Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. -18 h

    Élections législatives en Russie : un vote "pourri jusqu'à la moelle"

    À la Une de la presse ce vendredi 18 septembre, les élections législatives en Russie, l'administration Trump accusée de crimes de guerre, et la spéculation autour de la première liste du sélectionneur de l'équipe de France, Zinedine Zidane. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Tous les regards sont tournés vers la Russie ce vendredi 18 septembre à l'occasion des élections législatives qui vont déterminer la composition de la chambre basse du Parlement. Des élections qui se passent dans l'ombre de la guerre selon la Une du journal La Croix qui nous propose un reportage en double page à Kostroma, une ville à 350 kilomètres de Moscou, où il est, par exemple, presque impossible de trouver des affiches de candidats d'opposition. Le Temps parle plutôt d'un "Kremlin nerveux". Ces premières législatives depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022, seraient quasiment une "opération spéciale", selon le quotidien helvétique. Le media américain The Conversation explique que ce vote ne "constituera pas un baromètre de l'opinion publique concernant la guerre, la situation économique ; ni, d'ailleurs, quoi que ce soit d'autre". Du côté des journaux d'opposition russes, Novaya Gazeta parle d'une campagne électorale "schizophrène", où les débats sont organisés malgré le fait que la plupart des vrais sujets sont "hors limites". Un avis partagé par le journal d'opposition The Moscow Times (basé à Amsterdam) qui décrit un vote "pourri jusqu'à la moelle". Un rapport des experts de l'ONU publié hier accuse les États-Unis de crimes de guerre. L'Humanité explique que des experts de l'ONU "ont trouvé des motifs raisonnables de croire que l'administration Trump a commis des crimes de guerre" notamment lors du bombardement d'une école à Minab qui a tué plus de 150 personnes dont plus de 100 enfants. Selon le rapport, les États-Unis ont lancé cette frappe en se basant sur des renseignements suggérant qu'un commandant militaire iranien était présent sur le site, sans vérifier les informations. Libération propose une tribune ironique, rédigée par le dramaturge Behzad Farahani, qui invite le président américain Donald Trump à visiter les ruines de Minab avec lui puisque "partout où il pose le pied, il apporte avec lui un parfum de paradis et de bienveillance". Une tribune infusée de dérision vous l'aurez compris, il continue en expliquant que cette visite permettrait aux enfants de "comprendre comment le président pacifique des États-Unis apporte cette essence d'humanité et de paix" au monde. En France, les fans de foot attendent impatiemment la première liste tant attendue du sélectionneur français Zinedine Zidane. "Entre surprises, ruptures et noyau dur", Le Figaro se demande quels noms figureront dans cette sélection. L'Equipe s'attend à quelques choix audacieux qui devraient donner le "la" pour la suite du mandat de Zidane. Toujours dans le monde du sport, la révélation d'un terrain de jeu inédit pour les Jeux olympiques de 2032 en Australie fait couler beaucoup d'encre. L'Huffpost explique que les épreuves d'aviron et de canoë vont se dérouler sur un fleuve infesté de crocodiles mangeurs d'hommes. Le fleuve Fitzroy abrite environ 500 crocodiles marins, dont certains très gros. Un crocodile de 4,6 mètres aurait d'ailleurs été capturé à 6 kilomètres du parcours. Heureusement, les athlètes australiens ont une solution. Le médaillé olympique Drew Ginn, explique qu'il faudra juste ramer un peu plus vite. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  2. -1 j

    UE - Canada: "Trump, c'est pour un moment, un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours"

    À la une de la presse, ce jeudi 17 septembre, les réactions se font nombreuses après la proposition de faire du Canada "le premier membre associé" de l’UE. Le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet, établit clairement le rôle du réchauffement climatique provoqué par l’homme, également à l’origine des vagues de chaleurs meurtrières de cet été en Europe. Enfin : la suite de la polémique Ed Sheeran et un dessert étonnant. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, les réactions à la proposition d’Ursula von der Leyen de faire du Canada "le premier membre associé" de l’Union. Un partenariat «pour (une) force commune» et non «contre quiconque», a pris soin de préciser la patronne de l’UE lors de son discours, hier, sur l’état de l’Union, soucieuse, visiblement, de ne froisser personne. Euractiv, le média européen, relève toutefois qu’Ursula von der Leyen «n'a pas précisé en quoi consisterait» cette association, même si «le concept n'est pas entièrement nouveau», puisque le chancelier allemand «avait déjà proposé que l'UE crée un statut de «membre associé» pour l'Ukraine». La version européenne de Politico évoque un discours «qui semblait faire écho» à l’intervention, en janvier dernier, du Premier ministre canadien à Davos, «dans lequel il appelait les «puissances moyennes» à s'unir contre les autocrates», chinois et russes. Le Soir, en tout cas, applaudit l’appel à enrayer «l’affaiblissement» de l’UE «dans ce monde de brutes», avant de conclure que «la balle est dans le camp des états membres». Et c’est là que ça coince: L’Opinion fait état de «l’enthousiasme limité» qui a accueilli la proposition, certains diplomates estimant même «que le projet n’a aucun avenir : « trop de complications juridiques, trop de questions potentiellement explosives si les deux parties décidaient d’harmoniser un minimum leurs législations». Au Canada, Le Devoir se demande ce que le pays aurait «à gagner» à une «association» dont la seule évocation fait bondir le chef de l’opposition, qui dénonce «une menace » pour « la souveraineté canadienne». «Il est déjà compliqué de s'entendre entre membres européens lorsqu'il est question d'enjeux et d'intérêts territoriaux, qu'en sera-t-il pour un nouveau pays membre aussi géographiquement éloigné?», s’interroge Radio Canada. The Globe and Mail est pour le moins sceptique face à cette «alliance européenne plus ambitieuse» que réellement «définie», et rappelle que le Canada «a déjà conclu un accord commercial avec l'UE il y a dix ans mais (que) 10 des 27 pays membres» ne l'ont toujours pas ratifié. Tiédeur en Europe et au Canada et grosse colère aux Etats-Unis. Malgré les précautions oratoires d’Ursula von der Leyen, sa proposition déclenche les foudres de Donald Trump, qui menace de rompre les échanges commerciaux avec l’Union européenne. Des représailles évoquées dans Le Parisien. Trump, accusé par The New York Times d’avoir poussé les Canadiens dans les bras européens: «Trump voulait que le Canada devienne le 51ème état américain. Il a fini par le pousser vers l’UE», ironise le journal. «Le Canada, on le comprend, n'a aucun intérêt à devenir le 51eme État mais devenir le 28eme membre honoraire de l'Union européenne serait une folie», prévient The Washington Post, dont l’argument contre l’idylle euro-canadienne est le suivant: «Donald Trump, c'est pour un temps. Un bureaucrate bruxellois, c'est pour toujours». Donald Trump, le climatosceptique, n’approuvera sans doute pas le premier rapport scientifique sur l’origine des inondations dévastatrices, le mois dernier, au Népal et au Tibet. Selon cette étude de l’Imperial College de Londres, citée par The Guardian, des températures anormalement élevée ont déclenché l’effondrement glaciaire, qui a provoqué à son tour une avalanche de 110 millions de mètres cubes responsable des crues éclair qui ont frappé de plein fouet les populations vivant en aval - des habitants qui ont «payé de leur vie une crise provoquée par les émissions de combustibles fossiles à des milliers de kilomètres de là», selon la professeure de climatologie qui a dirigé cette étude. En Europe, le réchauffement climatique provoque des vagues de chaleur également meurtrières. Selon le bilan de Santé publique France, les canicules de l’été 2026, le plus chaud dans l’Hexagone depuis 1900, ont causé 8 124 décès excédentaires - un chiffre encore provisoire, derrière lequel il y a des vies, des visages, dont ceux de 11 victimes dont Le Monde raconte l’histoire. Celle de Françoise Gouyon, 82 ans, atteinte d’insuffisance respiratoire chronique, retrouvée morte par sa femme de ménage dans son appartement cossu du 16ème arrondissement de Paris le 25 juin, le lendemain du jour où le record absolu de température a été battu dans la capitale pour un mois de juin: 40,6 °C. L’histoire, aussi, de Nicolas Stragier, un paysagiste de 40 ans, qui s’est effondré le même jour sur son lieu de travail «sur un chantier d’espaces verts à Comines», dans le nord de la France, en vigilance rouge canicule depuis la veille. Quand les pompiers sont arrivés, sa température corporelle était de 42 °C. Dans la presse, également, la polémique, qui n’en finit pas, autour de la tournée américaine d’Ed Sheeran. Accusé par le rappeur américain Macklemore de l’avoir évincé de sa tournée en raison de ses déclarations propalestiniennes, le chanteur anglais s’est défendu d’avoir été à l’origine de cette initiative, invoquant son apolitisme - mais cette neutralité affichée n’a pas convaincu les autres artistes de sa tournée, qui ont annulé leur participation et elle ne convainc pas non plus The Guardian, qui dénonce sa «vacuité» face à ceux «qui étouffent la liberté d'expression», et salue, à l’opposé, le «courage» des artistes qui ont annulé leur participation. Robert Kraft fait-il partie de ceux que le journal accuse de nuire à la liberté des artistes? The Wall Street Journal affirme, en tout cas, que le propriétaire des New England Patriots, a menacé directement Ed Sheeran d’annuler ses dates de tournée au Gillette Stadium «si Macklemore n'était pas retiré de l'affiche», le milliardaire estimant que les propos du rappeur relèvent de «l'incitation à la haine et non de la liberté d'expression». D’après le journal, «d'autres propriétaires de franchises NFL étaient prêts» à lui emboîter le pas. On termine cette Revue de presse en Corée du sud, où un tribunal a condamné le gérant d'un des restaurants les plus réputés de Séoul pour un motif inédit. The Guardian rapporte que l’exploitant d'Evett, deux étoiles au guide Michelin, dans le quartier huppé de Gangnam, a été condamné à une amende de 5 400 livres pour avoir servi… un dessert garni de fourmis, un insecte dont la consommation est interdite par la législation locale en matière de sécurité alimentaire. Pourtant, les fourmis, c’est bon! Je peux en témoigner.   Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  3. -3 j

    Livraison massive de bombes américaines "controversées" à Israël

    À la une de la presse, ce mercredi 16 septembre, la décision de l’Administration Trump d’approuver la vente d’au moins 40 000 bombes à Israël pour un montant de 2,8 milliards de dollars. Également au sommaire : une conférence sur l’IA réunissant un duo improbable, Bernie Sanders et Steve Bannon, une requête française auprès de l’UE qui inquiète ses partenaires, et la mort de Catherine Ringer, la chanteuse des Rita Mitsouko. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, la décision de l’Administration Trump d’approuver la vente d’au moins 40 000 bombes à Israël pour un montant de 2,8 milliards de dollars. The Washington Post annonce "la livraison imminente" de "bombes controversées" à l’État hébreu, "la plus grosse vente de cette nature depuis des années" : 40 000 bombes de près de 900 kg chacune, dont 20 000 MK-84 et 20 000 BLU-117, selon un responsable américain. Pourquoi ces bombes sont-elles controversées ? Parce que les MK-84, dont la livraison avait été suspendue en 2024 par l’Administration Biden, font partie des munitions "les plus destructrices des arsenaux militaires occidentaux", selon le journal, qui précise que "l'explosion d'une bombe MK-84 projette des fragments de métal dans toutes les directions sur des milliers de mètres et qu’elle peut traverser le métal et le béton épais, souvent en créant de grands cratères dans le sol". The Washington Post précise que cette transaction a été "notifiée de manière informelle au Congrès, ce qui pourrait constituer un test décisif pour les démocrates, à un moment où les frustrations vis-à-vis de Netanyahu ont créé des tensions sans précédent dans la relation américano-israélienne". The New York Times rappelle toutefois que si le Congrès peut, en théorie, s’opposer à cette vente, le gouvernement a des outils pour le contourner, et il rappelle, aussi, que des ONG de défense des droits humains et des gouvernements étrangers ont condamné Israël "pour avoir largué ces bombes massives à Gaza sur des zones densément peuplées, tuant parfois des dizaines de civils lors de frappes pouvant cibler une seule personne". Aux États-Unis s’est tenue, hier, une conférence sur l’IA réunissant le sénateur indépendant Bernie Sanders et l’ex-conseiller de Trump Steve Bannon. Organisée par une ONG à l’origine d’une "Déclaration pro-humaine sur l’IA", appelant à "protéger le libre-arbitre humain, à éviter les concentrations de pouvoir et à responsabiliser les entreprises", l’événement a été marqué par l’appel de Bannon et Sanders à renforcer le contrôle sur l’intelligence artificielle. Axios voit dans cette "alliance improbable" entre "une figure progressiste et une voix importante du mouvement Maga", "un signe de la façon dont l’intelligence artificielle bouleverse les normes politiques". The New York Times évoque, lui, la façon dont les risques associés à l’IA "divisent à la fois la Silicon Vally et Washington", avec des personnalités réparties entre plusieurs "camps", "ceux qui veulent ralentir et réglementer le développement de cette technologie", comme Dario Amodei, le patron d’Anthropic, "ceux qui veulent l'accélérer", dont David Saks, le conseiller technologique de Trump, et ceux "qui se situent entre les deux ou dont les positions évoluent", notamment Elon Musk, le patron de Tesla et Sam Altman, celui d’Open AI. Des personnalités qui ont au moins une chose en commun: la crainte du rival chinois. Sur ce point, Foreign Policy douche d’emblée les espoirs d’une éventuelle future coopération sino-américaine, jugeant "faibles" "les chances de parvenir à un consensus constructif sur la sécurité de l'IA", lors de la rencontre prévue le 24 septembre prochain à Washington entre Donald Trump et Xi Jinping. Dans la presse, également, le report, par l’UE, du renouvellement de la liste des personnalités russes sanctionnées en lien avec la guerre en Ukraine. La version européenne de Politico indique que ce report est dû à la demande de la France de retirer de cette liste noire le milliardaire Alicher Ousmanov, réputé proche de Vladimir Poutine. Une requête critiquée au sein de l’UE, qui doit adopter cette liste à l’unanimité, et où certains redoutent que Paris déclenche "une situation explosive qui fragiliserait les restrictions imposées à Moscou". Un diplomate européen cité par Le Monde évoque "l’incompréhension des partenaires de la France", dont une source ukrainienne, explique la position par le fait qu’au moins "un citoyen français en prison quelque part dans le monde pourrait être libéré" en cas de "mansuétude" à l’égard d’Alicher Ousmanov. Le Monde cite aussi The Financial Times, selon lequel "plusieurs ressortissants français détenus en Azerbaïdjan de manière arbitraire", pourraient être concernés. Les détracteurs de la demande française, notamment ukrainiens dénoncent un marchandage "hypocrite". Elle n’avait pas sa langue dans sa poche. Un mot, pour terminer, sur la disparition, annoncée hier, de la chanteuse Catherine Ringer, l’autre moitié des Rita Mitsouko. Celle qui chantait que "la mort est comme une chose impossible" a rejoint son alter ego, Fred Chichin et laisse "sans voix" Le Parisien/Aujourd’hui en France, un journal qu’elle aimait "particulièrement", paraît-il. Ah , les histoires d’A… L’Humanité salue à la fois les Rita Mitsouko, "le duo le plus chic et choc de la chanson et du rock" français.. et Catherine Ringer, "une des voix qui auront marqué notre époque, avec sa fantaisie, son énergie vitale et poétique". Libération se souvient de ce "duo emblématique de ces années 80 où tout était permis" et où "le flair des radios libres" avait contribué à l’immense succès de Marcia Baïla: "Et même à toi qui es forte comme une fusée /Et même à toi qui es la vie même Marcia /C’est la mort qui t’a emmenée". "On veut pas t’abandonner", Catherine. Mais c’est comme ça… Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  4. -3 j

    Donald Trump Junior : un mariage à la russe

    À la une de la presse, ce mardi 15 septembre, l’envolée des cours du pétrole, provoquée par la paralysie du détroit d’Ormuz et l’offensive des Houthis en mer Rouge. Le mariage de Donald Trump Junior financé par un "homme d’affaires" russe proche du Kremlin. La mobilisation, en France, pour demander plus de moyens face au changement climatique. La controverse, en Israël, autour du documentaire "Naza". Un (nouveau) scandale autour de l’actrice Sydney Sweeney. Et les bienfaits de la lecture. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la une de la presse, l’envolée des cours du pétrole, provoquée par la paralysie du détroit d’Ormuz et l’offensive des Houthis en mer rouge. "Le baril flambe, Trump flanche" : Libération s’alarme face à une crise qui "gonfle le prix du baril", avec un prix moyen du diesel dépassant, pour la première fois de son histoire, les 6 dollars le gallon aux États-Unis. Une crise qui nourrit, en France, des appels à la mobilisation contre la vie chère, ­au point que certains évoquent déjà un retour des Gilets jaunes le mois prochain. Une crise qui fait tache d’huile, notamment en Syrie, où les manifestations atteignent Idleb, Alep, Hama et Homs, "prenant de court" le président Ahmad el-Chareh, d’après le libanais L’Orient Le Jour. Un contexte qui explique sans doute la décision, annoncée hier par l’Administration Trump, de mettre fin aux limites d’émissions polluantes imposées aux centrales électriques pour faire baisser les prix de l’énergie aux États-Unis - une décision "à rebours des recommandations de la lutte contre le changement climatique", rappelle The Washington Post. Les États-Unis, où Propublica révèle que le mariage de Donald Trump Junior, en mai dernier, a été financé par un homme d’affaires russe. Le site d’investigation indépendant affirme que les festivités, luxueuses, sur deux îles privées des Bahamas ont été financées à hauteur de «plusieurs centaines de milliers de dollars» par un homme d’affaires russe peu connu du grand public, mais proche des cercles du pouvoir à Moscou. Cet individu au pedigree édifiant, s’appelle aujourd’hui "Umar Kremlev", un nom adopté en 2010 pour faire oublier plusieurs condamnations pénales, notamment pour coups et blessures et extorsion. "Umar Kremlev" dirige la controversée fédération de boxe International Boxing Association depuis 2020, date à partir de laquelle le géant russe Gazprom est devenu le partenaire privilégié de l’association - des faits d’armes qui lui ont valu, au passage, d’être décoré par le président Poutine en personne de l’ordre de l’Amitié en avril dernier. Dans la presse, également, les manifestations, aujourd’hui, à Paris, pour demander plus de moyens en faveur de l’adaptation au changement climatique. Après les vagues de chaleur de cet été, L’Humanité annonce un "retour de flamme" pour "relancer le combat", demander des moyens pour s’adapter mais également atténuer le changement climatique - un «combat» porté par les organisations de défense de l’environnement, mais aussi par des syndicats de pompiers, de médecins, et de professeurs. La Croix évoque "la peur de l’amnésie écologique", alors que l’enveloppe de 60 millions d’euros annoncée fin juin pour accélérer la rénovation thermique des écoles a été amputée de 40 millions d’euros à peine la rentrée passée. A propos d’école et d’environnement, toujours, Le Monde relaie une étude du Laboratoire sur les inégalités mondiales suggérant que la pollution de l’air peut expliquer jusqu’à 25 % de l’écart de réussite aux examens entre les élèves défavorisés et les autres. En Israël, le documentaire "Naza" primé à Venise provoque une vive polémique depuis plusieurs jours. Ce documentaire sur les civils tués par l'armée israélienne à Gaza réalisé par les réalisateurs israéliens Rachel Szor et Yuval Abraham, a déclenché un tollé au sein de la classe politique. Le ministre de la Culture demande la déchéance de leur nationalité. Le quotidien de gauche Haaretz semble divisé. Le journal appelle Israël à «cesser de donner des leçons aux cinéastes de "Naza", l’acronyme de l’armée israélienne pour désigner les civils considérés comme des victimes collatérales des bombardements contre le Hamas, et à "laisser la presse faire son travail à Gaza". Mais Haaretz publie aussi un autre point du vue regrettant le manque, dans ce documentaire, de "détails factuels vérifiables", de contextualisation, ou encore la façon dont ce film semble "balayer d’un revers de main" l’utilisation, par le Hamas, de civils comme boucliers humains - des défauts qui nuisent à «sa crédibilité journalistique", «au risque de s'aliéner les Israéliens qu'il cherche à atteindre". A noter aussi ce matin sur le sujet du conflit israélo-palestinien, la tribune, dans The Wall Street Journal, du ministre des Affaires étrangères français. Jean-Noël Barrot réaffirme le soutien de Paris à la solution à deux États. "Sans démocratie pour les Palestiniens, martèle-t-il, il n'y aura pas de paix au Moyen-Orient". D’une polémique à l’autre. Dans un registre moins dramatique, toutefois, le scandale déclenché par une pub pour une plateforme de paris sportifs en ligne montrant Sydney Sweeney dénudée. L’actrice américaine, par ailleurs actionnaire de ladite plateforme, apparaît dans le plus simple appareil, à peine couverte par des ballons de foot ou des raquettes de tennis – d’où le jeu de mots assez intraduisible du Daily Star sur le "piège" formé par les parties les plus saillantes de son anatomie. L’actrice, habituellement peu avare de sa plastique, qui avait déjà déclenché la polémique après une pub pour des jeans associée à un appel à l'eugénisme, est-elle cette fois "allée trop loin ?", s’interroge The Times. De nombreuses athlètes de haut niveau, dont la sprinteuse britannique Amy Hunen fustigent une «sexualisation» du sport féminin. Cité par The Guardian, un consultant en relations publiques résume l’affaire à sa manière. "Le sexe fait toujours vendre. Et l'indignation, le débat sur la guerre culturelle, apportent quelque chose en plus : une audience énorme." Une audience énorme - à l’inverse de la lecture, en chute libre à-travers le monde. Et pourtant, lire, c’est si bon, y compris pour la santé. Ce n’est pas moi qui le dis, mais une étude de l'Université de Cambridge relayée par The Times, qui affirme que peu importe "ce que nous lisons ou comment nous lisons", "s'asseoir avec un livre apporte une meilleure santé et une meilleure capacité à résoudre les problèmes". Autrement dit, tout est bon de la lecture, qu’il s’agisse de "La Recherche du temps perdu" ou de "Martine à la ferme, et pourquoi pas vos journaux ? Très belle lecture à toutes et à tous. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  5. -5 j

    Entre l'Ukraine et la Russie, l'escalade militaire

    À la Une de la presse ce lundi 14 septembre : les frappes russes qui ont touché, hier, des lignes ferroviaires dans l'ouest de l'Ukraine, à proximité de la Pologne, sur fond d'escalade militaire entre les forces russes et ukrainiennes ; les (habituelles) déroutantes déclarations de Donald Trump ; l'entrée en campagne de Marine Le Pen, pour la présidentielle de 2027 et une bonne nouvelle pour les arbres. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse : les frappes russes qui ont touché, hier, des lignes ferroviaires dans l'ouest de l'Ukraine, à proximité de la Pologne. D'après les chemins de fer ukrainiens, un train transportant plusieurs dignitaires étrangers – dont l'ex-Premier ministre britannique Boris Johnson et l'ex-chef de la CIA, David Petraeus – pourrait avoir été la cible d'une frappe de drone russe près de la frontière polonaise – une attaque "dans le style des messages mafieux directement envoyés par le Kremlin", selon des experts cités par The Daily Mail. The Kyiv Post évoque aussi des frappes contre des infrastructures énergétiques et des immeubles résidentiels, au terme d'une semaine au cours de laquelle les forces russes ont lancé au total plus de 2 000 drones, 1 700 bombes aériennes guidées et 78 missiles, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui présente cette escalade comme un "défi majeur" pour l'Europe. Un défi d'autant plus considérable que de nouveaux drones russes à réaction, les Geran-4 et Geran-5 ont fait leur entrée en scène ces dernières semaines, "déjouant les défenses aériennes à un rythme bien plus élevé que leurs prédécesseurs à hélices", selon The Financial Times qui parle d'une "nouvelle menace majeure" prouvant que la Russie "est capable de développer et de déployer de nouvelles armes à grande échelle". De son côté, l'Ukraine tente de combler son retard en matière de missiles balistiques. The Kyiv Independent annonce une production "en masse" et l'entrée en service, "dans les prochaines semaines", d'un nouveau missile balistique ukrainien de courte portée, le FP-7 et de l'entrée "en phase d'essai" du FP-9, à plus longue portée. Face à cette escalade, le président américain Donald Trump demande à Volodymyr Zlensky d'épargner les raffineries russes. "Trump fait la leçon à l'Ukraine, pas à la Russie : The Wall Street Journal observe aussi que le président américain n'a fait "aucun commentaire critique" au sujet de l'attaque ferroviaire d'hier en Ukraine. "M. Trump est manifestement préoccupé par le prix du diesel, mais accuser l'Ukraine, alors que l'Iran et les Houthis attaquent le pétrole au Moyen-Orient, relève d'une vaste manœuvre politique", cingle le quotidien, qui dénonce "une erreur stratégique, car la Russie et l'Iran s'entraident dans leurs conflits respectifs". Les sorties déroutantes de Donald Trump, la suite : The Washington Post accueille avec perplexité sa déclaration, ce week-end, qualifiant l'idée de réunification de l'Irlande de "fantastique", "après des décennies de neutralité de la Maison Blanche" – des propos qui amènent les deux camps à se demander si Donald Trump "soutient l'Irlande, s'il cherche à provoquer la Grande-Bretagne ou s'il parle (tout simplement) de façon improvisée". The Washington Post, qui fait état, par ailleurs, de la possible fermeture du Kennedy Center, le centre dédié aux arts du spectacle de Washington, que Donald Trump veut rebaptiser "Trump Kennedy Center". D'après des documents internes, son conseil d'administration pourrait voter cette éventuelle fermeture dès demain, à cause de difficultés financières, à moins que les administrateurs décident de soutenir publiquement Donald Trump, pour avoir une chance d'obtenir les financements nécessaires. En France, meeting de rentrée, hier, pour Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national (RN) à la présidentielle de 2027. Cette entrée en campagne dans son fief du Nord-Pas-de-Calais fait la Une du Financial Times, qui retient surtout de l'événement sa promesse de "donner la priorité aux citoyens français" et sa volonté "d'asseoir son autorité après des semaines de tensions internes". Marine Le Pen est toujours largement en tête des sondages, avec "au moins un tiers des intentions de vote dans toutes les configurations testées", selon Le Monde, qui évoque un électorat français "inquiet et en colère". Sur le fond, La Repubblica, le journal italien, note la "réorientation" du RN "vers une position plus sociale, protectionniste et nationaliste" que celle défendue par le "dauphin" Jordan Bardella, finalement "éclipsé", même si "en apparence", le ticket affiche toujours son unité. Marine Le Pen, qui promet de résoudre la crise du pouvoir d'achat et du logement mais qui "évite d'évoquer sa condamnation judiciaire et l'UE" : El Pais, le journal espagnol, relève le silence de la candidate sur "la proximité traditionnelle des Le Pen avec la Russie (et) leur euroscepticisme". Le RN de Marine Le Pen et Jordan Bardella peine toujours à se défaire de ses "brebis galeuses". Après le scandale déclenché, la semaine dernière, par les propos racistes et misogynes d'un agent de la police municipale de Carcassonne, par ailleurs membre du service d'ordre du RN, La Dépêche du Midi fait état de la boulette de Christophe Barthès, le maire RN de la ville, qui a dû demander à ses employés municipaux d'abattre en catimini un mur qu'ils avaient pourtant montés eux-mêmes, pour la bonne et simple raison qu'ils s'étaient trompés d'adresse – des faits d'armes dont Christophe Barthès s'était vanté sur les réseaux sociaux : Et "un huitième squat fermé, un de plus". À la rubrique politique, toujours, ce matin, le dessin signé Coco pour Libération, ou comment Céline Dion fait rêver les Français. La star québécoise sort de son palace parisien sac de luxe à la main. "Quel pouvoir d'achat !", s'extasient les fans. On termine cette revue de presse avec une bonne nouvelle…pour les arbres. The Times rapporte que Lewes, une ville du sud-est de l'Angleterre, non loin de Londres, a adopté une motion reconnaissant que ses bois, ses haies, ses forêts et ses arbres ont le "droit de prospérer". Le quotidien rappelle que plusieurs villes et villages de Grande-Bretagne ont déjà reconnu les droits des rivières et explique que les vagues de chaleur de cet été ont montré la nécessité de considérer les arbres comme des "partenaires" plutôt que de simples ressources à exploiter ou des obstacles à abattre. Bref, l'humain et les arbres, même combat. Georges Brassens le chantait déjà. "J'ai plaqué mon chêne,/ Comme un saligaud/ Mon copain le chêne,/ Mon alter ego, /On était du même bois/ Un peu rustique, un peu brut,/ Dont on fait n'importe quoi/ Sauf, naturell'ment les flûtes".   Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  6. 11 sept.

    Les leçons du 11-Septembre, 25 ans après

    À la une de la presse vendredi : un anniversaire, un numéro d'équilibriste et une espèce en voie de disparition. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Ce 11 septembre, une grande partie de la presse évoque les attentats terroristes qui ont changé la face du monde en 2001. Un monde où "tout était différent", titre Der Tagesspiegel. Quelque 25 ans plus tard, El Pais évoque la guerre contre la terreur et l'un de ses symboles : Guantanamo. Cette base américaine transformée en prison géante des ennemis de l’Amérique et où des scandales de tortures éclateront. L’un des terroristes responsables du 11 septembre, Khalid Sheik Mohammed, y sera d’ailleurs largement torturé par la CIA avide d’obtenir des informations. D’ailleurs, nous dit Libération, son procès doit s’ouvrir au début de l’année prochaine mais il parait "impossible". Depuis sa capture, le terroriste a été soumis à des centaines de séances de tortures, de quoi rendre ses aveux irrecevables. Le 11-Septembre qui a lancé la guerre contre la terreur et contre Al-Qaida, avec des résultats mitigés. C’est l’avis du Corriere Della Derra ce vendredi matin. Car le groupe terroriste s’est éclaté en une myriade de cellules locales après la mort d'Oussama Ben Laden. Avis partagé par The Wall Street Journal, pour qui ces guerres à répétition sont un échec : "jamais l’Amérique n’a paru aussi vulnérable." Sommet des Brics et revers à une main The Hindustan Times évoque le numéro d'équilibriste de l'Inde. Le pays accueille le sommet des Brics. Avec un objectif affiché : 100 milliards de dollars de commerce avec la Russie. Une Inde, nous dit The Asian Age, qui se veut le moteur de ce groupe de pays fracturés et qui peine pour l’heure à développer des relations d’ampleur. Enfin, Le Figaro nous parle d'une espèce en voie de disparition : le revers à une main. Ce coup élégant du tennis est quasiment absent du circuit. Les meilleurs joueurs lui préfèrent sa version à deux mains. En cause : une accélération du jeu. Le temps de l'élégance de Roger Federer ou de Pete Sampras semble donc révolu, conclut le quotidien. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  7. 10 sept.

    Allemagne : face à l'AfD, l'État impuissant ?

    À la Une de la presse ce jeudi 10 septembre : une impuissance, une alerte et un début de campagne. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Comment stopper la progression inexorable de l'AfD ? C'est la question posée par Der Tagesspiegel ce matin. Le quotidien s'inquiète de l'inefficacité des mesures politiques prises pour endiguer la progression du parti d'extrême droite. Peut-être faut-il les attaquer de front ? C'est la stratégie choisie par le chancelier allemand Friedrich Merz. Frankfurter Allgemeine Zeitung relaie les propos du chancelier allemand lors d'un débat houleux au Parlement. "Vous voulez une épuration ethnique" a-t-il lancé à la cheffe de file du parti au Bundestag. Libération se penche sur l'intelligence artificielle. Faut-il poser des limites aux agents IA ? Après la démission fracassante de Jacob Coxon, chercheur chez Anthropic, les questions sur les limites à poser à l'IA apparaissent centrales. Le scientifique affirme que l'IA pourrait "tous nous tuer" dans les prochaines années. Pas de quoi inquiéter en France. Le Figaro nous apprend que le Conseil d'État va passer à l'intelligence artificielle. Le but, nous dit le quotidien, c'est de faire face à l'explosion des contentieux et de laisser au juge la pleine possibilité de se pencher sur les dossiers centraux. Pendant ce temps aux États-Unis, le président américain Donald Trump veut reprendre la main avant les élections de mi-mandat. The Wall Street Journal analyse le coup d'envoi de la convention des républicains pour les "midterms". C'était à Dallas, où le président américain a voulu personnifier la campagne. Une manœuvre désespérée pour The Huffington Post qui nous relaie cette promesse de Donald Trump : 5 000 dollars pour chaque américain si les républicains gagnent les élections. Problème : il n'en a pas le pouvoir. Le principal problème des républicains, c'est Donald Trump. C'est l'analyse de The Washington Post. Le titre en est convaincu : l'implication de Trump va desservir les candidats républicains. Finalement, le milliardaire est le meilleur atout des démocrates pour ces élections. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

  8. 9 sept.

    Attaques du 7-Octobre : "Netanyahu savait"

    À la Une de la presse ce mercredi 9 septembre : les réactions à la décision de douze pays, dont la France et le Royaume-Uni, de sanctionner les colonies israéliennes ; Israël, où le quotidien Haaretz maintient que Benjamin Netanyahu avait été informé de l'attaque du Hamas avant le 7 octobre 2023 ; les réactions, en France, à la publication du nouveau classement Pisa ; la mort du papa de Casimir et une facétie des créateurs de "South Park". Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, les réactions à la décision de douze pays, dont la France et le Royaume-Uni, de sanctionner le commerce avec les colonies israéliennes, illégales dans le droit international. Ed Miliband, le chef de la diplomatie britannique, descendant de réfugiés juifs, dénonce à cette occasion "un nettoyage ethnique en cours en Cisjordanie perpétré par des colons terroristes" – une déclaration fracassante à la Une, ce matin, du Independent. INews fait état de la "fureur" de l'État hébreu face à ces accusations, qualifiées de "mensonges scandaleux" et de sa décision de fermer le consulat britannique à Jérusalem en représailles. La décision du gouvernement britannique est critiquée par The Times. Le quotidien conservateur soutient que "les sanctions britanniques n'aideront en rien les Palestiniens" et que ces mesures "pourraient s'avérer extrêmement contre-productives et risquent d'attiser les flammes de l'antisémitisme". Le Premier ministre travailliste Andy Burnham justifie sa position dans The Guardian. Selon lui, ces sanctions "ne visent pas le peuple israélien mais les politiques inacceptables" du gouvernement Netanyahu "et les souffrances qu'elles infligent aux Palestiniens". "Je crois en une solution à deux États au Moyen-Orient. C'est pourquoi nous agissons pour que cet espoir demeure", écrit-il. Ce discours ne convainc pas L'Opinion. Le journal évoque "une annonce qui ne mange pas de pain" et qui n'a "pas de quoi inquiéter le gouvernement Netanyahu et ses alliés d'extrême-droite". Le quotidien français rappelle que l'Union européenne (UE) avait déjà décidé, en 2015, d'étiqueter les produits des colonies israéliennes – une mesure "largement contournée par Israël comme risque de l'être la future 'interdiction'". Interrogés par The New York Times, d'anciens officiers de l'armée israélienne préviennent pour leur part que "la violence des colons en Cisjordanie" et leur "impunité" "détruisent les valeurs démocratiques d'Israël de l'intérieur". Israël, où Haaretz affirme que Benjamin Netanyahu avait été informé de l'attaque du Hamas avant le 7 octobre 2023 sans transmettre cette information. Ces révélations sur un appel du président des Émirats arabes unis, qui aurait averti Benjamin Netanyahu d'un danger imminent ne surprennent pas Yediot Aharonot, pour qui cet épisode "s'ajoute à la série de signaux d'alarme tirés avant le 7-Octobre", notamment par l'Égypte, et dont le point commun aurait été la façon dont le chef du gouvernement israélien y aurait réagi, avec "ennui et indifférence". Une passivité présumée à laquelle succèdent aujourd'hui les dénégations du Premier ministre. Quoi qu'il en soit, Yediot Ahranot estime que ces révélations "n'inciteront personne à changer d'opinion politique" et n'auront "aucune influence sur les élections" – que Benjamin Netanyahu va probablement perdre, selon lui. "Après trois années de mensonges et de sang versé, il est possible que (nos révélations soient) un élément décisif pour les électeurs indécis", veut tout de même croire Haaretz. Le grand quotidien de gauche persiste et signe : "Netanyahu savait". Pour le journal, sa responsabilité "s'étend même plus loin jusqu'aux années qui ont précédé le massacre (du 7-Octobre) durant lesquelles il a permis au Hamas d'être financé à hauteur de millions de dollars, tout en bloquant toute initiative diplomatique et en renforçant l'occupation qui alimente la terreur". En France, beaucoup de réactions à la publication du nouveau classement Pisa sur les acquis des élèves de 15 ans. Selon ce classement, la France chute de 18 rangs, pour atterrir à la 27ème place sur 91 – une "dégringolade" qui affole Le Parisien/Aujourd'hui en France. Pour Le Figaro, c'est la faute des "hordes d'idéologues, forcenés du pédagogisme et de l'égalitarisme (qui) s'acharnent à disqualifier des vertus aussi basiques que le mérite de l'élève et l'autorité du professeur". Libération pointe du doigt "le développement des écrans et des réseaux sociaux", la culture instantanée "du tout image" qui efface "le temps long de la lecture". "Et la responsabilité des profs ?" : pour L'Opinion, "il est temps de poser la question de la sélection, de la formation et de la qualité du travail des enseignants" mais aussi la pertinence des innombrables réformes conduites ces 15 dernières années, y compris celles des deux mandats Macron – interpellé par le ministre de l'Éducation nationale dans le dessin de Kak : "Votre second mandat n'aura pas fait mieux que le premier. Comme quoi le redoublement n'est pas toujours utile". Maigre consolation pour la France : la baisse concerne l'ensemble des pays de l'OCDE. The Times of Israël constate que le pays enregistre ses pires résultats, et chute à la 33ème place, une baisse attribuée par le ministre de l'Éducation aux "conditions de guerre" dans lesquelles les tests ont été réalisés. Pas de guerre en Espagne, où El Pais évoque pourtant, aussi, "une baisse alarmante du niveau des élèves", qui enregistrent également "les pires résultats" depuis la création du classement Pisa. Une "débâcle éducative" que le journal appelle à enrayer de toute urgence "pour le bien de ce qui est le plus précieux : (les) citoyens de demain". Même en Suisse, dont les élèves restent parmi les meilleurs d'Europe, Le Temps s'inquiète de qu'ils aient perdu "l'équivalent d'une année scolaire en lecture et en maths" en 10 ans. Pour le journal, il faut "arrêter de demander tout et n'importe quoi à l'école" et "se concentrer sur sa mission première" : "lire, écrire, calculer". Un mot, pour terminer, de la disparition du papa d'un personnage cher aux enfants des années 70. En ce temps-là, les écoliers rentraient vite après la classe non pas pour se jeter sur leur portable, mais pour ne pas louper "L'Ile aux enfants" et son personnage de Casimir. Le Soir annonce qu'Yves Brunier, le créateur et interprète du dinosaure orange vient de mourir à 85 ans. Adieu le "gloubiboulga". Pour les moins de 20 ans qui n'auraient pas "la ref" comme on dit aujourd'hui, peut-être regarder du côté du Guardian, qui rapporte que les créateurs de la série "South Park" ont décidé de la rebaptiser "South America" pour se moquer de la manie de Donald Trump de tout renommer. Quels galopins. Retrouvez Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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