Hemicycle

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Bienvenue dans Hémicycle, le podcast qui vous ouvre les portes des affaires publiques et des coulisses de la politique française. Chaque semaine, je reçois parlementaires, chargés d’affaires publiques et experts pour des échanges sans filtre sur les enjeux qui façonnent notre société. Décryptage, débats et analyses au cœur de l’actualité de l’Assemblée nationale et du Sénat. Hémicycle, c’est votre rendez-vous pour comprendre ce qui se joue derrière les décisions qui impactent nos vies. Installez-vous, on commence ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

  1. -1 J

    #41 - Hugues d'Antin (In the Loop) : du grand groupe à la startup, à la formation à l'IA

    Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Hugues d'Antin, qui a passé près de 20 ans dans les affaires publiques avec un fil rouge très clair : l'environnement, toujours traité comme un sujet économique et industriel. Conseil, 13 ans chez Suez, puis startup industrielle Fairmat et un bref passage à l'AFEN sur l'élimination directe du carbone. Aujourd'hui, il se lance en solo pour former les équipes affaires publiques à un usage concret et opérationnel de l'IA. Hugues raconte d'abord son passage chez Suez. Il y est entré sur les territoires (partenariats avec les associations d'élus locaux), puis a progressivement basculé vers les fonctions centrales, jusqu'à diriger les relations institutionnelles du groupe entre 2020 et 2023. Au cœur de cette séquence, l'OPA de Veolia sur Suez : huit mois de bataille, un défensif d'état major où la survie du groupe est en jeu. Il revient sur ses choix stratégiques (et ses débats internes sur le grassroots lobbying), et sur la nécessité, après l'accord d'avril 2021, de continuer à faire exister Suez dans le débat public. Cas d'école : la loi Climat et Résilience et le verdissement de la commande publique. Le projet de loi ne couvrait que les marchés publics. Hugues identifie le levier, embarque PME et associations d'élus, et obtient l'extension aux concessions de service public. Une victoire qui n'entre vraiment en application qu'en 2026, et qui illustre la patience et le rôle des coalitions dans le métier. Vient ensuite le grand écart vers la startup Fairmat (recyclage de la fibre de carbone). Il décrit le passage du syndrome de la forteresse assiégée d'un grand groupe à un lobbying beaucoup plus offensif, où l'on n'a rien à défendre et tout à ouvrir. Il assume aussi cette réalité rarement dite : grands groupes et ONG poussent souvent dans le même sens, par exemple sur le pollueur payeur appliqué aux cosmétiques dans la directive assainissement. Cap ensuite sur son nouveau chapitre solo : former les directions d'affaires publiques et les cabinets à l'IA, non pour faire du gadget, mais pour structurer les process, gagner du temps et créer leurs propres outils sur mesure. Sa conviction : la frontière entre tech et non tech se dissipe, et un bon manager devra demain piloter à la fois ses collaborateurs et ses agents IA. Place à la séquence Vrai / Faux : les affaires publiques restent elles avant tout une histoire de carnet d'adresses ? Pour que l'IA marche, faut il d'abord formaliser les process ? Un message aux étudiants en clôture : sur le CV de demain, à côté du diplôme, il faudra pouvoir montrer ce qu'on a déjà construit, lien GitHub à l'appui.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    38 min
  2. 4 MAI

    #40 – Anne-Louise Sabatier (Biolait) : Revenir à l’esprit de la loi

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Anne-Louise Sabatier, juriste de formation, qui travaille sur des projets de société avec un fil rouge très clair : le coopératif — et une obsession saine pour la réalité du terrain. Son parcours relie des univers qu’on imagine souvent séparés : le renouvellement urbain, les certificats d’économies d’énergie (CEE/C2E), et aujourd’hui l’agriculture, au sein de Biolait, collectif national de producteurs de lait bio, autour d’un cahier des charges exigeant (approche “mieux-disant”). Avec Anne-Louise, on parle d’un truc décisif mais rarement raconté : comment une politique publique devient concrète. Ce moment où la vision “idéale” se frotte à la vraie vie, et où il faut tricoter entre des contraintes techniques, des financeurs, des intérêts parfois divergents… sans perdre l’esprit du projet. Elle raconte par exemple ce que ça veut dire de piloter une rénovation de quartier, jusqu’à se retrouver face à des règlements de plusieurs centaines de pages, et à devoir comprendre non seulement la lettre, mais surtout l’intention derrière la règle pour réussir à la faire coller au réel. On replonge aussi dans l’époque où les CEE étaient encore mal connus : les règles existaient, mais presque personne ne savait s’en servir. Anne-Louise explique ce travail de fourmi, très concret, qui consiste à clarifier un mécanisme, le rendre actionnable, mobiliser les bons services, et transformer une idée floue en dossier solide. Et elle fait le lien avec son quotidien actuel chez Biolait : une organisation de producteurs où une ferme = une voix, et où l’enjeu dépasse largement l’agriculture au sens strict. Quand elle parle d’herbe, de sols, d’eau et de qualité nutritionnelle, elle parle en fait de santé publique, de résilience des territoires et de cohérence des politiques — et de la difficulté française à traiter ces sujets autrement qu’en silos. On termine avec une séquence Vrai/Faux sur le consensus, la technique et cette idée simple mais puissante : parfois, on peut faire avancer un sujet sans changer la loi, juste en rendant les règles applicables. Et une conclusion qui résume bien l’épisode : on ne satisfera jamais tout le monde, mais si à la fin on a amélioré significativement le confort de vie des autres, alors on a fait quelque chose qui compte. Recommandation culturelle d’Anne-Louise : Parks and Recreation, une série qui raconte avec humour (et beaucoup de vérité) la vie des collectivités, les réunions publiques, les compromis, les déconvenues… et la joie de faire avancer le bien commun. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  3. 27 AVR.

    #39 - Nicolas Balmelle (Bastide / UPSADI) : la santé à domicile, pilier invisible du système de soins

    Dans cet épisode d'Hémicycle, je reçois Nicolas Balmelle, directeur des relations institutionnelles et des partenariats chez Bastide Le Confort Médical, et vice président de l'UPSADI, l'Union des Prestataires de Santé à Domicile des Indépendants. Ancien chef de cabinet du sénateur maire de Nîmes, il connaît la décision publique de l'intérieur et porte un combat simple à résumer mais difficile à faire entendre : faire reconnaître la santé à domicile comme un pilier du système de soins. Nicolas commence par poser les chiffres. 2 850 entreprises, 35 000 salariés, 4 millions de patients soignés à domicile partout en France, week ends et astreintes compris. Il explique ce que recouvre vraiment le métier : ni médecins, ni pharmaciens, ni infirmiers libéraux, mais des entreprises de service qui apportent un dispositif médical au domicile du patient, accompagnent son usage et rendent compte au prescripteur. Une chaîne invisible, encore mal identifiée par le grand public comme par certains décideurs publics. Au cœur de l'épisode : le PLFSS, attendu chaque année en tremblant. Nicolas raconte les coulisses d'un dialogue souvent à sens unique. 722 millions d'euros de baisses tarifaires imposées en dix ans, soit 150 à 200 millions par an. Couplée à l'inflation et à l'impossibilité de répercuter ces hausses sur le patient, c'est un effet ciseaux structurel qui menace la pérennité d'un tissu de PME et d'ETI familiales, et le maillage territorial qui va avec. Il propose deux leviers : une vraie visibilité pluriannuelle plutôt qu'un couperet annuel, et une concertation digne de ce nom. Mais surtout un changement de regard. La santé à domicile n'est pas qu'un poste de dépense, c'est une source d'économies. En détectant les fragilités, en évitant des hospitalisations et en libérant des lits, les prestataires peuvent devenir un acteur clé du virage domiciliaire et de la prévention. Place à la séquence Vrai / Faux : la santé à domicile est elle juste un poste de dépense à maîtriser ? Le virage domiciliaire est il possible sans revalorisation du modèle économique des prestataires ? Recommandation culturelle de Nicolas : la période du baron Haussmann, cette fin de XIXe et ce début de XXe siècle d'effervescence française qui rappelle, dit il, que quand on veut, on peut. Et un mot, en fin d'épisode, sur son engagement dans la réserve citoyenne de l'armée de terre.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    28 min
  4. 19 AVR.

    #37 - Aurélien Bordet (Silvita) : résidences seniors, petits décrets, grands effets

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Aurélien Bordet, délégué général de Silvita, la fédération qui regroupe les principaux exploitants de résidences services seniors. Avec lui, on parle de transition démographique, de logement des personnes âgées, mais aussi de fabrique de la norme. Comment faire avancer un sujet dont tout le monde reconnaît l’importance, sans qu’une grande loi sur le vieillissement n’arrive jamais ? Comment exister dans les angles morts des politiques publiques ? Et comment obtenir des avancées concrètes quand l’essentiel se joue souvent dans les décrets, les arrêtés, les circulaires et tout un ensemble de réglages peu visibles mais décisifs ? Aurélien raconte aussi ce que signifie porter la voix d’un secteur encore jeune, encore imparfaitement reconnu, et pourtant en forte croissance. Les résidences services seniors occupent aujourd’hui une place de plus en plus importante entre le maintien à domicile classique et l’EHPAD, avec une promesse simple : permettre de vieillir chez soi, mais entouré. Un épisode sur le temps long, la pédagogie, la voie réglementaire, et sur cette idée très juste : dans les affaires publiques, ce n’est pas toujours une grande loi qui change tout, mais souvent une accumulation de petites avancées.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    30 min
  5. 7 AVR.

    #36 - Pierre-Henri de Longcamp (Fipec) : convaincre autrement que par l’amendement

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Pierre-Henri de Longcamp, directeur du pôle influence à la FIPEC, la Fédération des industries des peintures, encres, couleurs, colles et adhésifs, préservation du bois. Avec lui, on parle d’une vision des affaires publiques plus large que le simple amendement ou le rendez-vous institutionnel. Pour Pierre-Henri, influencer, c’est d’abord faire de la pédagogie, construire une relation dans le temps, travailler la notoriété et la réputation, et savoir mobiliser au bon moment plusieurs leviers à la fois : affaires publiques, presse, communication, événementiel, réseaux sociaux. On revient aussi sur un cas très concret : en plein PLF, face à une mesure fiscale surgie dans l’urgence sur les engrais, il imagine une action aussi simple qu’audacieuse pour tenter de faire passer son message à l’Assemblée nationale. Un épisode sur l’agilité, la créativité sous contrainte, la logique de temps calme et temps chaud, et sur ce que les petites équipes peuvent inventer quand elles n’ont ni le temps ni les moyens de jouer une partition classique.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23 min
  6. 30 MARS

    #35 – Adrien Chouguiat (France Gaz) : Décarboner avec les territoires

    Dans cet épisode d’Hémicycle, je reçois Adrien Chouguiat, directeur Affaires publiques & Territoires chez France Gaz. On parle d’une filière souvent caricaturée — “le gaz” — mais qui bouge vite, et qui revendique un rôle clé dans la décarbonation… à condition de regarder le sujet avec une grille plus large que le match “pour/contre”. Adrien a un parcours qui part de l’industrie et de la sobriété énergétique, passe par des organisations professionnelles (France Industrie, MEDEF), et par des expériences au contact du Parlement. Mais le fil rouge, lui, est très concret : produire en France, comprendre ce que veut dire “ancrage territorial”, et prendre au sérieux la culture industrielle d’un bassin d’emploi. Il raconte notamment ce déclic d’un site de production implanté sur un ancien bassin minier, avec son chevalement encore debout à côté de solutions de transition énergétique : une image qui résume bien son obsession pour la transition “dans le réel”. On explore ensuite ce que ça change, au quotidien, dans un métier d’affaires publiques : la décision publique se construit de plus en plus en concertation, avec une pluralité d’acteurs, et surtout avec une dimension territoriale devenue centrale. Pour Adrien, on ne peut plus travailler uniquement “en vertical” : il faut parler aux parlementaires, oui, mais aussi aux élus locaux, aux entreprises, aux associations, et aux antennes régionales — parce que ce sont les territoires qui accueillent les projets, qui les acceptent, qui les ajustent… ou qui les bloquent. Et puis on rentre dans le cœur du sujet : comment “verdir les molécules”. Adrien explique la méthanisation de façon très accessible, avec ce qu’elle produit (biométhane injectable dans le réseau, digestat réutilisable en agriculture), et pourquoi c’est aussi une histoire d’économie circulaire et de partage de valeur dans les communes rurales. Il partage aussi les tensions du moment : fiscalité, précarité énergétique, compétitivité des entreprises, et l’idée qu’on ne décarbone pas en pénalisant ceux qui n’ont pas facilement d’alternative. Sa boussole, c’est le mix : on aura besoin de plusieurs solutions pour atteindre la neutralité carbone, et le vrai combat, c’est d’accélérer la montée en puissance des gaz renouvelables et bas carbone. On termine avec une séquence Vrai/Faux qui pose les questions frontalement : le gaz est-il compatible avec la décarbonation ? Le gaz renouvelable est-il marginal ? Et en affaires publiques, est-ce que le process compte plus que le relationnel ? Puis un conseil simple, presque une règle d’or : ne jamais oublier les territoires. Recommandation culturelle d’Adrien : Quai d’Orsay, pour une plongée à la fois drôle et étonnamment réaliste dans la mécanique de la décision publique. Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    24 min
  7. 17 FÉVR.

    #34 – Simon Esteve (Département de la Haute-Marne) : Faire confiance aux territoires, vraiment

    Dans cet épisode de Hémicycle, Pierre reçoit Simon Esteve, directeur de cabinet du président du Conseil départemental de la Haute-Marne. Passé par l’Europe, la région, la mairie et l’agglo, Simon a une vue panoramique des échelons de décision et surtout, du moment où une décision “parisienne” devient une réalité très concrète sur le terrain. On parle du rôle souvent sous-estimé des départements : protection de l’enfance, solidarité, routes, collèges, handicap, soutien aux petites communes… et de cette conviction forte : le Français des territoires ruraux a le même droit que les autres, et l’action publique locale est un rempart contre le sentiment d’abandon. Simon explique aussi l’envers du décor budgétaire : des dépenses imposées, une liberté fiscale réduite, et des arbitrages nationaux (ex : RSA) qui peuvent déséquilibrer un budget local… parfois après que le département a déjà voté le sien. On aborde enfin la violence croissante du débat public, la logique de punchline, et pourquoi le local reste l’un des derniers lieux où le compromis et la nuance sont encore possibles. Un échange passionnant sur la démocratie de proximité, la responsabilité politique “sur 20 ans”, et ce que ça veut dire, aujourd’hui, de rester modéré dans une époque qui pousse à l’excès.Vous pouvez contacter Pierre sur Linkedin.Vous souhaitez en savoir plus sur Legiwatch ou participer au podcast ? Prenez rendez-vous avec nous ici. Vous souhaitez sponsoriser Hémicycle ou nous proposer un partenariat ? Contactez nous via ce formulaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    29 min

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