Coaché.e pour l'agrégation

Marie Motard

Pour réussir l’agrégation sans arrêter de vivre, il faut suivre une méthode.Ces épisodes vont vous faire gagner du temps et de l’énergie en allant droit au but.Pourquoi se priver de l'expérience de ceux qui sont déjà passés par là?En écoutant ce podcast vous allez pouvoir vous imprégner du mindset qui permet de franchir la ligne d’arrivée Marie 🎓 Professeur agrégée d'anglais 🎓 Formatrice INSPE 🎓 Coach certifiée

  1. 28 août

    38. [Témoignage] - Aurélie (agreg interne de Maths)

    Synthèse de réunion Points clésAurélie, professeure de mathématiques en collège, a obtenu l'agrégation interne de mathématiques après deux ans de préparation active, dont une année en formation officielle à Toulouse.La préparation a été progressive : environ 5 à 8 heures par semaine la première année, puis une vingtaine d'heures par semaine lors de l'année de formation.La formation à Toulouse (accessible à distance en vidéo) s'est révélée déterminante, notamment pour calibrer la profondeur et la largeur du programme à maîtriser.Un des pièges majeurs identifiés est de travailler trop en profondeur sur un seul thème au détriment de la couverture globale du programme.La dimension psychologique et émotionnelle est centrale dans la préparation, quelle que soit la matière.S'entourer des bonnes personnes (conjoint, amis, psychologue) et se protéger des discours négatifs ou anxiogènes est essentiel.Les ressources recommandées incluent les livres de prépa (Monnier, Rombaldi), les corrigés de Bib Math, et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube.Il n'y a pas de composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques.Le programme ne changeant pas, il est possible de capitaliser sur plusieurs années de préparation sans pression de recommencer à zéro.Aurélie a mené de front la préparation à l'agrégation et l'organisation de son mariage, preuve que tout est possible avec une bonne organisation.Résumé des questions et réponsesParcours et contexte de la préparationMarie : Depuis combien de temps Aurélie enseignait-elle avant de commencer la préparation à l'agrégation ? Aurélie : Elle a commencé la préparation il y a deux ans, après environ quatre ans d'enseignement. Elle n'était pas encore éligible au moment où elle a débuté, ce qui lui a permis d'anticiper. Sa première année d'enseignement s'est déroulée à Mayotte, ce qui ne lui laissait pas de place pour se concentrer sur l'agrégation. Marie : Aurélie enseignait-elle en collège ou en lycée, et cela ne lui faisait-il pas peur face aux candidats venant du lycée ? Aurélie : Elle enseigne en collège. Au début, elle se focalisait sur ses désavantages par rapport aux autres candidats (pas de prépa, formation en fac, L3 triplée, moyenne d'âge des candidats autour de 40-45 ans). Cependant, elle avait aussi des atouts : pas d'enfants, emploi du temps au collège moins chargé que celui du lycée. Elle a appris à voir le verre à moitié plein. Organisation et rythme de travailMarie : Comment Aurélie organisait-elle sa préparation sur le temps scolaire et pendant les vacances ? Aurélie : La première année, elle a commencé en octobre ou novembre, avec environ 5 à 8 heures par semaine, sans travailler pendant les petites vacances. La deuxième année, elle est passée à une dizaine d'heures par semaine (un jour de week-end et le mercredi après-midi). Lors de l'année de formation, elle atteignait une vingtaine d'heures par semaine : vendredi de 13h à 19h, samedi de 9h à 16h, mercredi après-midi, jeudi après-midi et dimanche matin (période très productive pour elle). Marie : Aurait-elle pu s'organiser différemment ? Aurélie : Oui. La première erreur a été de réviser avec les sujets du CAPES plutôt qu'avec des livres de prépa, ce qui n'était pas optimal. La deuxième erreur était de travailler trop en profondeur sur un seul thème au lieu de balayer l'ensemble du programme. La formation lui a permis de corriger ce défaut de méthode. La formation à ToulouseMarie : Quel rôle a joué la formation dans la réussite d'Aurélie ? Aurélie : La formation à Toulouse a été déterminante. Elle se déroule le vendredi de 13h à 19h et le samedi de 9h à 16h, et est accessible à distance en vidéo. Elle comprenait des cours, des exercices, des démonstrations de théorèmes et des devoirs blancs (environ six sur l'année). C'est la formation qui lui a permis de calibrer correctement la profondeur de travail nécessaire et de s'entraîner aux oraux blancs. Préparation aux écrits et aux orauxMarie : Comment Aurélie s'est-elle entraînée aux épreuves écrites ? Aurélie : Elle travaillait sur les exercices donnés par les formateurs, reprenait les exercices vus en cours en notant d'une croix les points incompris, et utilisait les corrigés disponibles sur Bib Math. Elle recommande de commencer par lire la correction, et de ne regarder les vidéos de Gilles Lemaître que de manière ciblée sur les points non compris, car ses corrections sont très longues (environ 20 heures par épreuve). Marie : Les oraux étaient-ils préparés en même temps que les écrits ? Aurélie : Non, la préparation aux oraux n'a commencé qu'après les écrits. Lors des oraux blancs en formation (deux fois par semaine), elle passait presque systématiquement au tableau. Elle a appris à gérer le temps, à regarder le jury, et à réciter des démonstrations sans consulter ses notes (regarder sa feuille pouvant faire perdre environ cinq points). Ressources utiliséesMarie : Quels livres et ressources Aurélie a-t-elle utilisés, notamment pour la géométrie affine euclidienne et les coniques ? Aurélie : Pour les écrits, elle a utilisé les livres de prépa Monnier et Rombaldi. La géométrie n'était pas son point fort et n'était pas très représentée aux écrits selon sa formation, donc elle n'a pas approfondi ce thème. Pour les oraux, elle a utilisé davantage de livres spécialisés sur l'agrégation (références à préciser dans les notes de l'épisode), ainsi que les corrigés de Bib Math et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube. Marie : Que pense Aurélie des vidéos de Gilles Lemaître ? Aurélie : Elle les recommande chaudement, mais de manière ciblée uniquement sur les points non compris, car les corrections sont très longues. Elle lui a d'ailleurs fait un don lorsqu'elle a obtenu l'agrégation, en reconnaissance de l'aide apportée. Programme et stratégie à long termeMarie : Est-il suffisant de maîtriser les programmes de MPSI et MP pour réussir le concours interne ? Aurélie : C'est un bon point de départ et un minimum pour les écrits, mais cela ne suffit pas pour les oraux, qui requièrent des compétences différentes : apprendre des développements par cœur et construire une leçon. N'ayant pas fait de prépa elle-même, elle ne peut pas en être totalement certaine. Marie : Le programme changeant-il d'une année à l'autre ? Aurélie : Non, le programme reste le même. Cela permet de capitaliser sur plusieurs années de préparation, mais cela signifie aussi que les candidats qui passent depuis plusieurs années ont un avantage cumulatif. En mathématiques, cela peut conduire à des préparations plus longues que dans les disciplines où le programme change tous les deux ans. Dimension psychologique et entourageMarie : Comment Aurélie a-t-elle géré la comparaison avec les autres candidats et le regard des autres ? Aurélie : Au début, elle se focalisait sur ses désavantages. Elle a appris à transformer les émotions négatives en informations neutres et actionnables, en notant dans un carnet les notions à travailler plutôt qu'en se jugeant. Elle a également été suivie par une psychologue, ce qui l'a beaucoup aidée sur la gestion des comparaisons et des interactions avec les collègues. Marie : Quels conseils Aurélie donnerait-elle sur l'entourage pendant la préparation ? Aurélie : Elle recommande de bien s'entourer et de faire le tri. Elle a choisi de ne pas parler de sa préparation à ses collègues (dont les réactions étaient souvent négatives ou anxiogènes) ni à ses parents (de nature anxieuse). Son principal soutien a été son conjoint, professeur lui-même, qui a pris en charge toutes les tâches ménagères pendant le mois précédant les oraux. Ses amis ont également adapté leurs activités pour lui offrir des moments de décompression le dimanche après-midi. La veille des écrits, une amie a passé la journée avec elle pour lui changer les idées. Marie : Y a-t-il une composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques ? Aurélie : Non, il n'y a aucune composante pédagogique ni didactique. L'oral requiert de savoir bien s'exprimer et de ne pas parler dans sa barbe, mais il ne s'agit pas d'expliquer à des élèves. L'expérience professionnelle sur le terrain n'apporte donc pas de plus-value directe pour ce concours. Et voici les principales ressources qu'Aurélie a utilisées : Internet YouTube : chaîne de Gilles Bailly-Maître (correction des écrits)BibMath (correction des écrits, éléments de cours, exo supplémentaires)Écrits Tout-en-un – Première année, DeschampsAnalyse MP, Analyse MPSI, Algèbre MPSI, Géométrie MPSI de MonierOraux Ketrane & Elineau, Épreuve orale d’exemples et d’exercicesCazeaux (+++)KiefferKarmatiDantzerScandalisGourdon (peu utilisé pour les développements, niveau assez difficile)Escoffier (probas) Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  2. 11 août

    37. [Témoignage] - Stéphanie (agreg interne de lettres modernes)

    Points clésStéphanie Lokoli est professeure de français en collège, formatrice académique dans l'académie de Grenoble, et ancienne sportive de haut niveau (lancer de marteau en équipe de France jeune).Il s'agissait de son quatrième passage à l'agrégation de lettres ; elle a été admissible en 2025-2026 mais n'a pas obtenu l'admission finale.Le coaching de Marie a porté principalement sur la planification, la hiérarchisation des tâches et l'optimisation du travail, comblant ainsi une lacune malgré une grande capacité de travail préexistante.Le parallèle entre le sport de haut niveau et la préparation à l'agrégation est central : discipline, stratégie, phases de repos, réflexivité après les échecs.Un blackout lors d'une composition sur Coltès en 2025 a conduit Stéphanie à revoir entièrement sa gestion de la mémoire, en commençant l'apprentissage dès juillet-août.La nomination au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite a constitué un tournant psychologique majeur, l'amenant à penser en termes de cheminement plutôt que de résultat.Ses mantras : « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera » (David Goggins) et « La réussite est inévitable ».Après les oraux, elle a transformé son travail sur l'œuvre Quelque chose noir de Jacques Roubaud en projet pédagogique inclusif avec l'Institut National des Jeunes Sourds, destiné à être publié en septembre.Elle encourage les agrégatifs enseignant en collège à se décomplexer : enseigner au collège n'est pas un obstacle à la préparation de l'agrégation, notamment pour l'épreuve de didactique.Mot de la fin : « Ne limitez pas vos défis, défiez vos limites. »Résumé des questions et réponsesPrésentation et parcoursMarie : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours à l'agrégation ? Stéphanie Lokoli : Elle est professeure de français en collège, enseigne la prise de parole en public et l'éloquence auprès de collégiens, jeunes adultes et doctorants, et est formatrice académique dans l'académie de Grenoble. Elle a passé l'agrégation quatre fois : en 2018-2019, 2019-2020, puis après une pause de quatre ans consacrée à la formation, à l'écriture de deux mémoires sur l'oralité et à la validation de son CAFA, elle s'est réinscrite en 2024-2025 et 2025-2026. Elle a été admissible lors de ce dernier passage. Motivations pour faire appel au coachingMarie : Pourquoi as-tu fait appel à un coaching alors que tu avais déjà un mental solide forgé par le sport de haut niveau ? Stéphanie Lokoli : Malgré un mental fort, elle avait besoin d'aide pour planifier son travail et hiérarchiser ses tâches. Sa capacité de travail était importante (jusqu'à 14 heures par jour), mais elle n'était pas optimisée. Le coaching lui a appris à travailler moins mais mieux, en ciblant les tâches à fort impact aux moments où elle était le plus disponible mentalement. Changements concrets dans l'organisation du travailMarie : Qu'est-ce qui a concrètement changé dans ton planning entre ta préparation sans coaching et celle avec coaching ? Stéphanie Lokoli : Elle a appris à identifier ses moments de disponibilité mentale optimale (le matin) pour y placer les tâches complexes. Elle a réduit son volume de travail quotidien à six-neuf heures tout en augmentant l'efficacité. Elle a également décéléré dans les deux dernières semaines avant les écrits, travaillant seulement une heure et demie par jour, car le gros du travail avait été fait en amont. Elle a aussi pris soin de sa mémoire en intégrant des phases de repos. Gestion du blackout et de la peurMarie : Tu avais peur que le blackout se reproduise. Comment as-tu fait pour surmonter cette peur ? Stéphanie Lokoli : Elle a adopté des mantras, notamment « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera », tiré du livre Ne cède jamais de David Goggins. Elle a commencé à mémoriser des citations et des éléments des œuvres dès juillet-août, traitant la mémoire comme un muscle à entraîner sur le long terme. Les petites réussites accumulées (comme obtenir 18/20 sur une composition sur Jacques Roubaud) ont progressivement dissipé cette peur. Conseils aux candidats qui n'osent pas rendre des devoirsMarie : Que dirais-tu aux agrégatifs qui n'osent pas rendre des copies par peur de la mauvaise note ou de décevoir leur correcteur ? Stéphanie Lokoli : Il faut oser, car on n'est jamais aussi mauvais juge de soi-même. Elle rappelle que chaque erreur est une information : une erreur, une information ; deux erreurs, deux informations. Elle conseille de tenir un carnet d'analyse de ses copies (points faibles, points forts, pistes d'amélioration) et de faire un retour réflexif à froid, en se relisant et en lisant les copies de collègues ayant traité le même sujet. Vécu des oraux et analyse de l'échec à l'admissionMarie : Comment as-tu vécu les oraux et qu'est-ce qui, selon toi, t'a empêchée d'obtenir l'admission ? Stéphanie Lokoli : Elle a vécu les oraux comme une compétition sportive, arrivant avec ses oreillettes et son sac, dans un état d'esprit de « guerrière ». Elle a cru en ses chances jusqu'au bout. Avec le recul, elle estime avoir manqué d'équilibre : si sa connaissance des œuvres était très solide, sa base écrite n'était pas assez simple ni assez didactique. Elle est partie dans une spécialisation excessive au lieu de construire un propos clair et accessible, ce qui l'a desservie. Ce que la préparation lui a apporté durablementMarie : Qu'est-ce que tu as retiré de cette préparation, au-delà du résultat du concours ? Stéphanie Lokoli : Elle utilise encore aujourd'hui les outils de planification et de hiérarchisation acquis pendant le coaching. Son exigence intellectuelle s'est renforcée, ce qui lui a permis de faire accepter des propositions d'articles dans des revues littéraires. Elle applique désormais le principe de simplicité et de clarté du propos qu'elle n'avait pas su mettre en œuvre aux oraux. Projet pédagogique issu de la préparationMarie : Qu'as-tu fait après les résultats, et comment as-tu transformé ton expérience en projet ? Stéphanie Lokoli : Elle a décidé de transformer les savoirs universitaires acquis sur Quelque chose noir de Jacques Roubaud en savoirs didactiques, en montant un projet pédagogique inclusif avec sa collègue AESH et en collaboration avec l'Institut National des Jeunes Sourds. Elle a rédigé quatre versions du document (parents d'élèves, ministère, rectorat/IPR, version disciplinaire) et les a transmises aux différents acteurs de la communauté éducative. La publication est prévue pour septembre. Enseigner au collège et préparer l'agrégation : incompatibilité ?Marie : Que penses-tu du sentiment d'incompatibilité ressenti par certains agrégatifs qui enseignent au collège ? Stéphanie Lokoli : Elle rejette fermement cette idée. Enseigner au collège n'est pas un obstacle : cela peut même constituer une plus-value, notamment pour l'épreuve de didactique, où la créativité et l'audace pédagogiques propres au collège peuvent enrichir les copies. Elle encourage tous les agrégatifs à se décomplexer, à noter leurs réussites intermédiaires, à s'entraîner régulièrement et à faire des retours réflexifs sur leurs copies. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  3. 18 juil.

    36. [Témoignage] - Géraldine (agreg externe d'anglais)

    Synthèse de réunion Points clésGéraldine a préparé l'agreg sur deux ans, en cumulant préparation interne et externe, tout en travaillant à l'IUT.La partie la plus difficile de la préparation a été de trouver la force mentale et physique pour repartir après un échec.La première année, Géraldine était admissible à l'interne mais a échoué aux oraux en raison d'un épuisement extrême dû à un manque de temps pour elle-même et à l'arrêt du sport.La deuxième année, elle a obtenu un congé de formation de six mois, ce qui lui a permis de mieux gérer son temps et de reprendre le sport deux fois par semaine.Elle a finalement obtenu le concours externe, dont le format (10 notes, plus de temps de préparation aux oraux) lui convenait mieux que l'interne.Le soutien humain — binôme de travail, groupe de préparation mixte internes/externes, collègues de l'IUT, famille — a été déterminant dans sa réussite.La newsletter de Marie, notamment la « copie B », l'a aidée à se concentrer sur la méthodologie plutôt que sur la perfection absolue.Conseil clé : intégrer des temps de repos dans son planning dès le départ, et arriver aux épreuves en étant fraîche plutôt que surpréparée mais épuisée.Après un échec, il est conseillé de s'accorder une période limitée pour exprimer sa déception, puis de changer de mindset et de repartir sans se poser de questions.Résumé des questions et réponsesParcours général et moment le plus difficileMarie : Quel a été le moment le plus difficile dans ta préparation ? Géraldine : Les moments d'échec et la nécessité de repartir après avoir eu l'impression d'avoir tout donné. C'est l'aspect mental et physique du rebond qui a été le plus éprouvant, plus encore que les révisions elles-mêmes. Durée de la préparationMarie : Sur combien d'années s'est étalée ta préparation ? Géraldine : Deux ans, en travaillant à plein temps à l'IUT la première année, puis en bénéficiant d'un congé de formation de six mois la deuxième année. Syndrome de l'imposteur et rapport à l'interneMarie : Comment se fait-il que tu aies eu ce syndrome de l'imposteur alors que tu travaillais déjà à la fac ? Géraldine : Ce qu'elle faisait à l'IUT n'avait rien à voir avec les exigences du concours. Elle ne connaissait pas les programmes ni les attentes, et n'avait pas été une étudiante brillante lors de son CAPES initial, obtenu en deuxième moitié de classement il y a 20 ans. Inscription administrative à la formation externeMarie : En termes d'inscription administrative, comment as-tu procédé pour suivre à la fois la formation interne et externe ? Géraldine : Elle s'est inscrite via l'AFC pour la formation interne, et en tant qu'étudiante à part entière (avec carte étudiante) pour la formation externe, pour un coût d'environ 300 à 305 €. À Lyon, les mêmes professeurs assuraient les deux formations, ce qui rendait le dispositif très cohérent. Erreurs de la première annéeMarie : Que veux-tu dire par « j'ai fait n'importe quoi » aux oraux de l'interne la première année ? Géraldine : Elle était épuisée, n'avait pas dormi les deux nuits précédentes, et a produit des copies incohérentes — par exemple, une problématique sur le carnivalesque pour une question sur Shakespeare, et une prestation désastreuse en linguistique. Elle est arrivée au bout du rouleau après un mois de révisions intensives sans pause. Raisons de recommencer l'interne la deuxième annéeMarie : Pourquoi as-tu quand même recommencé l'interne la deuxième année ? Géraldine : Parce qu'une partie du programme est commune aux deux concours, qu'elle était déjà inscrite à la formation, et qu'elle croyait encore à l'interne en raison de ses 20 ans d'expérience d'enseignement. Elle n'a finalement pas été admissible aux écrits de l'interne cette année-là, ce qui lui a permis de se concentrer sur les oraux de l'externe. Gestion de l'échec et changement de mindsetMarie : Comment as-tu géré le moment où tu n'as pas été admissible aux écrits de l'interne la deuxième année ? Géraldine : Ce fut le moment le plus difficile. Elle s'est accordé une semaine pour pleurer, se plaindre et exprimer sa frustration, puis a décidé de changer de mindset en se disant que c'était peut-être une chance, car le format de l'externe lui convenait mieux. Elle est repartie en mode « tunnel » sans se poser de questions, portée par sa binôme et son groupe de travail. Composition du groupe de préparation externeMarie : Dans le groupe de préparation externe, y avait-il uniquement des jeunes étudiants ou aussi des enseignants en poste ? Géraldine : Non, il y avait également des collègues de l'interne, car le responsable de la formation conseillait à tous les internes de s'inscrire aussi à la préparation externe. Ce mélange internes/externes était très enrichissant et favorisait une vraie entraide, sans esprit de compétition. Importance du présentiel et des liens humainsMarie : Penses-tu que le fait d'être en présentiel t'a aidée à former ce groupe de travail et à tisser ces liens ? Géraldine : Oui, absolument. Elle admire ceux qui préparent à distance, mais estime que rien ne remplace le fait d'avoir un professeur en face de soi et un groupe de personnes vivant la même expérience. Seuls ceux qui passent le concours peuvent vraiment se comprendre mutuellement. Soutien des collègues et des élèves de l'IUTMarie : Tes collègues de l'IUT étaient-ils soutenants ? En avais-tu parlé à tes élèves ? Géraldine : Ses collègues ont été très aidants : ils ont allégé sa charge la première année et l'ont préservée des informations non essentielles pendant la préparation des oraux. Elle n'a pas parlé de sa démarche à ses élèves par crainte de devoir leur annoncer un éventuel échec, par orgueil. Certains ont deviné, d'autres ont cru qu'elle était malade pendant son congé de formation. Ce qu'elle changerait si c'était à refaireMarie : Si c'était à refaire, y a-t-il quelque chose que tu changerais dans ta façon de procéder ? Géraldine : Elle prendrait beaucoup plus de temps pour elle — sport, repos, activités personnelles — et l'inscrirait réellement dans son planning dès le départ. Elle culpabilisait dès qu'elle faisait autre chose que travailler, ce qui nuisait à la fois à son repos et à son efficacité. Elle note que la semaine de vacances à la montagne prise juste avant les écrits de l'externe, sans aucune révision, a coïncidé avec ses meilleurs résultats. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

  4. 15 juil.

    34. [Témoignage] - Lucie (agreg interne d'anglais) - Devise "Less is more"

    Synthèse de réunion Points clésLucie a réussi l'agrégation à sa troisième tentative, après avoir échoué de très peu (0,80 point) lors de sa deuxième année.La stratégie gagnante repose sur le principe "less is more" : sélectionner un nombre limité de connaissances solides plutôt que d'accumuler des informations en excès.Pour chaque œuvre, Lucie s'est appuyée sur un seul manuel de référence (type Ellipses) et a constitué un corpus de 15 à 30 citations maîtrisées, chacune associée à un élément d'analyse pertinent.En civilisation, la clé est de connaître parfaitement les axes des lettres de cadrage et de ne pas chercher l'originalité.Une routine quotidienne rigoureuse a été maintenue tout au long des six mois de préparation : lecture d'articles d'actualité, shadowing, révision de fiches, même pendant les vacances et les jours fériés.La planification quotidienne (savoir la veille ce que l'on fera le lendemain) a été un facteur déterminant d'efficacité.Un trinôme de travail hebdomadaire (avec Cindy et Dottie) a permis de s'entraîner régulièrement à la dissertation.La bibliographie officielle n'a pas été utilisée, celle-ci étant jugée destinée aux enseignants-chercheurs plutôt qu'aux candidats.Le soutien du conjoint et l'organisation familiale (partage des demi-journées pendant les vacances) ont été essentiels pour concilier préparation et vie de famille.L'après-agrégation est décrit comme une véritable renaissance personnelle et professionnelle.Résumé des questions et réponsesRéaction à l'échec et motivation à recommencerMarie : Comment as-tu réagi lorsque tu as raté l'agrégation de très peu (0,80 point) lors de ta deuxième année, et comment as-tu trouvé la motivation pour recommencer ? Lucie : Il était évident pour elle qu'elle devait continuer jusqu'à réussir. Dès la première année, elle avait passé les épreuves sans vraiment se préparer, puis lors de la deuxième année, elle avait suivi deux prépas intensives (Lille et Nanterre) et travaillé énormément, mais en surchargeant sa tête d'informations. Après le deuxième échec, elle s'est dit qu'elle recommencerait une troisième fois, mais différemment, en adoptant une approche minimaliste et ciblée. Stratégie de préparation pour la troisième tentativeMarie : Comment as-tu organisé ta préparation pour cette troisième tentative, avec des contraintes de temps, financières et familiales ? Lucie : Elle a appliqué le principe "less is more" : un seul manuel par œuvre, entre 15 et 30 citations maîtrisées par œuvre avec un élément d'analyse associé à chacune, et une connaissance parfaite des axes des lettres de cadrage en civilisation. Elle a renoncé aux formations coûteuses et a tout organisé autour de ses contraintes (nouveau poste, voyage à New York, deux jeunes enfants). Méthodologie pour la dissertation de littératureMarie : D'où venait ta méthodologie pour la dissertation, et en quoi consistait-elle ? Lucie : Elle provenait d'un professeur de Shakespeare rencontré à Nanterre. La méthode consiste à passer 10 minutes à explorer 10 thèmes autour du sujet (mythologie, citations, personnages, procédés, société, politique, religion, motifs, prénoms, etc.), puis à regrouper les éléments pour construire les parties et sous-parties de la dissertation. Méthodologie pour la civilisationMarie : Quelle était ton approche spécifique pour les épreuves de civilisation ? Lucie : Elle mémorisait les axes des lettres de cadrage jusqu'à pouvoir se les réciter mentalement, et pour chaque axe, elle préparait un élément intéressant à dire, idéalement une citation avec un commentaire pertinent. Elle insiste sur le fait qu'il ne faut pas chercher l'originalité en civilisation, mais rester strictement dans le cadre des axes imposés. Routine quotidienne de préparationMarie : Concrètement, à quoi ressemblait ta routine quotidienne de préparation ? Lucie : Chaque jour, elle consacrait 10 à 15 minutes à la lecture d'articles d'actualité en anglais (CNN, BBC) ou à la traduction instantanée d'articles français. Elle pratiquait également le shadowing (imiter des actrices anglophones sur YouTube pour améliorer accent et fluidité). Chaque soir, elle planifiait par écrit ce qu'elle ferait le lendemain, en tenant compte de ses contraintes horaires. Elle réalisait aussi une traduction et une dissertation par semaine, et révisait régulièrement ses fiches et citations. Le shadowing comme technique d'entraînementMarie : Qu'est-ce que le shadowing dans ce contexte, et comment le pratiquais-tu ? Lucie : Elle choisissait sur YouTube des interviews d'actrices anglophones qu'elle appréciait (par exemple Kate Winslet), écoutait une minute, puis relisait les sous-titres en imitant le rythme, l'intonation et les expressions de l'actrice. Cela lui permettait d'améliorer son accent, de gagner en confiance et d'enrichir son vocabulaire, le tout gratuitement et à domicile. Planification quotidienneMarie : Comment organisais-tu concrètement ta planification quotidienne ? Lucie : Elle notait chaque soir sur un post-it ou un coin de feuille ce qu'elle ferait le lendemain, parfois avec des horaires précis. Elle exploitait tous les créneaux disponibles, y compris 20 minutes dans une voiture pendant une activité de ses enfants. Elle estime que le cerveau se prépare pendant la nuit à ce qui est planifié, ce qui rend le travail du lendemain plus efficace. Travail en groupe et trinôme de révisionMarie : Comment fonctionnait le trinôme de travail que tu avais constitué avec Cindy et Dottie ? Lucie : Chaque semaine, le trinôme se donnait un thème de dissertation sur une œuvre au programme. Chacune travaillait de son côté (plan détaillé, introduction, conclusion selon le temps disponible), puis partageait son travail par mail avec de brefs commentaires. La mise en commun n'était pas aussi formalisée qu'en prépa, mais l'essentiel était de s'entraîner régulièrement à trouver une problématique, des thèmes et des citations de manière autonome. Résultats aux écrits et progressionMarie : Quels ont été tes résultats aux épreuves écrites cette année, et comment as-tu évolué d'une année à l'autre ? Lucie : En dissertation de civilisation américaine (sujet "Compromise"), elle a obtenu 12,5, sa meilleure note, contre 5 la première année et 10,5 la deuxième. En traduction, elle a obtenu des notes comprises entre 10,75 et 11,75 sur les trois années, avec une relative constance malgré des volumes de préparation très différents. Ressenti à la sortie des épreuves écritesMarie : En sortant des épreuves écrites, avais-tu le sentiment d'avoir réussi ? Lucie : Oui, elle était calme et confiante. Elle savait exactement le temps qu'il lui fallait pour chaque partie, avait terminé sa relecture et posé le stylo sereinement. Elle attribue en partie cette sérénité à l'expérience accumulée lors des deux tentatives précédentes. Conseils pour les épreuves oralesMarie : Quel conseil principal donnerais-tu pour aborder les épreuves orales le jour J ? Lucie : Garder son sang-froid, rester zen, bien dormir et maintenir une bonne hygiène de vie. Sur le plan académique, s'appuyer fermement sur sa méthodologie de commentaire de texte, quelle que soit la nature du sujet tiré au sort. Elle souligne qu'il ne faut pas compter sur un sujet "magique" : les sujets sont aléatoires et il faut être capable de s'en sortir avec n'importe quel thème. Gestion de l'imprévu aux oraux (civilisation britannique)Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu es retombée sur la civilisation britannique à l'oral, ton point faible, pour la troisième fois ? Lucie : Elle a failli paniquer en préparation, mais a décidé de rester zen et d'appliquer sa méthode de commentaire de texte sans chercher à lutter contre le sujet. Elle a obtenu 8,80, contre 6,25 l'année précédente et 5 la première année, ce qui lui a suffi pour être reçue. Elle est sortie de l'oral en se disant qu'elle recommencerait si nécessaire, sans pleurer ni se décourager. Utilisation de la bibliographie officielleMarie : As-tu utilisé la bibliographie officielle fournie avec le programme de l'agrégation ? Lucie : Non, pas du tout. Un professeur lui avait expliqué que la bibliographie est destinée aux enseignants-chercheurs qui construisent leurs cours ; pour les candidats à l'agrégation, elle est très accessoire. Elle s'est concentrée uniquement sur les manuels de préparation et les lettres de cadrage. Conciliation vie de famille et préparationMarie : Comment as-tu géré la préparation de l'agrégation avec deux jeunes enfants et un mari travaillant le soir ? Lucie : Elle travaillait principalement pendant les heures où elle n'avait pas les enfants (pauses déjeuner, temps libres en journée). Le soir, elle bossait jusqu'à 22h-22h30 maximum. Pendant les vacances, elle et son mari se partageaient les demi-journées avec les enfants (repas inclus), en se concertant la veille. Elle exploitait également tous les petits créneaux disponibles (20 minutes dans la voiture, etc.). Rôle du conjoint dans la préparationMarie : Quel rôle a joué ton mari dans ta réussite ? Lucie : Son mari a été un soutien essentiel, tant sur le plan logistique (tâches ménagères, activités avec les enfants) que moral (encouragements dans les moments de doute, proposition de décompresser ensemble). Elle insiste sur le fait que la préparation de l'agrégation est une décision presque familiale, qui nécessite l'adhésion du partenaire et, dans la mesure du possible, des enfants. Bénéfices de l'agrégation au-delà du concoursMarie : Que dirais-tu aux candidats qui s'interrogent sur la valeur des sacrifices consentis pour préparer l'agrégation ? Lucie : Elle décrit l'après-agrégation comme une renaissance : disparition de la charge mentale liée au concours, meille

  5. 4 juil.

    33. [Témoignage] - Morgane (agreg interne de lettres mordernes)

    Points clésMorgane a réussi l'agrégation interne de lettres modernes après une préparation rigoureuse d'un an, menée en parallèle d'un travail à temps partiel (80%) et de la gestion de ses enfants.La préparation anticipée (cours prêts à l'avance, inscription à la pré-prépa de Sévigné) a été déterminante pour sa réussite.Le travail en groupe a joué un rôle crucial, notamment pour surmonter les difficultés en grammaire.La mémorisation précoce des citations a été une stratégie clé pour aborder les épreuves écrites avec confiance.Le coaching mental a permis à Morgan de gérer ses émotions lors des périodes les plus difficiles, notamment entre les écrits et les oraux.Les mauvaises notes, bien exploitées, se révèlent être les plus utiles dans la progression.Sujets abordés1. Contexte et présentation de MorganeMarie accueille Morgan, fraîchement lauréate de l'agrégation interne de lettres modernes, pour un entretien de retour d'expérience destiné aux futurs candidats. DétailsMarie : Présentation de Morgan comme exemple de réussite, en soulignant les compétences transversales acquises (esprit de synthèse, clarté de communication).morganelefort : Confirmation du contexte — fin d'année scolaire chargée, séparation personnelle, suppression d'une classe en dernière minute ayant nécessité une réorganisation.ConclusionMorgan illustre qu'il est possible de réussir un concours exigeant dans un contexte de vie complexe.2. Parcours de préparation à l'agrégationDiscussion sur les tentatives précédentes et la stratégie mise en place pour cette année de réussite. Détailsmorganelefort : Première tentative à l'externe en même temps que le CAPES — échec à l'écrit de l'agrégation, réussite du CAPES. Tentative à l'interne jugée intellectuellement passionnante mais sans succès initial.morganelefort : Pour cette année décisive, elle a demandé un passage à 80%, préparé ses cours sur les quatre niveaux du collège à l'avance, et s'est inscrite à la pré-prépa de Sévigné dès janvier pour revoir les bases de littérature et les méthodes.Marie : Souligne l'importance d'anticiper et de se libérer des contraintes professionnelles pour se concentrer sur la préparation.ConclusionL'anticipation organisationnelle (cours prêts, volume horaire allégé) est un facteur clé de réussite.S'inscrire à une structure de préparation méthodologique dès le début est une décision cruciale.3. Philosophie de la préparation : s'engager pleinement ou étaler sur plusieurs annéesDébat sur l'approche à adopter : tout donner en une seule tentative ou étaler la préparation. Détailsmorganelefort : Préparer le concours sans se donner vraiment les moyens de l'obtenir est une perte d'énergie et d'argent. Elle observe que certains candidats font de grosses impasses et ne se donnent pas les moyens de décrocher le concours.Marie : Nuance en rappelant que chaque candidat a sa propre temporalité — certains ont besoin d'une phase de remise à niveau avant de s'engager pleinement.Marie : Rejoint Morgan sur l'idée qu'il faut toujours se projeter dans la réussite, car l'intention influence le résultat (effet auto-réalisateur).ConclusionIl n'existe pas une seule bonne approche, mais il est essentiel de toujours viser l'obtention du concours, quelle que soit la durée de préparation choisie.4. Gestion des périodes difficiles : novembre et la phase post-écritsIdentification des moments les plus éprouvants de la préparation et des stratégies pour les traverser. Détailsmorganelefort : La période la plus difficile n'était pas novembre (malgré un creux lié aux premières mauvaises notes), mais les trois semaines entre les résultats des écrits et les oraux — d'autant plus qu'elle avait deux formations à préparer, des enfants à gérer et une séparation personnelle.morganelefort : En novembre, l'échéance des écrits sert de moteur. En revanche, après les écrits, l'incertitude sur l'admission à l'oral fragilise la motivation.morganelefort : Elle a observé des camarades qui ont relâché leurs efforts entre les écrits et les oraux, accumulant des regrets.Marie : Recommande d'anticiper le planning de reprise avant même de passer les écrits, pour ne pas perdre de temps.ConclusionAnticiper mentalement et logistiquement la reprise du travail après les écrits est indispensable.Se fixer un plan de révision préétabli permet de se raccrocher à une structure dans les moments de doute.5. Les mauvaises notes comme levier de progressionRetour sur une mauvaise note marquante reçue en cours de préparation et la façon dont Morgan l'a exploitée. DétailsMarie : Évoque une copie de Morgan dont la note était illisible (16 ou 6 ?) et les commentaires peu élogieux.morganelefort : Cette note — la seule en dessous de la moyenne sur toute sa préparation — a été la plus utile. Elle l'a poussée à analyser ses erreurs de méthode (citations, analyses, structure) et à ajuster chaque dissertation suivante comme un test d'amélioration.morganelefort : Le déchiffrage collectif de la copie en salle des profs a permis de dédramatiser et de partager les apprentissages.Marie : Rappelle que les bonnes notes doivent aussi être comprises pour être répliquées, mais que les mauvaises notes sont un tremplin si on sait s'en saisir.ConclusionUne mauvaise note reçue suffisamment tôt (novembre-décembre) laisse le temps d'ajuster sa méthode avant les épreuves.Il faut aborder les retours critiques avec philosophie et les transformer en plan d'action concret.6. La grammaire : point faible transformé en épreuve surmontéeDiscussion sur la gestion de la grammaire, bête noire de Morgan, et la stratégie collective mise en place. Détailsmorganelefort : La grammaire a été une source d'angoisse toute l'année. Travaillée intensément au début, elle est passée au second plan à la rentrée face aux urgences professionnelles.morganelefort : Après les écrits, avec son groupe de travail, elle a mis en place des créneaux quotidiens de grammaire à 22h30, pendant un mois, couvrant toutes les notions clés.morganelefort : Ce travail collectif lui a permis d'avoir en tête l'introduction et le plan dès le retournement du sujet à l'oral.Marie : Souligne que sans ce groupe, il aurait été très difficile d'atteindre ce niveau de maîtrise seule.ConclusionDes sessions courtes mais régulières (30 minutes par soir) sur un mois peuvent compenser un retard important.Le travail en groupe est particulièrement efficace pour les matières techniques comme la grammaire.7. Stratégie de mémorisation des citationsPrésentation détaillée de la méthode de Morgan pour sélectionner et mémoriser les citations des œuvres au programme. Détailsmorganelefort : Début de la mémorisation des citations dès la Toussaint pour les premières œuvres, finalisation pendant les vacances de Noël, puis révisions intensives jusqu'aux épreuves.morganelefort : Utilisation de flashcards, pictogrammes et cartes mentales. Pour Roubaud (81 poèmes en 9 sections), elle a progressivement réduit sa sélection de une citation par poème à trois par section, puis encore moins.morganelefort : La mémorisation permet de passer les dissertations en conditions réelles sans ressources, de tester ses arguments et d'ajuster sa sélection de citations.Marie : Reconnaît que ce conseil est rarement donné mais très pertinent — la mémorisation installe une confiance durable.ConclusionLa sélection des citations doit être faite tôt, lors de la deuxième relecture des œuvres.Chaque œuvre nécessite une approche adaptée à sa structure propre.La mémorisation progressive, intégrée dans une routine quotidienne, est un facteur de confiance majeur le jour des épreuves.8. Organisation générale et gestion du tempsDiscussion sur la façon dont Morgan a structuré son année de préparation tout en assumant ses responsabilités professionnelles et familiales. Détailsmorganelefort : Toute l'année a été planifiée avec un rétroplanning précis. Les périodes avec les enfants étaient dédiées aux enfants, sans révisions.morganelefort : Avant les écrits, elle s'est imposé quelques jours de break chez une camarade du groupe de travail, loin des enfants et des contraintes du quotidien.morganelefort : Elle avait réalisé le concours blanc dès le début des vacances de la Toussaint pour expérimenter les conditions réelles (fatigue, gestion du temps sur deux jours).morganelefort : L'objectif de ficher toutes les œuvres avant la rentrée n'a pas été totalement atteint (terminé avant le 20 septembre), mais la progression dans l'efficacité du fichage a été notable.Marie : Insiste sur le fait que le repos doit être planifié au même titre que le travail, sinon il n'a pas lieu.ConclusionUn rétroplanning rigoureux avec des échéances claires est indispensable pour maintenir le cap sur toute l'année.Les périodes de repos doivent être organisées et protégées, notamment avant les épreuves.9. Gestion du mental et des émotionsRôle du coaching et du travail sur soi dans la réussite de Morgan, notamment lors des oraux. Détailsmorganelefort : Le coaching réalisé en mai-juin (travail sur les émotions, la voix intérieure, la gestion des difficultés comme moteur) a été très précieux et réutilisé tout au long de l'année.morganelefort : Lors des oraux, sa colocataire a été déstabilisée par un jury difficile et n'a pas réussi à s'en remettre psychologiquement. Morgan a choisi de se mettre dans une « carapace » et de traverser chaque obstacle indépendamment de ce qui se passait autour d'elle.Marie : Rappelle qu'Anna a adopté une démarche similaire, et que la gestion des émotions est le fruit d'une pratique régulière, pas d'une technique miracle.ConclusionTravailler sur sa posture mentale en amont des épreuves est aussi important que la préparation ac

  6. 4 juil.

    32. [Témoignage] - Laurie (agreg externe d'arts plastiques)

    Points clésLaurie a réussi l'agrégation externe d'arts plastiques en 2026, après un premier échec en 2024, tout en étant mère de trois enfants et infirmière libérale.La clé de sa réussite repose sur une meilleure organisation du temps, notamment grâce au système des bannettes physiques et numériques.L'utilisation de ChatGPT pour s'entraîner à formuler des problématiques et des plans a constitué un apport méthodologique décisif.S'entraîner dès la phase d'admissibilité aux épreuves d'admission (notamment l'option cinéma) a fait une différence significative.La collaboration avec une autre candidate, Emilie, rencontrée via la formation, a permis un entraînement régulier et enrichissant.Il est conseillé de ne pas attendre d'avoir « tout fiché » avant de se confronter aux exercices de dissertation.Sujets abordés1. Présentation du parcours de LaurieMarie introduit Laurie et rappelle le contexte exceptionnel de sa réussite : reconversion professionnelle, vie de famille chargée et exercice en parallèle de sa profession d'infirmière libérale. DétailsMarie : Présentation de Laurie comme infirmière libérale, mère de trois enfants, ayant réussi l'agrégation externe d'arts plastiques.Laurie : Explique que son parcours a débuté par une reprise d'études (master), après n'avoir obtenu qu'une licence dans sa jeunesse. La naissance de son troisième enfant a retardé la reconversion.ConclusionLe parcours de Laurie illustre qu'une reconversion tardive et complexe est possible avec de la rigueur et une bonne organisation.2. Premier passage de l'agrégation en 2024Laurie revient sur sa première tentative en 2024, vécue comme une expérience exploratoire. DétailsLaurie : En 2024, elle avait surtout travaillé les écrits sans préparer les épreuves d'admission, pensant ne pas être admissible. Elle a obtenu l'admissibilité mais a raté l'admission de quelques points.Laurie : Elle souligne l'importance de passer le concours une première fois pour se confronter à la réalité des épreuves, notamment les huit jours d'admission en arts plastiques.ConclusionPasser le concours une première fois, même sans être totalement préparé, est un exercice essentiel pour comprendre les attentes du jury.3. Problème d'organisation et solution apportée par le coachingMarie et Laurie discutent du principal obstacle identifié : l'incapacité à intégrer la préparation dans un quotidien très chargé. DétailsLaurie : Elle travaillait l'agrégation uniquement sur le temps restant après ses obligations, ce qui s'est révélé inefficace.Laurie : Le coaching avec Marie lui a permis de mettre à plat toutes les exigences du concours et d'optimiser les petits créneaux disponibles (15 min, 30 min, 45 min).Marie : Rappelle que lors de leur première séance, elles avaient travaillé sur l'optimisation des petits créneaux et le système des bannettes.ConclusionL'organisation rigoureuse du temps, même en petites tranches, est indispensable pour les candidats ayant un emploi du temps chargé.Attendre d'avoir de longues plages de temps libre pour travailler est une erreur à éviter.4. Le système des bannettes physiques et numériquesMarie et Laurie détaillent le système d'organisation concret mis en place. DétailsLaurie : Elle a utilisé des bannettes physiques classées par discipline (esthétique, histoire de l'art avec deux périodes), avec des pochettes internes par durée (15 min, 30 min).Laurie : En parallèle, elle a utilisé l'application Google Tasks sur son téléphone, avec des post-it colorés par discipline, pour accéder à des articles et ressources lors de ses déplacements professionnels.Laurie : Elle remplaçait le temps passé sur Instagram par des sessions de travail dans Google Tasks.Marie : Demande à Laurie de partager des captures d'écran de son organisation numérique pour les notes de l'épisode.ConclusionLe système des bannettes, adapté en version physique et numérique, permet d'optimiser tous les petits créneaux disponibles dans la journée.L'outil numérique est particulièrement utile pour les candidats itinérants.5. Utilisation de ChatGPT pour la méthodologie des écritsLaurie explique comment elle a utilisé l'intelligence artificielle pour améliorer sa méthode de dissertation. DétailsLaurie : Elle avait du mal à formuler des problématiques pertinentes malgré les classes préparatoires. Elle a utilisé ChatGPT pour s'entraîner à construire des problématiques et des plans détaillés.Laurie : Elle s'entraînait sur des sujets proposés par ChatGPT ou issus de prépas, en rédigeant uniquement des plans détaillés, ce qui s'est avéré suffisant pour progresser.Laurie : Elle a également utilisé la vidéo de Marie sur la méthode du brouillon et s'est acheté un chronomètre pour s'entraîner en conditions réelles.Laurie : Résultats obtenus aux écrits : 18 en esthétique et 17 en histoire de l'art, contre 11 et 12 lors du premier passage.ConclusionL'utilisation de ChatGPT comme outil d'entraînement méthodologique est une approche efficace pour travailler la problématique et le plan.S'entraîner avec un chronomètre dès la préparation permet de se familiariser avec la contrainte temporelle des épreuves.6. Les épreuves d'admission en arts plastiquesMarie et Laurie décrivent le déroulement des huit jours d'épreuves d'admission, spécifiques à la discipline. DétailsLaurie : Les épreuves d'admission associent théorie et pratique. Elles comprennent une épreuve de projet (6 heures, rendu en 2D), un jour d'achat de matériel, deux fois huit heures de réalisation pratique, une épreuve de leçon (séquence d'enseignement) et une épreuve d'option.Laurie : Le sujet de l'année portait sur le thème « écrire ». Les candidats devaient imaginer une réponse plastique à partir d'un corpus iconographique.Laurie : L'épreuve pratique s'est déroulée à Nîmes, dans un hangar avec 50 candidats, dans des conditions de canicule.Laurie : Sa spécialité pratique était la céramique/modelage ; elle a travaillé la porcelaine crue pour l'épreuve.ConclusionLes épreuves d'admission en arts plastiques sont particulièrement exigeantes et nécessitent une préparation spécifique, notamment en prépa externe.L'épreuve pratique est difficile à évaluer, même pour des candidats expérimentés.7. Préparation de l'épreuve d'option cinéma avec EmilieLaurie évoque sa collaboration avec Emilie, une autre candidate rencontrée via la formation de Marie. DétailsLaurie : L'épreuve d'option cinéma consiste à analyser une séquence de film sans préparation devant le jury. Elle l'avait sous-estimée lors du premier passage.Laurie : Elle et Emilie se sont entraînées régulièrement sur Discord (espace de travail de la formation), en se projetant des séquences et en faisant des analyses en conditions réelles, environ une fois par semaine.Laurie : Résultat obtenu à cette épreuve : 17/20.Marie : Annonce qu'elle orientera une nouvelle élève en arts plastiques vers Emilie, qui a également réussi le CAPES externe en première position.ConclusionLa collaboration entre candidats est un atout majeur, particulièrement en arts plastiques où les candidats sont peu nombreux.Il est indispensable de préparer l'épreuve d'option dès la phase d'admissibilité et de ne pas attendre les épreuves d'admission.8. Conseils sur l'équilibre entre fiches et exercices de dissertationMarie et Laurie discutent d'une erreur fréquente : repousser les exercices de rédaction en attendant d'avoir suffisamment de fiches. DétailsLaurie : Elle observe que les candidats ont tendance à accumuler des fiches et à retarder les exercices de dissertation, pensant manquer de connaissances.Marie : Précise qu'il faut distinguer deux objectifs dans les exercices de dissertation : s'entraîner en temps limité (pour la performance) ou explorer un thème en profondeur (en temps illimité).Laurie : Recommande de commencer à rédiger des dissertations à partir de décembre-janvier au plus tard.ConclusionIl ne faut pas attendre d'avoir tout fiché pour se confronter aux exercices de rédaction.Faire une dissertation peut être une alternative efficace aux fiches pour approfondir un sujet.Définir clairement l'objectif de chaque exercice (performance chronométrée ou exploration) est essentiel.9. Choix des prépas et ressources complémentairesLaurie partage son expérience des différentes ressources utilisées pour sa préparation. DétailsLaurie : Elle était inscrite à la prépa de l'Université d'Aix-Marseille et avait pris le CNED comme filet de sécurité pour les cours auxquels elle ne pouvait pas assister.Laurie : À refaire, elle ne reprendrait pas le CNED, estimant qu'une bonne bibliographie et une méthodologie solide permettent de s'en sortir seul, mais avec beaucoup de temps et de rigueur.ConclusionS'inscrire dans une prépa externe est fortement recommandé en arts plastiques pour bénéficier de retours aiguisés sur la pratique.Le CNED peut être utile comme sécurité mais n'est pas indispensable si la méthodologie est bien maîtrisée.10. Perspectives professionnelles de LaurieEn fin d'entretien, Marie et Laurie évoquent la transition professionnelle à venir. DétailsMarie : Félicite Laurie et lui souhaite une belle réussite pour sa nouvelle carrière d'enseignante.Laurie : Indique qu'elle n'a pas encore reçu son affectation pour l'année prochaine et qu'elle anticipe un changement de vie important (quitter la profession d'infirmière libérale).ConclusionLaurie entame une nouvelle étape professionnelle en tant que professeure d'arts plastiques, avec une affectation à confirmer.Difficultés identifiéesIntégrer la préparation au concours dans un quotidien très chargé (vie de famille, travail en libéral) sans organisation rigoureuse.Formuler des problématiques pertinentes pour les épreuves écrites, même après avoir suivi des clas

  7. 30 juin

    31. [Témoignage] - Aurore (agreg externe d'espagnol)

    Points clésAurore a réussi l'agrégation externe d'espagnol après trois années de préparation, obtenant notamment un 14 en dissertation écrite.La décision de passer l'externe plutôt que l'interne s'est avérée stratégiquement déterminante, notamment en raison des contraintes liées à son statut dans l'enseignement privé.La méthode de la « tournante » (révision cyclique de toutes les matières par blocs de 45 minutes minimum) a été un outil clé pour la préparation finale.Ne faire aucune impasse sur les sujets au programme est la recommandation principale à retenir.L'équilibre entre vie personnelle, sport et travail a été maintenu tout au long de la dernière année de préparation.Le soutien en coaching (sessions avec Marie) et la newsletter ont joué un rôle important dans la motivation et la méthode d'Aurore.Sujets abordés1. Présentation du parcours d'Aurore et contexte de départMarie retrace avec Aurore les origines de leur collaboration, en repartant de leur première séance du 17 mars 2023. DétailsMarie : Lors de la première séance, Aurore souhaitait optimiser la fin de son congé de formation et améliorer sa méthodologie.Aurore : Elle venait d'obtenir son CAPES en interne et souhaitait préparer l'agrégation pour décrocher un nouveau concours.ConclusionAurore avait déjà une forte motivation initiale, mais manquait de méthode et de cadre structuré.2. Première année de préparation : l'agrégation interne à temps pleinAurore décrit sa première tentative de l'agrégation interne, menée en parallèle de sa prise de poste en lycée. DétailsAurore : Elle découvrait simultanément le lycée et le collège, après avoir enseigné uniquement en lycée professionnel. Les épreuves de composition lui plaisaient, mais la traduction posait problème.Aurore : Elle n'a pas été admissible cette première année.ConclusionL'échec à l'admissibilité l'a conduite à demander un congé de formation pour la deuxième année.3. Deuxième année : congé de formation et surcharge de préparationsAurore revient sur son année de congé de formation, durant laquelle elle s'est inscrite à quatre formations différentes par peur de ne pas travailler suffisamment. DétailsAurore : Elle s'est perdue dans les lectures d'articles, sans planning structuré, et a finalement fait une impasse sur une épreuve.Marie : Elle souligne que la peur de rester inactive a conduit à une surcharge contre-productive.Aurore : Il lui manquait 1,5 point pour être admissible ; elle avait obtenu 3 à l'épreuve sur laquelle elle avait fait l'impasse, contre 8 la première année.ConclusionFaire des impasses est une erreur majeure : aucune statistique ne permet de prédire les sujets qui tomberont.Trop de formations simultanées nuit à la concentration et à l'efficacité.4. Découverte de l'agrégation externe et changement de stratégieAurore explique comment elle a été amenée à s'inscrire également à l'externe lors de sa deuxième année, sur les conseils de professeurs à la faculté de Rennes. DétailsAurore : Elle a été admissible à l'externe mais pas à l'interne, ce qui l'a surprise et lui a donné envie de se concentrer sur l'externe.Aurore : En tant qu'enseignante dans le privé, s'inscrire à l'externe tout en maintenant une inscription à l'interne lui aurait fait perdre le droit de rester dans le privé en cas de réussite à l'externe — une contrainte réglementaire inscrite au Bulletin Officiel.Marie : Cette contrainte s'est transformée en avantage, car elle a forcé Aurore à concentrer toutes ses ressources sur un seul concours.ConclusionLe choix exclusif de l'externe a permis à Aurore de ne pas diluer son énergie et d'établir un plan de travail clair et ciblé.5. L'été de la déception et la « fuite en Espagne »Marie et Aurore reviennent sur la période difficile qui a suivi les résultats des oraux de la deuxième année. DétailsAurore : Bien qu'elle se soit dit qu'elle n'avait « rien à perdre » aux oraux, elle a mis un mois à se remettre de la déception des résultats, pleurant à chaque fois qu'on lui en parlait.Aurore : Elle a prolongé son séjour en Espagne (formation à Salamanque, puis arrêt à San Sebastian, puis à Bordeaux) pour retarder son retour et éviter de reprendre le travail.Marie : C'est depuis Bordeaux qu'Aurore l'a contactée pour un coaching, qui lui a redonné de l'élan.Aurore : Elle a finalement passé tout l'été sans travailler intensément, mais a maintenu un minimum d'activité (une heure par après-midi lors d'un séjour à Vannes) sur les nouveaux programmes.ConclusionPrendre le temps de digérer une déception est nécessaire avant de repartir efficacement.Maintenir un minimum de travail régulier pendant les vacances (même 30 minutes par jour) évite une rupture trop longue.6. Troisième et dernière année : méthode, organisation et formation choisieAurore décrit comment elle a abordé différemment cette dernière année de préparation, avec une seule formation (Paris Nanterre) et une méthode de travail révisée. DétailsAurore : La formation de Paris Nanterre pour l'espagnol externe s'est distinguée par la stabilité et la précision de ses enseignants, ainsi que par la flexibilité du format à distance.Aurore : Le format à distance a cependant engendré une accumulation de vidéos non visionnées (jusqu'à 50 heures de retard), qu'elle a dû gérer en faisant des choix.Marie : Elle a conseillé à Aurore de renoncer aux vidéos en retard à l'approche des épreuves, ce qu'Aurore a réussi à faire.Aurore : Pour la prochaine fois, elle suggère de parcourir rapidement les vidéos non vues (en accéléré) pour identifier celles qui méritent d'être regardées en entier.ConclusionUne seule formation bien choisie vaut mieux que plusieurs formations dispersées.Il faut savoir renoncer à certains contenus pour préserver l'essentiel à l'approche des épreuves.7. La méthode de la « tournante »Aurore présente en détail la méthode qu'elle a mise au point pour gérer la révision de huit matières tout en étant en poste à temps plein. DétailsAurore : Dès qu'elle disposait de 45 minutes ou plus, elle consultait sa liste de matières (linguistique, traduction, Espagne, Amérique latine, etc.) et travaillait la suivante dans l'ordre, sans réfléchir. L'objectif était de couvrir chaque matière au moins une fois par semaine.Aurore : La linguistique était travaillée deux fois par semaine car elle avait été négligée pour les écrits.Marie : Cette méthode est particulièrement adaptée à la phase de révision finale, une fois les bases maîtrisées, pour réactiver les connaissances de chaque thème.ConclusionLa tournante permet de ne faire aucune impasse, de maintenir un rythme régulier et de réduire l'anxiété liée à la gestion du temps.Elle est recommandée en phase de révision, et non en phase d'apprentissage initial.8. Les épreuves écrites : sérénité et gestion post-épreuvesAurore revient sur son état d'esprit lors des épreuves écrites et sur la période qui a suivi. DétailsAurore : Pour la première fois, elle s'est sentie prête à composer sur tous les sujets et avait appris entre 30 et 40 citations classées par thèmes.Aurore : Elle a obtenu 14 en dissertation (sujet sur Barcelone, que beaucoup avaient mis en impasse), mais a rencontré des difficultés en traduction (mélange de temps verbaux).Marie : Elle recommande de se déconnecter des groupes WhatsApp et des échanges avec les autres candidats pendant et après les épreuves écrites, pour ne pas se laisser influencer négativement.Aurore : Les retours des professeurs de la formation sur les écrits ont ravivé la déception, mais elle a réussi à repartir après quelques semaines.ConclusionSe déconnecter des groupes de candidats pendant les épreuves est fortement conseillé.Un débriefing personnel (s'enregistrer, envoyer un message au coach) est préférable à un échange collectif.9. Les épreuves orales : gestion du stress et prestance face au juryAurore décrit le déroulement des épreuves orales, notamment l'organisation en salle d'attente et sa gestion du stress. DétailsAurore : Tous les candidats à une même épreuve sont convoqués simultanément mais passent à des horaires différents, sans accès au téléphone ni à l'ordinateur pendant l'attente (jusqu'à 3 heures).Aurore : Pour l'épreuve de portugais (option choisie pour sa proximité avec l'espagnol), elle avait préparé la veille un résumé manuscrit des chapitres du livre au programme, généré avec l'aide de NotebookLM à partir du PDF de l'œuvre.Aurore : Malgré des prestations qu'elle jugeait insuffisantes sur certaines épreuves (notes de 5, 6, 7,5 et 8,5), elle a maintenu sa prestance face au jury en se concentrant sur la forme.Marie : Avec un 14 aux écrits, Aurore avait 18 points d'avance à l'entrée des oraux, ce qui lui a permis d'absorber des notes plus faibles.ConclusionLa prestance et la tenue face au jury comptent, même quand le fond est perfectible.L'externe offre une marge de compensation entre épreuves que l'interne ne permet pas.Le choix du portugais comme option s'est avéré judicieux grâce à la transparence lexicale avec l'espagnol.10. Comparaison interne / externe et choix stratégiqueMarie et Aurore analysent rétrospectivement le choix entre l'agrégation interne et externe. DétailsAurore : Elle maîtrisait trois sujets sur quatre du programme interne, mais le taux de réussite à l'interne est d'environ 8 %, contre 20 à 25 % à l'externe.Marie : L'externe permet une compensation entre épreuves ; l'interne exige une régularité sans faille sur toutes les épreuves.ConclusionLe choix de l'externe était stratégiquement plus favorable malgré un programme moins familier.Les statistiques de réussite doivent être prises en compte dans la décision.11. Équilibre vie personnelle et préparationAurore évoque

  8. 6 mars

    30. Partir en vacances pendant l’agreg?

    🎙️ Peut-on partir en vacances l’année de l’agrégation ? Beaucoup de candidats se posent la question : est-ce raisonnable de partir en vacances quand on prépare l’agrégation ? La réponse courte : ça dépend. Dans cet épisode, enregistré depuis la montagne pendant une semaine de ski, je partage mon expérience et mes observations après avoir accompagné de nombreux candidats. L’idée principale : la déconnexion n’est pas un luxe — c’est un outil stratégique. Mais encore faut-il savoir quand, comment et pourquoi se reposer pour que ces moments deviennent un véritable levier de performance… et non une source de culpabilité. Au programme de cet épisode Peut-on vraiment prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation ? Oui… mais pas n’importe comment. Tout dépend de ce que l’on appelle “vacances” : un week-end : ✔️ aucun problèmeune semaine : ✔️ possible si c’est planifiétrois semaines de déconnexion totale : ⚠️ généralement trop long L’essentiel n’est pas la durée mais l’intention et l’organisation. Pourquoi la déconnexion est essentielle Préparer l’agrégation est une sollicitation mentale permanente : mémoriseranalyserproduirerédigerréfléchir en continu Cette charge mentale finit par créer une fatigue cognitive intense. Sans récupération, le cerveau finit par saturer. Une vraie pause permet de : relâcher la pression mentalediminuer la fatigue cognitiverevenir plus lucide et plus efficaceaborder les épreuves avec plus de sérénité L’importance des activités de “pleine conscience” Toutes les pauses ne se valent pas. Les activités les plus efficaces sont celles qui mobilisent le corps et l’attention, par exemple : skidanseyogarandonnéesport Ces activités obligent le cerveau à se concentrer sur le moment présent, ce qui stoppe les ruminations. Contrairement à ce qu’on croit, scroller sur son téléphone n’est pas une vraie pause. La métaphore de la musculation Le cerveau fonctionne comme un muscle. En musculation : on sollicite les fibres musculaireson crée une fatigueon laisse le corps récupérerles fibres se reconstruisent plus fortes Avec le cerveau, c’est exactement pareil. Les progrès se produisent pendant la récupération. Sans repos, on ne progresse pas : on s’épuise. Attention aux fausses pauses Certaines activités donnent l’impression de se reposer mais continuent à consommer de l’attention. Exemple typique : les réseaux sociaux. Les algorithmes sont conçus pour capturer votre attention et vous faire rester le plus longtemps possible. Une stratégie simple peut être : supprimer temporairement certaines applicationslimiter leur accès pendant la semaineles réserver éventuellement au week-end Quand on prépare l’agrégation, l’attention est une ressource précieuse. Le piège des vacances culpabilisantes Le vrai problème n’est pas de prendre des vacances. Le problème est de partir sans avoir planifié. Résultat : on culpabiliseon pense qu’on “devrait travailler”on ne se repose pas vraiment La solution est simple : planifier la pause dans son planning. Si c’est écrit dans le planning que vous ne travaillez pas, alors vous ne devriez pas travailler. La culpabilité disparaît. Le rôle clé de la planification Pour réussir à déconnecter : anticiper le travail avant la pausesavoir ce qui sera fait aprèsplanifier clairement la période de repos La déconnexion devient alors un choix assumé, pas une fuite. Les moments stratégiques pour ralentir Certaines périodes sont particulièrement propices à la récupération. Par exemple : le week-end avant les écritsune semaine de décélération avant les orauxune ou deux semaines pendant l’été L’idée est de travailler intensément avant, puis de ralentir pour récupérer. Une compétence clé de l’agrégatif Si votre planning ne rentre pas dans vos journées, la solution n’est pas de supprimer les pauses. La solution est souvent d’éliminer certaines tâches. Choisir, prioriser, décider rapidement ce qui est essentiel : c’est l’une des compétences les plus importantes pour réussir l’agrégation. À retenir La récupération n’est pas un luxe. C’est une compétence stratégique. Les candidats qui tiennent dans la durée sont ceux qui savent : travailler intensémentmais aussi s’arrêter au bon moment Avec une bonne planification, il est tout à fait possible de prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation — et même d’en faire un levier de performance. ⭐ La clé : planifier pour pouvoir vraiment déconnecter. Encore plus de ressources sur mon site www.mariemotard.com Pour prendre RDV pour une séance d'essai: https://calendly.com/mariemotard/rdv-bilan Contact: coaching@mariemotard.com

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19 notes

À propos

Pour réussir l’agrégation sans arrêter de vivre, il faut suivre une méthode.Ces épisodes vont vous faire gagner du temps et de l’énergie en allant droit au but.Pourquoi se priver de l'expérience de ceux qui sont déjà passés par là?En écoutant ce podcast vous allez pouvoir vous imprégner du mindset qui permet de franchir la ligne d’arrivée Marie 🎓 Professeur agrégée d'anglais 🎓 Formatrice INSPE 🎓 Coach certifiée

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