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Chaque lundi soir, sur lundimatin, une discussion, une rencontre, un débat...

  1. 2 days ago

    De vaisselle #2 - Un podcast pour les tâches ménagères et penser l’état du monde

    Dans le premier numéro de De Vaisselle, on s’était demandé ce qui rend caduc pas mal des certitudes sur lesquelles était fondée l’intervention politique « autonome » de la période 2000-2020. Ce deuxième numéro part d’une question moins frontale, en essayant de déplier ce qu’il y a derrière le retour en force de l’idée de « polarisation » dans le discours public. Dans un premier temps (la réflexion s’étalera sur plusieurs épisodes), on va renverser la proposition : s’il y a « retour » de la polarisation, c’est qu’elle aurait disparu des radars jusqu’ici. On cherchera donc à comprendre ce qui a bien pu permettre, jusqu’à récemment, de faire comme si le monde n’était pas lézardé de conflits. Crédits : La team Radio-France pleure le retour de la « polarisation » Pierre et le Loup – Serge Prokofiev Your latest trick – Dire Straits Blowin' in the wind – Bob Dylan Donald Trump décrit sa doctrine : « c’est la force, la force ! Personne va venir chercher l’embrouille. » - CNN "state of the union", 25 octobre 2015.     Le monde ou rien - PNL Believe - Cher  Bouddha (citation)  La cité de la Peur – les Nuls La Carmagnole (folklore populaire) Audiobook Karl Marx, « La question juive » - marxists.org Wolfgang Amadeus Bordiga – Sainte-Soline Blues Leurs avions ne décolleront pas – Manifestant.es de la forêt de Rohanne Guerre – Mafia K’1 Fry Hymne GJ – South winners Makukuti Kanaky – Djo Bnca Les weathermen appellent à ramener la guerre à la maison - Days of rage 1969 - Chicago PBS station WTTW Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  2. 7 Jul

    De vaisselle #1 - Un podcast pour les tâches ménagères et penser l’état du monde

    Ces dernières décennies, — disons depuis la fin des années 90, les premiers contre-sommets, la fin de la fin de l’histoire, —, une génération s’est rencontrée et a lutté. Des lieux, des rendez-vous, des coups d’éclats, de l’audace, des théories, des stratégies, des tentatives, des échecs, de l’amertume, de la joie, etc. Depuis cette expérience, à la fois éclatée et dispersée mais d’une rare densité, un ami a décidé de faire un podcast. Il ne s’agit pas de constituer une histoire officielle de l’autonomie des 25 ou 30 dernières années, personne ne s’y entendrait, mais d’explorer les idées, les représentations et les gestes qui en ont fait le substrat. Dans ce premier épisode, il est question d’une époque qui change et de tout ce que cela implique quant aux cadres stratégiques et théoriques développés dans la séquence précédente. Présentation:  Nous vivons un changement radical d’époque. C’est le genre de phrase qu’on a pu prononcer à la va-vite, comme une intuition, comme une hypothèse. C’est devenu une banalité. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la conscience de ce basculement produit peu d’enthousiasme voire beaucoup d’angoisse. Chacun la conjure comme il peut : certains placent leurs espoirs dans la figure d’un homme fort et autoritaire, d’autres allument des cierges en attendant le retour d’une social-démocratie fantasmée. Certains font même les deux en même temps. D’autres encore, et c’est un moindre mal, se lancent dans un activisme politique toujours plus désespéré. Ce podcast part d’un principe simple, il nous faut commencer par comprendre ce qui est en train de se passer et donc de nous arriver. « Il y a besoin de comprendre, mais la brutalité du changement d’époque semble réduire en ruines tout ce qui permet de fonder une pensée. Les convictions les mieux ancrées sont dissoutes les unes après les autres, au point qu’on ne sait plus s’il faut se fier ou non à celles qui tiennent encore debout. » Pour cela, il faut pouvoir mobiliser quelques ressources. Celles que j’ai sous la main : des bribes de concepts glanés dans différentes traditions théoriques ; l’expérience tirée d’une vingtaine d’années de luttes autonomes ; et la mise à profit des moments du quotidien qui laissent le temps de mettre les idées en ordre - notamment les sessions de vaisselles. Dans ce premier numéro, « hypercrisie », il sera question de la fin de l’histoire, d’hypocrisie comme mode de gouvernement - et de son contraire -, de l’usage stratégique ou éthique des idéaux des Lumières, de « nos » propres contradictions, de l’impasse du progressisme et de la faiblesse historique du mouvement révolutionnaire.  Entre autres. Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  3. 30 Jun

    « Sur la question animale, la gauche est de droite » - Victor Duran-Le Peuch

    Depuis quelques années, la cause animale est parvenue à briser le carcan de silence dans lequel elle était enfermée. Plus personne ne peut prétendre ignorer l'immensité des souffrances que nous faisons subir quotidiennement aux animaux pour les motifs les plus frivoles. Mais les militant.es font désormais face à une réaction tout à la fois naïve et de mauvaise foi : au fond, à l'explicitation de l'idéologie spéciste qui jusque là passait pour allant de soi. Dans Pour en finir avec les idées fausses sur l'antispécisme, l'animateur depuis plusieurs années du podcast Comme un poisson dans l'eau, Victor Duran-Le Peuch, nous offre un manuel combatif et très informé de l'actualité intellectuelle et militante de ce mouvement encore trop souvent marginalisé. Son antispécisme est politique : en tant que mouvement pour la justice sociale, il se pense nécessairement en convergence avec la question sociale, le féminisme, l'écologie, la cause handie et celle décoloniale. Mais la convergence des luttes ne se fera pas à n'importe quelle condition : Victor Duran-Le Peuch indique les obstacles à surmonter, mais aussi la richesse des analyses qui y parviennent. Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  4. 9 Jun

    Légions d'honneurs et de malédictions - Lucile Novat

    Au cœur de la ville de Saint-Denis, jouxtant la basilique cathédrale, un grand portail accueille les filles, petites-filles et arrières petites-filles des décorés de la Légion d’honneur, c’est « la maison d’éducation », internat non-mixte et d’exception. C’est aussi le décor du roman de Lucile Novat, Voir venir (éditions du Sous-sol), celui d’une lente gestation, à l’abri des regards. Sait-on seulement si elles sont protégées ou captives, ces jeunes filles ? Lucile Novat nous fait découvrir l’envers du mythe de l’exception républicaine et nous emmène de l’autre côté de la façade proprette de l’établissement. Ouvrir cette porte, se plonger dans ce huis clos pesant, c’est voir que cette prestigieuse médaille, tachée d’un sang qu’on ne pourra effacer, sonne comme une malédiction. Elle hante les familles et les discrets fantômes poursuivent Yas, Lou, Suzanne, Adèle, et Vanessa, dans un monde aux apparences soignées. Le mythe s’avère vicié, à jamais maudit des coeurs éclatés, des corps suppliciés sur lesquels il a fallu marcher pour se construire. Et Lucille Novat de nous mettre en garde : il faut davantage s’inquiéter d’une classe qui se tient sage, que d’une émeute. Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  5. 25 May

    Peut-on se sauver de la psychiatrie ? - Jonathan Boismard

    En France, 20% de la population présentent un trouble psychique et plus de 8 millions de personnes sont prises en charge pour une maladie psychiatrique ou un traitement chronique par psychotropes. Notre effondrement intérieur est massif, documenté, administré mais toujours désemparé. Avec Une vie de fêlé, heurs et malheur d'un patient ordinaire Jonathan Boismard, diagnostiqué bipolaire, nous plonge dans le quotidien léthargique et violent d’un patient ordinaire en désaffiliation psychique d’avec l’ordre des choses. Le récit explosif et éclaté d’une vie cernée par la psychiatrie, les molécules et les injonctions à être — à peu près — fonctionnel. Une lettre à sa première psychiatre, une déclaration d’amour contrarié à ses pilules, des murs et des lits qui appellent à se révolter contre l’institution, la plaidoirie d’une maladie face au tribunal de la normalité, à travers ses douze chapitres, Une vie de fêlé dresse le paysage dévasté d’un moi en crise avec et contre le monde qui l’enserre, le rabote et tente de le calibrer. C’est un reportage embarqué dans les centres médico-psychologiques autant qu’une enquête sociologique depuis la cellule d’un HP, un manifeste littéraire contre le mensonge normalisé autant qu’un appel à lutter jusqu’au plus profond de la psyché. L’écriture est hybride mais polarisée, parfois maniaque jamais désespérée, souvent violente mais toujours drôle. Si l’auteur connaît parfaitement la littérature antipsychiatrique, il ne parle jamais de ce surplomb-là mais toujours depuis le ras du réel et de l’expérience. Parce que la ligne de front traverse les connexions synaptiques autant que la société dans sa totalité, il n’y a pas d’idéologie qui vaille, il s’agit seulement de survivre et de lutter, le reste en découle. Disponible dans toutes les bonnes librairies vendredi 29 mai et en vente en ligne sur lundimatin ici : https://www.lundi.am/livres Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  6. 19 May

    Tai-chi, macronie et récolution - Maria Kakogianni

    Avec Sous un ciel étoilé, une nuit d’été, Maria Kakogianni propose de dépoussiérer l’idée que nous nous faisons de la révolution et de l’anarchie. À partir d’un constat simple et terrible, nous n’apercevons presque plus étoiles, elle déduit une métaphore sur le monde, nous vivons dans une époque dés-astrée. Au fil du livre, on croise Catherine Malabou et Margaret Thatcher, Emmanuel Kant et Auguste Blanqui, Vincent Bolloré et le Comité Invisible. On y discute du fascisme ordinaire, de jouissances pirates, de Platon et même de Tai-chi. En son centre, la nécessité d’inventer une anarchie positive et régulière, les pieds sur terre et la tête dans les astres. « La nuit, nous n’apercevons plus les étoiles.  Ce n’est pas une métaphore, plutôt un signe.  Celui de notre propre dés-astre. Sous le ciel, tout est fatalité collective et liberté conditionnée. La violence ordinaire et ses douleurs chroniques, l’humiliation. Nos corps se retournent contre eux-mêmes. Justice nulle part, maladies auto-immunes partout. L’avenir a de la fièvre. Et pourtant. Au sein de l’obscurité, la lumière tremble comme un éclat de rire. La joie comme idée neuve. L’anarchie comme expérience. La révolution comme relance. Au bord des mondes plutôt qu’à la fin du monde. Nous est encore là. » Pour vous procurer le livre, c’est par ici : lundi.am/livres Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

  7. 13 May

    À la recherche du prolétariat perdu - Taf de Paul Martel aux éditions lundimatin

    Taf, à la recherche du prolétariat perdu de Paul Martel, c'est le dernier livre qui vient de paraître aux éditions lundimatin. Imaginez la littérature prolétarienne d’un Joseph Ponthus mélangée à l’humour caustique de Fabcaro ou bien le travail d’enquête de L’établi de Linhart rebooté en roman d’aventure autobiographique dans le monde des prestataires du béton ou des défilés de mode absurdes. Taf c’est donc à la fois une enquête, un pamphlet, un roman, un manifeste et un manuel de survie dans l’univers impitoyable du BTP. Un livre qu’aurait pu écrire Debord s’il n’avait pas été rentier. Comme il mérite de se vendre par palettes, on a fait une petite présentation histoire d'en expliquer les sous-bassement théoriques et stratégiques : refaire du prolétariat une menace (quitte à redéfinir ce que l'on entend par prolétariat). Il n’y a pas que les bourgeois qui échappent au travail, certains prolétaires en ont même fait une devise « Ne travaillez jamais ! » et c’est une toute autre aventure. Mais que se passe-t-il lorsqu’après des années à fuir l’exploitation par la marge et la débrouille, on se retrouve contraint de retourner taffer ? Chômeur à ses heures, ouvrier dès qu’il ne le peut plus, Paul Martel a enquêté. Comment survivre dans un monde où l’on doit perdre sa vie à la gagner ? Le prolétariat n’est-il plus qu’un mythe ou encore une menace ? Quelles légendes nous faut-il raviver ou inventer pour toujours vivre et lutter ? Taf est le journal quotidien d’un manœuvre irrégulier, un recueil d’astuces pour résister à l’aliénation, un manuel de désertion ouvrière. Paul Martel est née en 1993. Après avoir méthodiquement déserté l’école puis le salariat, il a mené une carrière de semi-délinquant avant de se reconvertir dans le BTP et la littérature. Auteur de très nombreux et remarqués articles lundimatin, TAF, À la recherche du prolétariat perdu est le premier volet d’une prometteuse autobiographie. Disponible dans toutes les bonnes librairies jeudi 7 mai et en vente en ligne sur lundimatin ici : www.lundi.am/livres Vous pouvez en lire la première et excellente recension du livre par Stéphane Bérard dans Sitaudis. Quelques articles de Paul Martel parus dans lundimatin. Vous aimez ou au moins lisez lundimatin et vous souhaitez pouvoir continuer ? Ca tombe bien, pour fêter nos dix années d’existence, nous lançons une grande campagne de financement. Pour nous aider et nous encourager, C’est par ici.

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