C dans l'air du 24 avril 2026 - Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plusEt un départ de plus, dans une séquence politique américaine de plus en plus troublée. Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise et que les tensions montent dans le détroit d’Ormuz, le plus haut responsable civil de la marine américaine, John Phelan, a quitté ses fonctions « avec effet immédiat », selon le Pentagone. Un départ qui ne fait qu’allonger la liste, déjà fournie, de hauts responsables militaires écartés ces derniers mois, souvent sans explication claire.À Washington, le malaise s’installe. L’administration Trump est fragilisée par une série de scandales et de démissions en cascade. Après la ministre de l’Intérieur Kristi Noem et la ministre de la Justice Pam Bondi, c’est la ministre du Travail, Lori Chavez-DeRemer, qui a quitté lundi le gouvernement, mise en cause dans plusieurs affaires. Désormais, l’attention se concentre sur le directeur du FBI, Kash Patel, dont la position apparaît de plus en plus fragile. Une enquête du magazine « The Atlantic », publiée la semaine dernière, décrivant une consommation excessive d’alcool et un comportement impulsif, a jeté un nouveau trouble sur le fonctionnement du premier cercle trumpiste.En coulisses, les signaux d’alerte se multiplient. La guerre en Iran, coûteuse et de plus en plus impopulaire, divise jusque dans les rangs du pouvoir. Selon le Wall Street Journal, le président aurait engagé son pays malgré de fortes réticences internes. Plus surprenant encore, certains conseillers auraient jugé préférable de l’écarter du centre de commandement lors d’une opération sensible de sauvetage de pilotes américains en Iran, estimant sa présence contre-productive.Et puis il y a les rumeurs, persistantes, virales, qui alimentent l’incertitude. L’une d’elles, relayée par l’ancien analyste de la CIA Larry Johnson, affirme que Donald Trump aurait tenté d’activer les codes nucléaires avant d’en être empêché par le Général Dan Caine. Une accusation sans preuve, que son propre auteur dit ne pas pouvoir confirmer — mais qui contribue à nourrir un climat de défiance inédit.La Maison-Blanche dément en bloc. Mais le doute s’installe, y compris dans le camp présidentiel. Alors que se passe-t-il à la Maison-Blanche ? Qui encadre, qui conseille, qui, éventuellement, freine le président américain ? Et jusqu’où va l’autonomie du président américain dans un contexte de crise majeure ?Des interrogations qui dépassent largement les frontières des États-Unis. Dans les monarchies du Golfe, fortement impactées par la guerre, l’inquiétude grandit. Toujours sous la menace constante des drones et des missiles de Téhéran, certains alliés traditionnels de Washington prennent un peu leurs distances. L’Arabie saoudite, le Qatar, mais aussi d’autres acteurs régionaux, commencent à revoir leurs équilibres stratégiques et à esquisser de nouvelles alliances, notamment avec l’Égypte, la Turquie ou encore le Pakistan.Nos experts :- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste- GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Anne Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - « The Daily Telegraph »- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique