes", sévissent désormais dans toute la France, comme au cap Fréhel, en Bretagne, et dans la forêt de Fontainebleau, en région parisienne. Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque "un drame" pour ce site "connu dans le monde entier", pour son "village des peintres" de Barbizon, sa forêt abritant "un trésor de biodiversité" - 1500 espèces de végétaux, 480 types de mousse et 30 espèces d’orchidées sauvages, dont certaines très rares. Un lieu considéré, aussi, comme "la Mecque" des amateurs de varappe. "Algorithmes prédateurs" Dans la presse, également, le projet de l’UE d’instaurer un accès "progressif et gradué" des mineurs aux réseaux dits sociaux. Alors que de nombreux pays, dont la France, l’Espagne et la Suède, sont déjà en train de mettre en place des interdictions ou des restrictions d’accès pour les mineurs, The Guardian fait état de l’engagement, hier, de la patronne de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à protéger les enfants des "algorithmes prédateurs", après la publication d’un rapport recommandant des restrictions pour les moins de 13 ans. Au Royaume-Uni, où le gouvernement prévoit l’interdiction prochaine des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, une autre étude, citée par The Times, enfonce le clou et assure que les enfants qui renoncent aux réseaux sociaux "passent plus de temps avec leurs amis et leur famille et bénéficient d'un meilleur sommeil, d'un stress réduit et d'une meilleure concentration". L’hebdo allemand Die Zeit s’interroge toutefois sur "l’efficacité" des interdictions, qui peuvent même s’avérer contre-productives, selon des associations de protection de l’enfance, qui critiquent le fait que les jeunes soient "catégoriquement exclus" des réseaux sociaux plutôt que "d'apprendre à s'y repérer", d’autant que "la haine, la violence, la pornographie, les contacts avec des inconnus et la désinformation, ne se limitent pas à TikTok et Instagram mais sont présents partout sur Internet". Aux Etats-Unis, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth annonce la création d’un "groupe de travail" pour poursuivre les responsables de "divulgation non autorisée d'informations sensibles" à la presse. The Guardian, qui parle de "la dernière escalade en date dans les efforts du gouvernement pour réprimer les fuites", rappelle que cette annonce intervient alors que The New York Times a révélé, ce week-end, être assigné en justice par l’Administration Trump, après avoir fait état de problèmes de sécurité sur le nouvel avion offert par le Qatar à Donald Trump. "Emmenez-nous en finale!" L’Administration Trump et la justice, internationale cette fois, dont il est aussi question dans la tribune du secrétaire d’Etat publiée par The Wall Street Journal, où Marco Rubio annonce le projet américain de "démanteler", "pierre par pierre s’il le faut", la Cour pénale internationale, au motif que "l'Amérique n'a jamais consenti à un tribunal mondial habilité à outrepasser ses propres tribunaux et sa Constitution", en rappelant que les Etats-Unis ne sont pas signataires du statut de Rome instituant la CPI - une institution "soutenue et dirigée par un puissant réseau d’ONG de gauche, de mondialistes suffisants et de gouvernements hostiles du tiers monde unis par leur hostilité" envers Washington. Les Etats-Unis accueilleront ce soir, au Texas, en demi-finales du Mondial, le match France/Espagne. Dallas, ton univers impitoyable : L’Equipe annonce un sommet "vertigineux" en ce jour de fête nationale, à l’issue duquel les Bleus entendent bien accéder à leur troisième finale d’affilée. "Emmenez-nous en finale!", demande en chœur Le Parisien/Aujourd’hui en France, en évoquant la "forteresse" espagnole dont les Bleus espèrent venir à bout. Comme on est bons joueurs, on n’oublie pas Marca, qui qualifie les Français de "colosses footballistiques" en filant la métaphore sur le Tour de France : "Pour atteindre la finale, la Roja doit encore gravir l'ascension la plus difficile. Le Tourmalet de cette Coupe du Monde a un nom: Kylian Mbappé". Le journal sportif a déjà la main sur le cœur et dit avoir "une corazonada", une intuition, un pressentiment. On laissera le journal sportif là-dessus, pour ce qui est de la main, c’est celle de Lamine Yamal, je crois. Ce n’est pas mon petit doigt qui me l’a dit, mais la Une de Mundo Deportivo, qui annonce "los Bleus" "favoris" face à une Roja qui croit en la "magie" de son Lamine. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  7. 13 Jul

    Marco Rubio et son embarrassante croisade contre le "terrorisme international d'extrême gauche"

    À la Une de la presse, ce lundi 13 juillet, la poursuite des frappes entre les États-Unis et l’Iran, qui affirme que les frappes américaines ont "réduit à néant" les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. La mort du "faucon" américain Lindsey Graham. Une invitation embarrassante signée Marco Rubio. Les commémorations des dix ans de l’attentat de Nice. Et le Tour de France sous canicule. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la poursuite des frappes entre les États-Unis et l'Iran, qui affirme que les frappes américaines ont "réduit à néant" les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre. Le ministère des Affaires étrangères iranien, cité par Middle East Eye, accuse les États-Unis d'avoir violé "la quasi-totalité des clauses du cessez-le-feu". D'après The Financial Times, l'Iran a choisi de prendre "un risque considérable en jouant son atout majeur : annoncer la fermeture du détroit d'Ormuz pour faire pression sur le président Donald Trump" et "conserver le contrôle de cette voie maritime vitale". Un choix que le quotidien britannique attribue à la "colère" de Téhéran "face aux tentatives américaines d'affaiblir son influence sur le détroit", ainsi qu'à "la mentalité belliciste qui s'est installée à Téhéran après deux guerres israélo-américaines en un an". Les analyses sur les raisons de cette stratégie divergent. D'après The Wall Street Journal, "Téhéran se considère comme le gagnant d'une guerre lui permettant d'instaurer une "Pax Iranica" sur tout le Moyen-Orient", "le maintien de son emprise sur le détroit d'Ormuz" étant désormais "plus important, pour le régime, que les dizaines de milliards de dollars d'allègements de sanctions". Pour l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, dont l'opinion est publiée par The Wall Street Journal, l'Iran est surtout désormais "trop faible pour faire la paix", car "les frappes américano-israéliennes (auraient) si bien décapité le régime que plus personne n'a l'autorité nécessaire pour négocier". Selon The New York Times, la mort d'une "grande partie" des tenants de la ligne dure à Téhéran pousserait leurs partisans à "chercher à combler ce vide" en "intensifiant" la lutte contre les États-Unis, en présentant le compromis comme "stratégiquement dangereux et moralement illégitime". Un "vide" également évoqué par Libération, qui explique que ce vide "attise les rivalités dans le camp conservateur entre les ultras et les pragmatiques", l'absence du Guide suprême Mojtaba Khamenei nourrissant "l'instabilité et l'ambiguïté sur qui a vraiment l'ascendant sur la conduite des affaires". La guerre contre l'Iran, que soutenait activement le sénateur républicain Lindsey Graham, mort subitement samedi. Le décès de ce faucon, l'une des voix les plus influentes des républicains dans les affaires étrangères, est présenté par The Wall Street Journal comme "une perte pour (les États-Unis) et pour la liberté dans le monde". Une perte pour l'Ukraine, d'après The Financial Times qui présente l'ancien sénateur comme "le plus influent défenseur de l'Ukraine au sein de l'orbite majoritairement "America First" du président Trump". "Une voix pour Israël auprès de Trump", selon Haaretz, qui se demande "qui va prendre la relève et devenir le principal porte-parole de Netanyahou" auprès du président américain. The Guardian rappelle que Graham fut, en revanche, un farouche adversaire de l'Iran, et auparavant, de l'Irak, contre lequel il a soutenu une guerre "qui a coûté des centaines de milliers de vies". Un "super-faucon" d'abord critique de Donald Trump, avant d'en devenir un "allié crucial", rappelle The Financial Times, qui voit en Lindsey Graham un symbole de la conversion des républicains au trumpisme. Lui aussi est un "converti" au trumpisme. Marco Rubio a invité les ministres de plus de 60 pays, jeudi, à Washington, pour évoquer un péril majeur, selon lui. Ce grave danger, c'est la "résurgence du terrorisme transnational d'extrême gauche", selon le secrétaire d'État, dont la "croisade" inquiète la revue en ligne Salon : "Souvent perçu comme la seule figure responsable au sein de l'Administration Trump, les agissements de (Marco Rubio) sont un signe alarmant de ce que pourrait être le Parti républicain post-Trump", s'alarme le site américain, qui soupçonne son gouvernement de chercher à réprimer les militants considérés comme des "extrémistes de gauche". Son invitation, en tout cas, laisse perplexe voire embarrasse ses alliés, selon The Daily Beast, qui évoque la "consternation" de plusieurs diplomates européens disant ne pas partager l'analyse du gouvernement américain sur cette hypothétique menace "antifa". Exception notable, le gouvernement Meloni envoie à cette réunion le sous-secrétaire d'État à l'Intérieur mais pas le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani - ce qui ne calme pas pour autant la colère de l'opposition, qui voit dans la participation de l'Italie une preuve de "l'affinité idéologique entre Meloni et Trump et une tentative désespérée de sa part pour regagner les faveurs du président américain". Lu dans La Repubblica. Un mot, à présent, des commémorations, en France, des 10 ans de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice. "Nice n'oublie pas", titre le journal local Nice Matin, qui revient sur les hommages d'hier sur la promenade des Anglais - commémorations qui se poursuivront jusqu'à demain, en présence d'Emmanuel Macron. Dix ans après, Libération a recueilli le témoignage de trois jeunes femmes qui étaient adolescentes quand l'attaque a bouleversé leur vie et celles de milliers d'autres mineurs. Comment grandit-on quand on a été victime d'un attentat étant enfant ? Sur les 86 morts de Nice, 15 étaient mineurs et les survivants disent être encore sur le chemin de la reconstruction. Du sport, pour terminer, avec des nouvelles du Tour de France, la Grande boucle par temps de canicule. "Balèze dans la fournaise" : Mathieu van der Poel a remporté hier sa première étape du Tour au bout d'une journée "étouffante et éreintante", dixit L'Equipe, qui fait état de la proposition de Tadej Pogacar, notamment, de décaler drastiquement les horaires voire de complètement réarranger le calendrier pour préserver la santé des coureurs. Et pourquoi pas, comme au Mondial, plus de pauses fraîcheur et éventuellement en profiter pour trouver l'âme sœur ? D'après The Times, les données de trafic mobile montrent une forte augmentation de l'activité sur les sites de rencontre au Royaume-Uni pendant les pauses hydratation et la mi-temps, notamment lors des matchs de l'Angleterre. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  8. 10 Jul

    Monde 2026 : les Bleus, inarrêtables ?

    A la une de la presse ce vendredi : une équipe impressionnante, un cadeau surprenant et une disparition. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Des Bleus resplendissants et qui s’en donnent à cœur joie, telle est la une de l’Equipe, qui revient ce matin sur la qualification de l’équipe de France pour les demi-finales de la Coupe du monde. Victoire 2 à 0 très convaincante face au Maroc lors des quarts. Des Bleus faciles, voir irrésistibles, nous dit Le Parisien qui relève l’insolente facilité avec laquelle l’équipe de France a disposé du Maroc, pourtant 7eme nation au classement FIFA. "On ne plaisante pas avec les Bleus" Côté britannique on note aussi la performance remarquable des hommes de Didier Deschamps et surtout de Kylian Mbappe. "In for the kill", nous propose The Daily Telegraph : "Prêt à tuer". Une équipe de France qui donne des sueurs froides à ses adversaires. Dans son éditorial, le quotidien sportif catalan, Mundo Deportivo prend peur. "On ne plaisante pas avec les Bleus". Plus que jamais candidat à la victoire finale, les Français pourraient croiser la route de l’Espagne en demi-finale. Revolver ou sirop d'érable ? The Guardian, de son côté, évoque un cadeau surprenant. Celui de R. T. Erdogan. Le président turc a offert un pistolet à chaque chefs d'Etat et de gouvernement venu en Turquie pour le sommet de l'Otan. Un revolver gravé au nom de chaque chef d’Etat et fourni avec 6 balles réelles. Un cadeau qui a pris par surprise le premier ministre belge, nous rapporte Le Soir. Ce dernier a remis l’arme à la police. The Times nous apprend que Keir Starmer a laissé l’arme à Ankara. Enfin CBC relaie la réaction de Marck Carney. Le Premier ministre canadien s'est amusé de la disproportion entre ce cadeau et le sien : du sirop d'érable. Enfin, Der Tagesspiegel rend hommage à la plus belle voix rauque de la pop. Bonnie Tyler s’est éteinte à l’âge de 75 ans et le quotidien allemand souligne le parcours de cette Galloise rendue célèbre pour sa voix éraillée. La voix inimitable de Bonnie Tyler, c’est aussi ce qu’a retenu Libération ce matin qui revient sur les tubes de la chanteuse à commencer par "Total Eclipse of the Heart". La chanteuse, nous rappelle le quotidien français, avait représenté son pays à l’eurovision en 2013 avec une 19ème place. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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