Les élections municipales terminées, les partis politiques se préparent déjà pour la présidentielle de 2027. Au sein du bloc central, Édouard Philippe et Gabriel Attal se préparent. À gauche, après les alliances entre LFI et le PS au second tour des municipales et plusieurs échecs, Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen-sur-Seine, appelle à la démission d’Olivier Faure, pour établir une « ligne claire » contre LFI en vue de 2027. De son côté, François Hollande s'est dit opposé à une alliance ou une primaire de la gauche hors LFI. Chez Les Républicains, le député Laurent Wauquiez a défendu une primaire allant du centre jusqu'à Sarah Knafo. Xavier Bertrand et Michel Barnier y sont clairement opposés. Et plusieurs responsables, comme Valérie Pécresse, comptent aussi demander « une clarification » à Bruno Retailleau après son refus de choisir, à Nice, entre Christian Estrosi (Horizons) et Eric Ciotti (UDR-RN). Les bureaux politiques des LR et du PS promettent d’être houleux ce mardi soir, avec une question centrale : Comment éviter un duel Bardella/Mélenchon en avril 2027 ?On en parle avec Bruno CAUTRÈS, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po et auteur avec Anne Muxel de "Le vote sans issues : Chroniques électorales 2024" (Presses universitaires de Grenoble), Vincent MARTIGNY, politologue, professeur de science politique à l’Université Côte d’Azur et à l’École Polytechnique et a dirigé l'ouvrage collectif : “Les Temps nouveaux : En finir avec la nostalgie des Trente Glorieuses” (Seuil) et Aurore MALVAL, grand reporter à Marianne. En deuxième partie d'émission, Sens Public s'intéresse à la guerre au Moyen-Orient. Au 25ème jour de la guerre en Iran, le régime des mollahs tient toujours debout. Donald Trump cherche une porte de sortie à ce conflit. S'il avait posé un ultimatum de 5 jours à l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, le président américain est revenu sur sa décision : il stoppe les attaques sur les sites énergétiques en déclarant avoir entamé des "discussions très productives" avec le régime. Le ministre iranien des Affaires étrangères a cependant démenti toute négociation avec Washington. Pendant ce temps-là, l'armée israélienne mène des frappes intensives en direction d'Ispahan et annonce vouloir s'emparer d'une zone de "sécurité" jusqu'au fleuve Litani, au sud du Liban. La France réagit et demande à Israël de "s'abstenir" de s'emparer de cette zone. L'armée française, par ailleurs engagée auprès de ses alliés des pays du Golfe, participe à leur défense et protection. Face à l'escalade entre l'Iran, les États-Unis et Israël, Emmanuel Macron convoque un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale. L'armée française va-t-elle être à court de munitions pour soutenir ses alliés dans la région ? Doit-on croire Donald Trump quand il affirme que des négociations fructueuses sont en cours ? Pourquoi l’armée israélienne rappelle 400 000 réservistes ?On en débat avec Hasni ABIDI, politologue spécialiste du monde arabe, d Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.