C’était presque au siècle passé, il y a plus de vingt ans en tout cas: Louis Langrée était le jeune directeur musical français de l’OPRL et, au concert et au disque, il invitait régulièrement une jeune pianiste française encore méconnue nommée Claire-Marie Le Guay. Et le public liégeois épiloguait sur le contraste étonnant entre l’apparence plutôt frêle, presque diaphane, de l’artiste et sa maîtrise, voire sa puissance, au clavier. Un quart de siècle plus tard, on a moins souvent l’occasion d’entendre Claire-Marie Le Guay en Belgique – on le regrette – mais sa notoriété internationale a crû. Elle poursuit son petit bonhomme de chemin entre grand répertoire et œuvres contemporaines, entre récitals solo, musique de chambre et concerto, mais aussi entre disque et livre – car elle écrit également. De Bach à Gubaidulina, de Haydn à Schulhoff, de Schubert à Stravinsky, de Liszt à Ravel ou encore avec Mozart, Schumann ou Escaich, sa discographie est précieuse, jamais anecdotique. Et ses livres, avec leurs titres avec sujet, verbe et complément, sont riches en informations utiles. Née en 1974 , Le Guay semble d’être habilement nourrie du meilleur de tous les grands maîtres auprès desquels elle s’est formée, comme notamment Jacques Rouvier, Dmitri Bachkirov, Fou Ts'ong, Alicia de Larrocha, Andreas Staier, György Sebök, Leon Fleisher et Daniel Barenbom. Mais elle a également soin de restituer ces savoirs et surtout son expérience, comme pédagogue de jeunes pianistes mais aussi auprès du grand public lors de concerts commentés. Ecouter la lumière, le nouveau disque de Claire-Marie Le Guay, entièrement consacré à Jean-Sébastien Bach, vient de sortir chez Mirare. Que la joie demeure Vivre avec Bach, un livre sur le même sujet qu’elle a coécrit avec l’écrivain et académicien Erik Orsenna, est annoncé pour avril chez Albin Michel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.