« Splann ! » : quotidien d'enquête

Les journalistes de « Splann ! » passent régulièrement derrière le micro. Tantôt invité·es pour présenter leurs enquêtes, tantôt intervieweuses et intervieweurs d’expert·es lors de grands entretiens en studio. Notre équipe réalise aussi un récap’ mensuel de ses travaux sur Radio BOA. Fondé en 2020 et établi à Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, « Splann ! » est le premier média dédié à l’enquête en Bretagne. Nous publions en français et en breton. Nos journalistes travaillent notamment sur les atteintes à l’environnement et à la santé, sur les conséquences du productivisme agricole, sur des faits de corruption et sur les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux. 📻 Abonnez-vous à nos autres podcasts : les lectures de « Splann ! », les docus de « Splann ! », Goliaths, que cachent les multinationales et enklaskoù « Splann ! » da selaou. 💸 « Splann ! » est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. ✒️ Des informations à nous transmettre sur un problème d’intérêt public qui touche la Bretagne ? Devenez une source de façon sécurisée. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

  1. Enquêter au féminin : terrains, obstacles et stratégies, avec Inès Léraud et Morgan Large

    24/12/2025

    Enquêter au féminin : terrains, obstacles et stratégies, avec Inès Léraud et Morgan Large

    À l’occasion des cinq ans de « Splann ! », fêtés le 28 juin 2025 à Châteaulin, plusieurs journalistes – Inès Léraud, Morgan Large, Nathalie Barbe, Marianne Kerfriden et Catherine Le Gall – se sont réunies pour explorer ce que signifie enquêter en tant que femme. Les intervenantes racontent un quotidien marqué par des contraintes liées aux rapports de pouvoir masculins dans le journalisme et dans les milieux qu’elles couvrent. Être mère, par exemple, peut invisibiliser, limiter la disponibilité et amplifier le doute sur leurs compétences. Être une femme peut faciliter l’accès à certaines sources, mais aussi susciter violences, menaces et campagnes de dénigrement, comme l’ont vécues Inès Léraud et Morgan Large après leurs enquêtes sur l’agro-industrie en Bretagne. L’expérience des participantes révèle aussi l’importance de la légitimité sociale. Certaines doivent négocier leur place dans des milieux agricoles ou industriels, jouer de leur apparence ou de leur empathie pour faire parler les interlocuteurs. Plusieurs journalistes racontent comment leurs enquêtes ou celles de consœurs ont été reprises, exploitées ou signées par des confrères, souvent parisiens, tandis qu’elles étaient reléguées au rôle de « fixeuses », y compris en France. Cette invisibilisation est d’autant plus lourde que celles qui vivent sur le terrain restent ensuite seules face aux représailles. À cette discrimination de genre s’ajoute une autre ligne de fracture : celle du territoire. Quitter Paris, travailler depuis Nantes, c’est souvent être renvoyée à des sujets « locaux », perçus comme mineurs, même lorsque les enquêtes ont une portée nationale ou internationale. Pour plusieurs intervenantes, l’éloignement géographique pèse parfois plus lourd que le fait d’être une femme. Face à ces difficultés, la table ronde met en avant des dynamiques collectives essentielles : collectifs informels de journalistes enquêtant sur l’agriculture, syndicats comme la Gaard pour les réalisatrices de documentaires, et surtout l’existence de médias régionaux indépendants comme « Splann ! ». Avoir une rédaction ancrée localement, solidaire, capable d’assumer les risques juridiques et humains de l’investigation change profondément l’expérience du métier. C’est ce qu’a connu Inès Léraud lors de la plainte en diffamation déposée par le président d’Inaporc Philippe Bizien. Malgré les obstacles, un constat d’espoir émerge. Les intervenantes observent une féminisation des rédactions en chef, une reconnaissance croissante des enjeux agricoles et écologiques ainsi qu’une montée en puissance de médias indépendants financés par le public. Ces expériences ouvrent la voie à de nouvelles générations de journalistes pour préparer la relève. 🎧 Prise de sons, montage et mixage : Violette Voldoire ; post-production : Pierre-Yves Bulteau ; mise en ligne : Sylvain Ernault. 🙏 Nous remercions le café-cabaret Run ar Puñs, à Châteaulin, pour son accueil chaleureux ainsi que le public venu nombreux. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    50 min
  2. La politique RSA de Maël de Calan décortiquée par Kristen Falc'hon et ceux qui la vivent chez Pat Blabla sur Transistoc'h

    20/12/2025

    La politique RSA de Maël de Calan décortiquée par Kristen Falc'hon et ceux qui la vivent chez Pat Blabla sur Transistoc'h

    Patrice Salaün a reçu le journaliste Kristen Falc’hon, de « Splann ! », ainsi que Gustave, Bruno et Gaëlle, membres de l’Assemblée RSA France Travail de Brest, le jeudi 18 décembre 2025, dans son émission Pat Blabla sur la radio Transistoc’h. L’invitation a été motivée par les entraves subies par une équipe de « Splann ! » lors de la présentation du bilan RSA (pour Revenu de solidarité active) par le président du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan (ex-LR). L’événement, organisé le 3 décembre dans le magasin d’usine Armor-lux à Quimper, se tenait devant près de 200 chefs d’entreprise et représentants du monde de l’insertion. Si cette atteinte à la liberté de la presse a donné lieu à une polémique relayée jusque dans la presse nationale, la mobilisation organisée le même soir, devant le site, par la CGT et des collectifs de chômeurs et de précaires est restée largement invisibilisée. Des manifestants réprimés Une soixantaine de manifestants ont pourtant fait face à un dispositif de maintien de l’ordre conséquent. En plus d’agents de sécurité auxquels la collectivité locale avait fait appel, des policiers de la compagnie départementale d’intervention étaient déployés. Comme le montrent des images mises en ligne par « Splann ! », les forces de l’ordre ont eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser un groupe qui occupait pacifiquement la chaussée. « Ils essayent de réguler la contestation ou de faire en sorte qu’elle n’existe pas, témoigne Bruno, présent ce soir-là. Nous avions déjà tenté de lire un tract lors de la séance plénière du conseil départemental de juin dernier. Nous nous sommes rapidement fait barrer l’accès par des élus et, une fois dehors, nous avons été emmenés en garde à vue. Certains sont restés vingt-quatre heures. Il n’y a eu aucune suite judiciaire depuis. » Selon les membres du collectif, ce contrôle de la parole critique s’étend jusqu’aux services du Département. « Des assistantes sociales nous ont expliqué que, lors de son arrivée au pouvoir, Maël de Calan avait rappelé aux agents leurs droits, mais surtout leurs devoirs – en particulier le devoir de réserve, poursuit Bruno. Ils n’ont plus le droit de s’exprimer publiquement sur la politique départementale. Vu la faiblesse des luttes internes à l’administration, rien ne filtre. Pourtant, on observe une explosion des demandes d’urgence, au moins dans la métropole brestoise. » « “Splann !” reçoit énormément d’alertes de bénéficiaires et de travailleurs sociaux qui décrivent une politique de contrôle d’une grande violence, confirme Kristen Falc’hon. Le fait que le Département nous ferme ses portes tout en les ouvrant à d’autres acteurs raconte aussi quelque chose. » Une politique du chiffre assumée En octobre, la journaliste Chloé Richard s’est penchée pour « Splann ! » sur les difficultés rencontrées par des petits paysans du Finistère, confrontés à des démarches administratives kafkaïennes. Mais ils sont loin d’être les seuls concernés. « Les contrôles du Département n’existaient pas avant Maël de Calan, affirme Bruno. Une équipe dédiée a été créée pour radier environ 3 000 personnes par an. C’est massif, d’autant qu’un bénéficiaire peut également être contrôlé par la CAF et par France Travail. » La majorité de droite au conseil départemental revendique d’ailleurs une baisse significative du nombre d’allocataires : de 18 000 en début de mandat à 13 500 fin 2025, soit une diminution de 25 %. L’objectif affiché est d’atteindre 13 000 bénéficiaires fin 2026. « Avec une allocation mensuelle moyenne de 535 euros, cette diminution représente une économie brute de 29 millions d’euros par an et une économie nette de 18 millions d’euros », indique le communiqué diffusé à l’issue de la soirée du 3 décembre. Sur le terrain, les effets de cette politique sont lourds, selon les personnes concernées. « Les contrôleurs exigent de justifier la moindre dépense ou de produire des relevés bancaires, explique Gaëlle, également membre de l’Assemblée RSA France Travail de Brest. Les aides familiales doivent être déclarées. Cela n’a pas de fin et provoque un épuisement psychologique. Les gens se retrouvent isolés face aux méandres de l’administration, d’où la nécessité de s’organiser collectivement. » « La France du travail » ou celle de l’exploitation ? « Maël de Calan dit vouloir bâtir la “France du travail”. Nous, nous y voyons plutôt une France de l’exploitation, renchérit Bruno. L’objectif est que les gens renoncent à leurs droits pour accepter à peu près n’importe quel emploi. Il existe quatre secteurs où l’on peut cumuler RSA et salaire pendant trois mois avec un contrat de six mois : l’agroalimentaire, le BTP, le service à la personne et la restauration. Ce sont des secteurs aux conditions de travail difficiles et aux emplois peu qualifiés. » Plus largement, le collectif estime que cette politique favorise l’atomisation des individus et les pousse vers l’auto-entrepreneuriat contraint. Elle s’inscrit, selon eux, dans une dynamique nationale, illustrée par le décret RSA actuellement attaqué devant le Conseil d’État par des syndicats et des associations. Les discours de stigmatisation des plus pauvres contribueraient ainsi à rendre socialement acceptables ces mesures. « On assiste à une offensive idéologique qui brandit la figure du “parasite”, dénonce Bruno. Or, taper sur les bénéficiaires du RSA c’est affaiblir les droits de tous les travailleurs. Il faudrait attaquer en haut plutôt que de descendre vers le bas. Sur les 1 200 radiations de l’an dernier, la moitié sont dues à une absence de réponse à un contrôle. » Le collectif de précaires brestois conteste également la non-rétroactivité des versements pour les allocataires qui parviennent à se régulariser durant la période de suspension précédant leur radiation. Une bataille qu’il devrait mener en 2026. Média indépendant financé par ses lectrices et ses lecteurs, « Splann ! » entend poursuivre ses enquêtes sur la politique RSA du conseil départemental du Finistère. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. 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    47 min
  3. « Maël de Calan s'attaque au messager », se désole Kristen Falc'hon sur Radio U

    13/12/2025

    « Maël de Calan s'attaque au messager », se désole Kristen Falc'hon sur Radio U

    Kristen Falc’hon était l’invité de l’émission C’est vous qui le dites, le jeudi 11 décembre, sur Radio U. Notre journaliste est revenu sur les entraves qu’il a subies lors de la présentation du bilan RSA de Maël de Calan devant le patronat finistérien. Mercredi 3 décembre, Kristen Falc’hon et Chloé Richard sont refoulés d’une soirée organisée chez Armor-lux, à Quimper, par le président du conseil départemental du Finistère. L’événement vise à promouvoir sa politique en matière de versement du revenu de solidarité active (RSA) et d’accompagnement des allocataires devant 200 patrons. Des journalistes de « Ouest-France » et du « Télégramme » y assistent. Après avoir été empêché par le service communication, un agent de sécurité suit Kristen Falc’hon sur le parking. Il tente de saisir sa caméra, alors que celui-ci filme des manifestants. Une soixantaine de personnes sont en effet venues protester contre des mesures de contrôle et de sanction qualifiées de « chasse aux pauvres » par les syndicats. Des critiques ravivées par l’enquête de « Splann ! » parue en octobre sur les difficultés rencontrées par des petits paysans. Lundi sur Tébéo (chaîne TNT appartenant au « Télégramme »), puis mardi sur Ici Breizh Izel, Maël de Calan a prétendu que nos journalistes avaient « tenté de se faire passer pour des chefs d’entreprise ». Un mensonge doublé d’une attaque à la réputation de « Splann ! », qualifié de « presse d’extrême gauche très militante ». Interrogé par le PS, les régionalistes et les écologistes sur ces entraves manifestes à la liberté de la presse, le chef de la droite finistérienne a de nouveau manié l’outrance, lors de la séance plénière du conseil départemental, jeudi 12 décembre. Ajoutant que « Splann ! » était un « blog […] pas indépendant » qui pratiquerait le « harcèlement » contre sa majorité. Une stratégie du dénigrement vertement dénoncée par Kristen Falc’hon sur Radio U. « Maël de Calan s’attaque au messager, se désole notre cofondateur. C’est assez petit. Ça envoie le message que le Département a quelque chose à cacher […] Mais cela ne fait que renforcer notre détermination à le questionner sur ses pratiques, comme n’importe quelle institution. » 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

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  4. « Splann ! » refoulé du bilan RSA de Maël de Calan devant le patronat finistérien, Sylvain Ernault réagit sur C Lab

    10/12/2025

    « Splann ! » refoulé du bilan RSA de Maël de Calan devant le patronat finistérien, Sylvain Ernault réagit sur C Lab

    Contrairement à « Ouest-France » et au « Télégramme », « Splann ! » n’a pu assister à la soirée de présentation du « bilan RSA » de Maël de Calan devant le patronat finistérien, mercredi 3 décembre. Une entrave doublée d’une tentative de saisie de la caméra de nos journalistes lors de ce raout organisé par le Conseil départemental. Sylvain Ernault, cofondateur du média d’enquête indépendant breton a fait part de son indignation sur l’antenne de la radio rennaise C Lab, mardi 9 décembre. Ces entraves, documentées par une vidéo publiée sur notre site, interviennent quelques semaines après la publication d’une enquête de Chloé Richard sur des paysans allocataires du RSA rencontrant des difficultés pour faire valoir leurs droits. Elles s’inscrivent dans un contexte d’hostilité croissante envers les journalistes, nourrie par les discours et les comportements de certains responsables politiques. « Splann ! » s’alarme aussi d’un accès de plus en plus difficile aux documents administratifs, en violation du droit. En témoignent la récente demande de condamnation d’une journaliste par le CHU de Rennes pour ses demandes de procès verbaux de conseils de surveillance. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

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  5. Immobilier, politique et liberté d'expression, la vie municipale sous pression à Crozon | Le récap' de « Splann ! » de novembre

    06/12/2025

    Immobilier, politique et liberté d'expression, la vie municipale sous pression à Crozon | Le récap' de « Splann ! » de novembre

    [👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite] Le Récap’ de « Splann ! » est notre rendez-vous mensuel diffusé sur les ondes de Radio BOA et des radios associatives de Bretagne partenaires. Que faut-il lire, écouter ou regarder pour comprendre la crise sociale, écologique et démocratique actuelle ? Au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau présente les dernières révélations de notre rédaction ainsi qu’une sélection d’informations clés que vous auriez pu manquer. Focus À Crozon, signalement au procureur et plaintes pour injures minent le climat avant les municipales ; Lycées agricoles, le privé creuse son sillon : notre nouvelle grande enquête. Glané pour vous GOCO2, un petit nom pour un projet industriel XXL en Loire-Atlantique ; À Rennes, Anti-Tech Resistance s’attire l’hostilité des écologistes et des antifascistes ; Chez Ouest-France, le SNJ s’inquiète d’un plan social qui ne dit pas son nom ; La crise écologique et sanitaire à Gabès en Tunisie trouve des racines bretonnes. Sans oublier les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ! ». 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    10 min
  6. « Il faudrait un plan Marshall pour la santé et l'hôpital public », Isabelle Jarjaille sur CanalB

    29/11/2025

    « Il faudrait un plan Marshall pour la santé et l'hôpital public », Isabelle Jarjaille sur CanalB

    Isabelle Jarjaille était l’invitée de l’émission 3 en 1, sur CanalB, le 19 novembre 2025. Au moment où le Parlement examine le budget de la Sécu, notre journaliste détaille les travers de la tarification à l’activité. Une problématique qu’elle a étudiée en Bretagne pour l’enquête sur l’effondrement de l’hôpital qu’elle cosigne avec Caroline Trouillet. Le projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS) poursuit sa navette. Après l’adoption d’une version largement remaniée par le Sénat, la commission mixte paritaire réunie mercredi 26 novembre s’est rapidement conclue sur un désaccord. L’Assemblée nationale reprendra donc la main dès ce mardi, dans l’hémicycle. Si la suspension de la réforme des retraites a retenu toute l’attention médiatique, le texte porte également sur le financement de l’hôpital. Dans la version initiale du PLFSS, l’enveloppe de l’objectif national de dépenses d’assurance-maladie (Ondam) devait augmenter de 1,6 %. Un niveau historiquement bas, alors que l’évolution « naturelle » des dépenses de santé est évaluée à 4 %, en raison notamment du vieillissement de la population et de l’augmentation du nombre de malades chroniques. Début novembre, le gouvernement a consenti une rallonge de 1 milliard d’euros partagée entre les établissements hospitaliers (850 M€) les maisons France Santé (150 M€). Si la Fédération hospitalière de France a exprimé un « soulagement » et les directeurs de CHU un « geste positif », les syndicats CGT, FSU et Solidaires considèrent que le compte n’y est toujours pas. Dénonçant des mesures « irresponsables », ils appellent à la mobilisation ce 2 décembre. Les syndicats de médecins libéraux annoncent quant à eux une série d’actions qui pourrait culminer par un « mouvement de grève sans précédent à partir du 5 janvier ». La tarification à l’activité remise en cause, mais reconduite « On a l’impression que la volonté de faire des économies prend le pas sur tout le reste, observe Isabelle Jarjaille. Pourtant, beaucoup de gens remettent en cause ces principes. La Cour des comptes, l’Inspection générale des affaires sociales ou le Sénat remettent en cause la tarification à l’activité, des personnalités politiques disent qu’il faut arrêter, mais on n’arrive pas à passer le cap. » La journaliste spécialisée dans la gestion des services publics et de son impact sur les finances appelle à sortir de l’urgence pour comprendre les causes structurelles. « Sur le PLFSS 2026, on est complètement coincés car on ne regarde que cette histoire de suppression des dépenses. Or, supprimer la tarification à l’activité, c’est aussi assumer une augmentation des dépenses. Pas sur tout, mais sur certains postes sur l’hôpital public, oui. » 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    16 min
  7. « L'enquête au long cours est une pratique très artisanale », Morgan Large sur Radio Vassivière

    01/11/2025

    « L'enquête au long cours est une pratique très artisanale », Morgan Large sur Radio Vassivière

    Morgan Large et Hélène Servel ont répondu à une interview de Radio Vassivière avant une représentation de Grand Reporterre n°6 à Aubusson, dans la Creuse, le 9 octobre 2025. La cofondatrice de « Splann ! » et la journaliste indépendante montent sur les planches sous la direction de la metteuse en scène Aurélie Van Den Daele. Dans cette pièce de théâtre documentaire, elles présentent au public leur travail d’enquête sur l’agriculture intensive, en Bretagne pour la première et sur le pourtour méditerranéen pour la seconde. Un travail mené sous la pression, l’une et l’autre ayant été la cible de menaces et de violences. « On essaye de faire comprendre au public les conditions de production de l’information, de la façon dont on le fait nous qui est très artisanale, pointe Morgan Large. Ce sont des sujets hyper longs. Si on ramène ça à l’heure, ce n’est pas du tout rentable, il ne faut pas le faire. Et surtout, on prend en main des sujets qui passent en dehors des radars. Parce qu’ils concernent des gens très ordinaires. On ne fait pas du people. » Rapprocher les journalistes indépendants des citoyens, dans un contexte de défiance et d’hyper-concentration des médias de masse dans les mains d’une poignée de milliardaires, c’est tout l’objectif des initiateurs du projet Grand Reporterre, Angélique Clairand et Eric Massé. Ce spectacle créé en 2023 a été en partie remanié en vue d’être joué à Aubusson, à Limoges, puis dans le Rhône, au cours de cet automne 2025. Les prochaines représentations auront lieu les 13 et 14 novembre au théâtre de La Renaissance, à Oulins, près de Lyon. Crédit photo : Thierry Laporte 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

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