Bonjour chez vous !

“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

  1. Charles Michel : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne »

    -10 H

    Charles Michel : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne »

    Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! ». Dans un contexte international extrêmement conflictuel, il a été interrogé sur de nombreuses questions : négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne. Charles Michel considère que sur nombre de ces sujets « c’est un échec pour l’Europe et ses institutions » et que « la présidente de la Commission européenne a une très lourde responsabilité dans son choix de se soumettre de façon très honteuse aux Américains ».Charles Michel, en tant que défenseur de l’idée d’une défense européenne, affirme : « Je n’attends absolument plus rien de la Commission européenne. D’ailleurs en matière de défense, ce sont les États membres qui sont en responsabilité. Après dix années au Conseil européen, je reste très pragmatique et je sais que le vrai changement s’opérera lorsque plusieurs leaders européens en qui j’ai une grande confiance : Emmanuel Macron, Friedrich Merz, Giorgia Meloni, Pedro S¿´nchez, Keir Starmer en dehors de l’Union européenne, et d’autres, feront un choix majeur en matière de défense et de soutien à une industrie continentale. Ce sera là le tournant majeur qui devra intervenir. Cela prend trop de temps, mais je pense que l’on n’a pas le choix ».Sur les négociations à Genève pour un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, Charles Michel reste dubitatif : « Je vois bien que les positions sont antinomiques et je comprends que du côté ukrainien on ne pourra jamais accepter de donner à Vladimir Poutine ce qu’il n’obtient pas sur le plan militaire. On ne peut demander à l’Ukraine de capituler, même si parfois j’ai l’impression que les Américains ne sont pas loin de l’exiger. Il faut continuer à tenter de négocier, mais il y a un vice fondamental dans ce processus : c’est l’absence des Européens. C’est une gifle au visage des 450 millions d’Européens. Il n’y a pas de parole forte à la table pour représenter les intérêts européens. Je ne crois pas que les Américains ou les Russes les défendent. Ceux qui défendent le plus les valeurs de l’Europe se sont les Ukrainiens ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    22 min
  2. Mort de Quentin Deranque : LFI se défend

    -10 H

    Mort de Quentin Deranque : LFI se défend

    Le décès de Quentin Deranque enflamme toujours la classe politique. Ce militant nationaliste de 23 ans est mort des suites de ses blessures après une confrontation avec des suspects appartenant à la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025. En réaction à cette affaire, Jordan Bardella, président du Rassemblement National et député européen a appelé à la nécessité de créer « un cordon sanitaire » contre La France Insoumise. Il en veut pour cause la présence sur les bancs de l’Hémicycle du député LFI Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Aurore Malval, grand reporter pour Marianne, rappelle que « deux assistants parlementaires et un stagiaire de La France Insoumise ont été interpellés suite au décès de Quentin. Ils travaillaient tous pour un député de LFI, qui est en plus le co-fondateur de la Jeune Garde. On est dans la lignée de l’hystérisation politique à laquelle on assiste, mais cet embrasement général ne date pas de l’affaire Quentin. Maintenant c’est haro sur LFI, avec différentes façons de le faire, en fonction des groupes politiques. LFI est donc au centre de cette affaire et même de la manière dont se redéfinit aujourd’hui le champ politique ».Michael Darmon, éditorialiste politique sur I24news, voit la « récupération politique » de l’affaire par Jordan Bardella et Bruno Retailleau comme une conséquence « logique de l’évolution politologique de LFI. Il ne faut quand même pas oublier que depuis des mois, LFI est considéré comme le parti le plus dangereux par les Français sondés, et non pas par les analystes de la vie politique. Jean-Luc Mélenchon est considéré comme le personnage politique le plus rejeté. Et c’est la conséquence de la matrice politique qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon et par le groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale, qui est d’organiser la conflictualité, ‘le bruit et la fureur’, le chaos, comme une manière de faire de la politique ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    35 min
  3. Olivier Rietmann : « Nous battons le record des retards de paiement des grandes entreprises »

    -10 H

    Olivier Rietmann : « Nous battons le record des retards de paiement des grandes entreprises »

    Depuis le 1er janvier, 36 jours de précipitations consécutives qui se sont abattues dans le sud-ouest. C’est un record historique pour la France, avec des villages entiers qui ont les pieds dans l’eau. Quatre départements sont encore en vigilance rouge, et quinze départements en alerte orange, frappés par la tempête Pedro.Olivier Rietmann, sénateur (LR) de Haute-Saône, manifeste son soutien « auprès des sinistrés qui ont été frappés par ces crues, qui sont un record depuis 1959. Moi qui suis d’un territoire de la vallée de la Saône, qui subit également régulièrement des crues, mais pas de ce niveau-là, je sais à quel point cela peut être traumatisant. Les conséquences sont à la fois humaines, mais aussi économiques. J’apporte également mon soutien aux élus locaux, qui font tout ce qu’ils peuvent pour encadrer, entourer, prendre les bonnes décisions. Et puis les secouristes, la sécurité civile, les pompiers. En ce qui concerne l’action du gouvernement, c’est sûr que ce n’est pas lui qui va arrêter la pluie. Mais un message de solidarité de la part du Premier ministre sur le sujet serait le bienvenu ».Olivier Rietmann a également sonné l'alerte en tant que président à la délégation des entreprises du Sénat : « On voit une augmentation des défaillances d’entreprises sur les années qui suivent, avec un des critères qui en est à l’origine : le retard de paiement. Alors que nos chiffres montrent que les petites et moyennes entreprises sont vertueuses, et que respectivement 84% et 71% d’entre elles payes dans les délais, nous avons des retards de paiement très important de la part des grandes entreprises. C’est parfois pour des raisons involontaires, avec des chaînes de paiement très compliquées, parfois pour des raisons volontaires, pour soigner leur fonds de roulement. Le dernier rapport de l’observatoire du retard de paiement montre que ces retards atteignent cette année un record de 17 milliards d’euros au total, répartis avec 12 milliards entre entreprises privées, et 5 milliards de la part de donneurs d’ordres publics : l’État, les grandes collectivités et les centres hospitaliers ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    24 min
  4. L'intégrale du jeudi 19 février 2026

    -10 H

    L'intégrale du jeudi 19 février 2026

    Au sommaire de Bonjour chez vous ! ce jeudi 19 février, le sénateur (LR) Olivier Rietmann apporte son soutien aux sinistrés, aux élus et aux secours dans le sud-ouest, qui font face à des crues historiques. En tant que président de la délégation sénatoriale aux entreprises, il est également revenu sur les augmentations drastiques de défaillances d’entreprises en France, en pointant du doigt l’un des facteurs qui en est à l’origine : les retards de paiement massifs dans le public comme dans le privé.Charles Michel, président émérite du Conseil européen et ancien Premier ministre de la Belgique était notre invité politique. Négociations pour un cessez-le-feu en Ukraine, instabilité des relations diplomatiques avec les États-Unis, conflictualité sur le Groenland, défense et souveraineté européenne, responsabilité de la Commission européenne : il était interrogé sur ces nombreux sujets.À l’échelle nationale et parlementaire, c’est la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque qui met en ébullition la classe politique. Il est décédé à la suite des blessures qu’il a subies lors d’une rixe avec des suspects qui seraient issus de la Jeune Garde. Deux assistants parlementaires du député LFI et co-fondateur du mouvement, Raphaël Arnault, sont actuellement arrêtés dans le cadre de l’enquête, avec sept autres personnes. Analyse de Michaël Darmon, éditorialiste politique sur I24news et Aurore Malval, grand reporter pour Marianne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    1 h 28 min
  5. Cécile Duflot : « L’adaptation de notre territoire au dérèglement climatique est centrale »

    -1 J

    Cécile Duflot : « L’adaptation de notre territoire au dérèglement climatique est centrale »

    Alors qu’un quart de la France est touchée par les inondations, Oxfam publie un rapport « Pour des villes résilientes ». Ce rapport relève 24 leviers d’adaptation au niveau des communes françaises pour protéger les habitants face aux effets du dérèglement climatique. La matinale « Bonjour chez vous ! » reçoit Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, pour mettre en avant des solutions face aux enjeux climatiques.L’ancienne ministre, Cécile Duflot rappelle que « le premier rapport du GIEC établit que le principal risque du dérèglement climatique est le dérèglement du cycle hydrique : c’est-à-dire des phases de grande sécheresse et des phases de pluie intense. On y est. C’est la réalité, elle nous touche, et la France est un des pays en Europe qui y est le plus vulnérable : un quart de notre territoire est concerné par les inondations, qui peuvent être durables et régulières. Donc la question de l’adaptation du territoire français est vraiment une question centrale, d’autant plus avec les élections municipales ».Ancienne secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot est revenue par ailleurs sur les sondages qui montrent des candidats municipaux écologistes en difficulté pour les municipales : « Nous allons attendre les résultats. C’est vrai que c’est compliqué pour un certain nombre de maires qui ont été élus lors de la ‘vague Verte’ aux municipales de 2020. Mais tout dépend des électeurs. Je me souviens très bien du maire Écologiste de Grenoble, Éric Piolle, qui était montré dans les sondages 10 points derrière le candidat en tête, et dont on disait qu’il n’avait aucune chance d’être élu. C’est une réalité, qu’un certain nombre de personnes ne sont pas encore complètement intéressées par les élections municipales ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    21 min
  6. Max Brisson : « La Jeune Garde nous renvoie aux ligues d’extrêmes droite des années 30 »

    -1 J

    Max Brisson : « La Jeune Garde nous renvoie aux ligues d’extrêmes droite des années 30 »

    L’enquête se poursuit après la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, mort après une rixe à Lyon opposant militants antifascistes et le collectif Nemesis, étiqueté à l’extrême droite. Dans le cadre de l’enquête, neuf personnes ont été interpellées. Parmi elles se trouve un assistant parlementaire du député La France Insoumise, Raphaël Arnault. Ce dernier est l’un des co-fondateurs de la Jeune Garde, association militante d’extrême gauche dissoute en juin 2025 pour « provocations à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ».Max Brisson, sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques, a tenu à « appeler au calme après la mort d’un jeune garçon. On ne peut pas mourir en France pour des idées politiques. Il faut un peu de dignité, de décence et de respect. Ensuite il faut poser un certain nombre de responsabilités. (...) Le terme même de ‘Jeune Garde’ renvoie par son vocabulaire à des éléments de langages que je pensais oubliés, et qui nous rappelle les ligues d’extrême droite des années 30 ».Dans l’actualité sénatoriale, le groupe LR a lancé une commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur ». Max Brisson en est membre. Il affirme que « La hausse des frais d’inscription dans les universités peut se concevoir. Certains étudiants appartiennent à des familles qui pourraient payer des études universitaires beaucoup plus qu’ils ne le font, et qui d’ailleurs acceptent de le faire dans les grandes écoles, les écoles d’ingénieur et les écoles de commerce. Et nous avons un gros problème dans la nation, c’est le décrochage. Les élèves les moins aptes aux études supérieures vont à l’université, pas dans les grandes écoles, et leur décrochage coûte très cher. Avec un baccalauréat qui est accordé au plus grand nombre, il faut plus de sélection pour entrer à l’université ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    28 min
  7. Mort de Quentin : le débat politique s’enflamme

    -1 J

    Mort de Quentin : le débat politique s’enflamme

    Neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort à Lyon de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans. Cette tragédie enflamme la classe politique. Des membres de la Jeune Garde, association antifasciste dissoute en juin 2025 sont suspectés : notamment un assistant parlementaire du député La France Insoumise Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde.Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme fustige : « la défense de La France Insoumise ne soit pas une défense, mais une sorte d’évitement. Mathilde Panot (députée LFI et présidente du groupe dans l’Hémicycle) a été ridicule, hier, à l’Assemblée nationale. Et Sébastien Lecornu, qu’on ne connaissait pas dans ce registre, a eu une attitude assez ferme. Je pense qu’il y a une forme de réalignement du spectre politique, à un moment de bascule où LFI est en grande difficulté, et il est évident que la droite et le centre en profitent ».Françoise Degois, éditorialiste politique se dit écœurée : « D’abord parce que quel que soit les causes pour lesquelles militait Quentin, la réalité c’est qu’il y a un fait intangible : c’est la mort de ce jeune homme. Et on ne peut pas mourir sur un trottoir glacial parce que l’on défend des idées politiques que moi je ne défends pas, mais ça n’est pas le sujet. Ce point-là il est fondamental, mais il est battu en brèche depuis 48 heures par une classe politique qui ne se tient plus et qui est absolument honteuse ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

    31 min

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“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

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