Les dessous de l'IA

Clément Durand

Conversations avec les meilleurs chercheurs, entrepreneurs et penseurs pour éclairer l’impact réel de l’intelligence artificielle au-delà du bruit médiatique www.ldia.eu

  1. -14 H

    65. IA, le pétrole du XXI siècle au Moyen-Orient ? - Yasmina Asrarguis

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode La notion de souveraineté a-t-elle encore un sens à l’heure de l’IA ? C’est l’une des questions que pose cet épisode, à travers le prisme d’une région où géopolitique et technologie se percutent de plein fouet : le Moyen-Orient. Dans cet épisode, je reçois Yasmina, chercheuse associée à Princeton et auteure du Mirage de la paix. Passée par la cellule diplomatique de l’Élysée et par l’UNESCO où elle a suivi les négociations d’une charte commune d’éthique de l’IA entre 193 pays, elle analyse les stratégies IA des pays du Golfe sous le prisme de la diplomatie, de l’économie et de la sécurité. On revient sur l’impact concret de la guerre en Iran sur ces stratégies : frappes ciblées sur des data centers, disruption du détroit d’Hormuz, arbitrages forcés entre défense et investissement technologique. On parle aussi de la course à l’autonomie numérique avec des pays comme les Émirats et Arabie Saoudite qui veulent éviter de dépendre de technologies étrangères comme ils dépendent aujourd’hui d’avions de combat qu’ils ne peuvent pas faire voler sans l’aval de Washington. On termine sur ce que Yasmina identifie comme l’enjeu de long terme pour ces pays s’ils souhaitent devenir de véritables acteurs de l’IA : les talents. A la fois attirer et garder les talents mais aussi former une génération d’ingénieurs locaux et faire émerger une culture entrepreneuriale dans des économies encore très structurées autour de la dépense souveraine. Références Où trouver Yasmina Asrarguis • LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/yasmina-asrarguis/?skipRedirect=true Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    50 min
  2. 16 AVR.

    64. Au-delà de la performance, faire de l'IA un produit utilisable - Thomas Bertinotti (Therapixel)

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode L’IA en santé fait beaucoup parler d’elle. Mais entre un algorithme qui fonctionne en laboratoire et un outil utilisé en routine clinique, le chemin est long et semé d’obstacles que l’on sous-estime souvent. Dans cet épisode, je reçois Thomas, responsable produit chez Therapixel, une startup qui développe MammoScreen, un outil d’IA pour le dépistage du cancer du sein par mammographie. Thomas, chez Therapixel depuis près de dix ans y pilote aujourd’hui son déploiement aux États-Unis. On retrace l’évolution technologique du produit : du premier algorithme qui donnait une prédiction globale sans localiser la lésion, jusqu’à un système qui détecte, localise et caractérise les anomalies dans l’image. . On parle surtout de la question du produit et de l’adoption. Therapixel avait un algorithme performant mais un produit peu intégré dans les workflows des radiologues, ce qui leur a coûté des clients malgré de bonnes performances cliniques. C’est notamment ce constat qui a conduit à la création d’une fonction produit dédiée. On explore les différences entre la France et les États-Unis sur la question de l’adoption et du financement. Aux États-Unis, le radiologue n’est pas le décideur : ce sont les équipes finance, IT et opérations qui valident l’achat, sur la base d’un retour sur investissement mesurable. Therapixel a développé un dashboard qui mesure le gain de temps en conditions réelles, de l’ordre de 20 à 25% par examen, pour répondre à cette exigence. On termine sur la question de l’impact de l’IA sur le métier de radiologue et les enjeux techniques et sociaux que cela amène dans le contexte d’un système de soin français sous tension. Références Où trouver Thomas Bertinotti • LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/thomasbertinotti/ Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    57 min
  3. 9 AVR.

    63. Faire de l'IA dans un monde fini - Ilian Moundib

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode L’intelligence artificielle est souvent présentée comme une industrie immatérielle. Elle repose sur des chaînes d’approvisionnement physiques, des ressources en eau, des métaux rares, des semi-conducteurs et toutes ces dépendances sont fortement exposées aux aléas climatiques et géopolitiques. Dans cet épisode, je reçois Ilan Moundib, ingénieur en résilience climatique. Il analyse les risques de rupture liés au climat pour les entreprises et les territoires et travaille sur les conditions d’une véritable adaptation systémique. On remonte la chaîne de valeur de l’IA. 80% de la fabrication mondiale de semi-conducteurs est concentrée en Asie, entre la Corée, la Chine et Taïwan qui produisent 93% des DRAM, les composants qui conditionnent la puissance de calcul des modèles. L’assemblage passe par la Thaïlande et la Malaisie. Toute cette chaîne est exposée aux aléas climatiques. Le cyclone Senyar fin 2025 l’a illustré concrètement : des centaines de victimes en Indonésie et en Thaïlande, et une tension immédiate sur le marché des chips. On explore aussi largement le concept de capitalisme de la finitude introduit par Arnaud Orain : dans un monde aux ressources limitées, les acteurs les mieux positionnés n’optimisent plus, ils accaparent. L’IA en est un exemple concret puisque le domaine est très gourmand en en eau, en électricité, en métaux, au détriment de la transition énergétique et des acteurs moins puissants. Références Où trouver Ilian Moundib • LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/ilian-moundib/?locale=en Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    1 h 18 min
  4. 23 MARS

    61. Inde, le non-aligné de l'IA - Francis Rousseaux

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode L’Inde forme chaque année un nombre considérable d’ingénieurs dans le numérique, dispose d’un tissu dense de start-up et a identifié l’intelligence artificielle comme un enjeu stratégique majeur. Pourtant, elle reste relativement peu visible dans les grands débats internationaux sur l’IA. Plutôt que de s’engager frontalement dans la course aux grands modèles fondationnels, l’Inde explore une voie alternative fondée sur les Digital Public Infrastructures, des architectures technologiques open source pensées pour être nativement compatibles avec un cadre légal. Le système de paiement UPI, qui a permis à n’importe quel vendeur de proposer des moyens de paiement électroniques via un simple QR code illustre concrètement cette logique. Reste à savoir si cette approche peut-être transposée à l’intelligence artificielle ? C’est notamment ce que nous explorons dans cet épisode avec Francis Rousseau, professeur des universités, ingénieur et expert technique international détaché depuis deux ans en Inde auprès de partenaires académiques et institutionnels. Il revient sur le positionnement de l’Inde dans la chaîne de valeur de l’IA, le concept de modèles technolégaux, les cas d’usage prioritaires comme la santé et la fintech, les enjeux de formation et de fuite des cerveaux, mais aussi sur ce qu’une approche plus frugale et plus ancrée dans les réalités locales pourrait apporter à l’Inde comme à ses partenaires, dont la France. Références Où trouver Francis Rousseaux • LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/rousseauxfrancis/ Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    47 min
  5. 17 MARS

    60. L'IA en Suisse vue par un entrepreneur - Frédéric Matthey

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode La Suisse a une réputation bien établie : stabilité politique, fiscalité attractive, grandes écoles comme l’ETH Zurich et l’EPFL et des multinationales de la pharma et de la tech qui s’y sont installées durablement. Plutôt qu’une politique industrielle interventionniste, la Suisse a choisi une régulation sectorielle et réactive, distincte de l’AI Act européen. Elle légifère sur la protection des individus et des données plus que sur la technologie elle-même. Mais comment les entreprises suisses adoptent-elles concrètement l’IA générative ? C’est la question que nous abordons dans cet épisode avec Frédéric Matthey. Ingénieur en télécommunications et entrepreneur depuis 2012 dans l’informatique et le conseil IA, Il partage son expérience d’accompagnement de PME suisses sur l’adoption de l’intelligence artificielle générative. Sur le terrain, les cas d’usage qui fonctionnent sont concrets : automatisation de l’extraction de données comptables, génération de procès-verbaux de réunion, chatbots internes pour interroger les procédures de l’entreprise ou encore analyse financière automatisée. Dans chaque cas, la réussite passe par la même logique : identifier un problème précis, le chiffrer, former les équipes et mesurer le retour sur investissement. La protection des données est une préoccupation majeure qui revient fréquemment dans l’épisode. Pour beaucoup d’entreprises suisses envoyer des informations confidentielles vers des serveurs étrangers n’est pas une option, notamment dans la pharma et la finance. Références Où trouver Frédéric Matthey • LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/fredericmatthey-innovation-technologique-accessible/ Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    56 min
  6. 9 MARS

    59. Apprendre des survivants du cancer pour trouver de nouveaux traitements- Nicolas Wolikow

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode La plupart des études en oncologie s’intéressent aux causes de la maladie. Cure 51 s’intéresse aux critères de survie des patients condamnés qui survivent quand même. Ces patients, diagnostiqués en phase terminale de cancers du pancréas, du cerveau ou du poumon à petites cellules, représentent 1 à 2 % des cas. Leur espérance de vie au diagnostic est de 6 à 9 mois. Certains sont encore là 5 ans plus tard. Cure 51 en a identifié près de 2000 dans 63 pays, via un réseau de plusieurs centaines d’hôpitaux, et génère plus d’un téraoctet de données par patient. Dans cet épisode, Nicolas Wolikow, cofondateur et CEO de Cure 51, explique comment des modèles d’IA entraînés sur ce dataset unique permettent de croiser données cliniques et données génomiques pour identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Un dataset que personne d’autre ne possède et qui évite le problème des modèles entraînés sur les mêmes bases de données publiques, qui tendent à reproduire les mêmes conclusions. On parle aussi du lab in the loop : un système où l’IA fait itérer en continu l’analyse computationnelle et les tests en laboratoire. Six nouvelles cibles identifiées sur le cancer du pancréas en moins de trois mois. Objectif : un premier médicament en essai clinique phase 1 d’ici 2029, contre 12 à 15 ans pour le développement classique. On revient aussi sur leur modèle économique, qui reverse 10 % des revenus aux hôpitaux partenaires et sur le fait que l’entreprise est française, incorporée à Paris, avec une équipe internationale. Références Où trouver Nicolas Wolikow • LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/nicolaswolikow/ • Site internet Cure51 : https://www.cure51.com/ Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    45 min
  7. 3 MARS

    58. Virtualisation, la couche invisible qui fait tourner l'IA - Olivier Lambert

    Ecoutez les derniers épisodes Ecoutez tous les épisodes sur Deezer, Spotify et Apple podcast. Vous pouvez voir le transcript de l’épisode en haut de cette page. Dans cet épisode Toute l’IA qui tourne dans le cloud repose sur une couche technologique que personne ne voit : la virtualisation. C’est elle qui permet à un serveur physique de faire tourner des dizaines d’environnements en parallèle. C’est la fondation du cloud computing depuis les années 2000 et de toute l’infrastructure IA aujourd’hui. Dans cet épisode, Olivier Lambert, cofondateur et PDG de Vates, explique ce que cette dépendance technique signifie concrètement sur le plan géopolitique. VMware détenait 80 % du marché mondial de la virtualisation avant d’être racheté par Broadcom en 2023. Vates a construit une alternative open source complète à cette stack et se retrouve aujourd’hui à adresser des clients qui cherchent à migrer. On parle aussi d’Open source et maintien des logiciels open source. On remonte aussi toute la chaîne de valeur, des serveurs assemblés en France par des entreprises comme CRSI ou Bull, jusqu’à la gravure de puces sub-7nm que seul TSMC maîtrise aujourd’hui à Taïwan. Références Où trouver Olivier Lambert • LinkedIn: https://www.linkedin.com/in/olivier-lambert-22316b26/ • Site internet Vates: https://vates.tech Get full access to Les dessous de l'IA at www.ldia.eu/subscribe

    1 h 6 min
5
sur 5
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