« Splann ! » : quotidien d'enquête

Les journalistes de « Splann ! » passent régulièrement derrière le micro. Tantôt invité·es pour présenter leurs enquêtes, tantôt intervieweuses et intervieweurs d’expert·es lors de grands entretiens en studio. Notre équipe réalise aussi un récap’ mensuel de ses travaux sur Radio BOA. Fondé en 2020 et établi à Guingamp, dans les Côtes-d’Armor, « Splann ! » est le premier média dédié à l’enquête en Bretagne. Nous publions en français et en breton. Nos journalistes travaillent notamment sur les atteintes à l’environnement et à la santé, sur les conséquences du productivisme agricole, sur des faits de corruption et sur les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux. 📻 Abonnez-vous à nos autres podcasts : les lectures de « Splann ! », les docus de « Splann ! », Goliaths, que cachent les multinationales et enklaskoù « Splann ! » da selaou. 💸 « Splann ! » est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. ✒️ Des informations à nous transmettre sur un problème d’intérêt public qui touche la Bretagne ? Devenez une source de façon sécurisée. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

  1. -4 h

    Des stades aux églises, connaître et contrer l'extrême droite radicale avec Streetpress

    Comment se porte l’extrême droite extraparlementaire en France et en Bretagne ? À l’occasion de la sortie du livre « Extrême-danger, Connaître et contrer l’extrême droite radicale », notre journaliste Pierre-Yves Bulteau a participé à une table ronde avec Christophe-Cécil Garnier, de StreetPress, le 19 juin 2026, à Rennes. Moins d’un an avant l’élection présidentielle, StreetPress a décidé de faire front au côté des Éditions du commun pour documenter les 320 sections locales des extrêmes droites radicales qui maillent le pays. Grâce à des fiches d’identité aussi didactiques que précises, il devient facile de se repérer dans le « maquis » des identitaires, des cathos intégristes, des monarchistes, des confusionnistes et des nationalistes-révolutionnaires. Comme l’explique Christophe-Cécil Garnier, « Extrême Danger » est plus qu’un manuel pour connaître et contrer l’extrême droite. Ce livre collectif est aussi un moyen de laisser une trace papier si un jour le RN venait à accéder au pouvoir et décidait de fermer des sites d’investigation comme StreetPress. Nouveauté de l’ouvrage : il met l’accent sur les catholiques intégristes. Une mouvance aussi silencieuse qu’influente et qui sert de point de structuration à tous ces groupuscules. Comme en Bretagne, où certaines églises du Morbihan deviennent des lieux de socialisation et de recrutement. Où les stades brestois, guingampais et rennais voient les banderoles « Celtic People Against Racism », brandies par les kops jusqu’en 2010, céder du terrain face à des saluts de Kühnen, ces bras et trois doigts levés, pour contourner l’interdiction d’effectuer un salut nazi en public. Violence, race blanche et chrétienté. Voilà le point commun de ces extrêmes droites radicales, dont le RN voudrait se défaire, mettant cette triste trilogie sur le dos d’une supposée « ultradroite ». Le refrain est repris à longueur de canaux mainstream. La réalité est plus crue. Comme nous l’avons rappelé au micro de Léonore Royer, si du point de vue du renseignement, on peut distinguer l’extrême droite parlementaire d’une « ultradroite » potentiellement violente, voire terroriste. Cette distinction posée, il nous faut maintenant poser les faits. Et, c’est peu de dire qu’ils sont têtus. Depuis sa création en 1972 par Le Pen père, et malgré la mue enclenchée par Le Pen fille, il persiste un continuum qui relie les extrêmes droites entre elles, qu’elles soient parlementaires et groupusculaires. Parmi les 89 députés du RN élus ou réélus, en 2024, plusieurs sont liés à l’extrême droite groupusculaire. Tout comme la myriade de collaborateurs parlementaires, liés ou indirectement liés aux identitaires de Némésis, aux monarchistes de l’Action française, aux nationalistes-révolutionnaires d’Audace Lyon et même aux confusionnistes d’Égalité et Réconciliation. N’en déplaise à la cheffe de file du RN qui a depuis interdit « la double appartenance » dans son parti, ces liens restent « structurels ». Incarnés par les plus de 250 profils (et non « brebis ») débusqués par les médias lors des municipales de mars 2026. Extrême danger, connaître et contrer l’extrême droite radicale, collectif, Éditions du commun, mai 2026, 16 euros 🎧 Prise de sons, montage et mixage : C-Lab ; modération : Léonore Royer ; mise en ligne : Sylvain Ernault. 🙏 Nous remercions le BAM, à Rennes, pour l’accueil de cette soirée, ainsi que l’équipe de la radio universitaire C-Lab, pour la production de ce podcast. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Des stades aux églises, connaître et contrer l'extrême droite radicale avec Streetpress
  2. 16 août

    Les enquêtes qui nous ont marqués | Cinq ans de « Splann ! »

    Depuis sa fondation, « Splann ! » enquête sur l’envers de la carte postale bretonne. Imaginé comme une antenne régionale de Disclose spécialisée dans les questions liées à l’agroalimentaire, il est devenu un média à part entière, aux terrains d’enquête diversifiés. Lors de cette table ronde organisée le 28 juin 2025 au Run ar Puñs, à Châteaulin, plusieurs journalistes et cofondateurs de « Splann ! » reviennent, au micro de Raphaël Baldos, sur les dossiers qui les ont le plus marqués. Faustine Sternberg a travaillé sur le scandale des implants contraceptifs Essure. Son enquête, récompensée par la Maison des lanceurs d’alerte, a fait l’objet de reprises dans des médias nationaux. Caroline Trouillet a signé la première enquête de « Splann ! », sur la pollution de l’air à l’ammoniac, en juin 2021. Une enquête menée avec la responsabilité de répondre aux attentes des lecteurs et de la profession, après une campagne de financement participatif menée tambour battant. Kristen Falc’hon a participé à toutes les enquêtes sur la production porcine industrielle, des agrandissements litigieux de Landunvez aux coulisses de la Cooperl, en passant par Plouvorn, la commune aux 80 000 cochons. Si l’impact direct de nos révélations est souvent difficile à mesurer, force est de constater qu’elles ont souvent précédé ou renforcé des mobilisations citoyennes. Que ce soit contre les agrandissements d’élevages, les violences sexuelles commises au lycée du Kreisker, à Saint-Pol-de-Léon, ou encore contre des projets miniers. Notre rédaction tient d’ailleurs à suivre l’après-publication, à travers des droits de suite, des rencontres publiques, de grands entretiens ou encore l’édition de livrets. Ce travail, ce sont surtout nos lectrices et nos lecteurs qui en parlent le mieux. Avec cette définition savoureuse : « “Splann !” signifie comment habiter notre territoire, de façon plus lucide et plus combattive. Et parmi celles-là, il y a le breton. » Pas mieux ! 🎧 Prise de sons, montage et mixage : Violette Voldoire ; post-production : Pierre-Yves Bulteau ; mise en ligne : Sylvain Ernault. 🙏 Nous remercions le café-cabaret Run ar Puñs, à Châteaulin, pour son accueil chaleureux ainsi que le public venu nombreux. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Les enquêtes qui nous ont marqués | Cinq ans de « Splann ! »
  3. 4 août

    Au pays de l'agroindustrie, la loi d'urgence agricole fait un flop | Notre récap' de juillet 2026

    Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe près de chez vous. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, notre journaliste Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Il répondait cette fois à Nicolas Milice. Focus Loi d’urgence agricole : les parlementaires bretons votent contre ; Sortie des monts d’Arrée des zones vulnérables aux nitrates : la Région Bretagne finalement défavorable. Glané pour vous Une cartographie inédite de 1 700 rivières françaises sous pression chimique ; Streetpress et les Éditions du commun décortiquent les cinq familles de l’extrême-droite française dans l’ouvrage « Extrême danger ». Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

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  4. 26 juil.

    Enquêter sur l'extrême droite en Bretagne | Cinq ans de « Splann ! »

    Au micro de Sylvain Ernault, Chloé Richard, Manon Boquen et Pierre-Yves Bulteau répondent à cet enjeu médiatique, démocratique et citoyen : comment enquête-t-on sur l’extrême droite et ses spécificités, dans une région qui s’est longtemps cru préservée ? Premier indice : la Bretagne n’est pas imperméable à une extrême droite, déjà bien structurée. Deuxième indice : il suffit de revenir sur l’implantation avortée d’un centre d’accueil pour réfugiés à Callac et sur les coups de poings du Parti national breton donnés contre des militants antifascistes de Saint-Brieuc, pour mesurer l’étendue de cette structuration et la difficulté de rendre compte de cette contre-révolution. Troisième indice : enquêter localement sur l’extrême droite demande de l’endurance ; de pouvoir compter sur un réseau de sources fiables ; d’oser bousculer une presse locale et des élus régionaux, souvent sur le reculoir. À écouter cette deuxième table ronde de nos cinq ans, enregistrée le 28 juin 2025, on se dit qu’on n’a jamais eu autant besoin d’une veille citoyenne et de médias indépendants, ancrés sur leur territoire. 🎧 Prise de sons, montage et mixage : Violette Voldoire ; post-production : Pierre-Yves Bulteau ; mise en ligne : Sylvain Ernault. 🙏 Nous remercions le café-cabaret Run ar Puñs, à Châteaulin, pour son accueil chaleureux ainsi que le public venu nombreux. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Enquêter sur l'extrême droite en Bretagne | Cinq ans de « Splann ! »
  5. 14 juil.

    Grand entretien #4 : Pesticides et écocide avec Philippe Grandcolas, écologue auteur de « Loi Duplomb, le débat confisqué »

    Chercheur reconnu dans le domaine de la biodiversité, Philippe Grandcolas publie Loi Duplomb, le débat confisqué aux éditions du Faubourg. Nous l’avons rencontré dans son bureau du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, au moment où sénateurs et députés s’apprêtent à permettre la remise sur le marché de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides nocifs pour les abeilles. Pour le directeur de recherche au CNRS, la proposition de loi Duplomb adoptée en juin 2025 a marqué un recul majeur des politiques environnementales. « Ce texte est abominable au plan scientifique parce qu’il nie finalement toutes les questions auxquelles les scientifiques ont essayé de répondre pendant des années », déclare Philippe Grandcolas. Le processus législatif pose lui-même question. Il a permis, selon lui, de contourner un véritable débat parlementaire : « C’est une manière de passer en force particulièrement choquante quand on parle d’une proposition de loi bâtie sur du déni de science. » Un an après la censure partielle du Conseil constitutionnel, le projet de loi d’urgence agricole porté par la ministre Annie Genevard a permis au sénateur (LR) Laurent Duplomb de faire adopter, en juin 2026, un amendement réautorisant, sous conditions, l’usage de deux substances actives : le flupyradifurone et l’acétamipride. Insecticide de la famille des néonicotinoïdes, l’acétamipride était surtout utilisé par les producteurs de betteraves sucrières jusqu’à son interdiction, en France, en 2018. Diverses études montrent que ce pesticide fragilise les colonies d’abeilles à cause des effets sublétaux qu’il provoque sur les pollinisateurs (désorientation, problème de mémoire ou de reproduction). Philippe Grandcolas reconnaît que cette molécule est moins toxique que d’autres produits de la même famille, mais juge cet argument insuffisant. « On ne devrait pas utiliser d’acétamipride même si c’est le moins toxique de tous les néonicotinoïdes. » Selon lui, l’idée selon laquelle l’enrobage des semences limiterait la dispersion du pesticide ne résiste pas aux observations scientifiques. « Toutes les analyses ont montré qu’on retrouve ces substances non seulement dans les parcelles de culture mais également autour de ces parcelles, puis dans le cycle de l’eau. » Le chercheur insiste aussi sur les nombreuses incertitudes qui demeurent concernant les effets sanitaires de cette molécule. Les premières alertes de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur un risque de neurotoxicité remontent à plus d’une décennie, mais les connaissances restent incomplètes faute d’études suffisantes. « Ce que l’on sait est inquiétant, mais pour le moment on n’a pas cherché suffisamment. » L’angle mort de l’effet cocktail Au-delà de l’acétamipride, Philippe Grandcolas estime que l’évaluation réglementaire des pesticides présente une limite majeure : elle considère les substances séparément, sans tenir compte des interactions entre molécules. Il cite les travaux montrant que certains fongicides peuvent multiplier par cent la toxicité de l’acétamipride pour les abeilles. Autre sujet de préoccupation : les attaques contre les agences sanitaires. Pour le scientifique, l’indépendance de l’Anses constitue une garantie indispensable. « L’Anses a besoin d’indépendance par rapport au pouvoir, exactement comme dans le cas de la justice. » Il souligne toutefois que les agences restent contraintes par des procédures qui ne permettent pas toujours d’intégrer l’ensemble des connaissances scientifiques disponibles. L’entretien aborde également le relèvement des seuils applicables aux élevages industriels de porcs ou de volailles. Philippe Grandcolas met en garde contre les conséquences environnementales des concentrations animales, mais aussi contre les risques sanitaires liés à la circulation accélérée des agents pathogènes. « Dès qu’un pathogène rentre dans ces environnements, il a une grande chance de se développer très rapidement », observe-t-il, évoquant notamment la grippe aviaire. Changer le système agricole Face à ces constats, le chercheur défend une transition vers l’agroécologie. Il estime que les solutions techniques existent déjà, à condition de repenser simultanément les pratiques agricoles, les circuits économiques et la rémunération des producteurs. « L’agroécologie ne suffit pas à elle-même. Il faut aussi revoir les circuits de distribution et aller vers des productions où il y a davantage de valeur ajoutée », déclare-t-il. Loin de mettre en cause les agriculteurs, Philippe Grandcolas considère qu’ils sont les premières victimes du modèle actuel, tant sur le plan économique que sanitaire. Les accompagner dans cette transition est, selon lui, une condition indispensable. « Il faut les aider à se transformer pour eux-mêmes, pour leur santé. Il doit y avoir des systèmes gagnant-gagnant. » Crédits 🎙️ Entretien mené par Sylvain Ernault Loi Duplomb, le débat confisqué, Alerte aux fausses informations sur la santé et l’environnement, Philippe Grandcolas, Editions du Faubourg, 168 p., avril 2023. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Grand entretien #4 : Pesticides et écocide avec Philippe Grandcolas, écologue auteur de « Loi Duplomb, le débat confisqué »
  6. 13 juil.

    Révélation sur une nouvelle pollution minière en centre Bretagne | Notre récap' de juin 2026

    👉 Inscrivez-vous à notre infolettre, c’est gratuit Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe près de chez vous. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, notre journaliste Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques. Il répondait cette fois à Clément Samson. Focus Imerys Glomel : 15 millions de litres d’effluents miniers acides déversés dans un ruisseau en février ; Accident du travail dans un exploitation maraîchère à La Roche-Maurice : des peines de prison prononcées après la mort d’un ouvrier agricole ; Aide alimentaire et violence sociale : l’anthropologue sociale Bénédicte Bonzi soutient une « mise en sécurité sociale de l’alimentation ». Glané pour vous Traîné au tribunal par la CGT pour sa politique de contrôle des bénéficiaires du RSA, Maël de Calan affiche sa confiance à la barre ; Inspiré du Puy du Fou et de Luminiscence, un entrepreneur recourt au bénévolat pour le spectacle Dans le sillage des corsaires proposé cet été à Saint-Malo ; L’ex-candidate RN à Saint-Brieuc François Billaud intègre Linked.info, une cartographie interactive de l’extrême droite et de ses réseaux. Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Révélation sur une nouvelle pollution minière en centre Bretagne | Notre récap' de juin 2026
  7. 13 juin

    Les « tisseuses de rêves », une arnaque enrobée d'ésotérisme | Notre récap' de mai 2026

    👉 Abonnez-vous à notre infolettre mensuelle gratuite Le Récap’ de « Splann ! », c’est notre rendez-vous mensuel pour mieux comprendre ce qui se passe en Bretagne. L’émission est coproduite avec BOA, radio associative trilingue (français, breton, gallo) à vocation régionale, diffusée en DAB+. Chaque mois, au micro de Nicolas Milice, Pierre-Yves Bulteau revient sur les révélations de notre rédaction et sélectionne des contenus qui éclairent les enjeux sociaux, écologiques et démocratiques de notre temps. Focus Accident du travail mortel à La Roche-Maurice : deux ans avec sursis requis contre un maraîcher ; Du brassage de houblon au projet d’un média d’extrême droite breton : les ambitions sans frontières d’Erik Tegnér ; Dans le Trégor, plusieurs femmes arnaquées par les « tisseuses de rêves », des groupes faussement solidaires. Glané pour vous La start-up Ecotree a la rancœur tenace ; Le sénateur du Morbihan Yves Bleunven copie les attaques des Z’Homnivores contre L214 sans les vérifier ; Découvrez aussi les projets agricoles, industriels et d’urbanisation qui surgissent en Bretagne sur notre site et participez aux enquêtes publiques pour faire entendre votre voix. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    Les « tisseuses de rêves », une arnaque enrobée d'ésotérisme | Notre récap' de mai 2026
  8. 25 mai

    « Les pêcheurs-artisans s’estiment lésés », Catherine Le Gall sur Prun'

    Invitée de la radio nantaise Prun’, Catherine Le Gall est revenue sur l’enquête menée avec Robin Bouctot sur la crise qui secoue aujourd’hui la pêche bretonne. Entre industrialisation, quotas contestés, précarisation des marins et tensions écologiques, le secteur apparaît plus fragile que jamais. Au cœur de l’enquête figure le gigantesque navire Annelies Ilena, qualifié par Catherine Le Gall de « bateau le plus décrié au monde ». Long de 145 mètres, capable de capturer jusqu’à 400 tonnes de poissons par jour grâce à un chalut de 600 mètres, le navire symbolise une pêche industrielle démesurée. « Il est tellement gros qu’il ne rentre même pas dans le port de Saint-Malo », souligne la journaliste. Ce navire-usine, propriété du groupe néerlandais Parlevliet & van der Plas, incarne un modèle économique « hors sol », déconnecté des territoires et des réalités de la pêche artisanale bretonne. Son jumeau, l’Annie Hillina vient d’être inauguré à Ijmuiden, près d’Amsterdam. La crise du maquereau fragilise les petits pêcheurs L’entretien revient sur la crise du maquereau, espèce touchée à la fois par la surpêche et par les effets du réchauffement climatique. La baisse des quotas met en difficulté les petits pêcheurs artisans, dont l’activité dépend souvent de cette ressource. Selon Catherine Le Gall, le système favorise structurellement les grands armements. Les quotas sont attribués selon les « antériorités » historiques : les plus gros navires disposent donc mécaniquement des parts les plus importantes. Une logique qui accentue les inégalités au sein de la profession. Contrairement aux grandes entreprises de pêche, les artisans ne peuvent pas facilement modifier leur activité, changer de matériel ou diversifier leurs captures. « Cela remet totalement en question leur viabilité économique », explique la journaliste. Une représentation jugée inégalitaire L’enquête met également en cause le fonctionnement des instances représentatives du secteur. Historiquement, les pêcheurs disposaient de relais locaux leur permettant de faire remonter leurs revendications. Mais avec la centralisation progressive des structures décisionnelles, les petits pêcheurs peinent aujourd’hui à se faire entendre. Occupés en mer et disposant de moyens financiers limités, les artisans sont moins présents dans les comités départementaux, nationaux ou européens. À l’inverse, les grands armateurs, parfois soutenus par des capitaux étrangers, disposent des ressources nécessaires pour défendre leurs intérêts auprès des ministères ou à Bruxelles. Pour Catherine Le Gall, cette fracture de représentation nourrit un profond sentiment d’injustice au sein de la profession. Autre volet sensible de l’enquête : le recours croissant à des travailleurs étrangers, notamment indonésiens, sur les bateaux bretons. Les journalistes décrivent un système qui rappelle celui du secteur agricole, où une main-d’œuvre étrangère moins coûteuse permet de maintenir économiquement des modèles fragilisés. Des dispositifs de recrutement sont désormais organisés pour anticiper les besoins des armateurs. Le recours au « naming » soulève des questions sur les conditions de travail et les droits sociaux de ces marins souvent précaires. Une profession sous tension Catherine Le Gall insiste sur la complexité du sujet et refuse toute opposition simpliste entre pêche industrielle et pêche artisanale. Elle décrit un secteur profondément divisé. « Les pêcheurs sont en friction les uns avec les autres », observe-t-elle, évoquant des tensions entre types d’engins, zones de pêche ou tailles de navires. À ses yeux, ces divisions traduisent surtout l’épuisement d’un modèle fragilisé par les crises économiques et environnementales. Si plusieurs pistes sont évoquées telles que le développement des « engins dormants », l’enquêtrice reconnaît qu’aucune solution structurelle ne semble encore émerger. Pour Catherine Le Gall, le principal défi sera désormais de construire un équilibre durable entre les différentes formes de pêche avant que la crise écologique et sociale ne devienne irréversible. 🎧 Animation : Jade, Thelma et Marianne ; réalisation : Joachim pour Prun’. 💸 Splann ! est un média à but non lucratif, qui fonctionne grâce à votre générosité. Vous pouvez nous faire un don ponctuel ou mensuel en ligne ou par chèque. 📣 Vous avez une information d’intérêt général qui mériterait une enquête en Bretagne ? Contactez-vous. 👍 Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux. Nous sommes présents sur Mastodon, Facebook, LinkedIn, Instagram, Bluesky, Threads et YouTube. 📩 Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir une alerte lors de la publication de chacune de nos enquêtes, ainsi que des articles en avant-première chaque mois. C’est gratuit et ça le restera.

    « Les pêcheurs-artisans s’estiment lésés », Catherine Le Gall sur Prun'

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