C'est pas du vent

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

  1. -5 j

    Incendies : apprendre à vivre avec le feu

    Moins de feux, mais plus de victimes. C'est le paradoxe que vient de révéler une étude internationale qui a analysé vingt ans de données satellites : entre 2002 et 2021, la superficie mondiale de terres brûlées a diminué de 26%. Bonne nouvelle ? Pas vraiment. Car dans le même temps, l'exposition humaine aux incendies a bondi de 40%. 440 millions de personnes ont vu leur vie ou leurs biens directement menacés par les flammes. Et une grande partie d'entre eux vivent sur le continent africain. En Afrique subsaharienne, les feux de brousse sont une réalité quotidienne, saisonnière, millénaire. Ils nettoient les pâturages, préparent les sols, rythment la vie des éleveurs et des agriculteurs. Mais le dérèglement climatique a changé la donne : les saisons sèches s'allongent, les feux échappent de plus en plus souvent au contrôle, les superficies brûlées débordent sur les forêts, les cultures, les villages. Ce que les anciens maîtrisaient, le climat le rend imprévisible. Et ce phénomène ne concerne pas que l'Afrique. Nous allons vous emmener au Portugal, dans une forêt qui a tout connu : les tempêtes, les flammes et qui se prépare aujourd'hui à affronter un nouvel été à haut risque d’incendies. Une forêt qui ressemble à beaucoup d'autres, sur beaucoup d'autres continents. Mais est-ce vraiment le feu qui est notre ennemi ou notre façon d’habiter les territoires ? Avec l’éclairage de Pauline Vilain-Carlotti, géographe, spécialiste des incendies de forêts et de la gestion sociale de l’environnement pour son ouvrage L’épreuve du feu, habiter autrement la Terre (Flammarion) Musiques diffusées dans l'émission Bebel Gilberto - Uma canção doce Teresa Silva Carvalho - O rama o que Linda rama

    49 min
  2. -6 j

    Coupe du monde 2026 : carton rouge pour l'environnement?

    Si vous êtes fan de foot et que vous avez une conscience écologique, les semaines qui viennent vont être compliquées à vivre et ça commence aujourd’hui ! Je vous rassure tout de suite, pas question pour C’est pas du vent de jouer les rabat-joie ! Mais je vous invite à aller lire l’article de Géraud Bosman sur le site RFI.fr intitulé « Coup de chaud sur le Mondial ». Il est illustré par une carte qui montre l’emplacement des 16 stades qui vont accueillir les 104 matchs aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les distances sont impressionnantes : 4 fuseaux horaires, 7 zones climatiques !!! C’est le terrain de jeu des 48 équipes qui vont s’affronter au lieu de 32 pendant 5 semaines au lieu de 4. Cela veut dire plus de joueurs, de spectateurs, de médias, d’officiels et de sponsors qui vont se déplacer, mais cela permet aussi d’avoir deux fois plus d’équipes africaines en compétition… Cette Coupe du monde est un pas de plus vers le gigantisme du football, mais est-ce que les organisateurs ne sont pas, cette fois, allés trop loin au risque de peut-être gâcher un peu la fête ?  À l'occasion de la Coupe du monde de la FIFA 2026, questionnons-nous sur l'impact environnemental insoupçonné du sport professionnel et amateur.  Avec - Laurent Castaignède pour l’ouvrage Le revers de la médaille - L’empreinte environnementale du sport (Éditions Ecosociété) - Ugo Arbieu , chercheur Écologie, Société, Évolution, IDEEV, Université Paris-Saclay (France), co-fondateur de the Wild league - Barnabé Binctin, journaliste, il collabore pour le magazine So Foot et a participé au livre Foot manifesto, 15 propositions pour sauver le ballon rond, publié aux éditions Divergences - Davide Faranda, directeur de recherche CNRS  en sciences du climat au Laboratoire LSCE de l‘Institut Pierre Simon Laplace et l’Université Paris-Saclay, dans le groupe ESTIMR qui travaille sur le changement climatique des événements météorologiques extrêmes. Le calendrier des matchs ici. À lire aussi notre dossier spécial sur RFi.fr. Musiques diffusées dans l'émission - Rahill - Futbol - King Hay - Soccer.

    48 min
  3. -6 j

    Le Club de C'est pas du Vent - 10 juin 2026

    Bienvenue dans notre rendez-vous hebdomadaire : le Club de C’est pas du vent. Des journalistes spécialistes de l'environnement, de RFI et d'ailleurs, reviennent sur les sujets environnementaux qui les ont marqués et partagent les coulisses de leur travail. L'occasion aussi de commenter les reportages produits par les vidéastes du réseau ePOP et les actions des Clubs RFI. Avec -  Amélie Poinssot, journaliste environnement chez Médiapart pour son reportage sur la Camargue, l’une des régions les plus riches en biodiversité de France, menacée actuellement par deux grands projets (contournement autoroutier d’Arles et une ligne à haute tension) -  Kseniya Zhornokley du service en langue ukrainienne. Ukraine : les bus diesel retirés du service en Europe sont-ils une aide indispensable ou un compromis écologique ? - Simon Rozé du service environnement : l'état des mangroves à l'échelle mondiale est meilleur que prévu -  Géraud Bosman du service environnement : un climat qui se réchauffe, ça impacte les matchs de foot et ça va se voir pendant la Coupe du monde - Chronique ePOP / (RFI Planète Radio/IRD) de Caroline Filliette avec Givenio Kalolahy de Madagascar pour son film L’extension du domaine de la faim  - Chronique culture de Caroline Filliette sur l’ouvrage de Simonetta Greggio « Le souffle de la forêt » consacré à Simona Kossak, paru aux Éditions Arthaud. Musiques diffusées dans l'émission :  ► Mel D & Dino Brandão - We Win  ► Benson & Sarz - Back Outside.

    49 min
  4. 5 juin

    Irlande : les tourbières, un feu qui s'éteint

    Imaginez un sol vivant, formé goutte à goutte, millimètre par millimètre, pendant des millénaires. Une accumulation de matière organique, feuilles, mousses, racines, qui se décompose lentement dans l'eau, siècle après siècle. Un sol qui respire, qui filtre l'eau, qui absorbe le carbone : dix fois plus qu'une forêt tropicale à surface égale... Ce sol, c'est la tourbe !  Et on en trouve dans 180 pays à travers le monde. Du bassin central du Congo, qui abrite à lui seul 36% de toutes les tourbières tropicales de la planète, jusqu'aux vertes collines d'Irlande, l'un des derniers grands sanctuaires européens : un quart du pays en est recouvert.  Pendant des siècles, elle a chauffé les maisons, nourri les feux, rythmé les saisons dans les campagnes des Midlands. Une ressource gratuite, à portée de bêche, dans un pays que la colonisation anglaise avait dépouillé de ses forêts. Pour les Irlandais, la tourbe, c'était la survie. La tourbe, c'était l'identité. Mais aujourd'hui, ce trésor millénaire se retrouve au prétoire. En 2019, la Haute Cour irlandaise a jugé que l'exploitation industrielle des tourbières était incompatible avec les directives européennes sur l'environnement. Un coup de tonnerre qui a précipité la fin de l'extraction à grande échelle. Et en mars 2024, la Commission européenne a franchi un pas supplémentaire, renvoyant l'Irlande devant la Cour de justice de l'Union européenne : certaines tourbières protégées continuent d'être dégradées. Le dossier est loin d'être clos. D'un côté, l'urgence climatique et le droit européen. De l'autre, une culture populaire vivace, des communautés rurales attachées à leurs traditions, et une identité nationale gravée dans la terre. Les Irlandais doivent choisir… Une émission réalisée par François Porcheron. Merci à Clémence Pénard pour la coordination. Avec par ordre d'apparition : Frank Morron, coupeur de tourbe Le député Michael Fitzmaurice  Douglas McMillan - Il a créé la coopérative Green Restauration Ireland et  s’est lancé avec le soutien du gouvernement irlandais et du fonds pour la transition juste de l’UE dans le projet « Peatlands for prosperity » que l’on peut traduire par tourbières, gages de prospérité Adrian and Kieran Egan - « Landscape Farm » Shane Mc Guinness, docteur en philosophie, professeur adjoint en développement durable et chercheur en climat à l'UCD ; fondateur et directeur de Peatland Finance Ireland Tristram Whyte, du Conseil irlandais pour la conservation des tourbières / The Bog of Allen Nature Centre Dr Florence Renou-Wilson, ingénieure en agriculture et directrice du Master of Science GlobalChange à l’University College de Dublin John O'Sullivan de Derreighter Farm pour le projet Palus Demos.

    49 min
  5. 4 juin

    Forêts tropicales : apprendre des peuples qui les habitent

    Comment conserver les forêts tropicales qui abritent l’essentiel de la biodiversité de la planète ? Il faut impliquer les communautés qui y vivent. C’est le credo de la chercheuse Marie-Ange Ngo Bieng en Amérique centrale et de Chanee de l’ONG Kalaweit en Malaisie. Ils sont nos invités. Elles couvrent moins d'un dixième de la surface de la Terre. Pourtant, elles abritent 60% de la biodiversité terrestre. Elles poussent toute l'année, sans relâche, stockant le carbone, régulant le climat, purifiant l'eau. Ce sont les forêts tropicales. Et nous en dépendons tous — que nous le sachions ou non. Près de deux milliards d'hectares répartis sur trois grands bassins : l'Amazonie, le bassin du Congo, l'Asie du Sud-Est. Trois poumons pour une planète. Mais depuis les années 1980, ces poumons rétrécissent. Aujourd'hui, l'équivalent de la surface d'un terrain de football s'efface toutes les deux secondes. Et ce qui reste est de plus en plus fragmenté, de plus en plus vulnérable. Si nous continuons ainsi, les forêts tropicales pourraient disparaître d'ici un siècle. Un siècle. C'est demain. Pourtant, il existe des gens qui savent comment les protéger. Pas des experts en costume dans des salles de conférence. Des peuples qui vivent dans ces forêts, avec ces forêts, depuis des générations. Des femmes qui connaissent chaque plante, chaque écorce, chaque fruit. Des hommes qui ont appris à prélever sans détruire, à habiter sans dévaster. Nos invités travaillent avec eux ! Avec - Chanee, militant, défenseur des gibbons de Bornéo et fondateur de l'association Kalaweit. - Marie-Ange Ngo Bieng, chercheuse du Cirad, spécialisée en écologie des forêts tropicales. Ses travaux de recherche portent sur la dynamique des forêts tropicales dans le contexte de l’anthropocène, caractérisé par des pressions climatiques et anthropiques accrues. Elle mène des recherches engagées pour la conservation, la gestion durable et la restauration des écosystèmes forestiers tropicaux vulnérables, secondaires et dégradés.  - la page du projet conforma au Guatemala  et la page Linkedin Musiques diffusées dans l'émission Fatoumata Diawara - Fala Marcus Gad - Fruit and Flower.

    49 min

Notes et avis

4,8
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À propos

Nous sommes à l’heure des choix : face au changement climatique, à l’érosion de la biodiversité et aux injustices sociales nous pouvons réinventer notre manière d’habiter la Terre. Et si nous faisions de la transition écologique une aventure collective ? Anne-Cécile Bras décrypte les grands enjeux environnementaux à travers le monde pour éclairer nos décisions et nous donner envie d’agir.

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