Dans la presse

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7 h 15 et 9 h 15.

  1. -1 J

    Royaume-Uni : crise politique et bal des prétendants

    A la une de la presse ce vendredi 15 mai 2026 : une visite, une crise politique et une liste attendue. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Die Welt met à sa une cette citation de Donald Trump en visite chez son "grand ami". Le président américain choisit le ton de la flatterie lors de son déplacement en Chine, alors que Xi Jinping, lui, mise sur la fermeté. Fermeté vis à vis de Taïwan, nous rappelle El Pais. Le quotidien espagnol rapporte les propos du président chinois qui a averti Donald Trump. Toute divergence d’approche au sujet de Taiwan pourrait déclencher un conflit entre les deux puissances. The New York times note également la différence de ton de Donald Trump avec ses propos tenus aux Etats-Unis. La Chine voit Washington s’enfoncer dans la crise au Moyen-Orient et qui pour tirer les marrons du feu, conclut le titre. Ambiance crépusculaire au Labour et "Dream Team" Au Royaume Uni, la presse tabloïd se délecte ce matin des déboires de Keir Starmer. Le Premier ministre en grande difficulté après des élections locales désastreuses et le départ de son ministre de la Santé. The Daily Mail nous présente les candidats à la succession de manière ironique. Tous sont enfermés dans des difficultés diverses. Ambiance crépusculaire au Labour et un manque de vision, affirme The Daily Express. Andy Burnham pourrait remplacer Keir Starmer, écrit aussi The Daily Telegraph en rappelant aussi qu’il faudra, pour le maire de Manchester gagner une élection au passage. Pour The Independent le principal responsable de ce chaos est Keir Starmer. Plus affaiblit que jamais le Premier ministre travailliste se montre très discret. Enfin, on connaît la liste des Bleus sélectionnés pour la Coupe du monde cet été aux Etats Unis, Mexique et Canada. 26 joueurs et beaucoup de grands noms. Une liste trois étoiles, nous dit L’Equipe, qui note la profusion de talents dans cette équipe de France. Pas de grandes surprises mais quelques absents de tailles à commencer à par Eduardo Camavinga du Real Madrid. Pour Le Parisien cette équipe de France c’est une "Dream Team". Les Bleus peuvent rêver d’une troisième étoile cet été. Début du tournoi pour l'équipe de France le 16 juin face au Sénégal. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  2. -1 J

    Donald Trump en Chine : Xi Jinping "en position de force"

    A la Une de la presse ce jeudi 14 mai, la visite de Donald Trump en Chine. Un duel entre Keir Starmer et Wes Streeting au Royaume-Uni. Une mission secrète de l'ONU à Gaza. Et du sport pour terminer, avec le PSG qui s'offre un 14e titre de Champions de France hier soir face à Lens. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Dans la presse ce matin, la visite de Donald Trump en Chine. Officiellement centrée sur la crise iranienne, la rencontre avec Xi Jinping doit surtout permettre aux deux superpuissances de régler leurs comptes sur le commerce, Taïwan et leur rivalité mondiale. Pour Le Parisien, c’est un bras de fer entre "amis". Le journal nous dit que tout oppose ces deux dirigeants, pourtant à la recherche d’apaisement. Mais ce n’est pas gagné d’avance, selon le journal. Le Monde de son côté, écrit que le président chinois est en position de force face à Donald Trump. C’est aussi l’avis du quotidien américain, The Washington Post, qui écrit que "la guerre en Iran améliore considérablement la position géopolitique de la Chine". Pékin a profité de cette guerre pour fournir des armes à ses alliés, à commencer par Téhéran. La Chine cherche à améliorer ainsi son image tout en dénonçant une guerre "illégale" en Iran. Pékin, qui se présente donc comme une "alternative plus stable" que Donald Trump sur le plan diplomatique, selon le journal. Mais selon le New York Times, malgré l’avantage de la Chine dans ces discussions, Pékin a tout de même besoin d’un accord avec Trump pour stabiliser les relations commerciales, et renforcer son influence diplomatique, notamment en jouant un rôle dans la réouverture du détroit d’Ormuz. Royaume-Uni : duel entre Starmer et Streeting D’un affrontement politique à un autre… Au Royaume-Uni, Keir Starmer, refuse de quitter Downing Street malgré la rébellion d’une partie des travaillistes. Ce sera donc un face-à-face… entre le secrétaire à la Santé Wes Streeting et le Premier ministre Keir Starmer, titre le journal communiste le Morning Star. Le quotidien affirme que les travaillistes veulent la démission de Keir Starmer, après leur échec aux élections locales. Wes Streeting veut le remplacer à la tête des travaillistes et tente de rallier des soutiens au Parlement en vue d’une très probable élection au sein du parti.  Le Financial Times, lui, craint que le parti ne se déchire. Au milieu de Wes Streeting et Keir Starmer, certains travaillistes réclament un report de l’élection et veulent pousser la candidature du maire de Manchester Andy Burnham, pour qu’il ait le temps de se présenter d’abord au Parlement, condition obligatoire pour accéder au poste de Premier ministre. À Gaza, une mission secrète de l'ONU Le journal The Guardian écrit ce matin dans ses colonnes que l’Organisation des Nations unies, organise une mission secrète pour sauver des archives historiques palestiniennes menacées par la guerre, en sécurisant des documents sur l’histoire et l’identité des Palestiniens. Ces archives sont extraites clandestinement de Gaza et de Jérusalem-Est, puis transférées vers des lieux plus sûrs comme la Jordanie pour éviter leur destruction, en raison des  bombardements et du chaos provoqué par la guerre, nous dit le quotidien. Une histoire qui fait écho à celle de deux adolescentes de Gaza. Les sœurs Farah et Tala ont remporté un prix environnemental pour avoir transformé les décombres de Gaza en briques pour reconstruire l’enclave. Elles ont mélangé les décombres avec de l’argile et de la poudre de verre, initialement pour aider un voisin à fixer sa tante, pour qu’elle ne s’envole pas.  Le PSG s'offre un 14e titre de Champions de France Enfin, "SANS PARTAGE" titre le journal l’Équipe ce matin. Le PSG règne sur le championnat de Ligue 1 en s’imposant hier soir face à Lens… et ce, même "sans jouer très bien", écrit le quotidien dans ces colonnes. L'Équipe couvre en revanche d’éloges le gardien parisien, Safonov, sacré homme du match. C’est peut-être là, "sa meilleure prestation sous les couleurs du PSG" ajoute le journal. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  3. -3 J

    Donald Trump à Pékin : "Mais où est passé le faucon anti-chinois?"

    À la Une de la presse ce mercredi, la rencontre très attendue à Pékin, entre Xi Jinping et Donald Trump. Le président américain a changé de ton vis-à-vis de la Chine depuis son premier mandat, malgré le contentieux, entre autres, de la guerre en Iran. La guerre au Moyen-Orient relègue au second plan la question pourtant brûlante du réchauffement climatique. Et plusieurs scientifiques alertent sur le fait que la situation météorologique pourrait encore se détériorer en 2026. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, la rencontre très attendue à Pékin, entre Xi Jinping et Donald Trump. Depuis des semaines, le président des États-Unis couvre d'éloges son "bon ami" Xi Jinping. Ce changement de ton interroge Foreign Policy, qui se demande "ce qui est arrivé au faucon anti-chinois" Donald Trump, celui-là même qui vilipendait la Chine, l'ennemi numéro 1. D'après la revue américaine, ce ton "plus conciliant" serait surtout dû à la volonté, dorénavant, de Pékin de "riposter à Washington et à sa capacité à infliger des pertes réelles" à son adversaire, notamment sur les droits de douane. "Trump fait face à une Chine enhardie pour son retour à Pékin" : The Wall Street Journal relève également que la Chine est désormais "plus déterminée à défendre les domaines qu'elle considère comme vitaux pour ses intérêts stratégiques", et qu'elle "campe sur ses positions concernant les principaux points de désaccord avec les États-Unis". Le "changement d'approche" américain que The Washington Post explique par le fait que "les États-Unis ont renoncé à convaincre Pékin de réformer son modèle économique étatique, préférant s'inspirer eux-mêmes de l'économie chinoise", en encourageant par exemple "une intervention accrue du gouvernement fédéral dans le secteur privé", qu'il s'agisse des semi-conducteurs ou des minéraux critiques. China Daily annonce que la rencontre portera "inévitablement" "sur les droits de douane, la balance commerciale, les semi-conducteurs, la rivalité technologique et la compétition stratégique entre Washington et Pékin" - des questions qui "dépassent largement le cadre des négociations bilatérales" et qui ne peuvent donc pas être résolues "par l'unilatéralisme ni par la domination géopolitique qui a caractérisé les relations internationales dans le passé". Dans un édito qui réussit le tour de force de n'évoquer aucun contentieux, Global Times déclare avec lyrisme que "la Chine et les États-Unis partagent une même planète" et que "leur relation est devenue un facteur-clé de la paix mondiale et de l'avenir de l'humanité", qui "espère (elle-même) ne pas voir un pays dominer ou transformer l'autre". Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant, les contentieux entre Washington et Pékin sont nombreux, à commencer par la guerre en Iran, et la mauvaise posture dans laquelle se trouve Donald Trump explique aussi son changement de ton, selon la presse américaine, qui présente la facture du conflit pour les États-Unis : une forte érosion du pouvoir d'achat due à "l'inflation directement provoquée par le choc énergétique lié à la guerre en Iran", selon Axios. The Washington Post fait état d'une augmentation des prix des denrées alimentaires sans précédent depuis près de quatre ans, qui contribue elle aussi à accroître la pression sur le budget des ménages. Et c'est sans compter le prix de la guerre en elle-même, évaluée par le Pentagone cité par The Financial Times à 29 milliards de dollars, alors que Donald Trump se dit prêt à reprendre les bombardements en cas de non-accord avec Téhéran, d'où le dessin de Chappatte pour le journal suisse Le Temps montrant le président américain en feu, mais s'apprêtant malgré tout à proclamer un "triomphe diplomatique", après son "triomphe militaire". La guerre au Moyen-Orient relègue au second plan la question pourtant brûlante du réchauffement climatique. La Croix relaie l'alerte de plusieurs scientifiques sur le fait que la situation météorologique pourrait encore se détériorer en 2026, notamment sur le front des incendies, avec le retour annoncé de l'épisode réchauffant El Nino, alors que les trois dernières années ont déjà été les plus chaudes jamais observées. The Washington Post évoque même le risque d'un "Super Nino" comparable à celui qui avait provoqué une famine mondiale et tué "plus de 50 millions de personnes en Inde, en Chine, au Brésil et ailleurs" en 1877, soit 3 à 4 % de la population mondiale de l'époque. D'après une spécialiste, la différence avec aujourd'hui, est que "notre atmosphère et nos océans sont nettement plus chauds, ce qui signifie que les phénomènes extrêmes pourraient être plus marqués", mais l'espoir, est que les pertes humaines soient tout de même moindres, "car les facteurs sociaux, politiques et économiques qui avaient exacerbé les effets météo en 1877 n'existent plus". La collaboration scientifique internationale est aussi jugée "essentielle pour atténuer les conséquences pour les populations les plus exposées". À la rubrique science, la liste des finalistes du Prix de l'inventeur européen a été dévoilée. Parmi eux figure un scientifique français, dont l'idée a permis de soigner les brûlés de Crans-Montana. Nos confrères de France Info indiquent que Franck Zal a mis au point un transporteur d'oxygène universel basé sur de l'hémoglobine dérivée de vers marins. Son système permet de protéger les organes du manque d'oxygène pendant leur transport et leur stockage, ce qui améliore beaucoup les résultats des greffes sur les grands brûlés. Pour info, sachez qu'un Prix du public sera également décerné. Vous pouvez donc voter jusqu'au 2 juillet. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  4. -5 J

    Cuba, "une île en péril"

    A la Une de la presse, ce lundi 11 mai, une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du Parti travailliste aux élections locales. Le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet "Africa Summit", organisé conjointement avec la France. Des nouvelles de la prix Nobel de la paix iranienne Narges Mohammadi. La survie à Cuba asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Du foot. Et une invention fantastique. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le début d’une semaine cruciale, au Royaume-Uni, pour Keir Starmer, après la défaite cuisante du parti travailliste aux élections locales. "Ses rivaux à la direction du Labour cernent Starmer qui tente de s’accrocher au pouvoir" : The Guardian cite un député travailliste qui "ne voit pas" comment le Premier ministre va pouvoir "se remettre" d’une telle gifle électorale. Keir Starmer "se bat pour sauver sa peau", et The Times fait état de "l’ultimatum" d’Angela Rayner, qui le somme de changer radicalement de politique. L’ex-vice première ministre de Keir Starmer n’est pas la seule à vouloir sa tête, exigée aussi, entre autres, par l’actuel secrétaire d’Etat à la Santé, Wes Streeting. Celui-ci se verrait bien à sa place mais son positionnement risque d’être jugé trop à droite par l’aile gauche du Labour, d’après The Daily Mail. Acculé, Keir Starmer promet un discours important dans la journée, centré notamment sur le rapprochement du Royaume-Uni avec l’UE - cette perspective donne des sueurs froides au Daily Express, qui soutient que le Premier ministre "complote pour déchirer le Brexit". Africa Summit : "priorité à l’investissement" Dans la presse également, le début, aujourd’hui, au Kenya, du sommet "Africa Summit", organisé conjointement avec la France. "Exit l’aide au développement, priorité à l’investissement" : Les Echos parlent d’un rendez-vous faisant "la part belle aux annonces d’investissement des entreprises françaises dans une zone non-francophone symbolisant la nouvelle ambition de Paris sur le continent". "La France, affaiblie au Sahel, veut rebondir en Afrique". La Croix cite "les nouveaux mantras" français : "pragmatisme, humilité et économies" - dans la ligne de l’approche d’Emmanuel Macron depuis 2017, "partenariale, mutuellement bénéfique, gagnant-gagnant", d’après l’Elysée. Un discours qui ne convainc par L’Humanité. Le journal relaie les critiques de plusieurs organisations du Sud global dénonçant une nouvelle forme de "néocolonialisme" "sous le vernis" économique. Au Burkina Faso, Le Pays observe que "les sujets politiques" n’ont pas été inscrits à l’ordre du jour, ce que le journal perçoit comme un signe que la France, "en perte de vitesse et sérieusement concurrencée par la Chine et la Russie", "a décidé de faire profil bas". Le quotidien, qui dresse le bilan de la politique africaine d’Emmanuel Macron, salue "la restitution d’œuvres d’art pillées pendant la période coloniale" et "la reconnaissance des exactions passées de la France dans des pays comme le Rwanda, le Cameroun et le Sénégal", malgré l’absence d’"excuse officielle", mais prévient qu’il en faudra davantage "pour reconquérir le cœur des Africains". Intense répression à l'encontre des dissidents en Iran... En Iran, la prix Nobel de la paix Narges Mohammadi a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical. Emprisonnée depuis le 12 décembre pour avoir critiqué une nouvelle fois les autorités religieuses, Narges Mohammadi, victime de deux crises cardiaques successives, risque de mourir, selon ses proches. Ces derniers ont réussi à obtenir une partie de ses écrits, sortis clandestinement de prison par des codétenues ou des visiteurs, et publiés par The Guardian. Narges Mohammadi y décrit les passages à tabac, les interrogatoires incessants, le manque de soins médicaux et les longues périodes à l’isolement subis au fil des années dans les prisons d’Evin, Qarchak et de Zanjan. Depuis le début de la guerre, les autorités iraniennes ont intensifié la répression contre les dissidents, y compris contre en exil. D’après El Pais, l'un de ses principaux outils de ces représailles est la confiscation de leurs biens en Iran. Le journal espagnol cite plusieurs personnalités, l'acteur Borzou Arkhmand, les chanteurs Mazyar Falahi et Mohsen Yeganeh, ou encore l’ancien international de football, Sardar Azmoun. Une pratique qui se répand parallèlement à une vague d’exécutions : 27 pendaisons officiellement depuis le début du conflit. Mais selon El Pais, "la coupure d'Internet et l'absence de sources indépendantes font redouter un nombre réel de victimes bien plus élevé". ... et à Cuba Répression en Iran, et répression à Cuba, asphyxiée par le blocus décrété par Donald Trump. Pénurie généralisée, inflation galopante, tentation de l’exil, l’envoyé spécial de Libération raconte une île "en péril" dont les habitants sombrent chaque jour un peu plus dans le désespoir. Privés de tout et désormais totalement livrés à eux-mêmes, des Havanais racontent les conséquences "dévastatrices" de la chute du tourisme. Selon les estimations, un quart de la population a quitté le pays depuis la pandémie de 2020, soit plus de deux millions de personnes. Ceux qui restent se débrouillent comme ils peuvent pour survivre, malgré les salaires trop maigres, les magasins d’Etat manquant de tout, et un système de santé qui faisait autrefois la fierté du système communiste, mais se trouve aujourd’hui au bord de l’effondrement. On termine cette revue de presse en Espagne, où le FC Barcelone a remporté hier soir son deuxième titre de champion de la Liga d’affilée, après sa victoire face au Real Madrid 2 à 0. Mundo Deportivo salue la victoire de "la grande famille du Barça", qui a su "se battre avec acharnement", contrairement au Real Madrid, dont le vestiaire est "en proie à des luttes intestines". Le Real Madrid, dont des supporters du Barça ont cru caillasser le bus à son arrivée à Barcelone, selon Marca. Sauf que sur la vidéo tournée par le journal, c’est le car du Barça qui a été caillassé par ses propres supporteurs. Pas franchement les couteaux les plus affutés du tiroir, ces supporters. A contrario - transition diabolique vers Le Parisien/Aujourd’hui en France - lui a l’esprit bien aiguisé : Alan Mario D’Alfonso Peral a reçu hier le premier prix du concours Lépine, qui récompense chaque année les meilleures inventions françaises depuis 1901 pour son invention d’un dispositif sous-marin, qui permet d’aspirer les déchets et les microplastiques "sans perturber la vie marine". Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  5. 8 MAI

    Le pape Léon XIV, "L’Américain qu’on aime"

    A la une de la presse ce vendredi 8 mai 2026 : un anniversaire, une déroute annoncée et une crise. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Ce 8 mai 2026, cela fait un an que le Leon XIV a débuté son pontificat. La presse internationale dresse le bilan de cette première année papale. Ouest France nous parle à sa une de ce pape discret, rassembleur, jeune à la méthode de gouvernance plus collégiale. Discret voir inconnu, un an plus tard Léon s’est fait un nom, nous dit de son coté Le Parisien, qui évoque son style moins clivant que son prédécesseur mais aussi sa grande fermeté surtout après sa passe d’arme avec Donald Trump Finalement Léon c’est "l’Américain qu’on aime", titre Der Tagesspiegel. Même tonalité pour  El Pais pour qui le pape Léon est un peu l’antagoniste moral des extrêmes et en particulier de l’extrême droite. L’administration Trump s’en est-elle rendu compte? C’est le sens que donne The Guardian à ce déplacement hier à Rome du secrétaire d’Etat Marco Rubio. Un diplomate chevronné auquel Léon XIV a une fois de plus renouvelé son appel à la paix en particulier au Moyen-Orient. "Raclée" en perspective pour Starmer et "nouveau rêve" pour le PSG Un pape qui fait l'unanimité ce n'est pas le cas de Keir Starmer. The Daily Express appelle à la démission du très impopulaire Premier ministre britannique après des élections locales en forme de déroute pour les travaillistes. Plus mesuré sur le ton, The Independent ne dit pas autre chose : "Est-ce que Keir Starmer peut survivre à une raclée ?" Car c’est bien cela qui se profile pour les travaillistes empêtrés dans des crises à répétitions. Pour The Daily Telegrah, un homme tire les marrons du feu. C’est Nigel Farrage, le leader du parti Reform UK. La formation d’extrême droite enregistre des succès majeurs lors de ce scrutin. Enfin, l’Equipe revient sur la qualification pour la finale de la ligue des champions du PSG. Un "nouveau rêve" pour le quotidien français qui revient sur la soirée de fête à Munich après l’élimination du Bayern Munich. Du rire, il n’y a pas au Real Madrid. As évoque la crise totale dans le vestiaire du plus grand club du monde. Deux joueurs en seraient venus aux mains. L’un des deux, Valverde souffre d’un traumatisme crânien et loupera le prochain match face au barca. Une ambiance lugubre au Real qui n’a remporté aucun trophée cette saison. De quoi faire jubiler le catalan Mundo Deportivo pour qui le vestiaire madrilène est pourri de l’intérieur. Au registre du foot ou presque, Le Monde nous apprend que Panini, le célèbre fabricant de vignettes autocollantes à l’effigie des joueurs de football  vient de perdre son contrat avec la FIFA. L'entreprise italienne le détenait depuis les années 1970. C’est une entreprise américaine, Fanatics qui récupère le pactole. La décision entrera en vigueur en 2031. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  6. 7 MAI

    Sud du Liban : "Nous sommes assiégés"

    A la Une de la presse, ce jeudi 7 mai, la situation au Liban et les opérations menées par Israël dans le sud du pays. Les compagnies aériennes menacées par le surcoût du carburant, 13 000 vols annulés d'ores et déjà au mois de mai. Un homme positif au hantavirus, soigné à Zurich. Et la victoire du PSG face au Bayern à Munich. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… Le journal de gauche Libération dédie sa Une et tout un dossier sur la situation au Liban et les interventions israéliennes dans le sud du pays. "L’armée israélienne détruit vies et mémoire", titre le quotidien. Une enquête, qui mélange des témoignages, observations des journalistes sur le terrain ou encore des images satellite. Le journal explique que sous couvert de viser des positions du Hezbollah, l’armée israélienne "anéantie" des villages libanais.  Libération explique que des dizaines de villages et lieux culturels sont détruits dans le sud du Liban, où les habitants libanais n'ont pas le droit de s'y rendre. Le maire d’un des villages de cette zone raconte : "Nous sommes assiégés [...] l’armée israélienne a fait sauter 5 maisons. Elle entre la nuit, a déjà pillé 6 habitations et enlevé un jeune homme. De plus, ils empêchent les ouvriers de réparer les lignes électriques qui alimentent la pompe à eau du village." Face à cette situation, le  Hezbollah veut rendre coup pour coup raconte ce matin le journal libanais l’Orient le jour. Le quotidien explique "Pourquoi le Hezbollah brandit l’option des opérations suicides" Des méthodes utilisées dans un contexte totalement différent, dans les années 80-90 par le mouvement armé. Vingt-six ans plus tard, avec le retour des Israéliens dans le sud du Liban, un cadre du Hezbollah affirme au journal que ce scénario reste très envisageable.  13 000 vols annulés en mai La situation au Moyen-Orient menace diverses compagnies aériennes, et a entraîné la chute de Spirit Airlines, une compagnie américain low-cost. Cette situation fait la Une du journal économique La Tribune ce matin. Le quotidien explique que plusieurs compagnies pourraient se retrouver dans le rouge d’ici cet été : faillite, dépôts de bilan, notamment en raison du surcoût du carburant. La Tribune relate qu’Air France évalue ce surcoût à 2,4 milliards d’euros cette année, American Airlines à 4 milliards. Des compagnies comme WizzAir ou AirBaltic pourraient, elles, ne pas tenir le choc de cette hausse des prix du kérosène. Le quotidien londonien The Guardian, écrit, en citant les données de la société d’analyse aéronautique Cirium, qu’environ 13 000 vols ont d’ores et déjà été annulés ce mois-ci, cela représente  "2 millions de sièges". Ce qui correspond à 2% des capacités mondiales des compagnies aériennes. Le quotidien italien, Corriere della sera, s’est entretenu de son côté avec les patrons de plusieurs compagnies aériennes. Le journal raconte que ces derniers tentent de rassurer leurs clients. Le PDG de Ryanair, a confié au journal : "Si besoin, on commencera par supprimer les vols qui ont lieu en milieu de journée pour maintenir les connexions de la matinée et [...] de début de soirée”. Un homme positif au hantavirus, soigné à Zurich La presse continue aussi de parler de l’Hantavirus ce matin, et notamment de cette nouvelle infection d’un Suisse qui était passée sous les radars. Une information relayée notamment par The Wall Street Journal. Cet homme testé positif à l’Hantavirus est actuellement soigné en Suisse, à Zurich. Il était passager de ce bateau, où plusieurs cas de ce virus ont été détectés. L’homme a embarqué, avec sa femme, en Argentine mais ils sont descendus sur l’île Sainte-Hélène, dans l’Atlantique. Ces symptômes sont apparus une semaine après son arrivée sur le continent européen. Il est infecté par la souche du virus capable d’une transmission d’humain à humain. Le PSG décroche une nouvelle finale en Ligue des champions Dans la presse allemande, la victoire du PSG est un “scandale arbitral. "Tout cela n’est qu’une face" écrit le journal Bild dans un article, en reprenant les mots forts de l’ancien arbitre allemand Manuel Gräfe. Pour le journal Kicker, c’est tout le contraire, l’arbitrage n’a pas été injuste, mais le journal regrette en revanche "le manque de puissance offensive" du Bayern, loin de la folie affichée à l’aller. Les Espagnols, et la presse barcelonaise, elle, félicitent avant tout Luis Enrique ce matin, ancien entraîneur du FC Barcelone. Le journal La Marca, rappelle que Luis Enrique a fait "une fois de plus de Munich un lieu sacré pour le PSG". C’est une référence au sacre européen des Parisiens la saison dernière contre l’Inter Milan, obtenu en terre munichoise. La presse française elle, est ravie de cette victoire. Pour le journal l’Équipe, ce match était un "plaisir total", c’est le titre du quotidien. Le Parisien de son côté estime que les joueurs du PSG ont été "héroïques". Le quotidien consacre plusieurs pages à cette victoire, et propose aussi des analyses dans ces colonnes, par exemple sur l’impact de Safonov, le gardien parisien, qui a, "sauvé les siens". Le journal couvre d’éloges le PSG mais le met aussi en garde pour la finale prévue le 30 mai prochain à Budapest : "le PSG devra se méfier d’une équipe anglaise très difficile à manœuvrer", écrit Le Parisien. La presse anglaise tremble plutôt pour Arsenal. Le journal The Daily Mail écrit "Il faudrait être sacrément courageux pour parier contre le PSG [...]. Supporters d'Arsenal, vous êtes brillants et largement capables de donner du fil à retordre au PSG. Mais ce PSG est à part, tout simplement." Le journal britannique The Télégraphe est lui, plus optimiste. Il propose ce matin un article, 4 choses qu’Arsenal devra faire pour espérer gagner face au PSG, et éviter le scénario de l’année dernière en demi-finale. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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  7. 6 MAI

    Biennale de Venise : "L'obscénité de l'art apolitique"

    À la Une de la presse, mercredi, le retour de l'instabilité politique en Roumanie, après le vote d’une motion de censure. La colère en Italie, après les nouvelles critiques de Donald Trump sur le pape Léon VIV. L'Italie, où la Biennale de Venise ouvrira ses portes ce samedi, sur fond de polémique sur la participation d'Israël et de la Russie. Polémique, également, en France, après la publication du rapport Alloncle sur l’audiovisuel public. Et un rendez-vous football très attendu. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… À la Une de la presse, mercredi 6 mai, le retour de l'instabilité politique en Roumanie, après le vote d'une motion de censure déposée par le Parti social-démocrate et l'extrême-droite. "Une crise politique majeure qui aurait pu être évitée" : le quotidien économique Bursa accuse les responsables du PSD et de l'AUR, le parti nationaliste Alliance pour l'unité des Roumains d'avoir "fait passer leurs intérêts politiques avant les besoins du pays", de couler le "bateau" Roumanie. Suivant ! Dix mois seulement après sa formation, le gouvernement d'Ilie Bolojan, très critiqué pour sa politique d'austérité vient tout juste de chuter et Romania Libera annonce déjà l'ouverture de négociations pour la formation d'un nouvel exécutif, car le temps presse : si la Roumanie, dont le déficit budgétaire est le plus élevé de l'UE n'entreprend pas de nouvelles réformes d'ici la fin du mois août, Bucarest pourrait perdre 8 milliards d'euros de fonds européens. Un sentiment d'urgence qu'exprime aussi Ziarul Financiar : "Le roi est mort. Vive le roi!". Le quotidien s'alarme des conséquences de cette crise sur l'économie, l'inflation et le coût des emprunts contractés en devises étrangères. Des inquiétudes que le président Nicusor Dan, cité par le journal roumain anglophone Nine O'clock a tenté d'apaiser en appelant au "calme", en promettant que la Roumanie aura prochainement un nouveau gouvernement "pro-occidental". Une tentative, aussi, de couper l'herbe sous le pied des eurosceptiques, en plein essor en Roumanie. Inquiétude et colère également en Italie, après les nouvelles critiques de Donald Trump sur le pape Léon VIV. Alors que le secrétaire d'Etat Marco Rubio est attendu demain au Vatican, La Stampa évoque la "haute tension" entre le souverain pontife et le président américain, qui a répété que le pape était "favorable" à ce que l'Iran ait l'arme nucléaire. La Repubblica relaie la réponse de Léon XIV : "La mission de l'Eglise est de prêcher l'Évangile, de prêcher la paix". Une déclaration applaudie - tout finit par arriver - par le quotidien communiste Il Manifesto, qui loue la "sainte patience" du pape. D'après le journal, "le timing" de ces déclarations "est loin d'être fortuit", après que Léon XIV a procédé à trois nominations épiscopales aux États-Unis "semblant tout droit sorties d'un séminaire de résistance au mouvement MAGA". L'Italie, où la Biennale de Venise, rendez-vous mondial de l'art contemporain ouvrira ses portes ce samedi. The Financial Times annonce une édition qui débute sur une note "amère", notamment en raison de la participation d'Israël et de la Russie à cet événement qui se tient tous les deux ans. Le Quotidien de l'Art évoque "un flot ininterrompu de controverses, digne d'une acqua alta", ce phénomène de marée haute vénitien. La réintégration d'un pavillon russe a provoqué la colère de l'UE, qui a annoncé suspendre la subvention de deux millions d'euros prévue pour la prochaine édition et la démission, il y a quelques jours, du jury de la Biennale. Désigné par le gouvernement de Giorgia Meloni, le président de la Biennale, Pietrangelo Buttafuoco, explique que "les Jeux olympiques de l'art" "entendent être, et doivent rester un lieu de trêve au nom de l'art, de la culture et de la liberté artistique", sans convaincre Les Inrockuptibles. Le magazine culturel oppose, lui, "l'obscénité de l'art apolitique face aux guerres" à "la décence d'un art attentif aux désordres du monde", en rappelant que Poutine et Netanyahou sont poursuivis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. En France, la publication du rapport Alloncle sur l'audiovisuel public déclenche elle aussi une tempête médiatique et politique. Le Figaro salue la synthèse du député ciottiste Charles Alloncle – qui a su, selon lui, tirer "les leçons nécessaires" de ses auditions : "la double nécessité d'une meilleure gestion et d'un plus grand pluralisme d'opinion sur les antennes du service public". S'il critique la "croisade" de Charles Alloncle, le journal L'Opinion estime que son rapport a un "mérite" : "mettre fin à l'immunité dont jouissaient France Télévisions et Radio France". Pour le site d'info Mediapart, la messe est dite : le rapport Alloncle "prépare le terrain, avec l'extrême-droite, à l'extinction du service public". Charles Alloncle, présenté par L'Humanité comme le "porte-flingue du milliardaire d'extrême-droite Vincent Bolloré", le héraut de "ses obsessions idéologiques" et de "ses intérêts". Du foot, pour terminer, avec un rendez-vous très attendu, ce soir : la demi-finale retour de la Ligue des champons entre le Bayern Munich et le PSG. La même chose s'il vous plaît! Après le match aller d'anthologie, Le Parisien/Aujourd'hui en France espère que les deux équipes vont "remettre ça", surtout le PSG, qui n'a qu'un petit but d'avance et dont l'accession à la finale pour la deuxième fois d'affilée serait "un immense exploit". L'Equipe espère "le retour de la magie", "dans un mélange d'excitation et d'appréhension", "entre le souhait de revivre une folle nuit de football et le besoin de préserver l'avantage de l'aller". Tension extrême au programme. Attention tout de même au craquage et au claquage. Interrogé par le magazine So Foot, un prof de sciences cognitives, supporter de l'OM dans le civil explique que "par essence, un match est imprévisible", que le match aller l'a été "à l'extrême " et que "dans ces moments-là, le cerveau dépense beaucoup de glucose et pompe énormément d'énergie". Avis aux fans : ménagez-vous! Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7 h 20 et 9 h 20 heure de Paris). 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  8. 5 MAI

    Au Kremlin, Vladimir Poutine de plus en plus isolé ?

    A la Une de la presse, ce mardi 5 mai, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. La Russie en difficulté en Ukraine, et le président Poutine de plus en plus isolé. Les 50 ans du quotidien espagnol El Pais. La remise du prix Pulitzer aux Etats-Unis. Et les plus belles (et plus laides ?) tenues du Met Gala. Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook… A la Une de la presse, le regain de tensions dans le détroit d’Ormuz, alors que les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran semblent piétiner. Selon The Washington Post, "les attaques dans le détroit et dans la région du Golfe mettent en péril le fragile cessez-le-feu" conclu le 8 avril. "L’Iran met fin au cessez-le-feu", affirme The Wall Street Journal, qui voit le président Trump confronté au choix de "céder aux exigences du régime iranien" ou de "recourir à l'armée pour faire passer les navires".   La tentative du président américain de rouvrir le détroit d’Ormuz ramène toute la région "au bord du précipice", d’après The Guardian, le quotidien britannique. Côté iranien, Tehran Times ironise : "Trump ouvre le détroit d’Ormuz dans ses rêves". Le journal libanais L’Orient Le Jour évoque "le pari à haut risque de Washington" et fait état de "l’exaspération" du président Trump face à l’impasse du "pas de guerre, ni accord", de sa volonté d’"inverser le rapport de force face à Téhéran, devenu de facto le maître du détroit", "quitte à provoquer l’escalade".  D’une guerre à l’autre, d’un "cessez-le-feu" à l’autre. En Ukraine, Volodymyr Zelensky annonce une trêve avec la Russie à partir de minuit, cette nuit. The Kyiv Independent présente cette décision comme une "réponse" au cessez-le-feu unilatéral décrété par le Kremlin pour les 8 et 9 mai, à l’occasion de commémorations de la victoire de la Seconde guerre mondiale. Pluies noires et bunkers souterrains Alors que les négociations sont suspendues depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des combats intenses se poursuivent sur le front et pour la première fois depuis avril 2023, les Russes ont perdu du terrain, selon l’AFP citée par le journal belge Le Soir. Autre mauvaise nouvelle pour la Russie : à cause des frappes ukrainiennes, la production de ses raffineries est "au plus bas depuis 17 ans", d’après Le Figaro. Autre conséquence des attaques contre ses installations pétrolières, évoquée par The Washington Post : des pluies noires et toxiques dans la région de Touapsé, sur les bords de la mer noire, dont les habitants se plaignent d'une réponse gouvernementale "inadéquate" et d'une "dissimulation" de ce qu'ils considèrent comme une "l'une des pires catastrophes écologiques et sanitaires qu’ait connu la Russie depuis la chute de l'Union soviétique". Les conséquences écologiques et économiques de la guerre, dont il est aussi question dans Libération, qui raconte comment, sur la rive opposée de la mer noire, en Roumanie, les attaques russes contre les ports ukrainiens voisins ont "ruiné" la pêche et le tourisme dans le delta du Danube, l’une des plus vastes zones humides d’Europe. La presse internationale fait aussi état d’un isolement croissant de Vladimir Poutine. The Financial Times, qui cite des sources proches du président russe à Moscou et un membre des services de renseignement européens, affirme que la sécurité a été "considérablement renforcée" autour du président russe, qui passerait "davantage de temps dans des bunkers souterrains" par crainte "d’un coup d’État ou d’une tentative d’assassinat, en particulier par drones". "Perversion de la justice" En Espagne, le journal El Pais fête ses 50 ans. Feliz cumpleanos! Pour l’occasion, le quotidien a reçu la visite du roi Felipe VI, qui a rappelé que "le journalisme est crucial pour la liberté et la démocratie". Le journalisme au service du public, que récompense chaque année le prix Pulitzer aux Etats-Unis. Bravo au New York Times, qui décroche trois distinctions, dont celle du "meilleur photographe d’actualité", remportée par le Palestinien Saher Alghorra pour ses reportages sur les ravages des attaques israéliennes à Gaza. Le grand quotidien new-yorkais décroche également le prix du journalisme d’investigation pour sa série sur la façon dont Trump "a exploité son pouvoir, pour enrichir sa famille et ses amis". La journaliste du Miami Herald Julie K. Brown a reçu quant à elle une mention spéciale pour son enquête sur le pédo-criminel Jeffrey Epstein, qui avait révélé comment la justice l’avait protégé lorsqu’il avait été accusé pour la première fois en Floride d’avoir violé des mineures. Un travail d’une qualité exceptionnelle, titré "Perversion de la justice".  Un mot, pour terminer, du Met Gala, hier soir, à New York. Après la polémique sur le patronage de Jeff Bezos, place au grand spectacle. Comme chaque année, il y en a eu pour tous les goûts. Avec le lot habituel de mégastars en couture, Beyonce en Olivier Roustaing, pour la version lumineuse, ou dans sa version sombre, une Madonna gothique et parée pour la chasse à courre en Jamie MacCarthy, antenne télé comprise. Comme chaque année, les tenues les plus improbables ont été particulièrement remarquées. Mention spéciale à Serena Williams, emballée dans du papier alu. La top model Heidi Klum en Capser le petit fantôme avait ressorti une tenue d’Halloween qui fait peur aux enfants. Ces messieurs n’étaient pas en reste, comme en témpoigne un toréador en bleu céruléen et traîne. Et non, ce n’est pas l’abominable homme des neiges mais l’actrice Teyana Taylor qui est apparue en yéti - en Tom Ford, pardon. A admirer dans les très glamours Vanity Fair et Vogue, of course. Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

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