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Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30. Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon. Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer. Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire. LCP - Assemblée nationale podcast. Retrouvez-nous sur www.lcp.fr et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Salon de l’agriculture : la fête malgré tout !  | Chaque voix compte - 20/02/2026

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    Salon de l’agriculture : la fête malgré tout ! | Chaque voix compte - 20/02/2026

    À LA UNE / Salon de l’agriculture : la fête malgré tout !  Le Salon international de l’agriculture 2026 (SIA) se tient à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Pour la première fois depuis la création du salon en 1964, les bovins sont absents. Les organismes de sélection des races ont en effet décidé « par précaution et par solidarité » avec les éleveurs touchés par la dermatose nodulaire contagieuse, maladie virale ayant particulièrement sévi dans le Sud-Ouest, de ne pas présenter leurs animaux. Ce sera « un salon différent », admet son Président, Jérôme Despey. Malgré l’agacement des syndicats agricoles, mobilisés pour le troisième hiver consécutif, les organisateurs souhaitent maintenir l’esprit familial de cet événement qui s’ouvre dans un contexte particulier. Les débats sur la loi Duplomb visant à réintroduire un pesticide néonicotinoïde interdit en France ont fortement agité la profession. Le mois de décembre 2025 a été marqué par la crise de la dermatose et les perspectives d’un accord européen avec le Mercosur ont généré de nombreux blocages syndicaux partout en France. Le gouvernement a multiplié les annonces entre décembre et janvier, au point que le salon, qui durera jusqu'au 1er mars, s’annonce être un point d'étape sur l'avancée de plusieurs dossiers : conférences sur la souveraineté alimentaire, politique de l'eau et construction d'une « loi d'urgence agricole ». Les syndicats attendent toujours une « vision » d’Emmanuel Macron, qui a livré trois mots-clés début février lors d’une visite de ferme : « production, préservation, protection ». Quelles solutions peuvent être mises en place pour soutenir les agriculteurs français ?   Invités : • Jérémy Decerle, député européen « Renew » • Marie-José Allemand, députée socialiste des Hautes-Alpes • Rémi Barbet, journaliste à « La Croix », chef de rubrique agriculture et consommation • En duplex du salon de l'agriculture : Valérie Le Roy, directrice du salon de l'agriculture  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 2 min
  2. RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ?  | Chaque voix compte - 19/02/2026

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    RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ? | Chaque voix compte - 19/02/2026

    À LA UNE / RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ?      Après la mort de Quentin Deranque samedi 14 février, deux jours après son agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le procureur de Lyon a annoncé l’arrestation de onze personnes. Parmi eux se trouvent deux collaborateurs parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnault, qui est également cofondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en juin 2025, au cœur des suspicions dans l’enquête. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi 18 février « La France Insoumise » à l’« exclure » de son groupe. Les accusations dépassent de loin le cas de Raphaël Arnault et visent La France insoumise dans son ensemble. Jean-Luc Mélenchon « n’a toujours pas pris la mesure du drame », a lancé le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Les attaques viennent également de la gauche. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann de « Place publique » et l’ex-président socialiste, François Hollande, ont jugé qu’il ne pourrait plus y avoir d’alliance avec LFI. Jordan Bardella, a appelé à un « cordon sanitaire » anti-LFI pour les prochaines élections, une façon de préparer les alliances pour les prochaines municipales. Le président du Rassemblement national a accusé Jean-Luc Mélenchon, d'avoir « ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés ». La rupture entre LFI et les autres partis de gauche est-elle consommée ?  Invités : - Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L’Opinion » - Louis Nadau, journaliste à « Marianne »  - Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion de l’institut de sondage IPSOS-BVA Chroniques : « Le mot du jour » : ANTIFASCISME par Mariette Darrigrand « Quelle histoire ! » : Mark Zuckerberg, le procès de l’addiction par Olivier Ravanello   LA QUESTION QUI FÂCHE / Comment 13 335 millionnaires échappent-ils à l’impôt ? Parmi les foyers fiscaux éligibles à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), plus de 13 000 ne s’acquittent d’aucun impôt sur le revenu (IR), d’après une note de la Commission des finances du Sénat. Ces chiffres obtenus via le ministère de l'Économie et des Finances confirment les déclarations en janvier dernier de l'ancien ministre Éric Lombard, alors démenties par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. « Environ 10 % des redevables de l’IFI affichent un impôt sur le revenu nul ou négatif », lit-on dans la note. Les chiffres analysés par les sénateurs, basés sur les données fiscales de 2024, montrent que la proportion des foyers fiscaux ne payant aucun IR augmente en même temps que la richesse de ces derniers : au sein des 0,1 % des foyers « disposant des plus importants patrimoines immobiliers », la proportion des foyers ne payant pas d’IR est de 10,2 % (près de 2 500), tandis que ce chiffre passe à 14,9 % (près de 300) pour les 0,01 % des foyers les plus riches (avec un patrimoine moyen de 14 millions d’euros). Quels mécanismes peuvent expliquer cette disproportion entre la richesse de ces foyers et leur imposition sur le revenu nulle ?  Invités : - Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle - Jean-François Husson, sénateur « Les Républicains » de Meurthe-et-Moselle - Marc Vignaud, journaliste économique à « L’Opinion »   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 7 min
  3. Crues record : la France en alerte | Chaque voix compte - 18/02/2026

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    Crues record : la France en alerte | Chaque voix compte - 18/02/2026

    À LA UNE / Crues record : la France en alerte   Alors que 70 départements sont encore en vigilance crue, dont trois en rouge, la tempête Pedro s’annonce sur l’Ouest de la France, une semaine après la tempête Nils. La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Maine-et-Loire sont particulièrement touchés. « Actuellement, on évacue près d’une centaine de maisons » a alerté Brice Blondel, préfet de Charente-Maritime. « L’eau devrait atteindre 6,4 mètres à Saintes », des niveaux « historiques, dignes des crues de 1982 ou 1994 », a-t-il ajouté. Cette séquence se caractérise par son ampleur et sa durée : mercredi 18 février marque le 32ᵉ jour consécutif avec des cours d’eau en crue sur le territoire national. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique s’est rendue, lundi 16 février, dans la commune de Cadillac-sur-Garonne, en Gironde. Elle a souligné que la France subissait « un record d’humidité dans les sols, jamais recensé depuis 1959. La ministre a annoncé que l’Etat apporterait son soutien aux collectivités touchées par les intempéries. Quelles politiques publiques peuvent être mises en place pour prévenir les inondations et venir en aide aux sinistrés ?   Invités : • Gaël Musquet, météorologue • Lieutenant-colonel David Annotel, membre de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France • Jean-Claude Raux, député écologiste de Loire-Atlantique En visioconférence : Clément Gaillard, urbaniste, spécialisé en conception bioclimatique   « Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet « Quelle Histoire ! » par Olivier Ravanello     LA QUESTION QUI FÂCHE / La France Insoumise doit-elle « faire le ménage » ?   Onze personnes ont été interpellées après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, à Lyon, décédé des suites d’une altercation qui s’est tenue en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Parmi eux figure l’assistant parlementaire du député Insoumis du Vaucluse, Raphaël Arnault. La présence de ce militant antifasciste, propulsé en 2024 à l’Assemblée nationale, a entraîné LFI dans la tourmente. Répondant à une question de Mathilde Panot, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tancé : « Il est temps que vous fassiez le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs ». Auparavant, la Présidente du groupe avait dénoncé ceux qui « instrumentalisent » la mort de Quentin Deranque à Lyon pour « salir » « La France insoumise ». « Aucun Insoumis n'est impliqué, ni de près ni de loin dans ces violences", a également affirmé l'élue, qui a évoqué douze personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022 ». Mercredi 18 février, un second collaborateur du député Raphaël Arnault a été interpellé, lui aussi membre de la Jeune Garde. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a demandé à LFI d’exclure au moins « temporairement » Raphaël Arnault de son groupe. Dans ce contexte, comment le parti de Jean-Luc Mélenchon doit-il réagir ?   Invités : • François Cormier-Bouligeon, député « Ensemble Pour la République » du Cher  • Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis • Sandrine Runel, députée socialiste du Rhône  Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 6 min
  4. Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tension | Chaque voix compte - 17/02/2026

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    Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tension | Chaque voix compte - 17/02/2026

    À LA UNE / Mort de Quentin Deranque : l’Assemblée nationale sous tension Samedi 14 février 2026, Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, est décédé des suites d’une violente altercation survenue deux jours plus tôt en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Chargé, selon le collectif Némésis, d’assurer la protection de militantes opposées à la venue de l’élue, il aurait été agressé par des militants antifascistes, dont certains liés à la Jeune Garde, fondée par le député LFI Raphaël Arnault. Le drame a immédiatement suscité une vague de réactions politiques. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un « lynchage » imputable à « l’ultragauche ». Marine Le Pen a réclamé des condamnations « avec la plus grande rigueur », tandis que Bruno Retailleau a dénoncé une « extrême gauche qui tue ». À l’inverse, Éric Coquerel a assuré que son mouvement condamnait toute violence politique et nié toute implication des équipes de sécurité de Rima Hassan. Mathilde Panot a, de son côté, dénoncé une tentative de marginalisation de La France insoumise et réclame des mesures contre les différents groupes nationalistes. Ce drame s’inscrit dans un climat lyonnais marqué depuis plusieurs années par des affrontements récurrents entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche, notamment depuis la création en 2018 de la Jeune Garde en réaction au « Bastion social », issu du « Groupe Union Défense » (GUD). En quoi la mort de Quentin Deranque est-elle symptomatique de la hausse de la violence politique en France ?   Invités : • Jean-Yves Camus, codirecteur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur à l'IRIS • Xavier Crettiez, professeur à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye • Elsa Mondin-Gava, journaliste à LCP • En visioconférence : Francis Ziegelmeyer, journaliste au « Progrès »   « Les off de Lou » par Lou Fritel « Périer tranche» par Bertrand Périer    LA QUESTION QUI FÂCHE / Parcoursup : outil de sélection ou machine à trier ? Depuis le lundi 19 janvier 2026, les lycéens peuvent formuler leurs souhaits d’orientation. Dès sa mise en place en 2018, la plateforme Parcoursup qui remplace l’ancien site « Admission post-bac » permet aux 650 000 élèves de terminales concernés, qui ont jusqu’au 12 mars 23h59 de faire leurs choix d’études supérieures. Ils choisissent parmi un catalogue de 25 000 formations, une offre qui a doublé depuis 2018, avec l’inclusion des écoles privées et formations en alternance. Chaque année, le lancement de la plateforme cristallise de nombreuses angoisses. En effet, le ministère de l’enseignement le note dans son bilan annuel : « la procédure reste perçue comme stressante pour une grande partie des candidats ». Pour cause : l’an dernier, plus de 103 000 candidats sur les 868 000 postulants, n’avaient reçu aucune proposition d’admission et 4 000 de ces néobacheliers avaient saisi la commission d’accès à l’enseignement supérieur de leur académie. Si Pierre Mathelot, ancien directeur de Sciences Po Lille, à l’origine de la réforme du bac en 2018 martèle que l’outil est « l’un des plus efficaces au monde », il relève néanmoins l’excès d’informations et l’absence d’aide à l’orientation des familles. Face aux échéances, des coachs et autres conseillers d’orientation se proposent d’accompagner la formulation des vœux et la rédaction des lettres de motivation. Les députés Frantz Gumbs (les démocrates) et Pierrick Courbon (socialiste) ont réalisé une mission flash sur l'efficacité de Parcoursup. Quelles sont leurs recommandations pour améliorer le système ?  Invités : • Frantz Gumbs, député « Les démocrates » de Saint-Barthélemy et Saint-Martin • Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne • Pierrick Courbon, député socialiste de la Loire   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 7 min
  5. Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026

    14 FEB

    Les jeunes et le sport | Chaque voix compte - 13/02/2026

    À LA UNE / Les jeunes et le sport Le 2 février, le ministère de l’Éducation nationale a publié les résultats d’une étude menée en septembre 2025 auprès de 267 000 élèves de sixième. La moitié des élèves testés, soit plus de 130 000, sont incapables de courir plus de 5 minutes à 9,5 km/h minimum. L’étude met également en évidence un écart important selon le genre. 46,3 % des garçons sont en situation de maîtrise satisfaisante contre 21 % des filles, soit un écart de 24,7 points en faveur des garçons. Enfin, les résultats varient selon le profil social des établissements. Dans les collèges les moins favorisés, notamment en REP et REP+, 25,3 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante et dans les établissements les plus favorisés, ils sont 43,4 %, soit un écart de 18,1 points. Selon le ministère de la santé, les ados et pré-ados sont trop sédentaires, il y a « trop d'écrans », « trop de malbouffe », en 25 ans, les enfants ont perdu 40% de leur capacité cardio-respiratoire. Des résultats qui sont peu surprenants, selon Coralie Benech, professeure d'EPS à Paris et du syndicat SNEP-FSU. « Les médecins appellent ça une bombe sanitaire », affirme-t-elle. Elle appelle à des investissements, y compris pour les gymnases qui se délabrent. Au début du mois de septembre 2023, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé sa volonté de généraliser en 2026 à l’ensemble des 7 000 collèges la mise en place de deux heures de sport hebdomadaires, en plus des cours d’éducation physique et sportive (EPS). Même si les ministères de l’éducation nationale et des sports assurent que « le bilan des deux premières années d’expérimentation (…) a démontré la pertinence de la mesure », son déploiement est resté limité et demeure sur la base d’un volontariat. Comment mettre et remettre les jeunes au sport face au constat d’un décrochage sportif ?  Invités : - Sébastien Dirx, député « Ensemble pour la République » de Saône-et-Loire  - Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine - Pierre Rondeau, co-directeur de l’Observatoire du sport de la Fondation Jean Jaurès et co-auteur de « Les Français et le sport » (éditions Le Cherche Midi) « Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 2 min
  6. Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026

    13 FEB

    Ingérences étrangères : peur sur les urnes | Chaque voix compte - 12/02/2026

    À LA UNE / Ingérences étrangères : peur sur les urnes    À l’approche des élections municipales de mars 2026, la lutte contre les ingérences étrangères s’intensifie. Depuis plusieurs mois, de faux sites d’informations régionales comme « Sud-Ouest Direct », « Info Grand Est », « Le Direct Normandie » ou « L’Actualité provençale » pullulent sur la toile. Plus d’une centaine de sites enregistrés sous des noms de domaines en « .fr », alimentés par des articles générés par intelligence artificielle, ont été repérés et supprimés par Viginum, le service chargé de détecter les ingérences numériques étrangères. Derrière ces publications, des réseaux d’influence, notamment pro-russes, sont à l’œuvre. Viginum a récemment révélé une tentative attribuée au réseau russe Storm-1516 visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Jeffrey Epstein. Toutefois, Moscou n’est pas la seule source d’inquiétude. Si aucune action coordonnée liée à la mouvance trumpiste « MAGA » n’a été documentée à ce stade, le service évoque néanmoins « une vraie préoccupation » face à cette idéologie qui entend s’implanter en Europe. Pour répondre à ces menaces, Emmanuel Macron a présenté, le 11 février 2026, un décret supprimant le seuil de 5 millions de visiteurs uniques mensuels qui limitait jusqu’ici le champ d’action de Viginum. Le service pourra désormais collecter des données issues de petites plateformes, potentiellement influentes à l’échelle locale. À l’approche du scrutin, l’État a également renforcé son dispositif avec la création du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE). Pourquoi les officines étrangères concentrent-elles leurs attaques à l'encontre de la France dans la perspective des élections municipales ?    Invités : • Sandro Gozi, député européen « Renew » • Magali Lafourcade, magistrate, autrice de « La justice en procès » (Les Petits matins) • Elsa Trujillo, journaliste à « l’Express »   Chroniques : « La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana « Quelle histoire ! » par Laurent Guimier  LA QUESTION QUI FÂCHE / Peut-on se passer des énergies fossiles ?  En déplacement sur les barrages hydroélectriques de Saut-Mortier et de Vouglans dans le Jura, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a annoncé, jeudi 12 février 2026, la politique énergétique de la France à l’horizon 2030-2035 : la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le gouvernement prévoit un plan « ambitieux » de relance de la consommation, en favorisant l’usage d’une électricité décarbonée, notamment d’origine nucléaire remplaçant les énergies fossiles (gaz et pétrole), coûteuses et polluantes. Il fixe un objectif de production « en lien étroit avec la croissance de l’électrification des usages », c’est-à-dire la bascule de secteurs dépendants des énergies fossiles vers l’électricité, comme les transports avec les véhicules électriques ou le bâtiment avec les pompes à chaleur. « En 2023, nous consommions près de 60 % d’énergie finale fossile. Notre objectif est de n’en consommer plus que 40 % en 2030 », souligne le document. La PPE annonce ainsi une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente (2019-2024), qui prévoyait de fermer quatorze réacteurs. La stratégie mise aussi sur une accélération de l’éolien en mer et une stagnation des objectifs pour les filières éoliennes terrestres et solaires. Si Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV, a exprimé son soulagement « qu’enfin la filière ait des consignes et que ces consignes ne soient pas un moratoire sur le renouvelable », Marine Le Pen (RN) a dénoncé « les conséquences dévastatrices de la PPE », avec un « tour de passe-passe sur l’éolien ». Un mix énergétique sans pétrole à moyen terme est-il réalisable ? Invités : • Raphaël Schellenberger, député non-inscrit du Haut-Rhin • Olga Givernet, députée « Ensemble Pour la République » de l’Ain • Hendrik Davi, député écologiste des Bouches-du-Rhône Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 6 min
  7. Faire plus d’enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026

    12 FEB

    Faire plus d’enfants : mission possible ? | Chaque voix compte - 11/02/2026

    À LA UNE / Faire plus d’enfants : mission possible ?  Au premier semestre 2025, 317 340 enfants sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’à la même période en 2024, selon l’Insee. Depuis 2011, les naissances diminuent continuellement et l’indice de fécondité est tombé à 1,62 enfant par femme en 2024. Ces évolutions démographiques risquent de provoquer un vieillissement de la population. « Les coûts sociaux liés au grand âge, déjà supérieurs à 14 % du PIB, pourraient augmenter de 5 points de PIB d'ici à 2040 si aucune réforme d'ampleur n'intervient », prévient l'Institut Montaigne dans son rapport sur « La France en 2040 », rappelant qu'à cet horizon les plus de 65 ans pourraient représenter entre 26,5 % et 28 % de la population française. Face à une natalité qui s’essouffle, un rapport parlementaire présenté, mercredi 11 février, par le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) appelle à une « révolution de la politique familiale » pour permettre aux Français de concrétiser leur désir d’enfant. Il propose notamment un « versement familial unique » de 250 euros par mois et par enfant, sans condition de ressources, jusqu’à 20 ans, ainsi qu’une prime de naissance défiscalisée versée par les entreprises, un prêt à taux zéro en cas de naissance et un congé parental unifié de douze mois rémunérés proportionnellement au salaire. Ces propositions suffiront-elles à enrayer la chute de la natalité française ?   Invités : • Jérémie Patrier-Leitus, député « Horizons et indépendants » du Calvados • Constance de Pélichy, députée « LIOT» du Loiret • Gilles Pison, professeur émérite au Muséum d’histoire naturelle, conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques, démographe, auteur de « L’Atlas de la population mondiale » (éditions Autrement)   Chroniques : « Le chiffre du jour » : une allocution unique à 250 euros, la solution ? par Fanny Guinochet « Quelle histoire ! » : « En même temps… For sure ! » par Laurent Guimier      LA QUESTION QUI FÂCHE / Pétitions… cause toujours ?  Un débat sans vote sur la pétition contre la loi Duplomb a eu lieu à l’Assemblée, mercredi 11 février 2026 : une grande première dans l’Histoire de la Vème République. L'opposition à la loi agricole, proposée par le sénateur Laurent Duplomb, s'était concentrée sur la réintroduction sous conditions de l'acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes autorisé ailleurs en Europe et accusé d'être un « tueur d'abeilles » par ses détracteurs. Après l'adoption du texte par le Parlement, la pétition déposée sur le portail en ligne de l'Assemblée nationale et réclamant son abrogation avait réuni plus de 2,1 millions de signatures. Alors que le sénateur Laurent Duplomb, dont la proposition initiale a été censurée par le Conseil constitutionnel pour non-conformité à la Charte de l’environnement, a déposé un nouveau texte visant à réintroduire l’acétamipride, plus de 200 organisations, dont WWF, Greenpeace et la Confédération paysanne, ont appelé à un grand rassemblement de contestation aux abords de l’Assemblée. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon a déclaré : « on ne peut pas faire comme si une pétition n'avait pas réuni deux millions de signataires. Il faut aussi entendre l'inquiétude de ces Français qui nous ont alerté ». Une nouvelle pétition intitulée « Non, c’est non, Monsieur Duplomb ! » a été lancée et a réuni plus de 130 000 signatures en moins de dix jours. Quel sort démocratique lui sera réservé ? Invités : • Julien Dive, député apparenté « Droite Républicaine » de l’Aisne • Aurélie Trouvé, députée « La France Insoumise » de Seine-Saint-Denis • Marthe Fatin-Rouge Stefanini, constitutionnaliste, juriste, directrice de recherche au CNRS Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 7 min
  8. Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026

    11 FEB

    Demain, la fin du vin ? | Chaque voix compte - 10/02/2026

    À LA UNE / Demain, la fin du vin ?   Lundi 9 février, Emmanuel Macron a inauguré le salon Wine Paris 2026. Rendez-vous majeur de la filière viticole, l’événement s’inscrit dans un contexte géopolitique et climatique particulièrement tendu pour le secteur. Les producteurs doivent composer avec une accumulation de crises : la consommation d’alcool en France a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, tandis que le changement climatique et les tensions commerciales fragilisent les marchés. L’instauration de droits de douane américains de 10 % puis 15 % sur les alcools européens a entraîné une baisse de 7 % des exportations en 2024, selon les Douanes françaises. Face à cette situation, le Parlement européen a adopté, le 10 février 2026, un plan de soutien à la filière, prévoyant davantage de flexibilité pour l’arrachage des vignes afin de limiter les excédents. Bruxelles encourage également le développement du vin sans alcool, avec un étiquetage harmonisé pour les produits titrant moins de 0,05 % d’alcool. Si le texte doit encore être validé par le Conseil européen, Olivier Bernard, gérant du domaine de Chevalier à Léognan, alerte sur le caractère irréversible des arrachages, craignant une pénurie de vin à moyen terme. De son côté, Rodolphe Lameyse, le directeur général de Vinexposium, voit dans l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur une opportunité stratégique pour relancer les exportations vers le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay, grâce à la suppression de droits de douane, actuellement compris entre 20 et 27%. Quel avenir pour le vin français ?  Invités : - Sandra Marsaud, députée « Ensemble Pour la République » de Charente - Jean-Marie Fabre, Président du syndicat des vignerons indépendants  - Isabelle Bachelard, journaliste dégustatrice  - En visioconférence : Vianney Castan, propriétaire du Château Saint-Louis La Perdrix, créateur de la cuvée « For sure » Les chroniques :  « Le mot du jour » : VIN par Mariette Darrigrand  « Quelle histoire ! » : les grands travaux de Donald Trump par Laurent Guimier   LA QUESTION QUI FÂCHE / Mix énergétique : l’urgence doit-elle sacrifier le débat ?    Dans une interview accordée à la presse quotidienne régionale dimanche 8 février, Sébastien Lecornu a précisé la forme que prendra la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de la France, à l’horizon 2035. Invoquant « l’urgence » pour privilégier la voie réglementaire plutôt que législative, le Premier ministre a annoncé la publication, d’ici la fin de la semaine, d’un décret pour mettre en œuvre cette feuille de route. Cette décision intervient après l’échec de la proposition de loi du sénateur LR Daniel Gremillet, qui fixait les objectifs énergétiques du pays pour les dix prochaines années. Adopté en première lecture au Sénat fin 2024, le texte avait été rejeté par l’Assemblée nationale. Il prévoyait une part du nucléaire portée à 60 % du mix électrique d’ici 2030, puis à 50 % en 2050, impliquant la mise en service de 14 EPR 2. Les objectifs en matière d’énergies renouvelables avaient en revanche été abaissés à 33 %, contre 40 % initialement et 44 % exigés par la directive européenne RED III. La présidente du groupe RN, Marine Le Pen, a d’ores et déjà dénoncé « une faute lourde » dans le choix de recourir à un décret. Quel mix énergétique pour la France de demain ?  Invités : - Jean-Luc Fugit, député « Ensemble Pour la République » du Rhône  - Julie Laernoes, députée « écologiste » de Loire-Atlantique  - Maxime Amblard, député « Rassemblement National » de la Meuse   Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 6 min

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Grand rendez-vous d'actualité quotidien et citoyen de LCP-Assemblée nationale du mardi au vendredi à 19h30 et 23h30. Parce que chaque voix compte, LCP donne toute sa place à la parole du citoyen. Les téléspectateurs interviennent chaque jour dans l'émission, tournée au coeur du Palais Bourbon. Parce que chaque voix compte, l'émission incarnée par Adeline François, s'ancre dans les préoccupations quotidiennes des Français, tout en gardant l'exigence nécessaire pour décrypter et informer. Experts, témoins et députés de toutes les sensibilités se succèdent sur le plateau en direct, faisant la part belle au débat contradictoire. LCP - Assemblée nationale podcast. Retrouvez-nous sur www.lcp.fr et sur YouTube : https://www.youtube.com/@lcpassembleenationale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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