De vive(s) voix

Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; à 21h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 22h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 22h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 14h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).

  1. 3 HR AGO

    La méthode FALC («Facile à lire et à comprendre») : un pas de plus vers l’inclusion ?

    Né en 2009, le langage FALC est une méthode d’écriture permettant à des personnes ayant des troubles de l'apprentissage de comprendre, comme tout un chacun, langages administratifs et programmes politiques pour être intégrés au mieux dans la société. « Facile à lire et à comprendre » ... ce n’est pas un slogan ! Mais une méthode ou une manière d’écrire pour permettre à chacun d’avoir accès à la lecture. Une façon simplifiée d’écrire Aujourd’hui, ce langage s’est ouvert aux personnes malvoyantes ou maîtrisant mal le français. Certains journaux, comme Le Monde, se mettent au FALC. Et on voit aussi apparaître des classiques de la littérature : Sartre, Molière ou Camus en FALC. Comment fonctionne ce langage ? On pourrait dire que le FALC est la variété du français la plus accessible, du point de vue de la lisibilité, de la perception du code mais aussi sur la compréhension sur le contenu, nous explique Sarah Neelsen. C'est une variété du français comme peut l'être le langage des jeunes ou le langage médical, une variété qui a ses propres règles, ajoute-t-elle.  L'histoire du FALC remonterait à 2006 lorsque les Nations unies ont voté pour la Convention des droits des personnes handicapées, convention à laquelle la France a adhéré en 2010 « de même qu'on a réfléchi à l'accessibilité du bâti, on a pensé à l'accessibilité de la langue car celle-ci peut-être un obstacle pour l'intégration ».  Avant cela, dans les années 80, le Royaume-Uni et l'Allemagne utilisaient le langage « clair » pour faciliter la compréhension des messages administratifs ou juridiques. Aujourd'hui, ce langage s'ouvre aussi aux projets cultuels et à la littérature. Il y a quatre ans, Cécile Arnoult a fondé la maison d'édition Kilema (qui veut dire « handicap ») qui adapte des livres en FALC. Maman d'une fille porteuse de trisomie 21, elle avait à cœur de faire lire des classiques de la littératures à son enfant. Le catalogue compte une trentaine de titres.  Il existe un certain nombre de règles pour écrire en FALC, mais elles ne sont pas figées : espacement des caractères, mots et syntaxes simplifiés, présence de pictogrammes ou d'illustrations, favorisation de la forme passive. Cécile Arnoult parle de « traduction » et non d'adaptation ou de transposition « c'est un véritable exercice de traduction, pas une simplification ». Le texte est travaillé par des traducteurs puis relu par une personne porteuse de trisomie 21 pour s'assurer que c'est bien compréhensible. » Ces initiatives commencent à être soutenus par le CNL, notamment pour les créations.  Invitées : Cécile Arnoult, éditrice, créatrice de Kilema, maison d’édition qui édite des livres en FALC. Sarah Neelsen, maitresse de conférences à la Sorbonne-Nouvelle en études germaniques mais aussi spécialisée sur les questions de handicap.  Et la chronique « Ailleurs » nous emmène en Belgique avec Elisabeth Ayden de la Maison de la Francité qui nous présente le concours Belgique-Tunisie « Derrière le masque ». Un concours d'écriture ouvert aux Belges et aux Tunisiens, jusqu'au 20 mars 2026.    Programmation musicale : L'artiste Gyslain.N avec le titre «Pays idéal».

    29 min
  2. 4 DAYS AGO

    Antoine Wauters: «Le silence, c'est la condition sans laquelle je ne pourrais pas écrire»

    « Haute-Folie », le nouveau roman d'Antoine Wauters, raconte l'histoire de Josef, un enfant devenu orphelin à trois ans et à qui on cache une bonne partie de son histoire. (Rediffusion) Dans cette fiction, l'auteur parle du silence, de ses ambivalences et de ses trous d'ombre. « Le silence secret de famille, le silence pesant, le silence habité et souhaitable. Le silence qui nous fait du tort et celui qui peut libérer », explique Antoine Wauters.  L'histoire commence comme une tragédie. Le père de Josef se tue et sa mère assassine celui qu'elle considère comme responsable du suicide de son mari. Puis, elle se donne la mort, laissant le petit Josef, âgé de trois ans, orphelin. Toute la vie de Josef sera faite de fuites et de départs... avec une tentative de s'apaiser, de comprendre, de connaître son identité.  Mais « Haute-Folie » est aussi un livre fait pour ne pas laisser gagner le silence, car les choses qui ne sont pas dites « finissent par nous tuer à petit feu ».  Invité : Antoine Wauters, écrivain belge francophone, né le 15 janvier 1981. Il écrit de la poésie et des romans. Il se définit comme auteur « hybride ». En 2021, il publie Mahmoud ou la montée des eaux, entièrement écrit en vers libres et qui met en scène un vieux poète syrien en proie à la folie des hommes. En 2023, paraît Le plus court chemin, un texte très personnel où il revient sur son enfance dans la campagne wallonne. Son dernier roman Haute-folie, publié chez Gallimard, a remporté le prix Jean-Giono 2025.  Programmation musicale :  L'artiste Arthur Ely avec le titre Tous les matins du monde.

    29 min
  3. 5 DAYS AGO

    «La littérature orale est une forme très élaborée de l'oralité»

    La Revue des oralités du monde n°5, consacrée à la transcription des textes de littérature orale vient d'être publiée. (Rediffusion du 7 janvier 2026) Par principe, il y a quelque chose d’éphémère dans la littérature orale de la variabilité, son essence, c’est le présent, s'agit-il donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ? La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer.  Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ?  Invités : - Ursula Baumgardt, professeure émérite en oralité et littérature africaine à l'Inalco et au Plidam. À lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua - Aliou Mohamadou, professeur émérite de Linguistique peule à l'Inalco et au Plidam. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle, puisque les premiers textes peuls datent des années 1850. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ? Tous les deux sont membres fondateurs de la Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines. Et, comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et, pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais, rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de CM2 de l’école Vulpian à Paris !  Programmation musicale : L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté et leur titre Toi et moi.

    29 min
  4. 23 FEB

    Sam Sauvage : «J'aime me moquer de l'état du monde mais pas des gens»

    Révélation masculine aux dernières Victoires de la Musique, Sam Sauvage, qui s'est fait connaître grâce à son titre « Les gens qui dansent », vient de sortir son premier album. (Rediffusion du 3 février 2026) En postant sur les réseaux sociaux « Les gens qui dansent », un morceau composé en 2020 et remis au goût du jour avec de nouveaux synthés, l'auteur-compositeur-interprète Sam Sauvage est rapidement devenu viral et s'est même distingué, cette année, en raflant le titre de « Révélation masculine » aux Victoires de la Musique 2026. Son premier album Mesdames, Messieurs est composé de douze titres. Un conteur social Le jeune dandy de 25 ans, sapé en costume-cravate et à la voix grave, aime se définir comme « un conteur social » qui essaye d'écrire sur ce qu'il observe, ce qui l'entoure. J'aime me moquer des sujets, de l'état du monde mais pas des gens. Ses textes abordent les questions sociales : la guerre en Ukraine, le drame des morts en mer, les SDF du métro, les ruptures amoureuses, les langages de l'amour.  Invité : le chanteur Sam Sauvage, de son vrai nom Hugo Brébion, né en 2000 dans le Pas-de-Calais, dans une famille passionnée de musique. Il compose ses premiers morceaux au lycée lorsqu'il rejoint le groupe Photomaton. (L'émision a été enregistrée le 3 février 2026, soit dix jours avant l'obtention de son titre de « Révélation masculine » aux Victoires de la Musique 2026.) Programmation musicale : Sam Sauvage - Avis de tempête Sam Sauvage - Les gens qui dansent Sam Sauvage - J'suis pas bô Sam Sauvage - Boulogne Sam Sauvage - Un cri dans le métro

    29 min
  5. 19 FEB

    «Paons» : l'hommage poétique de James Noël à la culture haïtienne

    Dans son nouveau recueil « Paons », le poète haïtien James Noël rend hommage à ses ancêtres, à son pays et à sa culture, le tout en espérant le réveil d'un peuple actuellement meurtri par les circonstances politiques et l'omniprésence des gangs armés. Au petit matin, James Noël est sorti du bois pour faire entendre son piano à queue de paon. Sa parole de grand poète est le jazz dont a besoin le réveil des Haïtiens Ces mots signés René Depestre, souvent considéré comme le « parrain » de la littérature haïtienne, ont inspiré James Noël dans l'écriture de son tout nouveau recueil de poésies « Paons ». Le paon, cet oiseau dont le mâle porte une longue queue ocellée qu'il parade pour séduire, se présente alors comme une image pertinente pour décrire l'ambivalence de la partie occidentale de l'île d'Hispaniola. Entre beautés et drames, entre amours et guerres, entre le coup de cœur du paon et le coup de feu du « pan ! ». Le paon, on le voit tel un oiseau qui impressionne, qui se la pète en même temps [...] mais on peut aussi imaginer cette merveille qui se trouve déplumée par les coups de feu. - James Noël Par ce titre métaphorique et ce recueil poétique, James Noël rend hommage à tous ces « paons » de la vie haïtienne qui enjolivent le quotidien d'Haïti mais qui sont également capables de pousser des appels aigus tels des cris de paon. Pour ceux qui voudraient vivre ses poèmes en musique, l'auteur haïtien se représente ce jeudi 19 février 2026, à 21 heures, à la Maison de la Poésie à Paris, aux côtés du musicien Arthur H, pour une lecture musicale de « Paons », ainsi que samedi 21 février 2026, à 18 heures, à la Gaîté Lyrique, dans le cadre du festival Effractions, aux côtés de l'artiste Nicolas Repac. Invité : James Noël, poète, romancier et acteur haïtien, qui écrit en français et en créole haïtien. Son nouveau recueil poétique « Paons » est d'ores et déjà disponible aux éditions Au Diable Vauvert. Programmation musicale : L'artiste canadienne d'origine haïtienne Mélissa Laveaux, qui sera prochainement l'invitée de De vive(s) voix et qui sort son nouvel album, le mois prochain (mars 2026), et son titre Salt water so sweet.

    29 min
  6. 18 FEB

    Théâtre : «Saigner des genoux», une pièce «coup de poing» sur une adolescence au collège

    Une salle de classe, une prof, des ados : « Saigner des genoux » raconte quelques jours dans la vie d'adolescents dans un collège.  « C'est plus difficile d'écrire sur les jeunes quand on est plus âgé, car on a peur d'être ringard ou à côté de la plaque ». Pour écrire son spectacle, Igor Kovalsky, jeune metteur en scène a pris le temps de rencontrer collégiens et lycéens. Pour écrire cette pièce, il a puisé dans ses souvenirs mais il s'est également inspiré de l'actualité.  Dès la première scène, le ton est donné : la prof de maths tente de s'immoler devant ses élèves.  La pièce raconte l'histoire de Doum, un ado viré de ses collèges précedents qui arrive dans un nouvel établissement et qui essaye de trouver sa place dans cette nouvelle école. Il rencontre trois autres adolescents avec lesquel il va tisser des liens.  Sur scène, les élèves rappent, ils dansent. Et tentent de se faire comprendre.    Invités : - Igor Kovalsky, comédien. Il est metteur en scène de la pièce « Saigner des genoux ». Il a toujours eu le goût de l'écriture. Cette pièce a été écrite lors après sa formation au Cours Florent.  - Denez Raoul, comédien qui joue dans la pièce. Ils ont tous les deux été formés au cours Florent.  À voir au Théâtre du Chariot jusqu'au 1er mars 2026. Le Théâtre du Chariot est une petite salle située dans Paris et gérée par des comédiens.    Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique « La puce à l’oreille » avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert et des élèves de CM1B de l'École élémentaire Arago du 14ème arrondissement de Paris. Et, cette semaine, Lucie décrypte pour vous l'expression « être charrette ».  Programmation musicale : L'artiste Charlotte Fever avec le titre « Tremble ».

    29 min
  7. 17 FEB

    «Psalmanaazaar» de Raphaël Baud ou les coulisses d'une imposture historique

    Pour son premier roman, Raphaël Baud s'est inspiré de faits réels pour nous relater l’histoire méconnue de George Psalmanazar, un imposteur de génie du XVIIIè siècle qui parvint à berner tout le monde en se faisant passer pour un Japonais, allant même jusqu'à publier un traité sur l’île de Formose (aujourd’hui Taïwan) en y inventant une grammaire et des coutumes purement fictives. Petit, Raphaël Baud a inventé sa propre langue avec son frère. Et c'est justement cette passion pour la cryptophasie (la science des langages secrets parlés et/ou écrits par un petit nombre de personnes) qui a mené l'auteur français à s'intéresser au curieux personnage de George Psalmanazar. Mais Psalmanazar, d'origine française, lui, est allé encore plus loin que Baud : il n'a pas juste inventé une langue, il s'est inventé une vie. Une vie de « païen nippon » visitant la France et l'Europe au XVIIIè siècle. Un mensonge total qui a permis au prétendu Formosan d'origine japonaise de goûter aux luxes de la bourgeoisie de l'époque et notamment à ceux de la haute société britannique. Est-ce que l'invention, c'est du mensonge ? - Raphaël Baud Pour nous empreindre au maximum de cette histoire ô combien loufoque mais pourtant vraie, Raphaël Baud a décidé de jouer à fond la carte de l'imposture, allant même jusqu'à mentir sur sa propre vie dans le prologue. Et, pour encore plus de réalisme, l'écrivain haut-saônois s'est également efforcé à narrer son tout premier roman dans un style d'écriture proche de celui du XVIIIè siècle. Mais rassurez-vous, cet ouvrage entre fiction et réalité est tout à fait compréhensible pour un lecteur du XXIè siècle et nous raconte surtout une histoire vraie à dormir debout ! Invité : Raphaël Baud, auteur de Psalmanaazaar, paru aux éditions Les Belles Lettres. Programmation musicale : L'artiste Nina Uzan et son titre Charade.

    29 min

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Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine des initiatives en faveur de la francophonie. Une émission consacrée à la langue écrite qui vit, s’adapte, se développe. Mais aussi une émission où la langue parlée, blablatée, tchatchée, déclamée et murmurée aura toute sa place. En compagnie d’historiens, linguistes, traducteurs, artistes… ce nouveau rendez-vous sur RFI sera aussi celui de l’oralité : ce qui est émis, qui est énoncé de vive voix. Théâtre, slam, poésie sonore, contes, traditions orales… Émission présentée par Pascal Paradou, en collaboration avec Cécile Lavolot. Réalisation : Laura Pinto. Et en podcast sur www.rfi.fr. *** Diffusions du lundi au jeudi : à 13h30 TU vers toutes cibles ; 17h30 vers l'Afrique lusophone ; à 21h30 vers l'Afrique haoussa ; du lundi au jeudi à 22h30 vers Malabo/Bata. Le vendredi à 22h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. Et le dimanche à 14h30 vers l'Afrique peul & lusophone & Malabo/Bata. (Heure de Paris = TU + 1 en grille d'hiver).

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