De vive(s) voix

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 18h30 vers l'Afrique lusophone ; à 22h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 23h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 23h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 15h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 2 en grille d'été).

  1. 3 days ago

    «Feu de bois» un premier album pour la chanteuse Suzanne Belaubre

    La chanteuse Suzanne Belaubre sort son premier album Feu de bois.   Elle voit la musique en couleurs… Chacune de ses chansons est associée à une teinte particulière. Suzanne Belaubre publie son premier vrai album après une mixtape. Ses chansons, très poétiques, abordent nos imperfections, nos fragilités, nos fêlures. Elle avait envie de faire un pas vers la lumière qu'on porte en soi.  L'artiste a la capacité d’associer la musique à des couleurs. À la fin du XIXè siècle, on appelait cela l’« audition colorée ». Aujourd’hui, ce phénomène neurologique porte un nom scientifique : la synesthésie. Et cela se ressent dans sa musique. « Quand je compose au piano, il y a la musique et les mots qui viennent ensemble ». Le disque est volontairement sans percussions, mais non sans rythme : Ce qui importe, c'est la mélodie et le jeu des silences.  Son album a été enregistré à Montréal, « J'avais découvert la scène francophone québécoise que je trouvais fantastique. Cela m'a beaucoup enrichie, notamment dans leur manière d'utiliser le langage. C'est très inspirant pour le chant et le déploiement de la voix. »  Les arbres, la nature, les oiseaux sont également des thèmes récurrents, presque obsessionnels dans Feu de bois. Suzanne Belaubre explique qu'elle a un rapport particulier aux arbres depuis son enfance. « Les arbres font partie des organismes les plus anciens de notre monde, on découvre énormément de choses sur leur fonctionnement. J'ai besoin de retrouver une mémoire ancestrale bienveillante, et c'est ce que peuvent m'apporter les vieux arbres ».  Invitée : Suzanne Belaubre, chanteuse, autrice, compositrice, pianiste, bassiste, beatmaker. Son premier album Feu de bois est composé de dix-huit titres enregistrés à Montréal.  Elle sera en concert le 3 juin 2026 à la Maroquinerie en première partie de Marie-Flore.     Programmation musicale :  - Cosmonaute - À mon rythme - Si je suis un arbre - C'est quoi la suite.

    29 min
  2. 4 days ago

    Dans «Clément», l'auteur Romain Lemire brise le tabou de l'inceste

    Dans son romain Clément, l'auteur Romain Lemire brise le tabou de l'inceste que lui et ses frères ont subi durant son enfance.  Dans cette auto-fiction, Romain Lemire raconte son histoire même si vous avez changé les prénoms des protagonistes : un petit garçon qui vit une enfance heureuse avec ses deux frères et sa sœur au sein d’une famille bourgeoise, aimante, cultivée jusqu’à ce jour de juillet 1983 où son père qu'il admire tant, le réveille une nuit pour abuser de lui. Son père, un professeur de lettres brillant, un homme admiré, séduisant loin de l'image qu'on pourrait s'en faire.   Pour préparer le livre, il a fouillé dans vingt-cinq ans d'agendas, quinze ans de photos et relu toutes ses lettres.  Le roman évolue au fil des années du narrateur. La première partie du livre est écrite à la première personne : c’est un journal intime qui commence le jour de sa naissance, le 25 juin 1976, à la maternité de Port-Royal à Paris. On entend un bébé parler, commenter ce qui l’entoure avec humour. On le voit grandir, on partage ses joies, ses découvertes, ses étonnements et quand l’innommable se produit, quand il raconte avec l’innocence d’un garçon de 7 ans, ce que son père lui montre et lui demande... Puis c'est le récit de Clément devenu adulte à la première personne, ensuite à la troisième personne, avant un retour au retour au « je » et aux échanges épistolaires avec les membres de sa famille...  Avec ce roman, l'auteur entend témoigner et briser le tabou de l'inceste. Les chiffres sont terribles : en France, un enfant est victime d’inceste toutes les 3 minutes; un fléau qu’on retrouve à peu près dans les mêmes proportions partout dans le monde.   Invité : Romain Lemire, auteur, parolier et chanteur. Son roman Clément est paru aux éditions Le Cherche-Midi.  Clément a remporté le Prix Goncourt du Premier roman.  Et, comme chaque mercredi, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille ». Cette semaine encore, on découvre les dessous de l'expression « Faire amende honorable » avec Jean Pruvost, et toujours avec la complicité des élèves de CM2B de l'école Arago, située dans le 13è arrondissement de Paris. Programmation musicale :  L'artiste Camille Yembé avec le titre Rien à fêter.

    29 min
  3. 5 days ago

    «C'est si simple l'amour» de Charles Berling : un huis-clos sur les non-dits du couple

    L'acteur et metteur en scène Charles Berlin signe la mise en scène du texte « C'est si simple l'amour » dans un dyptique consacré à l'auteur Lars Norén. Un huis-clos à l'humour mordant et aux dialogues acérés.  Deux couples d’amis se retrouvent pour fêter la première d’un spectacle mais au fur et à mesure que l’alcool délie les langues, ils vont se déchirer, exposer leurs failles, leur jalousie, leurs trahisons et révéler leurs vrais visages au terme d’une soirée explosive : « Lars Noren voulait écrire ce qui surgissait, sans se censurer », nous précise Charles Berling. Un salon bourgeois comme théâtre de l’explosion intime La pièce se déroule dans un immense salon bourgeois, décoré avec goût : une partie du public est placée sur scène, les spectateurs sont donc assis à deux pas du cœur de l’action « Je voulais matérialiser sur scène le fait qu'on a de moins en moins d'intimité ». Les canapés sont recouverts de draps blancs. « Au début, tout est beau, tout est emballé puis tout se délite ! »  Une tragicomédie selon Norén et Berling La pièce oscille entre humour noir et règlements de comptes sans pitié. Les dialogues sont très crus, les insultes foudroyantes : « quand la tragicomédie existe, quand les gens rient et sont effrayés, je suis  totalement heureux ». Malgré cela, la pièce ne bascule jamais dans le pathos. « Ce qu'il faut c'est qu'on rentre dans la pièce et qu'elle nous bouleverse, on a fait un grand travail de texte ».  « Lost and found » et « C’est si simple l’amour » font partie du cycle des 14 pièces écrites par Norèn entre 1989 et 1995.  Invité : Charles Berling, né en 1958 à Saint-Mandé, est un acteur, metteur en scène et réalisateur français. Issu d’une famille de diplomates, il passe son enfance entre l’Asie et l’Afrique, puis se forme au théâtre en France. Révélé au cinéma dans les années 1990, il se fait connaître du grand public avec des films comme « Nelly et Mr Arnaud », « Ridicule » ou « L’ennui ». Il mène en parallèle une importante carrière au théâtre, comme comédien et metteur en scène, et devient aussi directeur de lieux culturels (notamment à Toulon/Châteauvallon). Engagé, il défend une vision exigeante et populaire de la culture, entre cinéma d’auteur, théâtre et projets audiovisuels. Il dirige le Théâtre Chateauvallon Liberté Scène à Toulon.  Lars Göran Ingemar Norén est un poète, metteur en scène, dramaturge et auteur suédois, né le 9 avril 1944, à Stockholm en Suède, et mort le 26 janvier 2021. Il est considéré comme l’une des grandes voix du théâtre européen contemporain. Souvent rapproché de Strindberg ou de Bergman, il explorait dans ses pièces, les zones sombres de l’intime : familles en crise, secrets, maladies, solitude, violence sociale, racisme, dérive des marginaux.  C'est si simple l'amour : À voir au Théâtre de l'Atelier jusqu'au 1er juillet 2026. Programmation musicale : L'artiste Pépite avec le titre L'amertume.

    29 min
  4. 6 days ago

    Roman: «L’école de la vie» quand une classe STMG explore l’écriture et les mots

    Comment se construire, comment imaginer son avenir, comment croire en ses rêves lorsqu’on passe sa terminale de lycée de banlieue parisienne dans une « classe poubelle » comme les élèves eux-mêmes la surnomment ? Marion Fritsch publie L'École de la vie, aux éditions Albin Michel.  Ils s'appellent Antoine, Inès, Adama, Clara, Rachid ou Fanny. Ils ont 17 ans, des sacs vides et forment « la classe poubelle ». L'École de la vie est un roman écrit à la première personne du singulier qui mélange histoire personnelle, fiction et réalité.  Marion Fritsch puise dans ses souvenirs de lycée et fait parler des anciens camarades de classe de terminale STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) : une filière du lycée général et technologique en France : « Ce sont les années qui m'ont le plus appris ». Un livre, écrit en vers libres — à mi-chemin entre la poésie et la narration. Les polices varient, certains passages sont en italique, d’autres en majuscules, des mots se lisent verticalement, s’éparpillent au beau milieu d’une page ou forment carrément un portrait… Sans que jamais le lecteur ne soit perdu : le texte en sort encore plus vivant ; une façon de le rendre plus musical, de lui donner du souffle : « Je voulais faire ressortir des émotions, par une écriture visuelle. » Elle restitue une langue adolescente et jeune du début des années 2000 : « Il y a beaucoup d'oralité dans mon écriture », précise-t-elle. Elle évoque à travers les portraits de plusieurs de ses anciens camarades des thèmes chers à l'adolescence tels que l’homosexualité, les grossesses précoces, la violence sociale dans une classe quelque peu méprisée par les professeurs qui parlent d'eux comme on parlerait d’une brigade criminelle.  Elle raconte également avoir grandi en banlieue avec « de grandes lacunes scolaires » et le sentiment de ne « jamais réussir ». L'autrice publie aussi des recueils de poèmes et des textes sur les réseaux sociaux. Elle est convaincue que « tout le monde peut lire, être touché par la poésie ».   Invitée : Marion Fritsch, écrivaine et poète. Elle a créé son compte Instagram @unlivre_unehistoire. Elle anime des ateliers d'écriture au tribunal de Bobigny avec des jeunes en réinsertion. Son roman L'École de la vie est paru aux éditions Albin Michel. Et la chronique Ailleurs nous emmène à Kigali, au Rwanda, où le Centre culturel francophone fête cette année ses cinq ans. Programmation musicale : L'artiste montréalais Mathieu Des Longschamps avec le titre Le vert et le bleu.

    29 min
  5. 21 May

    «Le procès d'une vie» : une pièce sur le combat de Gisèle Halimi pour le droit des femmes

    Dans le «procès d'une vie», Barbara Lamballais et Karina Testa reviennent sur le combat de Gisèle Halimi lors du procès de Bobigny en 1972... Le spectacle vient d'être récompensé à trois reprises, lors de la dernière cérémonie des Molières.  Automne 1972 : au cours d’un procès retentissant, l’avocate Gisèle Halimi obtient la relaxe pour Marie-Claire Chevallier accusée d’avoir avorté, ce qui en ces années-là était interdit par la loi, mais aussi pour sa mère et la femme qui avait pratiqué de manière clandestine cette interruption de grossesse. Ce fut un tournant pour l’histoire des femmes et l’histoire du droit. C'est à partir de cet évènement que Barbara Lamballais et Karina Testa ont écrit Le procès d’une vie.  Un texte écrit à quatre mains dont l'écriture a été initiée en 2018 alors que Gisèle Halimi était encore en vie. Un spectacle très documenté sur les faits : elles ont fait appel à des professionnels de la justice pour bien comprendre tous les tenants et aboutissants de l'affaire.  En août 1971 : Marie-Claire Chevalier, jeune est âgée de 16 ans. Jeune fille isssue d'un milieu populaire, elle est violée par un élève de son lycée âgé de 18 ans. Elle se retrouve alors enceinte et elle demande à sa mère de l'aider à avorter : l'avortement est alors illégal et passible de cinq ans de prison.  De son côté, son violeur est arêté pour une affaire de vol de voiture ; il dénonce Marie‑Claire Chevalier pour avortement clandestin, espérant ainsi obtenir un traitement plus favorable de la justice. Elle est alors poursuivie ainsi que sa mère et les femmes qui l’ont aidée. L’avocate Gisèle Halimi décide de faire de ce procès un acte politique en dénonçant publiquement l’injustice de la loi anti-avortement et en montrant que ce sont surtout les femmes les plus modestes qui en souffrent. Ce procès devient un événement médiatique majeur et suscite un large mouvement de soutien : intellectuels, médecins, militants et une partie de l’opinion se mobilisent. Marie‑Claire est finalement relaxée, et les autres prévenues reçoivent des peines symboliques. L’affaire de Bobigny joue un rôle décisif dans l’évolution des mentalités et prépare le terrain à la loi Veil de 1975, qui dépénalise l’IVG en France. Le spectacle raconte donc un procès, mais aussi un pan de l'histoire de la société française....  Invitées : Barbara Lamballais, autrice et metteuse en scène de la pièce Le procès d'une vie Karina Testa, autrice et comédienne de Le procès d'une vie.    À voir au Théâtre du Splendid jusqu'en janvier 2027. Et cet été, à Avignon au Théâtre des Gémeaux du 4 au 25 juillet 2026.  Programmation musicale : L'artiste La Ciguë avec le titre la Ache des chiens.

    29 min
  6. 19 May

    80 ans de «Paroles», pourquoi tout le monde se reconnait dans la poésie anticonformiste de Prévert?

    La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s’articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans. Poète par défaut, dit-il, mais poète pour l’éternité !  En 2026, sont célébrés les 80 ans de la parution du recueil le plus célèbre de Jacques Prévert : Paroles.  Une poésie de la rue.... ...Oui, mais une poésie savante aussi ! insiste Daniele Gasiglia-Laster. Il écrit avec les mots de tous les jours, tout en réfléchissant sur le langage. C'est une poésie truffée de références culturelles. De ce fait, la poésie de Prévert, accessible à tous, fait de lui un poète d'une modernité extraordinaire selon Daniele Gasiglia-Laster.  Mais Prévert ne séduit pas seulement les adultes : sa poésie, souvent transgressive, conquiert aussi les enfants. Des poèmes comme Le Cancre sont adoptés par les instituteurs, qui en font circuler les textes dans les écoles.   René Bertelé, l'homme de Paroles En 1946, René Bertelé, éditeur, publie Paroles, un recueil qui va marquer l’histoire de la poésie française. Il y rassemble une sélection de 95 textes écrits par Jacques Prévert entre 1930 et 1944. Ces textes, d’une grande diversité, oscillent entre instantanés réalistes et envolées surréalistes, entre poèmes en rimes et en prose, le tout avec une ponctuation minimaliste. Certains textes tels que Déjeuner du matin capturent des scènes du quotidien, tandis que d’autres s’étirent en réflexions plus longues. Le succès est immédiat : Paroles devient un phénomène, touchant un public bien plus large que les cercles littéraires traditionnels.    Prévert et Kosma : de la poésie à la musique Les chanteurs et chanteuses des années 1950 et 1960, comme Juliette Gréco, Cora Vaucaire ou Yves Montand, contribuent à populariser encore davantage ses textes en les adaptant à la chanson. Gréco, par exemple, réinterprète à sa manière des poèmes initialement écrits pour Arletty, Je suis comme je suis transformant des textes tragiques en performances inoubliables. Parallèlement, sa collaboration avec le compositeur Joseph Kosma, un immigré hongrois, donne naissance à des chansons emblématiques comme À la belle étoile, renforçant encore son influence culturelle.  Invitées : Daniele Gasiglia-Laster, auteure et critique littéraire. Spécialiste de Jacques Prévert, elle a fait publier ses œuvres complètes dans la collection, Eugénie Bachelot-Prévert petite-fille de Jacques Prévert.    Jacques Prévert (1900–1977). Poète et scénariste français. Né à Neuilly-sur-Seine, il grandit à Paris et abandonne tôt ses études. Après son service militaire, il fréquente les surréalistes dans les années 1920 (notamment le groupe de la «rue du Château») sans s’y intégrer durablement.  Anticonformiste, anticlérical, anticolonialiste, antimilitariste, il se fait connaître dans les années 1930 comme scénariste et dialoguiste pour le cinéma (Quai des brumes, Les Enfants du paradis, Le Jour se lève). Son premier recueil de poèmes, Paroles (1946), devient un succès populaire. Il écrit aussi des chansons (Les Feuilles mortes), des pièces de théâtre et des textes pour des albums jeunesse. Il meurt à Omonville-la-Petite (Manche) en 1977.  Avec également un reportage au «Moulin à paroles», un atelier collaboratif avec des professionnels et des amateurs initié par Serge Hureau, le directeur du Hall de la chanson.    Programmation musicale :  Juliette Gréco avec le titre Je suis comme je suis et Fred Nevché avec le titre Tentative de descriptif d’un diner de têtes à Paris-France.

    29 min
  7. 18 May

    Festival aux quatre coins du mot, Sonia Chiambretto : une littérature de la rencontre

    La neuvième édition du Festival Aux Quatre coins du mot s’articule autour du thème « Paroles données » et rend hommage au recueil Paroles de Jacques Prévert, publié il y a 80 ans. Egalement invitée, l'autrice Sonia CHIAMBRETTO, invitée d’honneur du festival.  Se glisser sous une yourte pour une demi-heure de lecture, participer à un atelier de chansons, assister à une pièce de théâtre sur les jurons, à une lecture dans un cloître ou à une conversation autour de l’œuvre : chaque année, au week-end de l'Ascension, la ville de La Charité-sur-Loire célèbre le mot sous toutes ses formes.  Un festival axé sur le partage et l'accueil  Créé en 2005 à La Charité-sur-Loire, le Festival du Mot s'est installé en 2014 au cœur du prieuré de la cathédrale du XIᵉ siècle, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2019, il prend une nouvelle dimension et devient Le Festival Aux Quatre coins du mot, un événement résolument tourné vers « le partage, la bienveillance et l’accueil », comme le souligne Philippe Lemoine, son directeur.  Pour cette nouvelle édition, le festival célèbre les 80 ans de Paroles, le célèbre recueil de poésie en vers libres de Jacques Prévert, dont l’esprit libre et populaire continue d’inspirer. Sonia Chiambretto : des mots pour les oubliées  Sonia Chiambretto, poète et autrice invitée d’honneur du festival, explore à travers ses œuvres Peines mineures ou Supervision — publiées aux éditions de l’Arche — des récits marqués par l’histoire et la singularité des voix oubliées. "La poésie, c’est vraiment l’endroit de la recherche, il y a beaucoup de choses qui arrivent dans la langue, des petites révolutions, comme avec l’écriture inclusive. La langue porte quelque chose de très fort"    Peines mineures, texte de commande, plonge dans les archives des jeunes filles élevées au sein de la Congrégation religieuse fondée en 1835 et dont les méthodes d’éducation ont peu évolué. Mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo avec Inès Quaireau, cette œuvre allie dimension documentaire et écriture poétique, où Sonia Chiambretto travaille « au son, à l’oreille » et « organise les silences », s’appuyant sur des archives des années 1950 à 1970. Pour elle, « il n’y a pas de gens ordinaires, chaque personne a une singularité ».     Invités :    Sonia Chiambretto, poète et autrice, invitée d'honneur du festival. Ses textes, Peines mineures, et Supervision sont oubliés aux éditions de l'Arche et Philippe Lemoine, directeur de la Cité du Mot.    Avec également le reportage sur le groupe « Les fouteurs de joie », un collectif de cinq artistes, auteur, comédiens et interprètes de chansons qu'ils mettent en scène.  Programmation musicale : Les artistes « Les fouteurs de joie » avec le titre Tardivement.

    29 min

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