La cassette style

Bruno - 2nd_couteau

Une émission par un passionné de fringues, pour les passionnés de fringue Peut être ton nouveau podcast sur le vêtement masculin préféré !

  1. 3 août

    EP.57 - Il n'y a rien de plus vieillissant que de vouloir paraître jeune

    Il n'y a peut-être rien de plus vieillissant que devouloir paraître jeune. On connaît tous ces hommes qui, passé un certain âge,semblent vouloir s'accrocher désespérément aux codes de leur jeunesse : lesvêtements trop moulants, les imprimés trop démonstratifs, les tendances suiviesà la lettre, comme s'il fallait absolument prouver qu'on est encore dans lecoup. Mais aussi, le jeune homme qui s'habille en costume 3pièces, cherchant sans doute à se donner un supplément de maturité, ne fera quese rajeunir ou manquer de subtilité dans ses choix – souvent par manque deconnaissances, et aussi d’expériences ! Alors, est-ce qu'il faut s'habiller selon son âge ? Je ne crois pas. C’est une conclusion beaucoup trop pauvre ! Je crois surtout qu'il faut éviter de s'habiller contre son âge.De nier son corps Parce qu'il y a une différence entre avoir 40 ans etvouloir en paraître 25, et avoir 40 ans sans pour autant vouloir s'habillercomme l'image qu'on se fait d'un homme de 40 ans. Autrement dit, sortir de sa silhouette générationnelle. Parce que si le vêtement classique a souvent tendance àparaître plus mature sur le corps, tandis que la tendance est généralementassociée à des silhouettes plus jeunes, il y a peut-être quelque chose àinventer entre les deux. Un mélange subtil, suffisamment décalé pour ne pas nousenfermer dans notre âge, mais suffisamment juste pour ne pas donnerl'impression de vouloir lui échapper. Trouver, quelque part, une silhouette hors du temps. Bonne écoute !

  2. 27 juil. ·  Bonus

    Hors-série : l'art de tout foutre en l'air !

    Dans ce nouvel épisode hors-série, je pars d’une histoire de pantalon taché — et d’une décision assez absurde : racheter, très cher, exactement le même pour pouvoir conserver le premier dans son état « intact ». Une tache de graisse, et me voilà à m’interroger sur notre obsession de la perfection, sur ce que nous acceptons de laisser vivre sur nos vêtements, et sur la place très particulière de l’accident dans le vestiaire masculin. Car une tache (et non pas une moustache) n’a pas la même valeur selon le vêtement qu’elle rencontre. Sur un pantalon de travail, elle peut raconter une histoire. Sur un costume ou une pièce de tailoring, elle semble immédiatement devenir une faute. Pourquoi certains vêtements ont-ils le droit de vieillir, de se patiner, de se salir, quand d’autres doivent rester éternellement impeccables ? Je reviens également sur le précédent épisode consacré à la moustache et sur la satire que j’y faisais de l’uniformisation des contenus et des discours dans l’univers du vêtement masculin. L’occasion de remercier celles et ceux qui ont compris le second degré et l’intention derrière cette caricature — et de rappeler pourquoi je préfère, pour ma part, prendre un peu de distance avec le téléshopping permanent et le consensus ambiant qui semblent parfois s’être installés dans cette niche. Enfin, je vous embarque du côté du design et de mes dernières expériences de consommateur : de la fameuse lampe BIC de Seletti et de Mario Paroli, devenue un objet de désir et de spéculation dont les nouveaux « drops » successifs finissent par rendre l’achat particulièrement kafkaïen, jusqu’à une nouvelle expérience de livraison particulièrement laborieuse avec Sklum. Un épisode un peu fourre-tout, donc. Mais peut-être pas tant que ça : derrière les taches, les vêtements, les influenceurs, les objets désirables et les colis qui n’arrivent jamais, il y a finalement une même question : Qu’est-ce qu’on cherche vraiment à posséder, à montrer et à préserver intact ?

4,8
sur 5
17 notes

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