Playlist de chercheur·es

Exploreur

Playlist de chercheur·es, le podcast qui donne de la voix aux sciences ! Des chercheuses et chercheurs sélectionnent trois morceaux qui résonnent avec leur sujet de recherche pour un papotage scientifique en musique. Une série et production Exploreur – Communauté d’universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux et Manon Aubin. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse. Visuel : Delphie Guillaumé. #podcast #science #recherche #scientifique #vulgarisation #musique #playlist #audio #media #interview #discussion #sansecran 

  1. Du champ à l'assiette : les défis de l’agriculture

    vor 19 Std.

    Du champ à l'assiette : les défis de l’agriculture

    Du champ à l’assiette, quels sont les rôles et interactions entre agriculteur·ices, consommateur·ices, politiques et scientifiques pour repenser nos pratiques agricoles et limiter leurs impacts sur nos ressources naturelles ? La playlist de Simon Giuliano, enseignant chercheur en agronomie  : « Il ragazzo della via Gluck », Il ragazzo della via Gluck, Adriano Celentano, 1966« Free water », Finishing, N'Faly Kouyate et Tiken Jah Fakoly, 2025« Illusion », La Femme idéale, Ben Mazué, 2017« L’agriculture, c’est ce qui nous nourrit. » Simon Giuliano, enseignant-chercheur en agronomie, rappelle la place centrale de l’agriculture dans nos sociétés, et l’importance d’une certaine autonomie et souveraineté dans les productions agricoles et alimentaires. Il insiste également sur la nécessité de sécuriser les rendements, se réinventer face aux défis climatiques et logiques économiques, tout en limitant les impacts - sur l’eau notamment - des productions. L’agronomie, la science de l’agriculture, permet d’étudier les pratiques agricoles à travers des disciplines et regards complémentaires (chimie, sociologie, biologie…), des échelles de temps (du temps de la recherche au temps de l’agenda politique) et des échelles d’espace diverses (de la parcelle locale aux échanges internationaux). Le tout pour comprendre et penser au mieux l’ensemble des systèmes agricoles dans des environnements socio-politico-économico-climato-naturels en constante évolution (rien que ça !). En Occitanie, le projet Léguminons !, dédié au développement d’une filière de légumineuses, vise une production locale, avec un recours aux intrants limité (pesticides…) et une intégration dans la restauration collective locale. Chercheur·es et agriculteur·ices contribuent ensemble à cette dynamique. Simon Giuliano est enseignant-chercheur en agronomie à l'école d'ingénieur·es de Purpan et chercheur associé au sein de l'Unité mixte de recherche AGroécologie Innovations teRritoires - AGIR (INRAE, Toulouse INP, école d'ingénieur·es de Purpan, ENSFEA, ITAB). Il fait également partie du projet Léguminons ! - une opération soutenue par l’État dans le cadre du dispositif des Démonstrateurs territoriaux des transitions agricoles et alimentaires de France 2030, opéré par la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts) avec des contributions de La Région Occitanie et l’Agence de l’eau Adour-Garonne.   Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : Manon Aubin, François Berchenko et Thomas Delafosse.

    28 Min.
  2. Apprendre à entendre

    11. Mai

    Apprendre à entendre

    Comment entend-on ? Derrière cette question simple en apparence se cache une réalité complexe où l’oreille et le cerveau travaillent de concert. Dans cet épisode, Yann Lemaire, audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives, nous plonge au cœur des mécanismes de l’audition et de son apprentissage, notamment chez les enfants né·es avec une surdité sévère à profonde, équipé·es d’un implant cochléaire. La playlist de Yann Lemaire, audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives  : « Stigma », Split the atom, Noisia, 2010« Robot rock », Human after all, Daft Punk, 2005« Born this way », Born this way, Lady Gaga, 2011« Les sons, c’est comme les couleurs, on en a toutes et tous une perception différente. » À partir de cette idée, le docteur en neurosciences cognitives explore les multiples façons d’entendre – ou plutôt d’apprendre à entendre. Percevoir un son ne signifie pas automatiquement le comprendre : notre cerveau interprète, transforme et associe en permanence les signaux auditifs pour leur donner du sens.  L’implant cochléaire, dispositif auditif pouvant être posé dès l'âge d'un an, ouvre un accès aux sons pour les personnes atteintes d’une surdité très importante. Cet accès est loin d’être immédiat et naturel : il implique un véritable apprentissage. Les sons perçus sont parfois déformés, appauvris en fréquences (pas dans le sens de "rythme", mais de "hauteur tonale" grave, médium ou aigüe), et c’est le cerveau qui établit progressivement des correspondances entre ces signaux et leur signification.  Un travail de longue haleine issu d’un choix de vie. L’implant cochléaire n’est ni systématique ni obligatoire : c’est un choix médical, familial et parfois culturel, qui dépend des situations, des parcours de chaque enfant et qui n’est pas forcément envisageable en fonction de la cause de la surdité et de l’état de santé général. Durant sa thèse, Yann a suivi des enfants de 3 à 8 ans, normo-entendant·es (non atteint·es de surdité) et implanté·es cochléaires, pour comprendre comment se construit cette capacité à entendre. Entre adaptation, diversité des parcours et efforts cognitifs accrus, il met en lumière des trajectoires très variées.  Ce podcast est aussi une invitation à mieux comprendre la surdité, à découvrir la richesse de la culture sourde et à questionner notre propre manière d’écouter le monde.  La cognition désigne « les processus mentaux par lesquels des connaissances sont acquises, traitées, stockées et ensuite mobilisées ». Selon l'American Psychological Institute, il s'agit de « toutes formes de conscience et de traitement par lesquelles la connaissance est accumulée, telles que percevoir, reconnaître, concevoir et raisonner ». Autrement dit, la cognition est ce qui nous permet de comprendre le monde, de repérer un visage, de mémoriser une information, de résoudre un problème ou de planifier une action. Yann Lemaire est audiologiste et post-doctorant CNRS en neurosciences cognitives, au sein du Centre de recherche cerveau et cognition - CerCo (CNRS, Université de Toulouse). Sa thèse, qu’il a aussi réalisé au CerCo, s'intitule « Restauration des fonctions auditives et cognitives chez les enfants sourds implantés cochléaires ».  Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : Manon Aubin, François Berchenko et Thomas Delafosse.

    33 Min.
  3. Le numérique : une nouvelle culture ?

    28. Apr.

    Le numérique : une nouvelle culture ?

    De la représentation des populations noires dans les médias, aux biais racistes et sexistes de l’intelligence artificielle, Patrick Mpondo-Dicka nous livre, en musique, un morceau de ses recherches. Le chercheur en sciences de l’information et de la communication s’intéresse au numérique et à la façon dont il façonne et est façonné par la société et la culture dans laquelle il s’inscrit. Quelle est la place du numérique dans notre culture ? « Le numérique est le troisième paradigme langagier dans lequel les humains se sont engagés, après la parole et l’écriture », introduit le chercheur. Un paradigme, c'est une manière de penser le monde qui nous entoure... Le numérique s'est donc intégré dans nos vies en façonnant de nouveaux usages. Par exemple, on n'aurait pas idée de rédiger un texte et de couper-coller des paragraphes si on écrivait uniquement sur papier, ça change notre rapport à la rédaction... Cette technologie s’étend à tous les aspects de la vie, imprègne notre culture.  Quelle est la place de notre culture dans le numérique ? Patrick Mpondo-Dicka s'intéresse également à la manière dont certains médias occidentaux traitent des populations noires : des représentations médiatiques, numériques, encore très marquées par des stéréotypes racistes. Le chercheur prend aussi l’exemple des intelligences artificielles génératives entraînées sur des bases de données contenant ces biais socio-culturels : elles les perpétuent et systématisent en créant de l’information à partir de ces renseignements non neutres (racistes, sexistes...). L'influence est donc mutuelle dans cette drôle de relation... Patrick Mpondo-Dicka nous en dit plus en musique... Patrick Mpondo-Dicka est enseignant-chercheur en sciences de l'information et de la communication à l’Université Toulouse - Jean Jaurès, au sein du Laboratoire d'études et de recherches appliquées en sciences sociales au sein de l'axe usages sociaux du langage  – Lerass (Université Toulouse - Jean Jaurès, Université de Toulouse, Université Paul Valéry, Université des technologie Tarbes Occitanie Pyrénées). Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Romane Jacomet. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Eva Bouloux. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    35 Min.
  4. Sous l'océan, les algues

    21. Jan.

    Sous l'océan, les algues

    La playlist de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques :  « Baise le monde », Civilisation, Orelsan, 2021« Sous l’océan », Henri Salvador, 1989, extrait du film La petite sirène, John Musker et Ron Clements, 1989« Princesse Mononoké – chant », Joe Hisaishi et Yoshikazu Mera, 1997, extrait du film Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki, 1997Dans le dessin animé La petite sirène sorti en 1989, Ariel n’a qu’une envie : vivre sur Terre. Mais dans la chanson « Sous l’océan », Sébastien le crabe ne cesse de lui rappeler : « La vie sous la mer, c’est bien mieux qu’la vie qu’ils ont là-haut sur la Terre ». Et c’est la même chose pour les sargasses (lisez la suite pour comprendre). Les sargasses sont des algues brunes pélagiques (elles se développent à la surface de l’eau). À l’origine présentes dans la mer des Sargasses, au large de la Floride, elles ont colonisé depuis 2011 l’ensemble de l’Atlantique tropical Nord, des Caraïbes aux côtes africaines. En dérivant à la surface, elles peuvent former des radeaux, oasis écologiques pour de nombreuses espèces au large, mais qui peuvent finir par s’échouer en masse sur les littoraux, causant des problèmes, comme aux Antilles françaises.  Cette nouvelle réalité écologique entraîne de nouveaux défis, comme par exemple la dégradation des écosystèmes côtiers et des plages : la décomposition des sargasses génère des gaz toxiques comme le H2S (sulfure d’hydrogène), ce qui représente un danger pour la santé humaine (et ce n’est jamais très agréable de bronzer sur une plage avec une odeur d’œuf pourri). Il est donc important de prévoir leurs trajectoires en lien avec les courants océaniques, ainsi que leurs mécanismes de prolifération. C’est le travail de Julien Asquier, doctorant en sciences océanographiques. Il s’intéresse aux interactions air-mer-vagues, afin de mieux comprendre le mécanisme d’agglomération des sargasses entre elles, et ainsi participer, au sein de la communauté scientifique, à une meilleure compréhension de ce phénomène pour mieux s’y adapter et en atténuer les effets néfastes pour les populations locales. Mais est-ce suffisant ? Que peuvent les populations locales face à cet enjeu environnemental inédit ? Faut-il chercher à considérer les sargasses comme un fléau, une ressource ou un écosystème ? Pour Julien Asquier, une partie de la solution se trouve dans notre manière de penser notre rapport à la nature. Il faut que ce dernier évolue, et se rappeler que « on n’est pas en guerre contre l’environnement et la nature », et qu’il faut donc composer avec.  Julien Asquier est doctorant en océanographie à l’Université de Toulouse, au sein du laboratoire d’études en géophysiques et océanographie spatiales - Legos (CNES, CNRS, IRD, Université de Toulouse). Sa thèse s'intitule « Impact des interactions air-mer-vagues sur le transport des Sargasses ». Il fait partie de collectif COMPOTES (Collectif OMP d'Organisation Thésards et Stagiaires). Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    28 Min.
  5. Climat : chaud devant !

    08.12.2025

    Climat : chaud devant !

    La playlist d’Onaïa Savary, doctorant en climatologie :  « We didn’t start the fire », So Much (For) Stardust, Fall Out Boy, 2023« Dry County », Keep the faith, Jon Bon Jovi, 1994Générique de l’émission C’est pas sorcier, extrait de « Boogie Body », Rock the factory, 1993Si on vous disait qu’il sera bientôt possible de faire du vin à Saint-Malo, vous n’y croiriez probablement pas. Et pourtant, sans la mise en place de mesures adéquates, le changement climatique ne cessera de s’amplifier et de transformer nos environnements… avec de nombreuses conséquences. Le 12 décembre 2015, 196 pays signaient l’Accord de Paris lors de la COP21 (Conférences des Parties) et s’engageaient à faire les efforts nécessaires pour « limiter l’augmentation de la température à +1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels » (les niveaux préindustriels désignent toutes les périodes antérieures à la révolution industrielle).  Dix ans plus tard, le constat de la communauté scientifique est sans appel : il est aujourd’hui impossible d’atteindre cet objectif sans réduction drastique des émissions de gaz à effet serre d’origine humaine. Le « budget carbone » sera épuisé d’ici 2028 si rien ne change – en accord avec les recommandations des expert·es du GIEC (Groupe d’expert·es intergouvernemental sur l’évolution du climat). Le « budget carbone », c’est la quantité de gaz à effet de serre que l’humanité peut produire pour respecter cet objectif. Ce scénario climatique profile une planète de plus en plus suffocante et appauvrie en ressources naturelles. C’est ce nouvel environnement que décrit Jon Bon Jovi dans sa chanson « Dry County » (« Comté aride ») sortie en 1994. Le chanteur, guitare à la main, en plein milieu du désert étasunien, raconte l’impuissance des populations face aux sécheresses, dans ces régions où il n’y a plus de pétrole, et surtout plus d’eau.  Peut-on s’attendre à de telles sécheresses en Europe ? C’est la question que se pose Onaïa Savary, doctorant en climatologie à l’Université de Toulouse et Météo France. L’anticipation du changement climatique prévoit un assèchement du Sud de l’Europe et une augmentation des précipitations au Nord – ce qui n’est pas sans conséquences sur les ressources naturelles en France.  Prenez le vin et le fromage, par exemple. Bientôt, on pourra boire du vin breton, tout en mangeant du fromage ayant perdu son goût d’antan. Face à ce constat, il est important de rappeler notre capacité à agir. Un changement global et une réflexion commune autour des questions environnementales sont nécessaires pour espérer limiter les conséquences du changement climatique… et continuer à manger du fromage accompagné de son verre de vin.  Onaïa Savary est doctorant en climatologie à l'Université de Toulouse et à Météo France, au sein du centre national de recherches météorologiques - CNRM (Météo France, CNRS). Il prépare une thèse intitulée « Prévisibilité des sécheresses dans un contexte de climat changeant ». Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    25 Min.
  6. Peut-on faire voler un avion avec des algues ?

    27.11.2025

    Peut-on faire voler un avion avec des algues ?

    La playlist de Cécile Formosa, chercheuse en bio-ingénierie : « Penicilline », So Much Trouble, Izïa, 2011« L'hymne de nos campagnes », Mamagubida, Tryo, 1998« Ta fête », Racine carrée, Stromae, 2013Pourra-t-on un jour faire voler un A380 avec des algues ? Si on parle d'algues, c'est parce qu'elles peuvent être à la base - comme d'autres matériaux - de « biocarburants », c'est-à-dire des carburants produits à partir de matériaux organiques non fossiles, contrairement au pétrole, charbon et gaz (d'où le « bio »). Dans le cas de l'aviation, ces biocarburants pourraient réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre du secteur. Mais envoyer un jour nos algues voler au-dessus des nuages, ça c'est la fin de l'histoire. Et oui, récolter une algue - en particulier des microalgues - et passer à un biocarburant capable d'alimenter un moteur, ça demande pas mal d'étapes ! Tout ce travail doit d'abord passer par la recherche, comme celle que conduit Cécile Formosa au CNRS depuis plusieurs années - avec des outils impressionnants et mystérieux tels que le microscope à force atomique (un type de microscope qui peut fonctionner en milieu liquide, ce qui permet son utilisation en biologie par exemple). Aussi, pour explorer ces aspects et revenir sur son parcours de chercheuse, Cécile nous raconte comment, d'une jeunesse marquée par une conscience écologique - et Tryo - à un post-doctorat en Belgique - un peu influencé par Stromae - on peut faire avancer la science et contribuer à lutter contre les problématiques environnementales actuelles.  Derrière ces microalgues, dites-vous qu'il y a beaucoup de recherche et qu'au bout, hé ! Il y a la mer ; et que ça, ça n'a rien d'éphémère...  Cécile Formosa est chercheuse en bio-ingénierie au CNRS, au sein du Toulouse biotechnology institute, bio & chemical engineering - TBI (INSA Toulouse, INRAE, CNRS). Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Gauthier Delplace. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    21 Min.
  7. Cancer, quand c'est ?

    18.11.2025

    Cancer, quand c'est ?

    La playlist de Camille Joannès, enseignante-chercheuse en sciences infirmières : « Quand c’est ? », Racine carrée, Stromae, 2013« Je suis », La cour des grands, BigFlo et Oli, 2017« Je cherche », Notre époque, Tarmac, 2003« Cancer, cancer, qui est le prochain ? » chante Stromae dans son morceau « Quand c’est ? » sorti en 2013 – comme s’il était possible de prédire la maladie. Certains facteurs sont bien connus comme étant à l’origine de leur apparition, le tabagisme pour le cancer par exemple. Mais ces liens de cause à effet ne sont pas suffisants pour comprendre la santé d’une personne.  Chaque individu naît, grandit, évolue et vieillit dans un environnement qui lui est propre, influencé par des caractéristiques sociales, ce qui peut favoriser le développement de certaines maladies. Ces écarts de santé entre les groupes sociaux font référence aux inégalités sociales de santé. Bien loin de se limiter à une problématique d’accès géographique aux soins, elles peuvent concerner le genre, le handicap ou encore la situation socio-économique. Nous ne sommes pas toutes et tous égales et égaux en ce qui concerne la santé. Afin de limiter les effets de ces inégalités, Camille Joannes, enseignante-chercheuse en sciences infirmières, entourée d’autres chercheur·es, s’attache à comprendre certains mécanismes d’une vulnérabilité en santé chez les personnes en explorant leur parcours de vie et évalue des interventions visant à améliorer l'accès aux soins et l'état de santé des individus concernés. Camille Joannès est enseignante-chercheuse en sciences infirmières à l’Université de Toulouse, au sein du centre d’épidémiologie et de recherche en santé des populations de Toulouse – Cerpop (Inserm, Université de Toulouse). Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    20 Min.
  8. Inégalités sur les bancs d'école

    03.11.2025

    Inégalités sur les bancs d'école

    La playlist de Jeanne Gente, doctorante en sciences de l’éducation et de la formation : « Pendant 24h », Mesdames, Suzane et Grand Corps Malade, 2020« Kid », Fair 2018, Eddy de Pretto, 2017« Like a girl », Cuz I Love You, Lizzo, 2019« Tu seras viril mon kid, tu hisseras ta puissance masculine », chante Eddy de Pretto pour rappeler que les inégalités entre les filles et les garçons peuvent commencer très tôt, dès les bancs d'école. « Les femmes sont plus féministes, et les hommes plus masculinistes, surtout les jeunes », souligne Bérangère Couillard, présidente du Haut Conseil à l’Égalité, dans le dernier rapport sorti en janvier 2025. C’est également ce que constate Jeanne Gente, doctorante en sciences de l’éducation et de la formation, lors de son terrain de recherche, et plus particulièrement lors d’une séance à propos du masculinisme dans un collège. Les inégalités filles-garçons s’ancrent dès le plus jeune âge.  Dans sa chanson « Kid » sortie en 2017, Eddy de Pretto dénonce ces stéréotypes présents dès l’école et revendique une pluralité de masculinités, et donc de féminités. De plus en plus de jeunes garçons, notamment par le biais des réseaux sociaux, se retrouvent confrontés à des discours sexistes valorisant la domination et la violence masculines. Discours auxquels ils adhèrent de plus en plus.  Il est important, pour la doctorante, que la recherche sur ces sujets se poursuive, afin de fournir les clés nécessaires aux actrices et acteurs de l’éducation pour parler d’égalité dès le plus jeune âge. Quant aux plus jeunes, la sensibilisation à ces problématiques contribue à développer leur esprit critique, afin de mieux analyser la société qui les entoure.  Jeanne Gente est doctorante en sciences de l'éducation et de la formation à l’Université Toulouse - Jean Jaurès, au sein du laboratoire éducation, formation, travail et savoirs - EFTS (Université Toulouse - Jean Jaurès, École nationale supérieure de formation de l'enseignement agricole).  Playlist de chercheur·e est une série de podcasts Exploreur - Communauté d'universités et établissements de Toulouse. Journaliste : Manon Aubin. Rédaction : Eva Bouloux. Conception, coordination et suivi éditorial : Clara Mauler et Hélène Pierre. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse.

    20 Min.

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Playlist de chercheur·es, le podcast qui donne de la voix aux sciences ! Des chercheuses et chercheurs sélectionnent trois morceaux qui résonnent avec leur sujet de recherche pour un papotage scientifique en musique. Une série et production Exploreur – Communauté d’universités et établissements de Toulouse. Coordination et suivi éditorial : Clara Mauler, Eva Bouloux et Manon Aubin. Coproduction et réalisation avec Campus FM : François Berchenko et Thomas Delafosse. Visuel : Delphie Guillaumé. #podcast #science #recherche #scientifique #vulgarisation #musique #playlist #audio #media #interview #discussion #sansecran